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22/02/2008

The Breed (2006)

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Une bande d’amis débarque sur une île pour un week-end et se voit très vite la cible d’une meute de chiens enragés dressés pour tuer.

Estampillé Wes Craven, même si réalisé par un de ses nègres real, ce film reprend toutes les caractéristiques de ce monsieur décidément bien étrange. Auteur de quelques œuvres subversives au début de sa carrière (Dernière maison sur la gauche ou encore La Colline a des yeux), le réalisateur américain s’est vendu corps et âme à l’ivresse du jackpot facile offrant ainsi à une jeune génération de reals un formatage, un canevas académique des plus fainéants et contagieux sur le marché du cinéma d’horreur. Dernier adepte pour la méthode Craven : Nicholas Mastandrea, ancien assistant de Romero avant de devenir celui du réalisateur de Scream et à qui est donc confié la réalisation de The Breed.

La recette est simple : des bimbos « avantageuses » et des esthètes décérébrés pour lesquels on leur réserve des scénarios adressés à des adolescents dont le seul objectif est de se pelotter devant un film volontairement linéaire sans se faire interrompre et sans regretter un scénario auquel ils n’auraient de toute façon rien compris.

Et dans The Breed le scénario ça vole : « hi, hi, hi c’est notre cachette câlins » ou encore « ouuuuu t’es vierge ? » et enfin « t’as la rage mais c’est pas grave ». Avouez que le scénariste a de l’humour.

Le black-qui-mourra-en-premier (oups j’ai dévoilé l’intrigue !), la nana-plus-mec-que-nana, l’intello (version Wes Craven hein faut pas charrier), le bellâtre-au-regard-brumeux (ou ténébreux ?) et enfin la chaudasse refoulée (oui, non, peut-être ou alors sans les mains…) l’équipe est au complet.

Et puis la cerise sur le gâteau qui fait que chaque film produit par Craven connaîtra de toute façon son petit succès DVD j’ai parlé du Monstre. Sauf qu’ici ce sont des chiens et que ce choix de l’animal domestique devenu bébête à tuer permet au film qui démarre au quart de tour de nous offrir quelques scènes spectaculaires et une tension toute relative mais belle et bien existante.

Si on arrive à faire abstraction des nombreuses invraisemblances scénaristiques, de cette solennité involontairement hilarante qu’affichent nos héros réfléchissant profondément à la solution qui leur permettra enfin de se barrer on peut alors être intrigué par l’énergie du film qui ne s’attarde jamais grâce à une mise en scène terriblement classique et prévisible mais aussi efficace. Les scènes animales, LE véritable intérêt du film, sont impressionnantes et demandent un travail de dressage remarquablement opéré sous peine de sombrer dans le ridicule.

Face aux chiens, un casting sans prétention mis à part la présence de Michelle-The Host-Rodriguez dans un éternel rôle de meneuse et d’intrépide.

En conclusion, The Breed est un énième produit labellisé Wes Craven qui n’a d’autre ambition que d’alimenter le marché rentable du DVD grâce au seul nom du réalisateur américain. Un film qui ne risque certainement pas la censure MPAA et encore moins de créer la polémique tant son côté conventionnel caresse dans le sens du poil l’establishment policé de la distribution. Un film pop-corn sans intérêt !

Ma cote: 3/10 

21/02/2008

Un jeu d'enfants (2001)

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Écrit et réalisé en 2001 par le très peu prolifique Laurent Tuel (Jean-Philippe, 2006), Un jeu d’enfants narre l’histoire d’un couple parisien bourgeois habitant avec leurs deux enfants une vaste maison en plein cœur de la capitale. Un jour, Marianne (Karin Viard) reçoit la visite d’un couple de vieilles personnes, frère et sœur, qui souhaitent revoir la maison de leur enfance. Après leur visite plus rien ne tourne correctement pour la famille Fauvel qui connaît malheur sur malheur et dont la source de leurs problèmes semble provenir… de leurs enfants.

Tuel signe avec Jeu d’enfants un film d’un classicisme navrant offrant une œuvre fébrile loin des films jusqu’au-boutistes et nihilistes de ces cinq dernières années en France. Le choix est évidement libre mais au fil des minutes il faut bien reconnaître que le style ampoulé du film ressemble à ses propres héros, un couple de la haute dont l’assurance sociale sombre dans un cauchemar sans fin. On devrait s’associer à leur descente en enfer mais non, à aucun moment on ne se sent réellement concerné par leur histoire et ce n’est pas faute d’apprécier l’interprétation de la belle Karin Viard qui tente de nous faire partager son incompréhension face au changement radical de leurs enfants. Mais face à un Charles Berling énervant dans son rôle de père devenant barjo et une mise en scène lourde, scolaire et tellement prévisible on ne cesse de bâiller à l’ennui nous faisant soudainement prendre conscience de l’évolution renversante du cinéma d’angoisse français depuis le début des années 2000.

Certes comparaison n’est pas raison mais il est très difficile de croire en cette histoire d’enfants possédés par l’esprit d’anciens locataires pyromanes tant la réalisation est gentille, prévisible et d’une naïveté déconcertante qui frôle par moment le ridicule dans de vaines tentatives « goresques » ou d’épouvante.

Un film trop convenu d’un réalisateur qui a peur, qui n’assume pas le genre qu’il a pourtant délibérément choisi mais qu’il n’arrive pas à exploiter par manque de culot malgré un scénario subversif donnant pour une fois le mauvais rôle à des enfants pervers. Le film répond, sans doute, à l’attente d’un certain public frileux se contentant du frisson convenu. C’est peu pour pouvoir recevoir l’assentiment ciblé des amateurs du genre à qui on ne la fait pas à coups de regards fous, assassins, de scène de sexe pudique ou encore de bouh ! prévisibles.

Non vraiment, comment apprécier un réalisateur qui ici ne s’assume pas en sachant qu’un vrai film d’horreur c’est d’abord et avant tout se débarrasser de ses inhibitions sociales pour aborder inévitablement le subversif cathartique et l’assumer contre vents et marées. Objectif non atteint pour Jeu d’enfants.

Ma cote: 4/10 

20/02/2008

Bon vent...

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Peut-être étiez-vous un fan d’Opération Frissons sur Cine Frissons et donc forcément vous connaissez la nouvelle : l’émission c’est terminé. C’est en direct de Gérardmer que Yannick Dahan a clôturé son émission devenue culte chez les geeks ! C’est certain il nous manquera… Mais si celui-ci y met un terme c’est surtout parce qu’il va se consacrer à son premier film. Celui qui défend bec et ongles le cinéma de genre depuis quelques années déjà se lance donc dans l’aventure avec La Horde (une sorte de croisement entre The Shield et L'armée des morts dit-on) réalisé en collaboration avec son compère Benjamin Rocher de chez Empreinte digitale. On parle de collaborations venant de chez Mad Movies (Moissakis), Luc Besson ou encore Xavier Gens. Enfin bon, on verra… Sortie prévue en 2009. On souhaite bon vent à Dahan tout en rappelant que c’est grâce à des p’tits gars comme ça que le cinéma de genre renaît quelque peu (mais vraiment quelque peu hein) en France.

En cadeau Suck my Geek:

 

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19/02/2008

A l'intérieur

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Comment ne pas dire merci à Franck Ribière et Vérane Frédiani de La Fabrique de Films de produire, de distribuer et d’éditer des films de genre, principalement en France. Car du courage il en fallait pour faire confiance à un film qui avait tout pour connaître dès sa sortie un véritable chemin de croix inhérent aux films hardcore jugés trop violents sur le sol français. Décidément, le Grand Monde du Cinéma actuel ne semble toujours pas vouloir s’intéresser, voir accepter une autre vision, une autre approche de la réalité sociale que celle que l’on s’évertue à nous montrer au travers de médias dominants dans le seul but de répondre aux exigences frileuses et cocoonistes d’une majorité bien pensante de la population.

C’est dire le courage et l’abnégation de ces irréductibles cinéphiles qui passant de l’autre côté de la caméra tentent désespérément de proposer cet autre chose qui vous tombera dessus sans pitié et vous laissera son empreinte ad vitam.

Alexandre Bustillo (ex journaliste de chez Mad Movies) et Julien Maury font partie de cette nouvelle catégorie d’artistes qui osent le pari subversif à l’instar des Aja, Moreau-Palud, Gens ou encore Christophe Gans.

A l’intérieur restera ce grand buzz underground de l’année 2007. Celui dont tout le monde parlait comme le film le plus hard jamais réalisé dans l’Hexagone sans jamais avoir la possibilité de le voir en Belgique ou en France (à quelques exceptions près) ne connaîtra donc que l’estime de ses pairs à défaut d’un succès de salle.

Sarah, victime d’un accident de voiture très grave dans lequel elle perd son mari, se repose dans sa maison isolée de banlieue la veille d’accoucher. Soudain, une silhouette féminine sonne à sa porte et demande à entrer. Refusant, Sarah se voit alors harcelée par une femme vêtue de noir dont la folie destructrice explose dans un véritable bain de sang.

Interprétant la victime harcelée, une Alysson Paradis époustouflante de vérité pour qui c’est son cinquième film et qui se voit octroyer ici le rôle d’une carrière, voire d’une vie dans la peau scarifiée de Sarah, victime à outrance du destin et de la folie.

Face à elle, Béatrice Dalle dont on connaît ses rôles noirs, et qui ici nous livre, une nouvelle fois, une interprétation magistrale dans le rôle de cette inconnue vêtue d’une longue robe noire et munie d’une paire de ciseaux effilés, engagée dans un ballet sanguinaire et infernal.

Après un magnifique générique, À l’intérieur démarre très vite au cœur des ténèbres via un accident meurtrier et des visions d’horreur plus convaincantes que les meilleures campagnes de sécurité routière. Le héros est-il vraiment Sarah, cruelle victime du sort ou bien son bébé dont on voit les agressions extérieures in utero ? Un bébé qui devient très vite sujet de convoitise, petit être à protéger coûte que coûte d’un destin qui n’aura pas fait de cadeaux à son père. Dans une atmosphère qui ressemble terriblement à « Ils » de David Moreau et Xavier Palud, la première partie du film offre des moments de très haute tension grâce à une mise en scène qui prend le temps de distiller crescendo une angoisse terrible à travers la silhouette inquiétante de cette dame en noir au regard sans vie.

Des scènes « Slasher », véritables hommages aux giallos italiens notamment grâce à ces cadrages suggestifs montrant le meurtrier tapis dans l’ombre ou encore cette représentation du tueur ganté de noir, le reflet de la pair de ciseaux zébrant l’air avant de poignarder la chaire. Le sang coule littéralement à flots recouvrant les murs de la maison, les balafres se succèdent sur le malheureux corps de Sarah. Ça coupe, ça perfore, ça éviscère, ça tranche dans une variation orchestrée comme une véritable partition gore. Un lyrisme écarlate qui a tout pour choquer, répugner… écoeurer.

Et si quelques invraisemblances viennent s’ajouter au tableau nerveusement éprouvant du film on ne retient que la beauté morbide de la photo et cette chorégraphie mécanique affreusement efficace et sans issue de cette dame en noir dont on ne connaîtra son histoire qu’à la toute fin du film éclairant ainsi le film sous un autre jour ou devrais-je dire une autre nuit.

A l’intérieur est un film jusqu’au-boutiste, un conte macabre signé par des vrais amateurs du genre et qui tente de démontrer l’essence même du film d’horreur sans complaisance car terriblement réaliste. Rendons hommage à ce culot monstre et à cette mise au point.

Ma cote: 9/10 

18/02/2008

Rosario Dawson

A peine 29 ans et déjà une carrière bien remplie ! Jugez plutôt : Alexander, The Devil’s Rejects (malheureusement scène supprimée), Death Proof et Sin City excuser du peu. Cette superbe métisse a tout d’une grande et pourrait truster à l’avenir le devant de la scène Hollywoodienne car en plus d’avoir un jolis minois elle est également très douée…

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17/02/2008

Premières rumeurs provenant du BIFFF....

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Selon les premières rumeurs provenant du BIFFF les films suivants seront bien présents : 

REC, Diary of the Dead, Frontières, Doomsday, Eden Log, Postal et Stuck. 

Alors? Ce n’est pas alléchant tout ça??

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16/02/2008

Des nouvelles de Christopher Smith

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Ah enfin des nouvelles du p’tit génie Christopher Smith.

Selon les dernières nouvelles publiées sur les sites américains, le film se déroulerait dans la zone du Triangle des Bermudes (Allo papa tango Charlie…) où les passagers d’un bateau de croisière sont obligés d’emprunter une autre embarcation suite à des intempéries importantes. Parmi ces passagers, Melissa George (quand je vous parlais de nouvelle Scream Queen) interprétera une vacancière en proie à des troubles mentaux jonglant avec trois personnalités différentes. Bon présenté comme cela ça donne pas grand-chose mais savoir que le réalisateur britannique reprend du poil de la bête ça fait foutrement plaisir. Ah oui j’allai oublier de vous donner le titre : Triangle. Avouez que ça tombe bien !

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15/02/2008

Stag Night

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Quatre amis en partance pour un enterrement de vie de garçons se perdent par accident dans les méandres du métro New-Yorkais. A la recherche d’une sortie, ils assistent par mégarde au meurtre d’un agent de la sécurité. Très vite cette bande (de crétins ?) se retrouve elle-même poursuivie par le meurtrier…

Ce synopsis vous rappelle quelque chose. Ben oui, qui dit poursuite dans le métro pense directement à Creep. De là dire que c’est aussi bon que la première œuvre du génial Christopher Smith il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas… Surtout en sachant que le scénario (et la réalisation) est signé par Peter A. Dowling auteur du soporifique Flightplan véritable arnaque cinéphilique.

Au casting par contre, la seule présence de la délicieuse Vinessa Shaw vue dans La Colline a des Yeux d’Aja (vous vous souvenez de cet allaitement forcé ?) a de quoi enthousiasmer. A voir comme on dit…

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14/02/2008

L'enfant du diable (1980)

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Voici un film inscrit dans la plus pure tradition du film d’horreur, d’un classicisme toujours aussi efficace 28 ans plus tard. Quand Peter Medak entreprend la réalisation de l’Enfant du Diable en 1980 il n’est qu’un jeune réalisateur abonné plutôt aux comédies à qui on offre un film à gros budget et au casting relevé par la seule présence de George C. Scott himself.

Un professeur de musique tourmenté par la mort de son épouse et de sa fille fauchées par un camion décide d’habiter dans une ancienne et vaste demeure. Très vite celui-ci se rend compte que la demeure est hantée par l’esprit d’un enfant assassiné par son père. John Russell entreprend alors une enquête périlleuse qui va l’emmener jusque dans les hautes sphères politiques.

Et donc ce qui d’emblée vous séduit dans cette œuvre c’est la sobriété et les procédés classiques qui font toujours les bonnes heures du cinéma d’épouvante consacré aux maisons hantées. Une musique orchestrale anticipant crescendo les moments d’angoisse, les portes qui claquent à l’étage, les chuchotements ténébreux et les objets qui se déplacent…autant d’artifices souvent usités mais toujours efficaces et qui font toujours autant sursauter. Mais pour faire tourner la mayo il faut derrière tout cela une bonne mise en scène que Medak orchestre très bien et des acteurs convaincants et là avec Scott c’est du tout cuit. Dans un rôle moins guerrier, moins frondeur, celui-ci est remarquable dans la peau de ce musicien entamant une enquête minutieuse captivante s’inspirant de faits réels.

On appréciera une nouvelle fois l’utilisation de la caméra subjective, l’alternance de plans rapprochés reflétant la terreur sur les visages ou de plans larges soigneusement étudiés un peu à la Kubrick, cette gestion permanente de la tension à l’instar de cette scène de spiritisme avec le jeune enfant décédé qui est tout simplement terrifiante et vous fait vivre de l’intérieur cette prise de contact avec l’Au-delà. Là il n’est pas question que la sonnerie du téléphone retentisse chez vous sous peine de vous faire grimper au lustre en un temps record.

C’est qu’il y a un peu d’Exorcisme, de Dead Zone, Les Yeux de la Forêt et évidement d’Amityville dans l’atmosphère et le montage de ce film qui reste donc la preuve qu’il n’est pas toujours utile d’abuser d’effets spéciaux renversants pour arriver à nous faire peur comme ce fut trop souvent le cas ces derniers temps avec les spectres asiatiques rampants ou bien le baroque ridicule de The Haunting.

On regrette donc ce classicisme d’antan qui avait fait ses preuves et offert par la même occasion des films devenus classiques et pour la plupart cultes. A notre époque, seul un Balaguero semble pouvoir encore relever le défi avec succès et c’est bien dommage. En attendant, rien ne vous empêche de vous replonger dans cet Enfant du Diable (au sens figuré hein) si par le plus grand des hasards une chaîne décidait de le rediffuser. Merci Cine Fx !

Ma cote: 8/10 
 

13/02/2008

Eternal

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Voici une œuvre très personnelle qui à l’instar de son héroïne a tout pour plaire grâce à un avenant des plus attrayant. C’est que le plumage avec les présences de Caroline Néron et Victoria Sanchez deux bimbos inconnues sous nos latitudes, charmantes allégories de la glace et du feu, en jette dès le départ via des scènes lesbiennes à vous faire oublier le monde extérieur. Et pour vendre le ramage on vous ressert une énième version de la comtesse Bathory ayant traversé les siècles toujours grâce aux bains de sang provenant de jeunes vierges égorgées lui garantissant la beauté éternelle.

Pour mener l’enquête sur ces disparitions un Conrad Pla qui ne dépaillerait pas dans un chef d’œuvre d’Uwe Boll et qui joue ici le rôle d’un inspecteur régulièrement manipulé par le seigneur des lieux et transformé pour la cause en objet sexuel.

Visuellement, Eternal a donc de sérieuses garanties de plaire. Dans les décors féliniens de Venise en passant par les châteaux ou autres demeures gothiques de la comtesse, la réalisation bicéphale du film nous entraîne dans un déferlement d’images érotiques dignes des séries roses de fin de soirée, du pornosoft qui émoustille nos sens mais qui ne parvient pas à nous faire oublier que derrière ce joli paravent ben il n’y a pas grand-chose. Le ramage ne vaut pas le plumage donc…Une œuvre aseptisée qui devrait ravir les amateurs du film d’horreur bourge, prétentieux à souhait osant nous balancer du Aznavour comme emballage du plus bel effet. Un véritable épisode de charme qui avec un peu plus de sexe hardcore aurait pu être réalisé par un Marc Dorcel inspiré au lieu de cela nous avons une œuvre photographiquement très belle et c’est là son grand et unique mérite.

En définitive, ce qui est étrange dans ce film c’est que cette abondance de luxe et de belles pépées parvient presque à faire oublier des scènes de vampirisme grotesques dans une mise en scène naïve à la Jean Rolin mais où la volonté de bien faire (grâce à des visuels irréprochables) permet d’assister à un film qui au final n’est pas si ennuyant que cela. En soi ce n’est déjà pas si mal…

Ma cote: 5/10