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04/10/2007

[REC] Nouveau Trailer!

Le 18 août je vous parlais du prochain film de Jaume Balaguero intitulé [REC] dont le premier trailer laissait une très très forte impression. Si vous êtes un fidèle de la première heure de mon blog vous devez savoir maintenant que je voue une véritable dévotion à ce réalisateur espagnol. Un second et sans doute dernier trailer vient d’être lancé sur la toile. Il confirme le stress du premier et nous donne l’envie d’aller faire un petit voyage à Barcelone pour ne pas manquer l’avant-première. Brrrrr…

 

00:05 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : REC, Balaguero, horreur, gore

17/05/2007

Jaume Balaguero

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Aujourd’hui Cinegore vous invite à (re)découvrir le premier des trois réalisateurs espagnols présentés dans notre dossier consacré au cinéma d'épouvante espagnol. Découvrez ce très talentueux réalisateur au travers de  résumés sur sa vie et son œuvre ainsi que quelques bandes-annonces alléchantes.

Depuis quelques temps déjà un réalisateur espagnol est entrain de se faire une place parmi les grands réalisateurs du cinéma d’angoisse. Son nom : Jaume Balaguero. Il est à l’instar de Alessandro Amenabar fortement courtisé par Hollywood depuis que ses films collectionnent les récompenses internationales.

Diplômé en sciences de la communication, ce jeune réalisateur de 38 ans originaire de Lleida devient journaliste pour la radio avant de se lancer dans le cinéma. Sous la houlette de son "mentor" Hector Faver, il suit des cours de direction d’acteurs, et commence également à écrire. Après deux courts métrages remarqués il se lance dans la réalisation de son premier film La Secte sans Nom. Les critiques sont élogieuses et le film reçoit de nombreuses récompenses dont notamment le Méliès d'or du meilleur film européen de l'année 2000, le Prix du public du film fantastique de Porto, le Grand prix du Festival du film fantastique de Bruxelles, Grand prix du Fantafestival de Rome etc. Ce film, comme le titre l’annonce, raconte l’histoire inspirée de faits réels d’une mère de famille dont l’enfant fut enlevé par une secte satanique. L’angoisse y est omniprésente, la réalisation est très soignée et le scénario est malgré le sujet original. L’écriture est d’ailleurs de Balaguero lui-même qui signe tous les scripts de ses films. En 2002, Balaguero invité aux Etats-Unis sort un film un peu similaire qui ressemble à un remake mais n’en est pas un du tout : Darkness. En 2005, il réalise son troisième film : Fragile, prix spécial du jury au Festival de Gerardmer. Ce film avec Calista Flockart comme actrice principale nous plonge dans l’atmosphère terrifiante d’un hôpital pour enfants abandonné. Plus hollywoodien et pourtant non exploité en salle, le film n’en garde pas moins son côté noir, angoissant, oppressant et… effrayant. Le DVD connaît cependant un succès commercial et c’est franchement mérité. Enfin, en 2007 sort sa dernière œuvre en date sous le nom de A louer (Para entrar a vivir) épisode de la série des Peliculas para no dormir, sorte de Masters of Horror espagnol où les réalisateurs en vogue réalisent un épisode qui sera diffusé à la tv. La vision artistique de Balaguero est personnelle et chacun de ses films porte une signature reconnaissable. JaumeBalagueró, fortement inflluencé par des auteurs comme Kubrick ou le style du Gialo d’Argento, réalise des films sombres et oppressants dans lesquels il fait preuve d’une remarquable maîtrise en créant un univers troublant et inquiétant. Et toujours comme chez Argento, le mal couve à l’écran. Toujours sous-jacentes, les forces maléfiques chez Balagueró sont dissimulées le plus souvent derrière des espaces sécurisants (une maison familiale ou un hôpital). Prêtes à exploser, elles surgissent de l’obscurité omniprésente par soubresauts au sein même de sa narration à travers des images subliminales malsaines et prémonitoires.
Cependant dans sa vision personnelle du mal, l’obscurité tient une place essentielle. Véritable entité à l’écran, elle réveille à nos anciennes peurs via celles des nombreux enfants présents dans ses films. Les victimes se transforment en véritables enquêteurs et le scénario devient alors une intrigue policière au cœur des ténèbres.

Injustement méconnue du grand public, mésestimée même parfois par la critique, sa filmographie mérite pourtant le détour. Elle est en outre une exception dans le cinéma espagnol. Ce cinéaste est un authentique auteur dans le domaine du cinéma d’épouvante.

Pour en savoir plus:

dvdrama.com 

horreur.net

devildead.com 

La secte sans nom 

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 Jaume Balaguero n’a pas son pareil pour installer une ambiance morbide, lourde. Comme à chaque fois ses se déroulent dans des immeubles abandonnés, isolés à l’histoire chargée de douleurs. A travers une véritable enquête policière, le réalisateur espagnol nous mène dans un scénario qui touche un peu (trop ?) à tout et toujours dans une efficacité redoutable. Un peu de gore, de fantômes, de mysticisme on en a pour son argent. Même si l’histoire peut paraître longue par moment à aucun moment on ne s’ennuie car l’intrigue est prenante et l’issue de cette histoire est bouleversante, dérangeante et inquiétante. Emma Vilarasau est émouvante dans son rôle de mère abîmée par la pseudo disparition de sa fille. Balaguero est devenu un véritable maître du film d’atmosphère, d’ambiance angoissante n’utilisant pas trop de scènes gores et préférant ainsi une longue et lente montée d’adrénaline et de tension à travers des scénarios soigneusement écrits comme des enquêtes policières. On aime ou pas mais moi j’adhère complètement.

 

 

Ma note: 7/10

 

Darkness

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 Tout comme son ertsatz La Secte sans nom, A Louer ou encore Fragile, Darkness, deuxième film de Balaguero, se déroule dans une maison isolée, inquiétante et lourde de fantômes. Ici aussi l’histoire se déroule comme une enquête policière qui débouche sur une secte satanique aux rites cruels et attendant l’avènement du malin cornu. Comme si de rien n’était Balaguero nous prend la main et docilement nous rentrons dans son histoire tête baissée tant elle est d’un réalisme effrayant. Il nous fait gober une histoire surréaliste discrètement, lentement et non à coups de scènes gores et choc à l’instar d’un certain cinéma américain. Et c’est là que réside tout le talent de ce réalisateur espagnol qui utilise l’enquête pour apporter du réalisme dans son histoire. Les pièces du puzzle se mettent alors tout doucement en place et offre un spectacle final inquiétant et pessimiste. Le cinéma d’angoisse espagnol est décidément prolifique avec un Amenabar lui aussi reconnu apportant ainsi encore plus de crédibilité au cinéma d’horreur européen qui vraiment nous surprend agréablement depuis quelques années maintenant. On peut détester la longueur de ses films mais Balaguero fait mouche à chaque fois quand il s’agit de faire monter la tension crescendo jusqu’au paroxysme nous laissant pantelants d’angoisse. Franchement j’adore !!

Ma note: 8/10

 

 

 

 Fragile

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Après nous avoir proposé les sectes sataniques (Darkness et La Secte sans nom), une psychopathe complètement déjantée (A louer), Jaume Balagguero nous propose maintenant le classique du classique avec le film de fantômes. Avec un maître du cinéma d’ambiance angoissante ce nouvel opus du réalisateur espagnol s’annonçait déjà passionnant. Et le résultat est là en effet ! Grâce à l’interprétation magistrale d’une Calista Flockhart (une nouvelle fois son personnage principal est une héroïne) dans un rôle à contre-courant ce film nous plonge dans une atmosphère lugubre, oppressante. Volonté de vouloir séduire le public anglophile oblige et sensibilité cinématographique asiatique dans les veines, Balaguero lorgne quelque peu vers les Ring et The Grudge pour son fantôme effrayant au possible. Encore une fois l’histoire se dévoile comme une intrigue policière et nous offre quelques bouleversements scénaristiques finaux à la Shyamalan. Tout comme ses œuvres pécédentes, l’espagnol nous promène à travers les dédales d’un vieil immeuble victorien quasi abandonné et au bord de l’implosion. Balaguero utilise donc toutes ses ficelles visuelles déjà exploitées antérieurement et cela fonctionne à merveille. Malgré la pression du budget il n’a pas vendu son âme et nous gratifie une nouvelle fois d’une œuvre remarquable et s’installe définitivement comme un des maîtres de l’épouvante actuelle.

Ma note: 8/10