Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

12/02/2008

Captivity

abbe0a9306ed8c859a8171008a7b932a.jpg

Nanti d’une réputation sulfureuse suite à une campagne d’affichage publicitaire jugée trop violente, ce grand buzz avait de quoi attirer de nombreuses attentions et pas seulement du côté des amateurs de films de genre. Un nom comme celui de Roland Joffé derrière la réalisation forcément ça accroche mais on ne peut pas s'empêcher néanmoins de se demander quand même ce qu’il pouvait bien faire dans une telle production dont le sujet est aux antipodes de sa filmographie élogieuse. C’était osé voire culotté même si cela ne devait en rien créer une polémique quant à sa volonté de tourner pour une fois un film de genre traitant de la torture sous prétexte que Joffé avait réalisé des chefs d’œuvre comme The Mission (1986) ou The Killing Fields (1984) soit des films engagés traitant de la condition humaine très en vogue dans les années 80.

Se basant sur le travail scénaristique de Larry Cohen (Cellular, Maniac Cop ou encore Body Snatchers) on pouvait raisonnablement s’attendre à tout mais… mais hélas pas à çà !

Roland Joffé a beaucoup misé sur ce film et se retrouve un peu Gros Jean comme devant au final et donc forcément dépecé gaiement par une critique qui n’attendait que cela.

Dans un jeu terrifiant du chat et de la souris, un homme séquestre dans une habitation totalement adaptée à ses sombres desseins une starlette dans le seul but d’en faire ce qu’il veut.

Certes, si au départ le scénario n’est pas original (mais existe-t-il encore des scénarios originaux ?) le sujet, s’il est bien adapté, peut faire l’objet d’un bon thriller psychologique voire d’un film d’horreur gore. Mais voilà le problème avec Captivity c’est qu’à aucun moment on ne sait dans quel genre on navigue. En soi c'est pas forcément un problème si on décide de privilégier les twists scénaristiques à rebondissements mais ici le réalisateur lui-même ne semble pas savoir vers quoi il se dirige et donc patatra.

Passons l’interprétation très Paris Hilton et donc très horripilante d’Elisha Cuthbert pour se focaliser sur cette mise en scène laborieuse du réalisateur anglais qui tente de cacher par des gadgets high-tech son incapacité à faire monter une tension ce qui pour un film d’horreur est plutôt un comble vous en conviendrez. On tente bien ici et là d’y voir une once d’originalité, d’innovation dans un genre pourtant éculé mais non on reste constamment sur sa faim à l’instar du pseudo tortionnaire dont on connaît l’identité trop vite manquant là une nouvelle fois la possibilité d’un certain suspens. Rien n’est mené à terme dans les différentes scènes d’actions toutes relatives et donc tout semble désespérément mou, profondément ennuyant. On ne vous parlera même pas de ces nombreuses invraisemblances grotesques dont notamment cette scène d’amour complètement déplacée compte tenu de la situation dans laquelle se trouvent plongées nos victimes du rapt. L’adrénaline ça booste c’est bien connu !!

Les scènes de tortures étonnamment supprimées dans une version Director’s cut plaident justement pour cette incapacité de la production à nous dire à quel genre de film nous avons droit offrant ainsi un cafouillage invraisemblable tuant irrémédiablement le film. David Slade dans Hard Candy (2006) nous avait, quant à lui, offert un film de torture psychologique de toute grande beauté sans l’utilisation du moindre artifice et grâce à une mise en scène sobre mais terriblement efficace. Rien de tout cela ici donc pour ce pétard mouillé, grand navet de l’année 2007 qui ne relancera donc pas la carrière d’un bon réalisateur et ne lancera pas Cuthbert comme nouvelle Scream Queen. Grosse déception donc…

Ma cote: 3/10 

11/02/2008

Adieu Brody...

e79258a95b7817ecaf3523e9abe87250.jpg
Aïe ça c’est le genre de nouvelle qui vous fait mal surtout quand le personnage se rattache à des films cultes qui ont marqué votre enfance. C’est notamment le cas pour "Les Dents de la mer" ou encore "French Connection". L'acteur américain Roy Scheider, est donc mort des suites d'un myélome dimanche à l'âge de 75 ans. 
Après "Les Dents de la mer" de Steven Spielberg en 1975, il jouera dans "Marathon Man" (1977), où il est le frère aîné de Dustin Hoffman, et "Le Convoi de la peur".

 

Adieu donc Martin Brody…

17:20 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : films d'horreur, gore, cinegore

Agnes Bruckner

D’un père hongrois et d’une mère russe, cette toute jeune actrice de 23 ans est l’actrice qui monte à Hollywood. Elle fut tout simplement éblouissante dans The Woods de Lucky McKee ce qui vaut sa présence dans notre Hall of Fame….

d9df5bf1ad4b75ee73be45e0f41860b1.jpgd8aaa44b2354c20ea92ba08d6ad5a72d.jpgcd3e63558de4046dcceb2e943b2ed91a.jpg

08/02/2008

Rob Zombie préssenti pour le futur Conan?

Avant de vous parler de LA nouvelle qui surexcite le petit monde des amateurs du genre depuis quelques jours, votre humble hôte vous présente ses excuses d’être moins productif ces derniers temps en raison d’une forte grippe. Ceci expliquant cela…

a6980b02b4d48d0621a3f230f0633494.jpg

La nouvelle ou plutôt les nouvelles? La première : il se murmure de façon de plus en plus certaine que le prochain film de Rob Zombie pour Dimension s’intitulerait Tyrannosaurus Rex. Malgré le titre il ne s’agirait pas d’un film de dinosaures… Point barre on n’en connaîtra pas plus pour l’instant.

Mais parallèlement à cela une autre nouvelle concernant le réalisateur-musicien vient s’ajouter : Rob Zombie aurait été approché par Nu Image et Millenium Films pour réaliser un énième épisode de Conan. Et là l’info fait évidement plaisir tant celle-ci tient admirablement la route et serait, si elle s’avère exacte, tout simplement judicieuse et bien trouvée.
Et qui sait les deux infos sont peut-être tout simplement complémentaires… Sortie prévue fin 2009.

23:48 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : films d'horreur, gore, cinegore

06/02/2008

The Last Horror Film

93bea78232c653ff5a2ffad6b9449867.jpg

Quand on parle de Joe Spinell on pense irrémédiablement à Maniac et à son incroyable interprétation dans le rôle de Frank Zito psychopathe assassin trouvant dans ses meurtres crapuleux le moyen d’échapper à une enfance douloureuse. Certes, c’est beaucoup résumer une carrière très riche dans laquelle on trouve notamment des rôles dans Rocky, The Godfather, Taxi Driver, Brubaker en bien d’autres encore.

C’est fort de cette notoriété et de ce rôle phare dans Maniac que le réalisateur, acteur et producteur David Winter offre un nouveau rôle de psychopathe à Joe Spinell pariant ainsi sur un succès commercial gagné d’avance. Plus fort encore et quitte à mettre toutes les chances de son côté, Winters, toujours lui, parviendra même à recréer le couple phare du film culte de Lustig puisque Caroline Munro, la plus sexy scream queen de tous les temps, vient se joindre au casting.

L’histoire, quant à elle, retrace l’évolution psychotique de Vinny Durand, amateur de cinéma, obsédé par l’actrice star Jana Bates et qui décide de rejoindre le festival de Cannes où celle-ci doit présenter son dernier film d’horreur. Son objectif ? L’obliger à jouer dans son film amateur coûte que coûte…

Sorti un an après la tentative d’assassinat sur Ronal Reagan par John Hinckley dont l’unique but était d’attirer l’attention de l’actrice Jodie Foster, David Winter n’eut qu’à puiser dans l’actualité internationale ambiante pour alimenter un scénario cousu de fil blanc.

Le film s’apparente d’ailleurs aux classiques du genre tout en empruntant des idées originales comme la création d’un film d’horreur dans le film lui-même, comme la polémique suscitée lors du festival par la violence des films d’horreur particulièrement depuis que les médias savent que Hinckley lui-même était amateur du genre ou encore les nombreux hommages rendus au cinéma de la Warner notamment.

Si on regrette que le casting ne soit pas toujours à la hauteur de son acteur culte, on doit bien avouer que ce film regorge de scènes troublantes, d’un érotisme suranné, parfois gore et des twists imprévisibles. Parfois maladroit dans sa mise en scène, l’ensemble de l’œuvre représente néanmoins un bel hommage aux films de genre et n’hésite pas à prendre la défense de ceux-ci en décernant la Palme d’or cannoise (c'est de la fiction hein) attribuée pour la première fois à un film d’horreur (dont le réalisateur, le producteur et l’actrice principale ont disparu). Souvent comparé à tort au célèbre Maniac le film n’eut pas toujours les faveurs de la critique malgré les nombreuses subtilités scénaristiques du film. Moins sombre et pessimiste, les Frénétiques n’en reste pas moins un film qui tient la route de bout en bout et qui ne peut s’empêcher parfois de nous envoyer un clin d’œil au Taxi Driver de Scorcese avec, rappelez-vous, la délicieuse… Jodie Foster. Quand on vous disait que l’histoire est un éternel recommencement…

Ma cote: 6/10 

05/02/2008

Wrong Turn 2

2a5b4dff962923b8ccc12b65d5c5d2e7.jpg

Quelle drôle d’idée d’offrir à un inconnu la responsabilité d’une suite au renommé Wrong Turn de Rob Schmidt. Joe Lynch, pour qui c’est son premier film en tant que réalisateur, se retrouve donc avec une pression énorme sur les épaules tant la suite de ce survival hardcore qui avait sublimé et étonné les amateurs du genre était fortement attendue.

Pourtant dès le premier quart d’heure de ce Wrong Turn 2 on ne peut s’empêcher d’avoir de grosses inquiétudes. Après une scène d’ouverture bien trash et spectaculaire (une nana se fait littéralement couper en deux), on retrouve très vite les clichés habituels du film de commande d’un certain cinéma d’horreur caressant dans le sens du poil les producteurs et les teenagers avides de cul, d’images bien gore et de dialogues pipi caca (décidément merci Paul Weitz).

Une équipe de tournage pour une émission de télé réalité se retrouve en plein territoire des bouseux-cannibales-post-Tchernobyl. Pour ce concours « Apocalypse » on retrouve la bimbo, la nymphomane, le black, la lesbienne ou encore le crétin de service aux blagues plutôt graveleuses le tout dirigé par un ancien marine plus vrai que nature. Pour ce casting que d’inconnus si ce n’est la présence de Daniella Alonso déjà aperçue dans La Colline a des yeux 2. Le décor et les personnages plantés commence alors une impitoyable mise à mort dont le seul but est de garnir le garde-manger des rednecks locaux.

Et puis… et puis on en arrive à douter très vite de la façon d’aborder ce film. Si Rob Schmidt avait choisi le survival classique à haute tension en lorgnant notamment du côté de Deliverance (1972) de John Boorman, Joe Lynch semble quant à lui avoir emprunté le style Série B (mais à gros budget quand même) d’abord pour se moquer ironiquement de la télé réalité omniprésente aux States (le choix délibéré du casting de l’émission, le souhait d’intégrer du sexe pour booster l’audimat etc.) mais surtout pour se lancer dans une surenchère no limits à coups de litres d’hémoglobine et de scènes hautement répugnantes. Un choix qui sera à la fois judicieux si on tient compte de cette volonté délibérée de ne pas se prendre au sérieux mais aussi son plus gros défaut si on part du principe que trop de gore tue le gore. Si, à aucun moment, on ne s’ennuie réellement grâce à une tension bien entretenue et à quelques trouvailles scénaristiques et humoristiques bien balancées, on se lasse très vite de ces tripailles dégoulinantes, ces rognons, ces doigts en zakouskis ou autres abats découpés par cette famille de bouchers dégénérés dont le maquillage ne porte plus le label Stan Winston et ça se voit.

Exit donc le côté subversif, craspeque et réaliste de son aîné, Wrong Turn 2 préférant choisir le visuel facile et l’hommage maladroit (cette scène de repas familial identique au Chainsaw d’Hooper franchement limite) le tout en respectant un canevas plus simpliste sans doute pour le marché DVD. Pour autant le film n’est pas non plus la grosse daube tant décriée mais tout au plus un film sympa qui se laisse regarder sans le moindre sérieux si tant est qu’il soit abordé de cette façon là et non comme la suite tant attendue de l’œuvre de Rob Schmidt.

Ma cote: 6/10 

04/02/2008

Melissa George

Voici une actrice qui risque fort bien d’être une des Scream Queen les plus en vue pour les prochaines années. Après The Amityville Horror , Turistas, Waz et surtout 30 Days of Night cette jolie australienne de 32 ans possède déjà une filmographie intéressante. S’il n’y avait que ça…

47d40e4db39d7c87e104a6ac64f85fb1.jpgf94a84fd776e0920843d2fea7632dbb8.jpg9bc82d617bdc2b31df35e8953062f441.jpgce9d545b40940005cc8335b64b6a2176.jpg

01/02/2008

La sensation ROGUE

fc01161e6b949b01bf5637df44b3d027.jpg

Revenons un  peu sur ce qui à l’instar d’un REC ou d’un Diary of the Dead sera certainement une des grandes sensations de cette année 2008 j’ai bien sûr parlé de Rogue. Réalisé par Greg McLean , le talentueux réalisateur de l’ovni Wolf Creek, ce film australien revient sur un des animaux les plus usités du cinéma d’horreur : le crocodile (oooooh…) ! Et le moins que l’on puisse dire c’est que ce Rogue fait forte impression partout où il passe et dernièrement au festival de Gérardmer où il a littéralement subjugué une partie de la presse spécialisée qui attendait plutôt le dernier Romero ou le dernier Balaguero. La bébête de McLean semble reléguer ainsi les autres œuvres du même thème comme Primeval ou Lake Placid au musée des fantaisies du 7ème Art.

Pour rappel (et c’est le dernier hein !!) l’histoire raconte une croisière idyllique qui va rapidement tourner au cauchemar quand un groupe de touristes va être décimé par un énorme crocodile mangeur d’hommes. Alors que le bateau semble s’enfoncer de plus en plus dans un territoire sauvage, celui-ci est violement frappé par quelque chose venant des profondeurs sous-marines et commence à couler. Les survivants vont très vite se rendre compte qu’ils sont au milieu du territoire de l’énorme reptile affamé…

Et c’est toute l’équipe de Cinemafantastique.be qui dans une merveilleuse prière à l’unisson se met à rêver de le voir à l’affiche du BIFFF.

31/01/2008

One, Two, Freddy's Coming For You!

b2016d038f41027ccf0bcc2bb868ecb4.jpg

La rumeur circulait depuis longtemps mais désormais c’est chose faite : Freddy Krueger est de retour !!

Platinum Dunes, via New Line, va relancer la saga du croquemitaine la plus prolifique du cinéma (9 films et 2 séries).

Robert Englund va-t-il rempiler pour autant là est la question. À 60 ans rien n’est moins sûr. Quant au réalisateur là aussi silence radio mais dans l’écurie Bay, Fuller and Form (Platinum Dunes) quelques bons réalisateurs ont plutôt bien réussi leur remake on pense notamment à Nispel ou Liebesman pour les Chainsaw. On verra, en attendant la nouvelle est plutôt sympa…

Une, deux, Freddy te coupera en deux
Trois, quatre, remonte chez toi quatre à quatre
Cinq, six, n'oublie pas ton crucifix
Sept, huit, surtout ne dors pas la nuit
Neuf, dix, il est caché sous ton lit

Un, deux, voilà Freddy l'affreux
Trois, quatre, attention il va te battre
Cinq, six, saisie-toi vite d'un crucifix
Sept, huit, reste éveillé toute la nuit
Neuf, dix, si tu t'en dors s’en est fini

13:30 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : films d'horreur, gore, cinegore

Wilderness

5907b76b9ac663fbc6979a2944fa5fd6.jpg

Qui de Neil Marshall avec son Dog Soldiers (2002) ou de Danny Boyle avec son 28 Days Later (2002) relança le cinéma d’horreur britannique ? Difficile à dire et de toute façon peu importe la paternité du revival tant qu’on a l’ivresse ! A l’instar d’autres pays européens, comme l’Espagne par exemple, les Britanniques nous offrent chaque année depuis cinq ans un survival puissant et remarquable en tout point.

C’est dire comme l’attente était grande et la pression importante sur les épaules du jeune réalisateur Michael J. Bassett pourtant nanti d’une bonne impression laissée depuis son Deathwatch (2002).

Dans une atmosphère tendue et froide exprimée par des couleurs froides, bleutées, Wilderness commence par une longue présentation des protagonistes enfermés dans un camp de redressement pour jeunes délinquants. Victime de harcèlement et d’humiliations en tout genre, un des jeunes se suicide et rend responsables ses compagnons de chambrée envoyés pour la cause sur une île déserte d’Ecosse. C’est là qu’ils vont devoir apprendre le respect d’autrui dans un programme d’insertion sociale des plus radicaux et des plus militaires. Sous le commandement de Jed, le chef mitard, la petite troupe se trouve soudainement la proie d’un tueur redoutable et sans pitié.

Comme on le voit, le scénario suit les codes du revival classique et lorgne allègrement du côté de The Battle Royal (2000) de Fukasaku, de Severance (2006) de Christopher Smitm ou encore d'un Deliverance (1972) de John Boorman. Bassett préférera quant à lui parler du Predator (1987) de McTiernan sans doute en raison de l’isolement en forêt et de ce prédateur puissamment armé tapi dans l’ombre décimant un à un les membres de l’expédition. Le réalisateur anglais connaît ses classiques et certainement Sa Majesté des Mouches de William Golding référence littéraire principale de Wilderness. Car la force du film réside incontestablement dans la personnalité des délinquants. De véritables bombes en puissance qui ne demandent qu’à exploser, déverser leur haine du système sur une société qui s’en protège en les enfermant. De leur passé on ne connaît rien ou presque mais on devine dans le regard de ces gueules marquées par la vie des pulsions destructrices qu’il est illusoire de vouloir canaliser dans ces circonstances dramatiques. Pour cela Bassett a fait appel à Toby Kebbell (Dead Man’s Shoes, 2004) ou encore Stephen Wight pour jouer ces petites frappes au crâne de skinhead et au regard de tueur.

Et pour diriger tout ça, cerises sur le gâteau, les présences de Sean Pertwee (Dog Soldiers, 2002) décidément malheureux en p’tit chef et Alex Reid (The Descent, 2005) qui réunit toujours autant la beauté et la rage guerrière.

Vous ajoutez quelques autres jeunes acteurs britanniques aux gueules de l’emploi et vous avez un cocktail explosif qui offre au réalisateur britannique la possibilité de faire apparaître le danger sous n’importe quels traits et à tout moment.

67e1aff2e32fdfb5c12359e5ff03fceb.jpg

Wilderness est une œuvre à petit budget filmé en super 16 donnant ainsi une vision documentaire plus réaliste que nos voisins d’outre Manche apprécient particulièrement. On sent Bassett avoir l’envie de rivaliser avec ses illustres compatriotes en empruntant souvent les mêmes procédés mais malheureusement plus limité dans le budget à l’instar de ces scènes d’attaque filmées caméra à l’épaule voire carrément « à la main » aux résultats plus que douteux. Malgré également quelques invraisemblances (l’instructrice tombant d’une falaise et parvenant néanmoins à s’en sortir moi je dis respect !!) l’ensemble du film reste cohérent et distille quelques bon moments d’angoisse et des effets choc du plus bel effet. Et même si l’humour anglais qui ponctue si souvent les dialogues savoureux des films de Christopher Smith ou d’un Edgard Wright est plutôt rare ici il n’empêche qu’on ne peut parfois pas s’empêcher de sourire aux quelques twist du scénario dont notamment l’apparition d’une autre troupe de délinquants sur cette île déserte mais avec cette fois… des nanas ! Connaissant le casier judiciaire de certains des jeunes gars condamnés pour agressions sexuelles on lit sur le visage de l’instructeur Jed la prise de conscience du merdier dans lequel il se retrouve confronté.

Wilderness est un survival sympa qui n’atteint pas la même réussite visuelle et spectaculaire d’un The Descent ou d’un Severance mais n’en reste pas moins un de ces films britanniques réalistes, spectaculaires et par moment bien gore peaufiné d’humour noir. Un achat DVD à conseiller mais pas forcément de toute urgence…

Ma cote: 7/10