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14/03/2008

The Strangers

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Et on reparle de The Strangers. Oublié, retardé, le film de Bryan Bertino va enfin sortir aux Etats-Unis au mois de mai. Cette histoire relatant le cauchemar vécu par un couple harcelé par trois dangereux agresseurs chez eux (on pense inévitablement au film de Moreau-palud « Ils ») va donc connaître la projection en salle. Au vu de la bande annonce, c’eut été un drame de passer à côté… 

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13/03/2008

Des nouvelles de Fabrice du Welz

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Après Calvaire, film de terreur remarquable, le réalisateur Fabrice du Welz est parti en Thaîlande pour tourner Vinyan, l’histoire d’un couple à la recherche de leur enfant disparu dans le tsunami. Leur quête folle part de Bangkok et les emmènera très vite dans la jungle où les attendent surprises et désillusions. Film mental, histoire de fantôme, Vinyan s’annonce déjà comme un trip halluciné porté par une Emmanuelle Béart hallucinante.

Dans ce blog exclusif, Fabrice du Welz raconte de l’intérieur les coulisses de son film pas comme les autres…

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12/03/2008

The Mist (2008)

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Le genre « films de monstres » revient et c’est tant mieux. Rien que pour ce début d’année 2008, les passionnés du genre auront eu la chance de voir Cloverfield et… The Mist, deux succès populaires de très bonne facture.

Pour adapter une des meilleurs nouvelles de Stephen King qui mieux que Frank Darabont lui-même pouvait relever le pari difficile d’adapter une œuvre du maître de l’épouvante. Car il faut le reconnaître, le cimetière des réalisateurs s’étant cassé les dents sur un tel projet est bien rempli et rares donc sont les adaptations réussies aux yeux des aficionados du génial écrivain. Darabont fait indéniablement partie de ces réalisateurs qui ont la King's Touch avec deux œuvres abouties et superbes : The Green Mile (1999) et The Shawshank Redemption (1994). 

The Mist raconte le cauchemar vécu par toute une ville envahie par un brouillard annonciateur de malheurs. Certains habitants retranchés dans une grande surface assistent à la prise d’assaut de celle-ci par une horde de bêtes monstrueuses et gigantesques qui ne laissent aucune chance aux rares individus qui osent s’enfuir. Petit à petit, cette communauté devient une sorte de microcosme de la vie en société avec ses héros, ses profiteurs, ses fous de Dieu et surtout ses inévitables tensions inhérentes à la hiérarchisation des statuts sociaux.

Car au-delà d’un film fantastique au bestiaire préhistorique ou futuriste, c’est d’abord et avant tout une très belle réflexion sur une nature humaine qui souvent se révèle au grand jour à travers la peur. À l’instar de The Shelter (Twilight Zone) où à l'annonce d'une attaque nucléaire, un groupe d'amis banlieusards se battaient férocement pour la possession du seul abri du quartier, The Mist nous présente ici aussi des personnages confrontés à la folie sanguinaire d’une intégriste religieuse ou encore à des rednecks locaux en manque de considération sociale. Comme si les bébêtes de dehors n’étaient que prétextes à expurger les frustrations d’une bande d’individus brimés, lâches et égoïstes.

Filmé en partie comme un documentaire, Frank Darabont n’en oublie pas pour autant de nous faire peur. La montée en puissance de cette tension provoquée par la peur de l’inconnu et la non-acceptation de la réalité est tout simplement remarquable malgré un début un peu fade et classique. Darabont est décidément un formidable conteur, capable de captiver son public au point de l’entraîner dans un Extraordinaire, un Au-delà de la conscience humaine tout en délicatesse. Une sorte de réalisme magique où des individus normaux se retrouvent plongés dans l’Indescriptible en un rien de temps pour le dire. C’est cet antagonisme scénaristique qui vous scotche tout le long du film. Stephen King n’a-t-il pas lui-même écrit cette histoire alors qu’il faisait ses courses dans le supermarché du coin en s’imaginant ce que donnerait l’attaque d’une horde de monstres. Procédé imaginatif souvent utilisé au cinéma quand on pense à l’assaut de zombies contre une grande surface commerciale dans le cultissime Dawn of the Dead (1979), l’invasion d’extraterrestres dans War of the Worlds (2005) ou l'inoubliable The Fog (1980) de Carpenter.

Comme Stephen King, Darabont aime cette Amérique profonde, rurale voire oubliée où rien ne semble jamais venir perturber la monotonie silencieuse et calme de la vie rurale.

Un film d’une tension parfois insoutenable, aux scènes souvent gore et spectaculaires et agrémenté d’effets spéciaux du plus bel effet. Pour l’anecdote, on remarquera au début du film un clin d’œil à Carpenter (le The Fog bien nommé) mais aussi à Stephen King justement avec les affiches du film The Thing et du Pistolero de la saga de la Tour Sombre (le héros interprété par un insoupçonné mais très talentueux Thomas Jane est dessinateur d’affiches de cinéma). Toujours point de vue casting on appréciera des « gueules » comme Andre Braugher et William Sadler mais aussi Marcia - Into the Wild- Gay Harden.

The Mist restera une des œuvres fantastiques et spectaculaires les plus marquantes de ces dix dernières années à l’instar de son final horrible et des plus perturbants allant à contrario des happy ends hollywoodiens classiques.

Ma cote: 8/10 

11/03/2008

Horror Hospital (1973)

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Sorti un an avant le cultissime The Rocky Horror Picture Show, Horror Hospital a-t-il influencé Jim Sharman pour son opéra rock? On peut se poser la question puisqu’ici aussi, un jeune couple, attiré par une affiche présentant les mérites d’une pension pour personnes déprimées, se rend dans la campagne anglaise où réside dans un merveilleux château le Dr Storm spécialisé dans les traitements contre la dépression. Arrivés sur place, ils se rendent compte qu’ils vont être les prochains cobayes d’expériences de lobotomisations.

Réalisé en 1973, Horror Hospital possède cette crazy touch de la décennie pop rock que sont les seventies et nous fait invariablement penser à ces séries so british où gadgets et décors baroques se combinaient à merveille. Ce couple hippie (dont le mec ressemble furieusement à un Mick Jagger jeunot) inscrit à l’agence de voyage Hairy Holiday (nom bien inspiré) et plongé dans l’univers conservateur de cette demeure anglaise nous vaut quelques escarmouches intergénérationnelles bien balancées et surprenantes avec les occupants.

Le maître des lieux, interprété par l’inénarrable Michael Gough, représentant de cette dernière race de pachydermes de l’époque victorienne, tente d’aliéner selon une théorie pavlovienne douteuse quelques membres de cette génération rebelle, désastre annoncé de l’Angleterre de demain.

Face à lui donc, un couple nouvellement formé, le joint comme oriflamme grégaire et butinant déjà dans des scènes d’un érotisme soft, voire suranné. Pour éviter une lobotomisation forcée ils doivent affronter les sbires du Dr Storm, sortes de motards de la police casqués et franchement piètres combattants ou bien encore une vieille limousine noire munie d’une lame décapitant tout fuyard mal inspiré.

Malgré une très belle lumière, des décors à la Austin Power (ou l’inverse si vous voulez) et une atmosphère délicieusement lourdingue, Horror Hospital n’est qu’une vaste pantalonnade de mauvaise facture où humour et mise en scène souvent théâtrale ont très mal voyagé à travers les trois décennies qui nous séparent. Que dire d’un jeu d’acteur excellemment mauvais et de ce maquillage très Z qui rendent le film souvent indigeste. Mention spéciale à Gough néanmoins qui nous sort une prestation classique très shakespearienne toute en retenue et très class et qui sauve quelque peu à lui tout seul ce (pourtant) mauvais film.

Un film hommage, un film clin d’œil qui a mal vieilli donc et qui nous offre pour l’occasion une fin très « créature du marais » involontairement hilarante. Un film qui ne se prend pas au sérieux, certes, mais qui n’est pas amusant pour autant. On lui préférera l’œuvre de Jim Sharman…

Ma cote: 4/10 

10/03/2008

Mylène Jampanoï

Cette beauté renversante, moitié Française, moitié Chinoise de 28 ans fut découverte dans les Rivière Pourpres 2 et 36, Quai des Orfèvres. Elle sera prochainement à l’affiche du très attendu Martyrs de Pascal Laugier. Un film qui s’annonce visuellement  très gore et dont les premières images sont inquiétantes.

Une actrice qui risque de faire parler beaucoup d’elle…

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09/03/2008

The De2cent: quelques nouvelles...

 
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Un script circule depuis peu sur le web faisant inévitablement dresser les oreilles de nombreux fans dans le monde. Ce script ? Celui de The De2cent ! La suite du chef d’oeuvre de Neil Marshall suscite la polémique avant même la sortie. Rappelons que ce n’est pas la réalisateur anglais qui reprend les commandes de ce sequel mais bien Jon Harris dont ce sera son premier film.
Quelques bribes de ce script : dans les montagnes Appalaches, des rangers interceptent un message vocal provenant d’un groupe de jeunes femmes spéléologues. Se rendant sur place leurs recherches ne donnent rien. Soudain une jeune femme terriblement effrayée et ensanglantée apparaît à la fenêtre d’un roadhouse. C’est Sarah, dernière survivante du premier opus…
Conduite à l’hôpital, celle-ci est traumatisée (ben oui on la comprend un peu hein)et pour qui chaque bruit suspect la fait sursauter. Conscients qu’ils ont besoin de Sarah pour retrouver les autres membres de l’expédition, les Rangers la convainquent de les suivre dans les grottes souterraines pour retrouver ses amis.
A six, ils descendent dans les entrailles de cet enfer peuplé de sombres et sanguinaires créatures de l’ombre. Un nouveau carnage commence…
Fallait-il une suite au cultissime The Descent de Marshall ? Ben non direz-vous d’autant que la fin du premier opus ne laissait aucun doute sur l’issue très noire du film. On retrouvera donc nos sales bébêtes albinos ainsi que (oh subtilité !) leur progéniture toute aussi carnassière.
Produit néanmoins par son créateur espérons pour l’œuvre que celle-ci ne sera pas ternie par une suite évitable…

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07/03/2008

Otis

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Voici une comédie horrifique légèrement déjantée qui devrait concurrencer I know who killed Me sur le même thème c’est-à-dire séquestrations et mutilations de jeunes filles. Mais plutôt qu’une vision très noire, le réalisateur Tony Krantz (pourtant plutôt branché production d’habitude) nous propose une comédie horrifique qui pourrait faire mouche plus efficacement que les malheurs de Lyndsay.

Plusieurs adolescentes sont découvertes assassinées et mutilées. Riley Lawson parvient, quant à elle, à s’enfuir de la maison du serial killer (un quoi ?), un psychopathe se prénommant Otis. De retour chez elle, ses parents décident de se venger. Oui mais voilà, Otis a un frère…

Une bande (qui) annonce un film hilarant dont on espère que la sauce prendra…



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06/03/2008

Genesis (1998)

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Troisième volet de la Trilogie de la mort, Genesis (1998) est sans doute le court métrage le plus émouvant et le plus beau de ce triptyque.

Un homme perd son épouse dans un accident de voiture. Écrasé par le chagrin, il décide de réaliser une sculpture à l’effigie de son aimée avant de se rendre compte au final que la sculpture prend vie et que lui-même devient pierre.

Pour une deuxième collaboration, Nacho Cerda fait appel à son ami Pep Tosar pour incarner ce sculpteur qui n’est plus que l’ombre de lui-même terrassé par une douleur sans nom et obnubilé par sa création.

Une nouvelle fois le réalisateur espagnol parvient à installer ses personnages et leur histoire dans un format difficile qui est celui du court métrage. Après tout, quelques images suffisent pour comprendre et dans ce domaine là Cerda est tout simplement doué. La photographie de Genesis confirme la beauté visuelle déjà découverte dans Aftermath grâce à une lumière astucieuse et des plans originaux.

On y retrouve déjà les fondations d’un cinéma d’horreur ibérique encensé actuellement à travers le monde. Un cinéma qui fait la part belle à l’émotion, suscitant une empathie envers des personnages meurtris par la vie, par un destin cruel et qui se retrouvent plongés dans des situations angoissantes, terrifiantes. Un cinéma d’épouvante très réaliste et très social qui va chercher au fond de chacun d’entre nous des sentiments divers et des émotions nouvelles. C’est en cela que ce cinéma espagnol est innovateur, quitte à devoir utiliser des procédés classiques mais toujours aussi efficaces.

C’est donc le cas avec ce sculpteur dont on ne sait rien dans le film si ce n’est son amour fou pour sa belle épouse (grâce à un petit film amateur sur une fête de famille) décédée dans un accident de voiture (flash back onirique de l’artiste). Mais ce sont ces caresses de l’artiste façonnant dans la pierre le corps de sa femme qui sont émouvantes car ce sont les caresses d’un homme qui veut très vite immortaliser l’amour de sa vie avant qu’elle ne disparaisse sans doute de sa mémoire. L’inacceptation, le refus d’une vérité qui fait mal. La mort est un sujet qui intrigue Nacho Cerda c’est certain. Après une vision crue, perverse de celle-ci dans Aftermath, le réalisateur espagnol nous rappelle le côté inéluctable, irréversible d’un deuil à travers une fable cynique où deux êtres qui s’aiment inversent le cours des choses pour un ultime adieu.

Rien de gore ici mais certaines scènes transformistes impressionnantes et une atmosphère étrange entretenue par une musique douce.

Genesis est un beau film tout simplement. Une œuvre qui jette définitivement les bases d’une carrière prometteuse et confirmée depuis grâce à The Abandoned (2006).

Ma note: 8/10 

05/03/2008

Sorties cinéma très attendues aujourd'hui

Journée faste aujourd’hui pour les sorties cinéma Frissons. Pas moins de trois films à la réputation flatteuse sortent sur nos écrans.

ed3fe9dc5872a3eefb67323675e52772.jpgA commencer par l’Orphelinat : Laura a passé son enfance dans un orphelinat entourée d’autres enfants qu’elle aimait comme ses frères et soeurs. Adulte, elle retourne sur les lieux avec son mari et son fils de sept ans, Simon, avec l’intention de restaurer la vieille maison. La demeure réveille l’imagination de Simon, qui commence à se livrer à d’étranges jeux avec «ses amis»... Troublée, Laura se laisse alors aspirer dans l’univers de Simon, convaincue qu’un mystère longtemps refoulé est tapi dans l’orphelinat...

Réalisé par Juan Antonio Bayona, l’Orphelinat confirme une nouvelle fois l’excellente santé du cinéma d’horreur ibérique. Produit par Guillermo del Toro, ce film est précédé d’une réputation très élogieuse de la part du public.

daee52cc250e4d766030fdcddc5a1b21.jpgP2 : Le soir de Noël. Angela reste tard au bureau pour finaliser un contrat. Elle descend au parking pour prendre sa voiture qui ne démarre plus. Le gardien du parking lui vient en aide et lui propose de venir prendre un petit verre. Après lui avoir ri au nez, elle perd connaissance pour se réveiller ligotée dans la loge du gardien, bien décidé à la garder pour le réveillon...

Réalisé par Franck Khalfoun, grand ami d’Alexandre Aja qui l’a conseillé pour ce film, P2 bénéficie d’une bande annonce impressionnante et d’un casting mené par une Rachel Nichols sculpturale.

9c0ba5f5b5225d834148ac6571c41116.jpgEnfin, Untraceable :  Au FBI existe une cellule qui s’occupe plus particulièrement des poursuites contre les pirates internet. L’Agent Jennifer Marsh fait partie de cette cellule et pense qu’elle a déjà tout vu. Jusqu’au moment où elle se retrouve sur la trace d’un criminel qui place ses meurtres sur internet, le sort de ses victimes dépendant du public : au plus le site a de visiteurs, au plus vite la victime mourra. Quand le jeu du chat et de la souris l’atteint personnellement, Jennifer et son équipe entament une course contre la montre pour attraper le meurtrier.

Auteur du sympathique Frequency (2000) et de l’excellent Primal Fear (1996), Gregory Hoblit possède de la bouteille dans le milieu. L’occasion pour les fans de revoir la belle Diane Lane en agent du FBI.

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04/03/2008

I Know Who Killed Me (2008)

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Victime de la réputation sulfureuse de son actrice principale et de la récompense empoisonnée (la framboise d’or 2008) qu’elle a reçue il y a peu, le film I Know Who Killed Me ne partait donc pas avec les faveurs du public et de la critique internationale avant même d’être diffusé.

Aubrey, une jeune fille enlevée en pleine ville, est retrouvée quelques temps plus tard le bras et la jambe amputées. Devenue totalement amnésique, celle-ci décide, une fois rétablie, d’entamer sa propre enquête pour connaître le tueur en série responsable de sa nouvelle vie.

Ce qui d’emblée frappe avec cette œuvre étrange c’est la très belle photographie de certaines scènes léchées et notamment celle du strip-tease où l’on voit Lyndsay Lohan se trémousser dans une danse émoustillante et engageante très clip MTV. Sans nul doute un des maîtres atouts du film avec également le choix des couleurs très contrastées dont ce bleu énigmatique qui revient sans cesse ou encore ces fondus écarlates entre certains chapitres.

Malheureusement cette originalité artistique ne s’accompagne pas d’un scénario sans reproche loin s’en faut. Un script très brouillon (de nombreux flash-back déroutants) malgré une idée de base originale et intéressante (inracontable sous peine de dévoiler l’intrigue) mais qui n’arrive pas à s’imposer mettant en cause une série trop importante de clichés et d’invraisemblances empêchant par la même occasion tout investissement dans l’histoire de la part du spectateur. Et c’est franchement dommage car c’eût été plus judicieux une approche moins expéditive du cas de cette malheureuse terriblement amputée après des jours de torture et qui, ici, reprend le dessus moralement et physiquement en un temps record annihilant ainsi toute empathie pour ce personnage intéressant. Une vision physiquement et psychologiquement plus réaliste d’Audrey aurait gagné à y être mieux développée et pourquoi pas via un voyeurisme trash (à la Cronenberg) et cru.

Dommage car on sentait Lyndsay Lohan capable de soulever le défi contredisant ainsi les nombreuses critiques incendiaires et injustifiées à son encontre (sans doute suis-je ensorcelé). C’est même le seul choix judicieux et crédible d’un casting épouvantable où l’on retrouve en papa « malheureux » un Neal McDonough (The Hitcher 2007) insipide voire inutile, une Julia Ormond dans un rôle beaucoup trop étriqué pour un talent comme le sien ou encore un Brian Geraghty icône même des teenagers américains surhormonés.

Bref un film étrange qui passe tristement à côté de son sujet mais qui n’est pas non plus dénué d’intérêt et n’est pas non plus le gros bide de l’année. Il existe dans I Know Who Killed Me une atmosphère certaine et des scènes de tortures très impressionnantes dues en partie à un maquillage remarquable et des effets spéciaux subtiles et discrets. Dommage donc ce scénario trop léger (on soupçonne trop vite l’identité du serial killer), expéditif et lourd de ces éternels clichés phagocytant un certain cinéma d’horreur américain qui caresse dans le sens du poil…

Ma note: 5/10