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14/04/2008

Jennifer Ellison

Voilà qui devrait faire exploser mes stats (ouais d’accord et quelques slips aussi ok les mecs…) pour cette semaine. Jennifer Ellison, jolie dame de 25 ans, connue en Angleterre comme chanteuse et ses parfaites mensurations, est également à l’affiche du Fantôme de l’Opéra de Schumacher mais aussi et surtout du hilarant The Cottage de Paul Andrew Williams.

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12/04/2008

Le Labyrinthe de Pan (2006)

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Pour son grand retour en Espagne, le réalisateur mexicain Guillermo del Toro nous offre une œuvre personnelle pour laquelle il s’investit dans le scénario comme à la réalisation.

Un conte qui nous replonge dans la guerre civile espagnole et plus particulièrement au sein d’un poste avancé où des militaires de la cause fasciste tentent de débusquer les derniers résistants au régime. En pleine horreur de la guerre, Ofelia (un conte je vous disais), une jeune fille marquée par la disparition de son papa, s’enfuit dans un monde qui n’appartient qu’à elle et qui lui redonne espoir. Un monde parallèle où les faunes, les fées mais aussi les monstres peuplent la contrée et attendent le retour de la princesse Ofelia.

Guillermo del Toro n’a pas son pareil pour nous raconter une histoire, une vraie histoire. Celles qui commencent par « Il était une fois… » et qui font appel à nos émotions d’enfance enfouies en nous mais parfois annihilées par un monde contemporain enclin aux horreurs de l’homme moderne. Ophélia, sorte d’innocente Anne Frank, combat donc une réalité qui la dépasse par une imagination sans borne et qui se veut salvatrice.

Face à elle, un capitaine Vidal, véritable crapule sadique qui représente à lui seul le mal absolu et remarquablement interprété par un Sergi Lopez décidément capable d’être terriblement inquiétant. Un des ces personnages dantesques récurrents dans l’œuvre du réal qui aime confronter l’innocence à la barbarie via des chemins détournés, poétiques et fantastiques.

Bénéficiant d’un budget très important, le film regorge de créatures superbes à l’instar du bestiaire déjà vu dans Silent Hill. Des effets spéciaux et des maquillages remarquables issus d’une imagination décidément débordante et qui envoûtent via des scènes d’une poésie rare et visuellement parfaites.

Ce nouveau Charles Perrault des temps modernes nous offre donc une œuvre cousue de fil blanc, classique voire académique qui a sans doute la tranquillité et la certitude du travail bien fait mais qui malheureusement parfois n’ose pas l’audace d’une morale moins conformiste voire alternative. D’où sans doute un succès international et un public plus large rassuré sur l’intrigue…

Mais que dire alors d’un Lopez incroyable, qui émerge littéralement d’un casting pourtant relevé, et sur les épaules duquel repose grandement le film. C’est sa remarquable interprétation qui rend le film angoissant et crédible malgré pourtant une jeune Ivana Baquero peu convaincante et malheureusement trop effacée par les nombreux personnages imposants du film.

Outre son esthétisme remarquable qui ne souffrira d’aucune contestation, Le Labyrinthe de Pan ravira donc à coup sûr les âmes d’enfant pour la qualité de son scénario et laissera quelque peu sur sa faim ceux qui sont allergique au classicisme sans surprise…

Ma cote: 7/10 

11/04/2008

RECmake

Moi j’ai rien contre les remakes ! Parfois on a de vraies m… (Hitcher, The Fog, Terreur sur la ligne…) et parfois des surprises agréables (Halloween). Mais là où ça déconne un peu, beaucoup, très franchement, c’est quand on réalise un remake d’un film qui sort non seulement à peine dans nos salles mais en plus est certainement le plus effrayant de ces dernières années. Je veux bien sûr parler de REC qui aux States deviendra Quarantine. Mais qu’est-ce qu’ils ont ces américains avec nos films que pour vouloir leur propre version. La jolie frimousse de Manuela Velasco n’est pas aussi jolie que celle de Jennifer Carpenter (The Exorcism of Emily Rose) ? Les pompiers espagnols ne sont pas aussi sexy que les militaires US (plus futés peut-être) ? Sans doute notre gestuelle, nos comportements voire nos cris doivent déjà ressembler pour eux aux manifestations d’une espèce en voie de disparition.

A vous de juger…

10/04/2008

Timecrimes

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Premier long métrage pour Nacho Vigalondo, Timecrimes bénéficie d’une réputation flatteuse depuis son prix reçu au Austin Fantastic Fest. Le film raconte l’histoire d’un homme heureux dans sa vie, bien sous tous rapports, mais un peu trop voyeur qui aime scruter à la jumelle les environs boisés de sa propriété. Apercevant une scène étrange où une jeune fille se déshabille il décide d’aller voir de plus près (ben tiens). Sur place il retrouve la jeune fille entièrement nue avant de se faire agresser et poursuivre par un individu au visage recouvert d’un bandage rose et affublé d’un long manteau sombre. Se cachant alors dans une sorte d’observatoire il se rend compte que celui-ci abrite une machine à remonter le temps…

Et voici notre gaillard plongé dans un passé très proche, l’entraînant dans une succession désarçonnante de situations étranges, surréalistes et inquiétantes.

Timecrimes ou comment engendrer un boogeyman qui n’existe pas, ou comment jongler avec les subtilités scénaristiques dans un espace temps sans cesse modifié.

Si parfois le film semble incompréhensible ou du moins difficile à suivre, Vigalondo parvient néanmoins à captiver son public grâce à un suspens dérangeant mais très efficace dont on attend l’épilogue avec angoisse. Karra Elejalde, déjà vu dans La Secte sans nom de Balaguero, est une nouvelle fois extraordinaire d’émotion et d’humour, deux qualités qui s’alternent tout le long du film jusqu’à la fin. Timecrimes c’est la boîte de Pandore ouverte par un homme un peu trop curieux, certainement pigeon, qui se retrouve à deux doigts de tout perdre.

Œuvre subtile et ingénieuse, ce premier film de Nacho Vigalondo est une excellente surprise à l’atmosphère lourde et surréaliste comme un cauchemar qui tarde à prendre fin. Et comme après tout cauchemar vous êtes soulagé de vous réveiller enfin…

Ma cote: 7/10 

09/04/2008

Silence ça tue!

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« Un jeune réalisateur, écoeuré par le système de financement du cinéma, décide de réaliser un long métrage en direct et sans moyens afin de dénoncer l’injuste difficulté à monter un projet cinématographique en Belgique. Mais les rivalités entre les membres de son équipe, les excès et les frustrations le mèneront progressivement vers un désastre surréaliste… »

Voilà le synopsis du film de Ljo Menzow, Silence ça tue !, sorte de film documentaire entre « C’est arrivé près de chez vous » et un épisode trash de l’émission Striptease. Même le titre n'est pas inconnu chez nous Difficile d’en savoir plus pour l’instant, le trailer annonce un film déjanté et le site ne fourmille pas d’informations. Mais bon, votre ami Gore Sliclez quand il peut rendre service il ne se gêne pas surtout quand ça ne se prend pas au sérieux…

Bon vent donc à Ljo Menzow en espérant en connaître un peu plus les p’tits gars hein…

08/04/2008

Palmarès BIFFF 2008

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Palmarès BIFFF 2008
 
Corbeau d'or: "13 Beloved"
            Corbeaux d'argent: "Stuck" et "Rec"
Meliès: Frontière(s) 
7e Parallèle: "The Aerial"
 

Voilà les résultats sont enfin connus. Surprise donc pour le film 13 Beloved qui rafle la récompense suprême au nez et à la barbe du grand favori REC. Plus attendus les films Stuck et Aerial repartent respectivement avec le corbeau d’argent et le prix 7ème Parallèle. Enfin, la satisfaction nous vient de France avec Frontière(s) du sympathique Xavier Gens qui remporte le Meliès. Lors de son interview il y a deux semaines il nous avait confié sa joie d’être sélectionné pour le BIFFF. Que dire maintenant…

Le BIFFF c’est désormais terminé. Des rencontres, des films de grande qualité et une ambiance de feu auront permis à celui-ci d’être, une nouvelle fois, à la hauteur de sa réputation. Snif donc jusqu’à l’année prochaine…

See no Evil

8ada3d37efb227f8833292ae139eedab.jpgUn groupe de délinquants pas très futés acceptent de participer à un programme de réinsertion en collaborant à la restauration d’un vieil immeuble désaffecté sous la direction de la propriétaire et de deux gardiens de prison. Ce qu’ils ne savent pas c’est que cet immeuble abrite en son sein un dangereux psychopathe, terriblement dangereux et collectionneur d’yeux à son heure…

Pour incarner le psychopathe Jacob Goodnight, Glen Jacobs alias Kane, gros bébé de 2m13 et de 147 kilos, ancien champion du monde de catch. Armé d’une chaîne se terminant par un crochet, notre montagne de muscles décime la colonie de jeunes crétins qui pensent plus à baisouiller dans les coins que travailler au projet de restauration. Originalité de ce carnage, Goodnight s’escrime à énucléer toutes ses victimes et à mettre ses trophées dans des bocaux de formol conservés avec soin.

Pour le reste ben…  See no Evil est un énième nanar qui emploie des jolies pépés (quoique) et des p’tits cons qui ont fait des groooosses bêtises et qui confondent réhabilitation avec mega teuf et superbe bâtiment Art Deco pour un baisodrome. C’est vous dire les scénarios et l’intrigue qui évidement tiennent sur une feuille de papier cul.

Et en parlant de baisouillage à gogo le réalisateur, Gregory Dark, en connaît un bout (… de rayon) puisque spécialisé dans les films pour adultes et dont c’est la première réalisation d’un autre genre. Côté casting, outre notre Monsieur Propre de 2m13, il y a bien Christina Vidal vue dans Freaky Friday ou Penny McNamee (Salem’s Lot) mais rien de bien sérieux si ce n’est la plastique parfois avantageuse de ces demoiselles ce qui au bout d’une heure est un peu peu vous en conviendrez.

Certes, les scènes de meurtre sont parfois impressionnantes et bien gore, certes il existe bien une tension quelque peu palpable mais très franchement pour les amateurs du genre tout ça sent le réchauffé à plein nez et plongera ceux-ci dans un profond ennui.

Aaah, on aurait tant aimé voir à la place notre Kane « s’amuser » avec ses victimes via des uppercuts dans la tronche, laissant retomber celles-ci dans des Sidewalks slams parfaits et chorégraphiés. Ou pourquoi, pas dans une envolée très JCVD, un big boot bien placé suivi d’un high knee dans l’estomac. Ça aurait été cool et surtout original. Bon allez, m’en vais regarder Jeff Hardy combattre Umaga c’est plus impressionnant…

Ma cote: 4/10 

07/04/2008

Leonor Watling

Les Italiens ont leur Monica et les Espagnols leur Leonor Watling. Cette chanteuse actrice, née d’un père espagnol et d’une mère anglaise connaît la célébrité avec le film Son de Mar de Bigas Luna. En 2002, elle remporte le Prix d’interprétation au Festival du Film Hispanique de Miami pour son rôle dans Ma mère préfère les femmes. La même année, elle tourne avec Pedro Almodovar et illumine de sa présence Parle avec Elle. Et cette année elle est à l’affiche d’Oxford Murders de la Iglesia. Avouez que…

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05/04/2008

Black Water (2008)

528e98d2f2e790f8e670e0da76cbb0c0.jpgDécidément le cinéma d’horreur Australien est bien décidé à ne pas se faire distancer par l’Europe et les States. Après le Wolf Creek (2005) de Greg McLean et avant le Rogue (2008) du toujours Mc Lean, le pays des aussies nous approvisionne en films de qualité et c’est tant mieux.

Reprenant donc un des thèmes les plus développés du cinéma des « bébêtes tueuses », Black Water nous relate l’aventure (basée sur des faits réels ben tiens…) de trois jeunes partis à la pêche avec leur guide dans la mangrove nord australienne. Du statut de chasseurs de poissons ils deviennent la proie d’un énorme crocodile qui les oblige à s’abriter dans les arbres de la mangrove. Comment survivre dans un espace naturel aussi hostile à des kilomètres de toute habitation…

Exit les Crocodile Dundee, les cages à croco inutiles ou encore le crocodile surdimensionné au QI de polytechnicien, Black Water privilégie le réalisme du fait divers. Du crocodile on ne verra pas grand-chose ou pas souvent, les réalisateur David Nerlich et Andrew Traucki préférant la suggestion (brrr ces bruits de mastication du croco mangeant, broyant et dévorant une victime toue proche des survivants…) et cette peur très latente, stressante qui vous éprouvent les nerfs dans une attente parfois insoutenable au risque d’en faire bâiller plus d’un. C’est que les longues minutes de palabres stériles de nos trois protagonistes nichés dans les branches de leur arbre bienfaiteur sont parfois agaçantes et ennuyeusement longues.

Mais paradoxalement ce défaut narratif contribue au réalisme de l’histoire en nous identifiant quelque peu au drame que vivent nos trois héros. Le sous-titre du film n’est-il pas suffisamment explicite : « what you can see can hurt you ». En endormant notre méfiance (ou notre attention c’est selon) les scènes où surgissent notre croco sont tout simplement flippantes et vous ramènent les pieds vers le corps en un temps record. Des scènes d’attaque impressionnantes quoique peu visuelles dans la vase de la mangrove terminent de nous convaincre de l’horreur de ce drame.

Comparé à ses inévitables prédécesseurs célèbres (Lake Placid, Primeval  ou encore le Eaten Alive de Hooper), Black Water est, certes, moins impressionnant car bénéficiant d’un budget autre mais terriblement plus réaliste et effrayant.

Nonobstant donc les longueurs et les dialogues parfois inutiles et naïfs, Black Water s’avère au final un des films de crocodiles les plus effrayants et sympathiques du genre. Bénéficiant d’une mise en scène et d’un casting plus qu’honnêtes le film mérite de s’y attarder avant l’arrivée du très, très attendu Rogue.

Ma cote: 6/10 

04/04/2008

Oxford Murders (2008)

85604822a11743fe8d4b92ceca334166.jpgDixième film du réalisateur culte Alex de la Iglesia, Oxford Murders est paradoxalement son premier hors frontières espagnoles. L’intrigue se déroule sur le campus de l’université d’Oxford où une série de meurtres se succèdent régulièrement. Martin (Elijah Wood), jeune étudiant ambitieux et Arthur Seldom (John Hurt), professeur émérite et suffisant, se retrouvent plongés un peu malgré eux dans l’enquête qui s’annonce difficile.
Une intrigue complexe s’articulant autour de théorèmes mathématiques, d’ésotérisme ou encore d’histoire médicale et philosophique qui noie parfois le spectateur dans l’incompréhension ou l’inattention. Néanmoins, le scénario écrit par le comparse de toujours, Jorge Guerricaechevarria, tient la route et pour peu que l’on arrive à le suivre passionnant. Un récit policier de haute voltige grâce à l’interprétation de deux grands acteurs qui trouvent ici l’occasion d’exprimer amplement leur talent à travers des personnages intrigants et hors du commun.
Alex de la Iglesia, bénéficiant d’un budget de 10 millions de dollars, arrive malgré un casting et une production internationaux à imposer son style latin et déjanté qui se mélange admirablement pour l’occasion avec la sobriété et le flegmatisme anglais. Un cocktail délicieusement mis en scène dont notamment de très beaux cadrages et un plan séquence absolument prodigieux où en deux trois minutes le réalisateur espagnol nous montre via une caméra zigzagante tous les protagonistes en différents endroits de la ville, démarrant de la bibliothèque pour se terminer sur le plan d’une défunte assassinée. Un exercice de style virevoltant bien trop rare que pour ne pas le remarquer.
Pour le reste, Oxford Murders est une œuvre classique au dénouement logique et qui raviront les amateurs de films policiers un peu hors normes. Rien de renversant mais très plaisant néanmoins. Et puis cerise sur le gâteau, une Leonor Watling so gorgious en couple avec un Elijah Wood plus mâle que d’habitude, étonnant mais intéressant…
 
Ma note : 7/10