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25/03/2008

Gruesome (2006)

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Quel étrange film que ce Gruesome (Salvage, 2006) réalisé par les frères Jeff et Josh Crook. Il commence par le cauchemar d’une jeune fille dans lequel elle se voit battue, violée et écorchée avant de mourir dans la cave de sa maison. Seulement voilà, le cauchemar se répète et Claire n’arrive plus à distinguer la réalité du songe horrifique.

Film fauché, Gruesome est ce genre d’œuvres indépendantes qui méritent la sympathie dès lors que le réalisateur a des idées ou un culture cinématographique rendant suffisamment hommage. Sans être l’ovni de l’année, ce film indie parvient à garder le spectateur en haleine grâce à une atmosphère et une tension entretenue par une musique très (trop) présente et stridente. Les quelques scènes gore ou de baston sont impressionnantes de brutalité mais malheureusement trop rares…

La photographie aux couleurs hivernales est souvent naïve mais toute cette maladresse apporte un charme étrange voire volontairement onirique. Souvent brouillon, le scénario utilise flash-back et ellipses pour raconter une histoire qui fait de l’œil à des références du genre. Et si parfois le tout semble incohérent et ennuyeux on peut toujours se reporter sur les jolies courbes de Lauren Currie Lewis (Claire) qui, de loin, nous offre une interprétation bien au-dessus de la moyenne par rapport au restant d’un casting médiocre.

Film sympa au demeurant, Gruesome vaut surtout donc le détour pour son étrange atmosphère et rien d’autre. Pour un petit film indépendant ce n’est déjà pas si mal…

Ma cote: 5/10 

24/03/2008

Kristanna Loken

Un visage qui ne vous ai pas inconnu n’est-ce pas ? Normal Kristanna Loken, 29 ans, de parents norvégiens, ancien top model fut à l’affiche de Terminator 3, BloodRayne et officie actuellement dans la série Paintkiller Jane.

Aaaah la Norvège....

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22/03/2008

Cinemafantastique.be en direct du BIFFF...

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Très chers Geeks de la planète Terreur soyez dès la semaine prochaine attentifs au seul site belge qui défend le cinéma de genre j'ai nommé cinemafantastique.be. En vue du prochain Festival du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF) attendez-vous à de nombreuses interviews, chroniques et comptes-rendus quotidiens du festival. C’est toute l’équipe du site qui se mettra en quatre pour vous relater les coups de cœur, les bides et les réactions en direct from the BIFFF.

Alors soyez au rendez-vous et bon festival sur place ou avec cinemafantastique.be !

21/03/2008

The Wolf Man: premières photos...

Deux premières photos pour The Wolf Man de Joe Johnston avec Benicio Del Toro...

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00:05 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : films d'horreur, gore, cinegore

20/03/2008

Frontière(s)

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Troisième film français coup de poing après Haute Tension et à l’intérieur, Frontière(s) était annoncé à l’instar de ses prédécesseurs comme le film qui allait donner un bon coup de pied dans la fourmilière et faire renaître le cinéma de genre en France. Pour un tel pari, Xavier Gens s’entoure d’une équipe de fidèles comme Estelle Lefébure (avec qui il a travaillé pour le film Au petit matin, 2005) et Samuel Le Bihan (idem pour Fotografik, 2006). A la production on retrouve ses comparses Luc Besson et Laurent Tolleron, la musique est signée Jean-Pierre Taieb et pour la photographie un Laurent Barès décidément talentueux. C’est donc toute une bande de sympathiques fêlés qui entreprennent cette longue et difficile gageure, tout l’art de savoir s’entourer pour un réalisateur culotté et passionné.

L’histoire ? La France est passée sous le contrôle d’un gouvernement fasciste d’extrême droite et fait la chasse à cette « racaille » des banlieues via une police expéditive et ne faisant plus dans la dentelle. Et pour ceux qui, par malheur, ne possèderaient pas les caractéristiques aryennes, cette France n’est plus la leur… Fuyant cette atmosphère délétère, une bande de petits braqueurs parisiens se perdent en pleine campagne et décident de loger dans un motel miteux tenu par des néonazis sanguinaires et cannibales.

Avec une tel scénario, inutile de dire que la tâche entreprise par Gens s’avère difficile, voire impossible, à « vendre » à des producteurs et distributeurs de l’hexagone. C’est sans compter la détermination du réal français et du bienfaiteur Canal + (via la branche French Frayeurs) qui décident de garder leur ligne créatrice, défendant scène par scène contre une censure très pesante.

Car frontière(s) est sans nul doute un film d’une violence très visuelle qui repose sur un scénario dérangeant, voire provocateur en ces temps de tensions sociétales. Avec l’utilisation d’une pellicule granulée rappelant furieusement celle employée dans les années 70 et de nombreuses références aux films de cette époque on pense inévitablement au film phare de Tobe Hooper, Massacre à la tronçonneuse. C’est que cette famille de dégénérés fascos conviés autour d’un repas de famille sous l’emprise d’un ancien officier nazi paternaliste ça rappelle forcément quelque chose.

Filmées caméra à l’épaule, les scènes de torture pratiquées par de gros garçons bouchers (ne pas oublier le très saillant tablier de circonstance) et d’égorgements barbares se succèdent dans une ambiance poisseuse, craspeque voire vomitive. Un survival hardcore, jusqu’auboutiste et nihiliste qui rend brillamment hommage à un certain cinéma contestataire, trash et politisé venant des States ou d’Italie, contemporain ou d’époque.

Seulement voilà, Estelle Lefébure (en Baby-Sheri Moon-Firefly) et Samuel Le Bihan ont beau être terriblement bons et à contre-courant total de leurs anciens rôles, on ne peut malgré tout se demander si ce choix fut judicieux compte tenu justement de leur médiatisation people (trop) importante. Ajoutez à cela un second degré (souhaité ?) incarné par des personnages caricaturaux (le patriarche nazi et sa progéniture costumés en SA) déclamant des phrases bateau d’un autre temps et vous aurez ce sentiment dommageable de distanciation par rapport à l’histoire et à ses protagonistes. Paradoxal quand on pense à l’interprétation viscérale de Karina Testa… Situation étrange accentuée en cela par un souhait tout à fait louable de la part de Xavier gens de rendre hommage coûte que coûte à sa galerie de films cultes.

Frontière(s) est une œuvre militante, gonflée et impertinente qui a le courageux mérite de crier haut et fort que le cinéma de genre (et spécialement d’horreur) a sa place dans le paysage cinématographique trop guindé en France. Un  film fort, à la photographie très soignée, qui témoigne assurément du grand talent en devenir d’un Xavier Gens déjà fort plébiscité aux States.

Ma cote: 6/10 

19/03/2008

Awake (2007)

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Aux Etats-Unis il est encore possible d’octroyer un budget de 9 millions de dollars à un jeune réalisateur ainsi qu’un casting alléchant (Jessica Alba et Hayden Christensen) pour son tout premier film. Il y a de quoi en frustrer plus d’un sous nos latitudes…

C’est ce qui est arrivé au Britannique Joby Harold pour exploiter cette histoire de jeune yuppie, héritier d’un empire industriel et étouffé par une mère possessive, qui se fait opéré dans l’urgence à cause d’un cœur défectueux. Une fois anesthésié celui-ci se rend compte avec effroi qu’il est tout à fait conscient et qu’il ressent la douleur. Parvenant alors à se dédoubler il tente de déjouer un complot orchestré par sa jeune épouse et son ami chirurgien.

Dans « Salle d’autopsie quatre », Stephen King nous offrait une nouvelle à l’intrigue redoutable et passionnante. Celle d’un homme considéré comme mort et qui se retrouve en salle d’autopsie pour identifier la cause de son décès. Seul hic au tableau, il n’est pas mort mais rendu paralysé par une morsure de serpent qui lui donne l’apparence d’un cadavre. Et quand la fraiseuse s’approche pour commencer le travail du légiste, c’est notre propre cœur qui s’emballe…

Constat évident de Awake : Joby Harold n’est pas le maître de l’épouvante et c’est franchement dommage. Car le réalisateur anglais ne prend pas l’initiative d’exploiter totalement la scène d’opération à cœur ouvert préférant fuir dans un thriller d’un classicisme sans surprise, ennuyeux et tellement prévisible. Ce choix frileux de ne pas aborder de front un cinéma plus typé, voire plus hardcore pourquoi pas, rend l’œuvre stérile et ce n’est pas la belle photographie et les quelques rares rebondissements scénaristiques qui viendront sauver ce film mièvre. Pire, les minauderies d’une Jessica Alba décidément aussi « avenante » (mais décidément trop pudique !) que piètre comédienne viendront terrasser définitivement tout prémisse d’intérêt.

Même Hayden Christensen semble sous-exploité compte tenu du talent inné de ce jeune acteur. Merci cependant à Lena Holin qui apporte à elle toute seule la crédibilité nécessaire à ce naufrage.

Awake est donc un film terne, au scénario peu culotté et à l’intrigue d’une platitude navrante. A déconseiller tout simplement…

Ma cote: 3/10 

18/03/2008

L'écorché (2004)

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L’affiche plutôt sanglante de Shallow Ground a de quoi intriguer et la bande annonce est plutôt prometteuse. Seul hic au tableau, Sheldon Wilson, réalisateur d’un insipide Night Class et du irrévérencieux Kaw n’incarne pas à fortiori la crédibilité nécessaire à cette histoire d’un jeune garçon, les valseuses en goguette, recouvert de sang et pénétrant dans un commissariat au grand étonnement des agents de police provinciaux plutôt habitués à regarder passer les mouches. Un an auparavant une jeune fille fut enlevée et écorchée à vif. Dès lors, le meurtrier est-il cet adolescent ?

Dans une ambiance très crade due en partie à une scène de torture entamée, très visuelle et en partie aussi aux hémorragies sans fin de ce bloody boy, le film dégage surtout une impression de lenteur et d’incrédulité quant à l’intérêt de certains passages inutiles.

Néanmoins certains effets spéciaux et un maquillage impressionnant permettent de garder un minimum d’attention. Une attention souvent alertée par une musique retentissante bienvenue pour réveiller le geek qui aurait eu le malheur de décrocher.

Cette succession de nombreuses scènes non abouties, alléchantes mais qui jamais n’assouvissent l’attente du spectateur, agaçe au bout du compte et offre une œuvre brouillonne et par moment incompréhensible.

Les acteurs, sans être mauvais, présentent malgré tout des prestations trop sobres que pour émouvoir un tant soi peu. La faute sans doute à un scénario classique sans trop de rebondissements si ce n’est l’origine de l’enfant bâclée, voire trop vite expédié.

Un pétard mouillé donc, aux effets spéciaux honnêtes mais à la trame narrative d’un non sens affligeant.

Ma cote: 4/10 

17/03/2008

Une enquête révélatrice...

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Voilà une enquête qui n’étonnera personne mais qui pourrait booster un peu le cinéma de genre francophone. 

Unifrance, qui promeut le cinéma français à l'étranger, doit améliorer sa stratégie et sa gouvernance, estime un rapport commandé par le ministère des Affaires étrangères à un cabinet de conseil privé, dont la teneur a été révélée mercredi par le quotidien Le Figaro. Ce rapport, qui examine les actions menées en 2005, 2006 et 2007 par Unifrance pointe nombre de faiblesses dans sa stratégie. Ainsi selon Media Consulting Group, Unifrance ne soutient pas suffisamment le cinéma français dans les territoires "où il est le plus menacé et là où il a un potentiel important".

En outre, ses actions de promotion (rencontres, festivals...) peinent à mobiliser des acteurs et actrices renommés à l'étranger, et mettent surtout en avant des "films dits d'auteur" au détriment de "films de genre (action, horreur...)" plus populaires, poursuit la même source, tout en précisant que le choix des films revient aux distributeurs. Selon Le Figaro le "tumulte" provoqué par ce rapport a "attisé les tiraillements" au sein d'Unifrance, où "plusieurs départs" dont celui du directeur général Marc Piton seraient imminents.

Et ben il faut croire que nous avons gagné une bataille nous geeks de la planète Fantastique non ?

 

17:00 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film d'horreur, gore, cinegore

Clare Grant

Son nom ne vous dira rien. Clare Grant, 29 ans, malgré quelques apparitions dans des œuvres très réussies (Walk The Line, Black Snake Moan) nous a gratifié pourtant d’une des scènes les plus hot du Masters of Horror saison 2. Celle de Valerie on the Stairs de Mick Garris. Les amateurs de la série ne se souviendront peut-être plus de l’épisode (franchement pas le meilleur) mais cette apparition de la belle ça…

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15/03/2008

The Abandoned (2006)

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Après les sensationnels Aftermath (1994) et Genesis (1998), Nacho Cerda décide enfin de sauter le pas avec ce premier long-métrage très attendu. Très attendu parce que le réalisateur espagnol nous avait offert avec ses deux courts un cinéma brut de décoffrage, deux gifles retentissantes et à contre-courant d’un cinéma des années nonante aseptisé et peu culotté.
Depuis, le cinéma de genre s’est réveillé de cette longue léthargie et avec lui une série de réalisateurs talentueux et novateurs. Mais Cerda ne se soucie guère de cette nouvelle concurrence, préférant prendre son temps et finaliser calmement le scénario déjà commencé par Karim Hussain (La belle Bête, 2006). Attiré, comme tant d’autres, par l’aventure outre-Atlantique il bénéficie d’un budget qui lui permet d’apporter une autre dimension à une carrière un peu légère en nombre.
L’histoire est celle de Marie Jones, une quadragénaire décidée à en savoir plus sur ses origines obscures. Pour cela elle doit se rendre en Russie, dans une ancienne ferme paternelle perdue au milieu des bois et affronter sur place d’anciens fantômes terrifiants.
Pour l’occasion, Nacho Cerda reprend son thème de prédilection : la mort sous toutes ses formes et ses différentes manifestations sur Terre. Pour cela il utilise un classicisme rendu obligatoire par la lourde codification du film de fantômes. On y retrouve les poncifs du genre avec les sons étranges, les ombres qui passent et la musique d’ambiance toute de circonstance. Une atmosphère extrêmement tendue et lugubre accentuée par des couleurs sombres, froides et des décors abandonnés, d’un autre temps. L’héroïne (Anastasia Hille, excellente malgré un certain anonymat cinématographique), plongée dans un Pays de l’Est qu’elle ne connaît et dont elle ne maîtrise pas la langue découvre, comme un puzzle qui se reforme (visuellement très réussi), son triste passé.
Comme dans un cauchemar éveillé, la maison reprend vie. Cela nous vaut quelques scènes de toute beauté comme celle où, balayant une pièce avec le faisceau lumineux de sa lampe de poche, Marie découvre en même temps le décor d’antan et La scène où tout commença.
Esthétiquement, The Abandoned est une merveille cinématographique où chaque plan est une photographie soignée, étudiée, authentifiant la signature talentueuse du réalisateur ibérique. Mais voilà, certes on a peur, on sursaute souvent mais il faut bien reconnaître que le film s’inscrit dans un graphisme récurent depuis quelques temps et n’apporte donc plus trop son lot de surprises. On reste toujours autant béat d’admiration devant ces visuels travaillés mais on ne peut s’empêcher d’attendre cette nouvelle gifle qui n’arrivera malheureusement pas. La faute sans doute à un travail visuel trop ostentatoire peut-être, très classique certainement, mais peu interpellant. Cerda nous avait habitué à un cinéma plus ambitieux, intelligemment provocateur et nous offre avec The Abandoned une très belle et sombre histoire qui ravira à coup sûr les amateurs du cinéma d’angoisse mais néanmoins c’est du déjà vu, déjà abordé ailleurs sous d’autres formes et notamment dans l’école du cinéma d’horreur espagnol voire asiatique.
L’œuvre est belle, soignée et terriblement efficace dans sa mise en scène mais ne comporte pas suffisamment cette touche très personnelle du réalisateur à l’origine du très dérangeant Aftermath. Mais que cette déception toute relative ne vous empêche pas d’admirer néanmoins ce sombre conte parfois onirique et souvent terrifiant…
 
Ma cote: 6/10