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21/10/2007

Dans le rétro: From Dusk Till Down.

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J’avais envie de rouvrir une nouvelle rubrique intitulée « Dans le rétro »(oui d’accord le nom de la rubrique fait un peu prétentieux mais très franchement j’avais pas mieux) consacrée à ces films qui repassent en fin de soirée sur une chaîne privée.

C’est le cas l’autre soir sur AB3 où repassait From Dusk Till Dawn (1996) de Robert Rodriguez, le clone de Tarantino en plus gore. Je me disais que cela ferait du bien de le revoir mais très franchement vous prenez un coup de vieux comme une belle claque !

Onze ans ! Onze ans que ce film est sorti et pourtant vous avez l’impression de voir un film des années 80. Deux ans après le raz-de-marée Pulp Fiction, Tarantino nous revient en tant qu’acteur aux côtés d’un George Clooney tout juste sorti de l’épuisante série d’Urgence et pas encore idolâtré. Dingue comme en dix ans la pellicule et les effets spéciaux ont changés. Je ne parle pas de la première moitié du film et ce road-movie sanglant de deux gangsters fêlés qui, après avoir kidnappé une famille, se retrouvent dans un bar sordide du Mexique tenu par des… vampires.

Deux films, deux genres pour le compte d’un. Nombreux furent ceux qui se retrouvèrent grugés à l’époque avec ce revirement, ce basculement d’histoire et de genre. Passé le choc, on se surprend à rester captivés notamment par la somptuosité de certaines scènes. La danse diablement sexy d’une Salma Hayek bien foutue et abreuvant de whisky un Tarantino fétichiste notoire et amoureux des pieds. Pour le coup il l’a pris (son pied) c’est le cas de le dire ! Les scènes de transformation, plus clipesques que réellement cinématographiques, donnent littéralement le tournis. On adhère ou on n’adhère pas ! Pas de compromis possible dans ce film où les effets spéciaux sont donc devenus (déjà) obsolètes et ne contentent plus un public d’aujourd’hui avide de gore et de tripailles en tout genre. L’hommage aux films de série B est sincère et fait souvent rire.

Harvey Keitel dans un rôle à contre emploi déçoit néanmoins. Sans doute suis-je trop habitué à le voir dans des rôles plus durs et viriles et donc loin de l’image du papa sympa de ce film. George Clooney assure bien et nous fait grâce de ses tics de beau gosse et Juliette Lewis toujours aussi "ingénue". Mais celui qui pour ma part remplit le mieux son rôle et m’impressionna beaucoup fut tout simplement Quentin Tarantino en psychopathe complètement déjanté et pervers.

Quant à Robert Rodriguez inutile de dire qu’on attend avec impatience la sortie de Planet Terror prévue pour ce 24/10.

Je ne peux m'empêcher de vous remettre cette superbe scène, la snake dance, de Salma Hayek. Chaud devant!!