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15/12/2007

Masters of Horror: The V Word

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Une saga horreur sans un film de vampires ça ne le fait pas ! Du coup c’est Ernest R. Dickerson qui se coltine le thème ce qui ne devrait pas trop le décontenancer compte tenu de son expérience dans des formats short films ou épisodes tv (Heroes, The 4400 etc.).

Passons vite le scénario d’une simplicité mortifiante : deux amis, brimés par leurs parents respectifs, décident de se faire peur en allant dans le funérarium d’un pote.

Pas bonne idée évidement ! Les cercueils s’amoncellent partout et les cadavres pas encore « préparés » attendent… rien. Logique !

A peu de choses près on se croirait dans la série Six Feet Under. Mais très vite leur visite nocturne et clandestine devient de plus en plus inquiétante avant de rencontrer un vampire (Michael Ironside méconnaissable) assoiffé et bien décidé à faire de nouveaux adeptes.

Un des épisode les moins appréciés de la série par la critique, The V World (V comme Vampire) n’est pourtant pas selon moi la daube annoncée.

Si le scénario ne fait pas d’étincelles, les acteurs par contre ne s’en sortent pas si mal. Leur interprétation est convaincante ce qui suffit à distiller une certaine terreur et… ben oui parfois aussi une certaine peur disons-le ainsi. On suit ces deux nigauds à travers des couloirs obscures du funérarium, découvrant avec eux ces taches sombres de sang répandu à même le sol et appréciant au passage les formes généreuses d’une récente défunte histoire de toujours nous balancer une petite erotic touch ma foi fort sympathique et appréciable en pleine tension gore.

Évidement notre héros du film à l’instar d’un Louis de la Pointe du Lac (mais quel nom de…) dans Interview avec un Vampire ressent des répulsions à devoir tuer des innocents et notamment son adorable sœur si mignonne le majeur dressé dans une désespérante tentative de dialogue avec le frangin.

C’est parfois marrant, souvent flippant et parfois profondément naïf. Quelques références un peu naïves au Nosferatu de Murnau. Un film qui ne révolutionnera en rien le genre mais qui a le mérite, selon moi, de ne pas nous plonger dans un ennui profond et ça c’est déjà pas mal…

Ma note: 6/10