Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

17/11/2007

Halloween: ma critique

2294e2c21f59efa5edc967ba7a933784.jpg

Voilà c’est fait ! Enfin, j’ai eu la possibilité d’aller voir le Halloween de Rob Zombie et mon attente hystérique en valait franchement la peine autant vous le dire de suite. Dieu sait ce que j’en ai entendu de toutes les couleurs concernant ce remake de notre ami Zombie et il était donc temps de me faire ma propre opinion fort proche d’ailleurs de mon camarade du web Allan.

Je ne vous ferai pas l’affront de vous refaire le spitch de l’œuvre mythique de Carpenter. Le prequel du film étant totalement crédité Rob Zombie on y retrouve ici la griffe du désormais maître du genre. On apprend ainsi que Mike Myers était un enfant psychopathe fasciné par la mort et expérimentant déjà son coup de bistouri sur de pauvres animaux. Le jeune Michael, interprété magistralement par un Daeg Faerch inconnu, ne connaît pas la vie bourgeoise de ses voisins mais plutôt les moqueries de ses camarades d’école et de sa propre famille. Sa mère courageuse (délicieuse Sheri Moon) est stripteaseuse notoire permettant ainsi de subvenir aux besoins de sa petite progéniture (trois enfants) et d’un compagnon alcoolique et violent. Terreau propice pour alimenter la maladie mentale du gosse qui n’en demande pas mieux pour assouvir ses pulsions la nuit d’Halloween. Commence alors une série impressionnante de meurtres sadiques, violents comme seul Robbie arrive à nous offrir ces dernières années. Baston à la batte de base-ball et poignardant à tout va notre jeune psychopathe ne s’interdit rien et dans une superbe mise en scène s’offre une soirée démoniaque, appréciant observer la mise à mort de sa famille sauvegardant à la fin Laurie Strode bébé. Les tentatives désespérées de fuite de ses victimes semblent exacerber l’envie de sang et de meurtre de l’enfant qui s’amuse dans un jeu du chat et de la souris dérangeant et affreusement cruel le tout masqué comme il se doit.

Emprisonné à Smith’s Grove, Michael Myers est suivi par un célèbre psychopathe et oui… le Dr Loomis interprété par un Malcolm MacDowell ressuscité.

Son évasion, 15 ans plus tard, est à l’image de cette première partie de film c’est-à-dire impressionnante et violente mais cette fois-ci orchestrée par un Myers surpuissant et gigantesque à l’image d’un Michael Clarke Duncan dans la Ligne Verte.

Commence ensuite véritablement le remake où on sent notre Rob Zombie étrangement cadenassé entre un scénario qui n’est pas de lui et la volonté de rendre hommage à un autre maître du genre. C’est ici que la plupart des critiques fusillaient l’œuvre de 2007 et très franchement je m’en étonne encore… Oui on y perd la folie créatrice de Zombie, son goût de la mise en scène délicieusement lourdingue et innovante, mais on assiste quand même à une interprétation personnelle de l’œuvre et donc à un Halloween craspeque, ultra gore aux lumières et cadrages savamment étudiés et à une mise en scène digne de l’originel. Ce Myers ne possède plus cette démarche robotique agaçante mais plutôt une agilité et une force hors du commun. Son masque a lui aussi évolué mais en plus terrifiant encore.

La course poursuite avec Laurie enfin retrouvée ne diffère pas beaucoup de ce qui est déjà fait dans les films de ces dernières années mais il y a cette patte magique de Rob Zombie qui rend tout cela indéniablement génial et beau visuellement.

On pourrait en parler pendant des heures de cette œuvre, disséquer des séquences entières, comparer à l’infini les deux œuvres mais il ne fait aucun doute que nous avons avec ce Halloween 2007 un nouveau chef d’œuvre de Rob Zombie. Que cela fait du bien d’avoir ENFIN un réalisateur de cette envergure pour les années 2000…

Ma note: 9/10 

28/09/2007

La maison des 1000 corps: la critique!

5322754851ec84e530732f9c08523008.jpg

Mais quelle claque ! Subjugué par Devil’s Rejects je ne m’imaginais pas voir une première œuvre aussi dense et aboutie. Décidément avec Rob Zombie on entre dans une nouvelle dimension et on aborde un virage important dans le cinéma d’horreur. Si on a pas attendu celui-ci pour se lancer dans la surenchère de scènes gores on découvre néanmoins le réalisme glacial, inhumain et immoraliste de son cinéma. Déjà abordé dans les années septante avec Massacre à la tronçonneuse, le goût du glauque immoraliste n’avait jamais été porté à cette ampleur dans le cinéma de genre.

Quatre jeunes en voyage décident de découvrir d’un peu plus près la légende du Docteur Satan. Renseignés dans un premier temps par un tenancier de bar musée ils découvrent alors une vieille demeure abritant une famille satanique adorateurs du célèbre Docteur Satan attendant ses prochaines victimes.

Ce qui marque dans un premier temps chez Rob Zombie ce sont ces personnages d’une insensibilité cruelle et implacable. Tournant toujours avec la même petite équipe d’acteurs il a imposé en deux films des personnages désormais incontournables du cinéma d’horreur avec des barjos comme Captain Spaulding, Baby Firefly et son frère Otis.

La Maison des 1000 corps c’est du Terry Gilliam, du Lewis Caroll déjanté, du David Lynch voire du Tobe Hooper mais c’est d’abord et avant tout du Rob Zombie tout simplement. Le cadrage de ses scènes n’a rien à envier à celui d’un Coppola tant l’image est belle et travaillée. Avec ses décors de fête foraine, Rob Zombie s’en donne à cœur joie dans le lourdingue comme ces trois victimes déguisées en lapin et accrochées en hauteur comme pour être évidées. Et cette femme fuyant le Docteur Satan en tenue d’Alice au Pays des Pervers Pèpères. Même Tobe Hooper dans son Chainsaw 2 n’arrive pas à la cheville de ce chef d’œuvre. Oui mesdames et messieurs car pour moi ce film est une pure merveille du genre !

Le scénario fellinien aurait pu en noyer plus d’un dans le sommeil et/ou l’ennui mais le vrai exploit de Zombie c’est d’arriver à nous captiver et nous emmener dans un voyage au bout de l’enfer en nous retournant comme dans le tambour d’une machine à laver et en ressortir épuisé mais en ayant l’impression d’en avoir eu pour son fric.

Ce film ne ressemble à nul autre pareil et confirme la sélection du dernier Mad Movies qui répertoriait Rob Zombie parmi les 13 réalisateurs qui sont entrain de marquer l’histoire du cinéma de genre pour les prochaines années.

Vivement Halloween... J-34 

Pour relire la critique de Devil's Rejects c'est ici

Ma note: 10/10 

03/08/2007

Halloween Spot TV

9c4e7ee54cff682d3ef82fd5f466de7d.jpg

A J-30 jours de la sortie officielle de Halloween version Rob Zombie voici le spot Tv officiel diffusé sur SpikeTV (en-dessous) et la toute dernière bande annonce qui pour le coup est franchement géniale et très, très alléchante (cliquez sur l'image).

00:05 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : horreur, gore, halloween, rob zombie

26/04/2007

The Devil's Rejects: les rejetons du démon!

d3bb1de63029bb59267aad24da3d1f22.jpg791837b8ae502a57fe7c21e7249d3afd.jpgAnnoncé comme un nouveau film culte, j’étais impatient de découvrir enfin le film de Rob Zombie The Devil's Rejects. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’en effet ce film est une bombe. Visuellement d’abord. La photo est originale, léchée et très belle. Le montage est digne d’un De Palma dans ses meilleurs films. Le tout agrémenté d’une musique et de chansons seventies bien sympas et appropriées. Les acteurs sont très crédibles, surtout du côté des victimes terrorisées, humiliées et torturées. Parmi celles-ci on retrouve avec plaisir l’inoubliable ancien compère de Clint Eastwood Geoffrey Lewis dans Every Which Way But Loose. Quant au film il est malsain, immonde et rend hommage aux classiques des années 70. Zombie semble s’inspirer de Chainsaw, La dernière maison sur la gauche ou encore d’une scène finale à la Bonnie and Clyde. En conclusion, on peut dire que Devil’s Rejects est un superbe hommage aux films du genre, proche du chef d’œuvre grâce à la réalisation innovante et ambitieuse de Rob Zombie mais manquant malheureusement d’originalité dans la trame scénaristique pour arriver à ce statut.
Ma note: 9/10
 
Gore Sliclez