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27/07/2007

Mme Bathory

88c5daf352e2aa37b83d68550674c8b5.jpgBonjour mes amis. Laissez moi vous parler d’une comtesse hongroise qui habitait jadis dans un magnifique mais glacial château de Transylvanie. Très belle avec une peau de nacre où se dessinaient délicatement ses veines bleutées et dans lesquelles circulait le sang bouillonnant et intrépide de la race Hun. Son regard noir se voulait fier et impitoyable et envoûtait bon nombre d’intrépides malheureux et malheureuses. Mariée au Héros Noir de la Hongrie elle enfanta trois beaux enfants mais se morfondit très vite de l’absence d’un mari guerrier et absent. Les années passèrent et elle commença à observer dans son miroir les prémices d’une vieillesse malheureusement annoncée qui menaça sa beauté. Un jour qu’elle reçut une goutte de sang d’une de ses servantes sur sa main elle constata les bienfaits de cet élixir écarlate sur sa peau restée belle et nacrée à cet endroit. Du sang il en fallu plus. Beaucoup plus… Et la comtesse Elizabeth Bathory devint alors la Comtesse Sanglante deux cents ans après Vlad l’empaleur sur les terres de Transylvanie.

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Commencèrent alors le règne orgiaque de la débauche et du sang. Le château de Csejthe devint l’antre du diable où les cris des suppliciées résonnèrent dans la nuit noire des Carpates. Une meute rabattait de jeunes vierges vers le château diabolique et les emmenaient ligotées à l’extrême avec du fil de Vienne devant la comtesse sanguinaire. Celle-ci ou ses manants battaient les malheureuses à mort jusqu’à ce que tout leur corps soit noir, couleur de charbon, et que la peau craque sous les coups. L’une des victimes supporta jusqu’à deux cents coups avant de succomber. On leur coupait les doigts un à un, enfonçait des tisonniers rougis par le feu dans la bouche ou obligeaient les suppliciées à marcher nues dans la neige, arrosées de seaux d’eau glacée au cœur de la nuit hivernale. On brûlait leur sexe,  coupait les veines des bras avec des ciseaux. Lacérées, déchiquetées on les obligeait à manger un morceau de leur chaire grillée. Il y avait tant de sang qu’on était obligé de jeter de la cendre autour du lit de la comtesse pour que celle-ci puisse rejoindre son lit. Mais ce qui rendit la comtesse célèbre furent ses bains de sang. Le sang d’une vierge c’est la vie selon la sombre comtesse.

Sa légende a traversé les siècles…

Il s’en passe des choses dans le pays de Gore Sliclez non ? Si vous êtes un fidèle de Cinegore, sans doute avez-vous reconnut la scène choc du cinéma d’horreur de cette année ?

Hostel II d’Eli Roth bien sûr. Cette superbe dame encapuchonnée de sombre descendant les marches qui l’emmènent vers une piscine où se trouve suspendue une jeune fille. Installée confortablement, l’inconnue au nom d’emprunt évocateur (Mme Bathory) lacère à l’aide d’une fau le dos de la malheureuse et se lave du sang qui s’égoutte des plaies. Quand la fiction rejoint la réalité sous la caméra du génial Eli Roth.

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29/04/2007

Cabin Fever

903ce1ab6cefc4fe5136da300eccf447.jpgAvant le prochain Hostel 2, Cinegore revient d'abord sur Cabin Fever le premier film d'Eli Roth. A l’instar de la nouvelle génération talentueuse de réalisateurs comme Aja, Smith ou encore Neil Marshall, Eli Roth redonne ses lettres de noblesse au cinéma d’horreur pour ces années 2000. Leur ultra réalisme des scènes d’horreur offre à leur cinéma des versions bien plus culottées que leurs aînés car mœurs différentes et possibilités techniques cinématographiques bien meilleures. Cabin Fever est une nouvelle fois un hommage rendu à ce cinéma seventies et eighties et il n’est pas dépourvu de défauts. Film brouillon fabriqué dans une ambiance potache il donne l’impression d’être le résultat d’une bonne blague entre copains (des acteurs pas forcément talentueux d’ailleurs).
 
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Comparé inévitablement à Evil Dead et malgré des scènes chocs, Cabin Fever ne fait pas réellement peur mais permet de remarquer déjà quelques indices quant au talent du jeune réalisateur. Voulant naviguer trop dans ces hommages (c’est qu’il y a du Tarantino dans les scénarios, du Délivrance pour les scènes des Rednecks, du Sam Raimi pour la maison isolée) Eli Roth se perd un peu dans le suivi de l’histoire (d’un virus) pourtant originale. Roth se cherche et permet cependant de nous offrir quelques scènes choc et bien immondes. On retiendra une scène de rasage qui vous hérissera les poils de dégoût et de peur et des effets spéciaux visuellement forts. Notons que la musique est signée Badalamenti excusez du peu. En conclusion on peut dire que ce premier film d’Eli Roth est une oeuvre intéressante et qu’elle laisse présager l’éclosion d’un jeune talent. Hostel allait d’ailleurs confirmer tout cela trois ans plus tard. Remarquons que l’édition Prestige du film offre des super bonus dans une présentation interactive bien travaillée.
Pour visionner le trailer cliquez ici

Ma note: 6/10

 

Gore Sliclez