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28/09/2007

La maison des 1000 corps: la critique!

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Mais quelle claque ! Subjugué par Devil’s Rejects je ne m’imaginais pas voir une première œuvre aussi dense et aboutie. Décidément avec Rob Zombie on entre dans une nouvelle dimension et on aborde un virage important dans le cinéma d’horreur. Si on a pas attendu celui-ci pour se lancer dans la surenchère de scènes gores on découvre néanmoins le réalisme glacial, inhumain et immoraliste de son cinéma. Déjà abordé dans les années septante avec Massacre à la tronçonneuse, le goût du glauque immoraliste n’avait jamais été porté à cette ampleur dans le cinéma de genre.

Quatre jeunes en voyage décident de découvrir d’un peu plus près la légende du Docteur Satan. Renseignés dans un premier temps par un tenancier de bar musée ils découvrent alors une vieille demeure abritant une famille satanique adorateurs du célèbre Docteur Satan attendant ses prochaines victimes.

Ce qui marque dans un premier temps chez Rob Zombie ce sont ces personnages d’une insensibilité cruelle et implacable. Tournant toujours avec la même petite équipe d’acteurs il a imposé en deux films des personnages désormais incontournables du cinéma d’horreur avec des barjos comme Captain Spaulding, Baby Firefly et son frère Otis.

La Maison des 1000 corps c’est du Terry Gilliam, du Lewis Caroll déjanté, du David Lynch voire du Tobe Hooper mais c’est d’abord et avant tout du Rob Zombie tout simplement. Le cadrage de ses scènes n’a rien à envier à celui d’un Coppola tant l’image est belle et travaillée. Avec ses décors de fête foraine, Rob Zombie s’en donne à cœur joie dans le lourdingue comme ces trois victimes déguisées en lapin et accrochées en hauteur comme pour être évidées. Et cette femme fuyant le Docteur Satan en tenue d’Alice au Pays des Pervers Pèpères. Même Tobe Hooper dans son Chainsaw 2 n’arrive pas à la cheville de ce chef d’œuvre. Oui mesdames et messieurs car pour moi ce film est une pure merveille du genre !

Le scénario fellinien aurait pu en noyer plus d’un dans le sommeil et/ou l’ennui mais le vrai exploit de Zombie c’est d’arriver à nous captiver et nous emmener dans un voyage au bout de l’enfer en nous retournant comme dans le tambour d’une machine à laver et en ressortir épuisé mais en ayant l’impression d’en avoir eu pour son fric.

Ce film ne ressemble à nul autre pareil et confirme la sélection du dernier Mad Movies qui répertoriait Rob Zombie parmi les 13 réalisateurs qui sont entrain de marquer l’histoire du cinéma de genre pour les prochaines années.

Vivement Halloween... J-34 

Pour relire la critique de Devil's Rejects c'est ici

Ma note: 10/10