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03/04/2008

REC (2008)

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Véritable buzz de ce début d’année, REC débarque enfin sur nos écrans à la grande satisfaction de ces véritables hordes de supporters à travers le monde attentifs aux moindres rumeurs concernant Jaume Balaguero. Vidéo montrant les réactions du public lors d’une projection de presse, teasers ultra impressionnant et bouche-à-oreille de plus en plus élogieux, le film était donc attendu avec énormément d’impatience au dernier BIFFF 2008.

Caméra allumée. Angela (Manuela Velasco), journaliste espagnole, présente son nouveau reportage consacré cette fois aux pompiers. Immersion au sein même de la caserne pour une nuit. Le cameraman filme les différentes activités de ces combattants du feu dans l’attente d’une alerte. L’alarme résonne, tout le monde se précipite vers les camions, Angela et son cameraman sont conviés à suivre l’équipe au départ.

Arrivés sur les lieux ils sont dirigés immédiatement à l’étage d’un vieil immeuble où une vieille dame, la nuisette couverte de sang, se jette soudainement sur un policier lui tranchant la carotide à coups de dents. Le ton est donné et débute alors un véritable cauchemar pour les habitants de l’immeuble ainsi que l’équipe de tournage obligés de rester enfermés par mesure de sécurité sanitaire par les autorités.

Film entièrement tourné caméra à l’épaule, REC est d’un réalisme terrifiant, vécu en temps réel malgré quelques ellipses forcées. En cela, le film s’inscrit dans cette nouvelle vague de réalisations qui décrit cette course effrénée à l’image et au scoop. L’omniprésence du média interpelle bon nombre de réalisateurs à travers des films aussi inégaux comme Diary of the Dead ou Wrong Turn 2.

Cet ultra réalisme reste donc une constante dans l’œuvre du génial réalisateur espagnol tout comme d’ailleurs l’immeuble lugubre et vaste comme décor d’ensemble et l’héroïne combative et décidée. Mais ici l’angoisse est à son extrême et fait de REC un des films les plus terrifiant, effrayant de ces dernières années. Sans verser dans le gore, Balaguero suggère plus qu’il ne montre via des sons sourds, des cris, des courses poursuites stressantes qui laissent le spectateur pantois, vide, émotionnellement épuisé. Eveillant nos angoisses les plus primaires, l’espagnol joue avec la peur du noir, de l’inconnu tapis dans l’ombre, du virus mortel et contaminant. Et même si l’intrigue souffre quelque peu d’incompréhension quant à l’origine du virus elle se termine néanmoins dans un final qui en achèvera plus d’un.

Rarement un film nous plonge autant au cœur d’une réalité que l’on sait paradoxalement fictive mais pourtant si prenante car merveilleusement filmée, interprétée et communiquée. REC est un chef d’œuvre car un chef d’œuvre est d’abord et avant tout une claque parfois visuelle, parfois émotionnelle, parfois scénaristique. Et franchement, REC est tout ça à la fois…

Ma cote: 10/10 

02/04/2008

The Cottage (2008)

 
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Deux hommes viennent de kidnapper une jeune femme et attendent le paiement de la rançon dans un cottage à la campagne. Seulement voilà, au fil des heures rien ne se passe comme prévu et nos deux lascars obligés de fuir se retrouvent dans un autre cottage moins accueillant et propriété d’une famille très étrange et sanguinaire.
Difficile de planter le décor de cette farce horrifique tant le scénario écrit par Paul Andrew Williams lui-même nous entraîne dans de nombreux détours pour prendre sa tournure définitive avec l’apparition d’un monstre humain collectionneur de têtes coupées. Mais ce qui rassure dès le départ c’est cet humour so british de qualité et qui fait mouche à chaque fois grâce en partie également à un casting talentueux et sympa. Andy-Gollum-Serkis en tête, acteur doué capable de jouer dans de nombreux registres et qui ici nous joue le gros dur de service. Face à lui un Reece Shaersmith génial en frère nigaud à qui tout arrive sans oublier la gorgious Jennifer Ellison en nana grossière, terriblement mec mais hilarante comme pas possible.
Entouré d’une équipe de producteurs, de maquilleurs et de spécialistes effets spéciaux ayant collaboré sur les grosses productions horrifique anglaises de ces dernières années dont notamment The Descent, Severance ou encore Shaun of the Dead, le très sympa P. A. Williams reprend ces ingrédients qui fonctionnent tant dans le cinéma anglais via l’humour, le gore et le côté populaire voire « classe ouvrière » qui authentifie clairement cette énième production « Made in England ».
Mis à part quelques scènes bien inutiles (les chinois on s’en passerait), The Cottage est un nouveau film hommage qui ne se prend pas au sérieux et qui n’innove en rien non plus. Il serait par contre trop simpliste que d’imaginer ce film comme seulement « humoristique » car ce survival regorge de scènes bien craspeques et bien gore qui raviront les amateurs du genre. Une mise en scène efficace qui s’appuie sur un scénario bien ficelé et nous gratifie de quelques passages franchement flippants et impressionnants.
Tout comme ses illustres prédécesseurs Edgard Wright et Simon Pegg, Williams nous offre une œuvre alternant parfaitement humour et horreur pure. Un réalisateur à surveiller de près assurément…
 
 Ma cote: 7/10
 

01/04/2008

Doomsday (2008)

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Neil Marshall nous l’avait annoncé, Doomsday serait un film entièrement réalisé pour les amateurs du cinéma de genre.
Le réalisateur des désormais cultissimes Dog Soldiers et The Descent savait que sa nouvelle création serait attendue avec passion par l’ensemble de ses nombreux fans. Pour se faire, bénéficiant d’un budget plus conséquent que ses précédents films (30 millions de dollars), il s’est attaché les services d’un casting impressionnant mais aussi et surtout de décors et de costumes qui en jettent indéniablement. Il a peaufiné un scénario lourdingue, imaginatif en diable racontant l’histoire d’une Ecosse apocalyptique, ravagée par un virus mortel et hautement contagieux. Un pays livré à la folie meurtrière des survivants qui dans un « Struggle for Life » très Nietzschéen se retrouvent dirigés par des mythomanes sanguinaires. Eden Sinclair (Rhona Mitra) envoyée en Ecosse avec un bataillon pour ramener un vaccin sensé sauver l’Angleterre du même désastre, se retrouve piégée par ces mêmes hordes barbares sans foi ni loi.
Une première partie qui se déroule donc sur le territoire de punks cannibales menés sous la houlette de Sol (Craig-Dog Soldiers-Conway), sorte de Johnny Rotten « surdosé ».Trente premières minutes intenses, jouissives, rock’n roll (aaah ces extraits de Frankie Goes To Hollywood remixés !) et qui fait la part belle à une scène tout simplement délirante. Dans une chorégraphie très opéra rock, un prisonnier est tout simplement offert en pâture à une meute affamée de néo punks « explosés » qu’un George Miller himself n’aurait pas snobés pour son Mad Max de 79. Un barbecue terrifiant et bien gore qui semble annoncer un film délicieusement déjanté.
Malheureusement, il n’en sera pas tout à fait pareil pour la suite. Car après nous avoir trimballé chez les iroquois locaux, Marshall change grossièrement de cadre expédiant son héroïne chez l’autre bande de frapadingues gouvernée, quant à elle, par une sorte de despote adorateur d’une époque post médiévale terriblement Jacksonienne mais too much avouons le.
Un survival labellisé Héroïc Fantasy ? Quand nous vous disions que ce film était fait pour TOUS les geeks…
Le réalisateur anglais nous balance ainsi une série impressionnante de références cinématographiques, voire littéraires pouvant parfois amener le spectateur au bord de l’écoeurement indigeste tout en se demandant si Marshall n’en fait quand même pas un peu trop et ce même si l’objectif initial était justement de se lâcher.
Car enfin, on ne peut quand même pas s’empêcher de s’interroger sur les nombreux détours empruntés. Un film qui part dans tous les sens à une vitesse vertigineuse et accompagnée d’une musique (trop) envahissante. Mais bon, soyons honnêtes, Neil Marshall nous fait cadeau de scènes incroyablement impressionnantes, jubilatoires même, via des scènes de combat épiques, des courses poursuites menées tambour battant quoique parfois brouillonnes.
Pour mener cette quête, Une Rhona Mitra sexy comme pas possible et convaincante ainsi qu’une galerie de seconds rôles très impressionnante qui confirme la notoriété méritée d’un Neil Marshall plébiscité. Malcolm McDowell, Bob Hoskins, Sean Pertwee (mais pourquoi tant de haine envers lui ?), Nora-Jane Noone (idem) sans oublier un David O’Hara impressionnant. Que des gueules en somme…
Doomsday est beaucoup trop inégal que pour revendiquer la même respectabilité que ses œuvres précédentes. Un opéra heroico-fantastico-historico-horrifico rock bourré à craquer d’hommages et qui paradoxalement oublie, parfois, son but initial, celui de divertir (le même problème était déjà survenu à Xavier Gens avec Frontière(s)). Néanmoins, s’agissant du génial Neil Marshall, l’œuvre regorge suffisamment de scènes complètement barjes que pour passer un bon moment. Et si c’était tout simplement ça le principal ?
 
Ma cote: 7/10 
 

30/03/2008

Fantastic Night

Mais quelle gueule de bois mes aïeux !! Pas moins de six films hier en succession autant vous dire qu’il me faudra beaucoup de courage pour être d’attaque aujourd’hui.

Une journée très riche hier avec :

Funny Games US : un film remarquable de par sa mise en scène, ses acteurs merveilleux et son histoire choquante, humiliante qui vous remue, vous dérange au fond de vous… Critique acerbe d'une société qui se repose sur des certitudes sans voir la violence qui sommeille parfois auour de nous...

Ma cote : 10/10

The Cottage : ou l’humour so british qui, ici encore, fait mouche et nous offre une perle d’humour noir où s’alternent différents genres dans des scènes d’un gore très réussi. Un des ovnis du festival assurément…

Ma cote : 7/10

REC : assurément le film le plus attendu de la petite quinzaine. Une sorte de docu/fiction qui tourne au survival dans un immeuble infecté de zombies. LE film le plus angoissant de ces dernières années et qui confirme une nouvelle fois le talent incroyable de Balaguero. Ah et la nana (Manuela Velasco) ... muy caliente !!

Ma cote : 10/10

À l’intérieur : déjà critiqué sur ce blog, le film a divisé hier la salle. Entre huées et applaudissements, ce film d’un gore rebutant, jusqu'auboutiste aura donc réussi son pari.

Pour rappel : 9/10

Black Water : un énième fait divers australien dans lequel se succèdent lenteurs et invraisemblances mais dont les scènes d’attaque sont très réalistes et très convaincantes. Dommage cette irrégularité mais intéressant néanmoins…

Ma cote : 6/10

The House : le dernier film de la soirée et franchement c’est pas malin quand on doit garder les yeux ouverts. Maladroit et extrêmement long, le film qui vous assomme magistralement !

Ma cote : 4/10

 
Aujourd’hui au programme : The Substitute et DOOMSDAY !! Le film qu’attend avec fébrilité votre hôte ! je vais chercher mes allumettes pour garder les yeux ouverts moi…

Première photo avec Neil Marshall et son épouse Axelle Carolyn.

Deuxième photo: avec Manuela Velasco et Damien de chez CinemaFantastique.be

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07:10 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : films d'horreur, gore, cinegore

Diary of the Dead (2007)

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Deux ans après son grand retour aux affaires, Romero nous revient donc avec ce (forcément) très attendu Diary of the Dead, l’occasion pour celui-ci de reprendre son thème de prédilection qui aura fait de lui le pape du zombie movie.

Une équipe de tournage d’un film d’horreur se retrouve plongé loin de tout dans une invasion de zombies. Oubliant le film, ils décident de rentrer chez eux le plus vite possible, prendre des nouvelles de leurs proches. Mais leur voyage du retour s’annonce extrêmement périlleux…

Ce qui a de formidable chez Romero c’est qu’on sait d’avance à quoi s’attendre avant d’entrer dans la salle de cinoche et qu’on en ressort toujours malgré tout en ayant l’impression d’avoir vu le mythe du mort-vivant revisité et innové. Dès lors, détaillons un peu ces fameux codes récurrents un à un pour ce film-ci…

La satire sociale ? Après la société de consommation, l’antimilitarisme voici l’ultramédiatisation de notre civilisation moderne. La course à l’image et à l’info prend paradoxalement tout son sens dans cette vision apocalyptique et zombiesque. Romero utilise la caméra à l’épaule de son héro pour filmer dans un réalisme effrayant les évènements qui se déroulent autour de lui. Chaque caméra trouvée durant leur périple en terre infectée permet le relais d’information entre les membres de l’expédition ne laissant que peu de répit au spectateur et de place aux ellipses forcées. Les images ou films trouvés sur Internet et les quelques bribes d’informations radio entretiennent cette vision du Chaos planétaire. Mais l’information est-elle toujours exacte ou est-elle manipulée au profit de certains voilà la question centrale du film où le caméraman vedette devient témoin de l’horreur au profit de l’unique vérité au péril de sa vie. Un twist pertinent ou quand l’information agressive et omniprésente redevient enfin témoin de l’innommable dans un but humanitaire et non mercantile.

L’humour ? Romero nous avait habitué à un humour visionnaire et de circonstance. Ici l’humour est partout dans le film et surtout il fait mouche à chaque fois. Des situations hilarantes dans une mise en scène que le maître ne nous avait pas jusqu'à présent offert à ce point. Jubilatoire à souhait…

Le gore ? Reprenant une partie de l’équipe déjà présente sur Land of the Dead mais aussi, et surtout, de Dawn of the Dead (2004) de Snyder pour les maquillages, Romero nous offre une fois encore des scènes d’un gore jouissif et toujours très visuels et parfaits. Cependant, force est de constater qu’ici point d’orgie carnivore marquante comme si le réal New Yorkais voulait, pour une fois, s’attarder plus sur une intrigue très bien écrite et une vision d’angoisse très réaliste. Ah oui et les zombies… ben… à la Romero tout simplement !

Le casting ? Ou ce souhait répétitif de ne jamais, ou presque, prendre des acteurs connus (ben oui c’est évidement moins cher) comme pour augmenter le côté réaliste du récit et nous permettre de s’identifier plus facilement à des personnages lambda. On retiendra la sobriété d’un flegmatique Scott Wentworth (Andrew Maxwell) ou la beauté renversante de Michelle Morgan (Debra) tout simplement convaincante. Ah et elle a de beaux yeux aussi…

L’Homme ? Dans ce qu’il a de plus courageux, de plus émouvant mais aussi de plus cruel. À l’instar de cette scène où des rednecks s’amusent comme dans Dawn of the Dead (1978) au tir aux pipes avec des zombies. Une déshumanisation qui dérange et fait dire à Debra cette phrase déjà entendue : « nous sommes eux et ils sont nous »…

Diary of the Dead sonne non seulement le grand retour du génial Romero mais aussi la continuité du genre à travers une œuvre terriblement angoissante et innovante. Mais au-delà de tout ça le film est complet, solide, parfait et nous rappelle ô combien ce que Maître George nous a légué au cinéma d’horreur depuis maintenant trente ans… Diable que c’est bon !

Ma cote: 10/10 

29/03/2008

Romero is back

Deuxième jour et déjà beaucoup d’émotions pour la soirée d’hier. Malgré une présentation un peu terne, le public, quant à lui, était une nouvelle fois au rendez-vous. Les « à poil », « on s’en fout » « mais derrière toi connasse » ou encore « une chanson, une chanson » devancent les « ouaaaaai » qui ponctuent chaque apparition du tant attendu zombie. Une ambiance sympa qui aura fait chaud au cœur de Jürgen Prochnow, adoubé « Chevalier du Corbeau ».

Les têtes d’affiche que furent Oxford Murders et Diary of the Dead étaient évidemment fort attendues. Si le premier cité s’avère plutôt sympa et très stylisé, le second du papy Romero  est tout simplement une bombe. Humour, cynisme et scènes gore (mais non pas moi p…) se succèdent dans ce film qui déjà s’annonce comme un des tous meilleurs du BIFFF cuvée 2008.

1h00 du mat’, au loin la jolie frimousse d’Axelle Carolyn Marshall (l’épouse du bien nommé) répondant aux demandes d’informations d’un badaud ignorant son identité. Pas une, pas deux, votre dévoué Gore se précipite pour la remercier de sa collaboration pour le site CinemaFantastique.be (interview sur le site) et lui parler un peu de Doomsday. Le film semble bien réussir aux States. Néanmoins le stress est là avant la projection de dimanche et ça se ressent… Super adorable que cette ravissante fan du cinéma de genre. Et le non moins sympathique David Moreau de se joindre à nous… L’occasion de le féliciter encore pour son « Ils » coréalisé avec son camarade Palud. Bon là je ne suis pas trop revenu sur The Eye hein parce que bon…hum…. Néanmoins, l’élégant réal semble avoir beaucoup apprécié l’accueil d’hier puisque leur film faisait l’ouverture du festival. Me rassurant de la prochaine interview qu’il nous accordera bientôt je le laisse s’enfuir avec une bande d’amis vers le centre de la capitale à la recherche de la « fée verte »… de l’absinthe quoi !

Voilà, il est 2h48 du mat’, demain six films au programme  je vous laisse mes amis…

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02:50 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : films d'horreur, gore, cinegore

27/03/2008

C'est parti!!!

Ça y est ! C’est le jour J, l’heure H et bla bla bla le BIFFF commence enfin !

Amateurs des films du genre rendez-vous donc au festival. Quand on a la chance d’avoir un tel festival de qualité en Belgique il faut en profiter à défaut d’avoir un cinéma de genre chez nous…

Pour rappel, interviews, comptes-rendus et critiques c’est sur CinemaFantastique.be

Ce soir c'est l'ouverture avec le film The Eye de David Moreau et Xavier Palud (cfr. critique ci-bas) 

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14:10 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (4)

The Eye (2008)

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Il fallait s’y attendre quand, il y a deux ans, Xavier Palud et David Moreau offraient à la France un film d’angoisse digne de ce nom que l’hexagone n’avait plus l’habitude de voir au cinéma, une œuvre au succès critique important qui ne pouvait pas rester sans suite. « Ils », puisque c’est de ce film qu’il s’agit,  renouait avec l’efficacité  des films d’angoisse d’antan qui faisaient la part belle à la tension extrême et aux jeux d’acteurs.

Victimes de budgets trop étriqués et de producteurs frileux, les réalisateurs français, dans un exode créatif obligatoire, traversent donc l’Atlantique, accueillis les bras ouverts par des Américains plus ambitieux. C’est là que le couple de réalisateurs se voit recevoir l’opportunité de réaliser le remake des frères Pang The Eye. Passons le pourquoi d’un tel projet pour se focaliser plutôt sur cette expérience américaine intrigante et risquée pour les deux frenchies. 

Ne tournons pas trop longtemps autour du pot, le film est malheureusement une déception. La question est de savoir quelle était réellement la liberté d’action des deux réals dans le choix du casting (et allez qu’on nous refile la Jessica !) et dans le choix créatif de certaines scènes. Difficile de reconnaître dans ce film la patte de Palud/Moreau qui dans leur premier film parvenaient pourtant à créer une atmosphère terrifiante et ce avec peu de moyens. Rien de tout cela ici, The Eye aurait pu être réalisé par n’importe quel réalisateur abonné aux films fabriqués, commandés et destinés à un public plus large et plus convenu.

Les rares moments angoissants proviennent de scènes plutôt bien réussies et parfois même impressionnantes même si manquant d’originalité. Comme si l’utilisation d’effets spéciaux numériques rendaient mal-à-l’aise les deux français peu habitués jusque là dans leur carrière. On a bien des bouh, des grrrr et une musique crispante pour saupoudrez le tout d’artifices mais rien n’y fait…

Jessica Alba est égale à elle-même c’est-à-dire peu convaincante et victime malgré elle de sa (très belle) plastique, ce plaisir des yeux faussant la donne quelque peu. Avec elle, Alessandro Nivola (Pollux Troy dans Face/Off) lui aussi peu crédible dans le rôle d’un ORL mais si mignon aux bras de la belle c’est tout bénef pour la prod.

Déception donc pour ceux qui, comme votre chroniqueur, attendait beaucoup de cette aventure américaine. Entre City Lights et le 6ème Sens, le film The Eye est trop gentillet, trop prévisible que pour atteindre son but. À la copie, préférez donc l’original…

Ma cote: 4/10 

26/03/2008

Les interviews de la semaine

Toute cette semaine et durant la quinzaine du BIFFF, CinemaFantastique.be vous propose des interviews des différentes stars qui seront présentes au festival. En voici quelques perles… Rendez-vous sur le seul site qui défend le cinéma de genre en Belgique pour la suite.

 

Comment voulez-vous qu’ils aient une expérience du public avec dix personnes dans la salle et qui viennent armés, la fleur au fusil, pour détester les films. Je pense qu’il faudrait changer ça et faire des projections de presse publiques avec des salles pleines pour apprécier le film à sa juste valeur. (Xavier Gens)

 

….et c'est pour cela que le cinéma de genre est un cinéma paradoxalement très intelligent, car il propose toujours une interprétation différente de la réalité, simplement en changeant un paramètre de celle-ci. Un film fantastique ou de Sci Fi ça commence toujours pas "ET SI...?"(Emmanuel Jespers)

 

C’est le meilleur festival fantastique à ma connaissance (et j’en ai visité pas mal !) et il a largement contribué à ma passion pour le genre, et mon choix de carrière. (Axelle Carolyn Marshall)

 

Maintenant c’est vrai que la SF n’a jamais été un genre majeur du cinéma français même si elle est liée à son histoire ... On ne peut pas le blâmer, le cinéma est un peu vieux chez nous, il n’a parfois pas toute sa mémoire. Il oublie souvent que sa sophistication est le fruit de cinéastes qu’on qualifierait de genre aujourd’hui, Méliès ou Feuillade en tête ... (Franck Vestiel)

 

(Sur le cinéma de genre) Cela doit être dû à une sorte de conjonction entre une nouvelle demande de la part de spectateurs jeunes, à l'arrivée sur le marché des réalisateur de trentenaire ou quadragénaire qui "prennent la relève" de la vielle garde et peut être même à la façon dont on envisage aujourd'hui la distribution des films…(Thomas Gunzig)

14:20 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : films d'horreur, gore, cinegore

Cry Wolf (2005)

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Préparé selon la très rentable recette inhérente aux teenager movies, Cry Wolf nous propose trois des ingrédients les plus récurrents du genre : collège huppé, p’tits cons et jolies pépés. Réalisé par un pro en la matière (Jeff Wadlow), le film ne dépareille donc pas dans cette longue série de réalisations ciblant le public d’ados.

Seule éclaircie au tableau, un scénario plus travaillé et une idée de base originale qui consiste, pour une bande de fils à papa, à créer de toute pièce un serial killer. Une rumeur qui se répandrait sur tout le campus universitaire et révélerait l’identité d’un vrai criminel en liberté et toujours pas arrêté. Cette histoire de l’arroseur arrosé nous vaut un twist final intéressant sauvant ainsi le film du statut de daube intégrale.

Du casting, on retiendra les noms de Lindy Booth (Détour Mortel et The Skulls 2), de la jolie gueule d’amour Julian Morris et surtout Jon Bon Jovi en prof (on aura décidément tout vu).

Oscillant pauvrement entre Scream, les rebondissements à la Sex Crimes ou encore un final très Peur Primale, Cry Wolf ne fait pas peur, ne fait pas rire (ou alors involontairement) et n’émoustille même pas. Et pourtant avec ces étudiantes en mini jupes il y avait franchement de quoi.

Pour âmes sensibles seulement…

Ma cote: 3/10