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15/04/2008

Dead Bones

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Créer un blog c’est espérer faire des rencontres sur le web, échanger des avis, des conseils ou autres banalités intéressantes. C’est le cas notamment avec Benkho, correspondant suisse qui vient de me faire part d’une news sympa au Pays des helvètes. Plus encore que chez nous, le cinéma de genre en Suisse est confronté à de grandes difficultés budgétaires pour mener à bien des projets osés et irrévérencieux. Néanmoins un réalisateur tente d’y faire son trou. Olivier Beguin, accompagné d’une équipe motivée et patiente, a relevé le défi et vient de terminer un western horrifique (si, si ça ne s’invente pas) racontant l’histoire d’un chasseur de primes qui traque sa proie par la retrouver à la frontière du Mexique, dans un village où les habitants se livrent à des coutumes plutôt particulières. Le chasseur et sa proie doivent donc s’unir s’ils veulent survivre…

Ce western zombiesque, intitulé Dead Bones, peut se targuer d’avoir les présences de Ken Foree (Dawn of the Dead, The Devil’s Rejects) et d’Arie Verveen (Sin City, La Ligne Rouge) au casting et, cerise sur le gâteau, d’avoir été tourné dans les mythiques studios d’Almeria-Tabernas connus pour les westerns spaghetti de Sergio Leone.

Un projet très sympa dont le tournage à lui seul vaudrait la peine d’en faire un film. Souhaitons à nos amis suisses (ouche ça fait très Drucker ça hein) beaucoup de succès et de réussite…

Pour en savoir plus cliquez ici.

11/08/2007

Lucio fulci

Aaah Lucio Fulci ! On pénètre dans l’univers Fulcien comme on entre en mission. Pour aborder l’œuvre il faut opérer en soi une véritable catharsis émotionnelle et se débarrasser ainsi de tout ce qu’on a pu voir comme films d’horreur ces trente dernières années. Un film de Fulci est unique, terriblement signé, griffé, labellisé. Avec ce cinéaste italien c’est simple on prend tout ou on ne prend rien. C’est un univers baroque, onirique, gore à l’extrême et peint comme une toile de Dali ou de Bacon. Mais c’est aussi une direction d’acteurs parfois brouillonne et des lenteurs pouvant exacerber les aficionados d’un Détour Mortel ou d’un Creep.

 L’Au-Delà ne déroge pas à la règle et reste aujourd’hui encore pour bon nombre de passionnés le chef d’œuvre ultime de Lucio Fulci (pour ma part je lui préfère L’Enfer des Zombies). L’histoire se tient sur un confetti comme on dit et tourne autour de Liza Merril, récente propriétaire d’un vieil hôtel de la Louisiane où s’est déroulé cinquante ans auparavant une mise à mort horrible d’un homme suspecté d’avoir découvert une des portes de l’Enfer. Cette porte se trouvant à l’endroit exacte de l’hôtel. Et comme mise à mort, croyez moi, c’est une véritable orgie sanglante, les coups de chaîne, la crucifixion du malheureux et sa décomposition à la chaux ne vous seront pas épargnés. Ensuite tout devient d’une beauté baroque glaciale et morbide à souhait unique à Fulci. Tout cela grâce à une mise en scène innovante, originale et des plans de toute beauté. Les scènes gores sont abjectes et admirablement réalisées pour l’époque. On retrouve l’actrice fétiche du cinéaste italien j’ai nommé Catriona MacColl qui tournera trois fois avec lui.

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 Contrairement à l’Allemagne qui a l’époque était friande de films de zombies, ce film fut interdit aux USA jusqu’en 1998. C’est la société de Tarantino (Rolling Thunder Pictures) qui mit la main sur la copie originale, la restaura ensuite et la diffusa aux heures tardives dans certaines salles de projection bien sélectionnées.

Lucio Fulci, malheureusement et mystérieusement décédé en 1996, reste toujours une icône du grand cinéma italien d’épouvante des années 70 et 80 à l’instar d’un Argento, Romero ou plus anciennement Mario Bava, autre réalisateur baroque. Depuis, le reste de l’Europe a pris le relais ces dernières années à notre grand plaisir.

28/07/2007

Plane Dead

1a3338f40b97ac36dcfd716e2b192023.jpgEt bien voilà une jolie petite surprise que Mad Movies nous présente ce mois-ci. Oh pas de quoi s’extasier non plus mais quand même ce Plane of the Dead à de quoi vous divertir pendant 1h30. Un bon petit film de série B comme on dit qui ne se prend pas trop au sérieux. Un avion de ligne transporte à l’insu de l’équipage une femme porteuse d’un virus qui vous transforme en Zombie en deux temps trois mouvements. Et oui un hoquet de l’avion permet à celle-ci de se libérer de son frigo et de commencer le repas. Et il y a de quoi avec des passagers coincés en plein vol. l’idée de transporter le sujet porteur des zombies dans les airs est vraiment une chouette idée bien exploitée par Chris Thomas. Ses morts vivants sont des nerveux à la 28 jours plus tard mais là s’arrête la comparaison. Car n’est pas Danny Boyle qui veut. On n’évite pas les minettes surchauffées, les teenages décérébrés et les hôtesses en jupes courtes. Le début du film est long et les dialogues creux mais se rattrape ensuite très bien grâce à des effets spéciaux peu originaux mais très efficaces. Acheter ce DVD n’est franchement pas une perte et vous fera passer un bon moment.

Ma note: 6/10   

31/05/2007

Zombie

8cdbc2219666e202fc0dbbfa2b844c7f.jpgAprès les vampires, Cinegore revient aujourd’hui sur un autre personnage culte du film d’épouvante j’ai parlé du Zombie. Comment ce personnage aussi pourri de l’intérieur et aussi lent puisse effrayer à ce point ? Pourtant depuis déjà 1919 et le film Le cabinet du docteur Caligari de Robert Wiene le zombie fait partie de la galerie des monstres à Hollywood. Il arrive toujours à nous surprendre et il arrive toujours à rogner un orteil, un pied et voire avec un peu de chance la jambe entière. Par magie, par action chimique ou encore par virus il arrive toujours à sortir de terre comme une taupe mais il est franchement plus con que la taupe. C’est qu’il ne se déterre pas avec de nombreux atouts notre zombie. Si les vers ne l’ont pas trop grignoté, s’il ne fut pas écrasé sous un trois tonnes, ou s’il ne fut pas victime de mme Bobbitt notre homme ressort comme neuf. Enfin presque parce qu’il faut dire qu’il est un peu moisi et qu’il manque cruellement d’huile de bras. Il grince pas mal des articulations et le cerveau lui est coulé par le nez depuis longtemps. C’est dire comme il ne risque pas d’emballer les minettes fraîchement domiciliées au cimetière du coin. Bref Zombie n’a (plus) rien pour lui mais il a une qualité… il est coriace ! De faibles réminiscences traversent encore sa gelée grise et il se souvient qu’en meute on est moins crétin et que les supermarchés regorgent de viande fraîche à poils, à plumes ou en jeans. En plus il adore jouer à cache-cache à la grande joie des enfants et des blondes éplorées qui crient si fort mais qu’ils n’entendent plus, les oreilles bouchées de terre. Sa morsure en plus d’être infectieuse (ben oui imaginez) est mortelle à court terme. C’est le dilemme de la victime. Se faire bouffer jusqu’à l’orteil par Freddy Mercury ou bien se faire sauter la cervelle au riotgun. Si vous choisissez la première option sachez que vous passerez de la belle couleur laiteuse au bleuté ridé comme une vieille pomme avec des cernes abyssales et des yeux aux pupilles dilatées. Vous mettrez vos bras en avant, cherchant je ne sais quelle sortie, et pousserez des borborygmes à hurler… de rire !

A tous les coups il faut viser la tête pour stopper un zombie. Pourquoi la tête ? Allez savoir… La littérature manque cruellement en ce qui concerne l’histoire de ce personnage.

Cinegore vous présente son Top 5 des meilleurs films de Zombie avant de revenir demain sur le maître du genre j’ai nommé Georges A. Romero.

c3efbd68c28e5faa3d20bee992c9a0c6.jpegLa Nuit des Morts Vivants (1968) de George A. Romero

Ce film en noir et blanc et réalisé avec un budget ridicule reste cependant la référence absolue. Le premier film d’une trilogie consacrée aux zombies par Romero. Si le gore et les effets spéciaux ne sont pas exceptionnels c’est surtout l’atmosphère étrange de ce film qui rend celui-ci captivant. Réalisé comme un épisode de Twilight Zone on se rend compte très vite que les mauvais ne sont pas ceux d’en face qui recherchent de la chaire fraîche mais les voisins prêts à tout pour survivre y compris tuer. La question du racisme est également sous-jacente à travers les péripéties du héros noir. Le film est remarquable et le noir et blanc accentue la tension captivante de ce petit chef d’œuvre.

Ma note : 8/10

 

 

8c78d9b46f6e04cd717763ca375de652.jpgZombie: le crépuscule des morts-vivants (1978) de George A. Romero

 J’ai visionné ce film pour la première fois il y a 25 ans. Je fus terrifié et il resta marqué dans ma mémoire très longtemps. Ayant acheté le DVD pour le partager avec ma moitié, curieuse pour le coup, et m’y replonger je fus néanmoins quelque peu déçu. Le film, tout culte qu’il soit, a quand même méchamment vieilli. Certes les scènes choc ont gardé leur impact visuel mais la réalisation souffre désormais de la concurrence actuelle. Plongé dans le contexte des années 70 ce film avait tout pour choquer et terrifier une société américaine découvrant les « joies » de la consommation et les prémices de la pensée conservatrice. Comparé à Chainsaw, Zombie n’aura pas réussi à garder cette fascination que nous avons en redécouvrant le film culte de Hooper pourtant plus ancien encore. Il reste un film témoin d’un grand réalisateur (Romero) à (re)découvrir dans cette optique.

Ma note: 6/10


 

dd1efcf197a34c4eb454444d45ce98fe.jpg28 days later (2003) de Danny Boyle 

 

Allier le cinéma d’horreur aux satires sociales pour un film relève de la gageure que seul un Danny Boyle au meilleur de sa forme aurait pu réaliser. Grâce à des prises de vues sublimes, des musiques à contretemps, un montage judicieusement rythmé le réalisateur britannique porte merveilleusement à l’écran un scénario déroutant. Avec une première partie où le héros découvre un Londres totalement déserté (rien que cela le film vaut le détour), une deuxième sous forme de road movie en taxi so british et enfin une dernière partie plongé dans un pamphlet anti-militariste le script est original et ne ressemble en rien aux traditionnels films de Zombies ou de contaminés par un virus. A la fois tendre, noir et effrayant ce 28 days after est un bijou tant il est beau et bien écrit. Une tension permanente accentuée par des accélérés. Même si on se doute de l’attaque imminente d’un contaminé on est à chaque fois surpris, berné. Danny Boyle n’a décidément pas son pareil pour apposer sa griffe reconnaissable parmi d’autres. Il réussit ici un film prenant, visuellement superbe avec des clins d’yeux évidents et sympatiques vers Zombie de Romero, L’armée des 12 singes de Gilliam ou d’autres encore.

Ma note: 9/10


da1a354ce69f5f65b046c2a917c3a95f.jpgLand of Dead (2005) de George A. Romero

Et revoici Romero aux commandes pour un énième film sur les zombies. Nous sommes cette fois-ci dans le futur avec des zombies plus malins (si, si) et plus organisés. On y retrouve un Denis Hooper enfin moins cabotin en protecteur des nantis et une Asia Argento toujours aussi sexy sans vouloir en avoir l’air. Les scènes gores sont très impressionnantes et remarquablement réalisées et les zombies sont pour une fois très effrayants au point d’en oublier leur crétinisme d’outre-tombe. Personnellement c’est LE film de zombie qui m’a le plus impressionné. Génialissime !

Ma note: 9/10

 

 

f15c73171951d8d7f81d464135dc2a08.jpgShaun of the dead (2004) de Edgard Wright

Cette petite perle d’humour so british pour rendre hommage à ce film hilarant du début jusqu’à la fin. Chaque scène est propice à un humour décalé à travers des scénarios extrêmement bien ficelés. Le gore et la tension ne sont pas oubliées mais il est vrai qu’on attend plus la prochaine vanne plutôt que la prochaine décapitation. La scène la plus hilarante de Shaun of the Dead est sans conteste quand nos héros imitent la démarche du zombie pour éviter ceux-ci en chasse de chaire fraîche. Cette perle est un somptueux hommage aux films de Romero et c’est l’occasion de finir sur une touche d’humour…

Ma note: 8/10

 


 

24/04/2007

Michael Myers par... Rob Zombie!

 

66b5adbe40a685996537d84e78a3d36a.jpgMichael Myers est de retour !!! Tout le monde se souvient de ce croquemitaine au masque effrayant avec son bleu de travail et sa démarche étrangement lente et zombiesque. Tellement lente d’ailleurs que la pauvre Jamie Lee Curtis courant à tout va et braillant à faire péter les tympans provoquait des « Mais cours connasse !! » dans les salles obscures en 1978. Depuis Myers est devenu à l’instar de Freddy Krueger, Jason ou encore Leatherface un personnage incontournable du cinéma du genre. Autre bonne nouvelle : le nom du réalisateur. En effet, c’est à Rob Zombie que revient l’honneur de ce remake et ça promet. Rob Zombie c’est le réalisateur génial de Devil’s Rejects dont la critique sera bientôt sur Cinegore. Malcolm Macdowell interprétera le Dr Loomis interprété en son temps par Donald Pleasance. Appétissant non? En attendant voici donc la bande annonce de Halloween version 2007.

Gore Sliclez 

 


 

07:05 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : horreur, zombie, myers, halloween