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28/11/2007

Day of the Dead

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Une ville abandonnée, des zombies marchant dans les rues désertes, un crocodile sort d’un zoo libre comme l’air. Une scène d’apocalypse très romérienne qui donne très vite la couleur. Les morts-vivants ont envahi un monde désolé, incarnation de l’enfer désormais terrestre, véritable punition du créateur.

Day of the Dead (1985) est le troisième film de zombies de Romero juste après Night of The Living Dead et Dawn of the Dead et juste avant Land of the Dead et Diary of the Dead. Bref que des Dead! Ben oui!

Une poignée de scientifiques rescapés et isolés dans une base souterraine à l’abri des zombies, protégés par des militaires un peu trop zélés, expérimentent sur des zombies cobayes différentes possibilités pour trouver LA solution qui permettrait d’éradiquer la planète de ce mal.

 Mais les deux communautés se détestent cordialement et la tension monte jusqu’à devenir explosive.

Si dans les deux premières œuvres de Romero on assiste à des rescapés assiégés et tentant de survivre on a ici un film prétexte pour en connaître plus sur les morts-vivants et ce pour la première fois. Bien sûr on a toujours les coups de gueule antimilitaristes traditionnels du génial réalisateur d’origine italienne. Les soldats sont des brutes sanguinaires pris au piège ici dans un scénario subtil où leur humanité est mise en doute par rapport à certains zombies.

En effet, un savant fou, sorte de docteur Frankenstein pratiquant dans un labo où résident des cadavres charcutés placés sous électrodes, étudie les réactions comportementales du zombie, persuadé que la solution viendra de sa resocialisation. Et c’est ici qu’on a droit aux plus belles scènes du film où un mort-vivant (Sherman Howard) réapprend par ses souvenirs antérieurs et sous la houlette du professeur à téléphoner, à se raser, à utiliser un revolver ou encore à faire le salut militaire. C’est marrant tout en étant effrayant grâce au travail remarquable de Tom Savini et son équipe. A noter que c’est ce même zombie intelligent qui se servira d’un revolver pour descendre le fumier nazi du film ! Jouissif et joli clin d’oeil.

On assistera aussi à la première amputation d’un contaminé dans le but d’éradiquer la montée du virus. Il fallait y penser Romero l’a fait !

Pour une fois l’œuvre de Romero se termine sur une note de fraîcheur et d’exotisme qui jure avec l’obscurité underground du film. Le tout agrémenté d’une musique d’ascenseur de John Harrison tendant au ridicule avec les années.

Romero nous livre avec ce film une œuvre très originale, flirtant avec la série B, innovant avec le monde des zombies et utilisant des contre-emplois judicieux et audacieux. C’est pour ma part mon film préféré du maître à cause de ce graphisme et cette audace dans les scènes de victuailles et de tripailles. La photographie y est superbe tout comme l’idée d’implanter le décor dans le sous-sol. Cette tension permanente causée par d’un côté des machines à tuer militaires et d’un autre côté les zombies nous rappelle délicieusement le 28 Days After de Danny Boyle.

Quant au gore inutile de vous dire qu’ici vous êtes au royaume du sang et des tripes.

Romero c’est un peu comme avec le cinéma asiatique : ce que vous avez toujours voulu voir de plus osé et fou Romero vous l’offre sur pellicule.

Une œuvre plus méconnue de Romero mais qui pourtant doit absolument se trouver dans une dvdthèque du parfait petit collectionneur.

Ma note: 9/10 

07/09/2007

Des nouvelles de Romero...

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George A. Romero se porte bien merci pour lui. A 67 ans, le réalisateur italien qui nous avait gratifié d’un quatrième opus fracassant (Land of the Dead) va bientôt nous revenir avec un nouveau film de zombies attendu avec impatience évidement.

L’histoire d’une bande de jeunes cinéastes venus réaliser un film d’horreur dans les bois et qui tombent nez à nez avec une bande de zombies. L’histoire pourrait prêter à sourire mais on sait d’avance qu’avec Romero il y a peu de chance de travailler les zygomatiques tant le réalisateur nous offre à chaque fois des œuvres noires, froides en plus d’être superbes. Les premières photos commencent à tomber sur la toile. En voici quelques unes…

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00:05 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romero, horreur, gore