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27/11/2007

The Splat Pack

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Cette semaine le sondage Cinegore vous demande de choisir le réalisateur de films d’horreur actuel que vous préférez. Parmi ceux cités nombreux sont ceux qui font partie de la nouvelle vague des années 2000 appelée The Splat Pack.

Ce terme, choisi en référence au célèbre Rat Pack des années 50 (la bande des copains Dean Martin, Frank Sinatra ou encore Sammy Davis Jr.), désigne ces jeunes réalisateurs actuels qui cartonnent au box-office américain et qui sont à la base du renouveau du film d’horreur.

Un article paru dans le Time du 22 octobre 2006 signé Rebecca Winters Keegan lance pour la première fois cette appellation d’origine contrôlée pour désigner ainsi ces petits génies que sont Alexandre Aja, Darren Lynn Bousman, James Wan, Neil Marshall, Rob Zombie et autres adeptes du genre.

Leur point commun ? L’utilisation de l’ultra réalisme dans leur film afin d’exacerber encore plus la violence, le sadisme et l’agressivité dont a besoin une partie de la société actuelle.

Pour comprendre cela il faut remonter presque trente ans en arrière, dans les années 70, quand le cinéma d’horreur était alors une réaction violente face aux bouleversements politiques et sociaux des Etats-Unis. Le pays est en guerre (Vietnam) et connaît les effets sociologiques de l’après Woodstock. Afin de donner la possibilité aux américains de crier leur révolte on leur donne en pâture du film d’horreur hautement subversif voire extrêmement dérangeant comme Chainsaw, La dernière Maison sur la gauche ou encore L’Ultimo treno della note.

Les années 80 et 90 signent alors une très longue parenthèse dans le cinéma d’horreur avec des films plus conventionnels et donc moins contestataires. L’humour et la caricature n’hésitent pas à prendre le dessus sur le craspeque et le gore au grand détriment du frisson garanti. Pour les aficionados ce sera la disette avec des films hautement soporifiques comme « Souviens-toi l’été dernier », les « Scream » et autres « Urban Legend ».

Heureusement, après cette longue traversée du désert, la tendance s'inverse avec l'arrivée des productions asiatiques comme The Ring et Dark Water qui nous abreuvent d'horreur début des années 2000.

Et puis survient SAW en 2004 et avec lui la nouvelle conception du film d’horreur vue par James Wan.

La porte est désormais ouverte et s’engouffre alors une série de jeunes réalisateurs biberonnés aux films cultes des années 70 apportant leur propre touche, souvent géniale. Comme il y a trente ans, les Etats-Unis connaissent à nouveaux la guerre (Irak) et un certain conservatisme qui confèrent inévitablement un renouveau du film de genre.

Combien de temps cela durera ? Difficile à dire car déjà on aperçoit un léger essoufflement des films de torture (Captivity) mais quoiqu’il en soit cette période faste du nouveau millénaire marquera déjà l’histoire du cinéma d’horreur et ce à notre plus grand  plaisir. Gageons et espérons qu’il en sera encore ainsi de nombreuses années encore…

Si vous souhaitez lire l'interview du Time : Splat Pack.pdf.

05/11/2007

Replongeons-nous dans la Nuit des Masques!

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Oh malheur ! Oh frustration ! Je n’ai pas encore eu le temps d’aller voir Halloween depuis sa sortie. Mais peut-être n’est-ce pas plus mal. C’est l’occasion avant d’aller le voir le week-end prochain de se replonger dans la saga Mike Myers avant le grand jour. Et pourquoi ne pas faire une semaine « Saga Mike Myers » histoire de se replonger dans cette série culte du cinéma d’horreur. Allez c’est parti !

21/09/2007

La Scream Queen

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Aaah la Scream Queen… Un bon film d’horreur digne de ce nom se doit de posséder sa Scream Queen sous peine de ne pas contenter les amateurs de jolies pépées quelque peu dénudées et peu farouches.

Car c’est ça une Scream Queen par définition. Littéralement « reine du cri » c’est la jolie demoiselle qui passe son temps à courir, fuir le méchant tout en criant son désespoir hystériquement. C’est également à ces charmantes créatures que nous devons les délicieux « Mais cours connasse ! » régulièrement entendus dans les salles de cinéma.

La Scream Queen est blonde, brune ou rousse peu importe. Nous dirons que son cri est proportionnel à ses formes sexy souvent avantagées par des vêtements courts ou moulants dans les films de série B, véritables hommages à la reine.

L’effeuillage progressif de la donzelle est une condition sine qua non du rôle et les blessures infligées ne doivent en rien altérer la beauté sexy de celle-ci. Quelle soit bonne actrice ou non n’a pas d’intérêt car souvent elle possède rarement le premier rôle et en plus son espérance de vie se réduit à quelques scènes. On lui demandera de minauder à l’occasion quand elle se pelotonnera dans les bras de son petit ami et de rire bêtement aux jokes toujours débilitantes de notre bodybuildé survitaminé du slibard.

L’origine du phénomène est lointaine puisqu’on estime que la première Scream Queen n’est autre que Fay Wray, blonde platine et déjà sexy dans King Kong version 1933. Même le gorille semblait apprécier.

Depuis, il existe un véritable panthéon des Scream Queens dont les plus connues sont Barbara Steele, Ursula Andress, Raquel Welsh ou plus récemment Drew Barrymore et Rose McGowan.

Des sites sur les demoiselles existent par dizaines avec des photos toutes plus affriolantes les unes que les autres. Les années passent mais les photos restent…

http://www.screamqueen.com/     http://www.webhorror.com/screamqueens/scream_queens.html

La plus belle caricature de la Scream Queen n’est autre que celle de Carmen Electra dans Scary Movies. On s’en délecte d’ailleurs toujours autant.

19/09/2007

« Plus la scène est sanglante et horrible, plus le moment est jouissif pour le téléspectateur ! »

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Si comme beaucoup d’aficionados du film d’horreur vous êtes victimes des remarques désobligeantes de vos amis, parents, copines ou autres voici une étude américaine très sérieuse qui devrait pouvoir vous rassurer quelque peu. En effet, deux scientifiques, Eduardo Andrade et Joël Cohen (aucun lien de parenté avec le réalisateur célèbre), se sont penchés sur l’attraction que nous ressentons parfois (et pour ma part souvent) pour les films d’horreur.

Personnellement, je préfère ces films pour les émotions ressenties un peu comme dans les montagnes russes. On passe par toutes les couleurs et j’adore ça !

Mais pour ces chercheurs de l’université de Californie à Berkeley, toutes les études menées sur le sujet omettent une chose : le fait qu’on puisse émettre des sentiments positifs et négatifs à la fois. « Ceux qui regardent les films d’horreur sont vraiment heureux d’être malheureux », résument les deux scientifiques. Ben tiens !

« Plus la scène est sanglante et horrible, plus le moment est jouissif pour le téléspectateur ! ». Ah là oui !

Les auteurs de cette étude ont donc démontré qu'à l'intérieur d'un cadre suffisamment protecteur (canapé du salon, bras du petit ami, cinéma avec des copains, etc.), on peut réellement éprouver du plaisir à avoir peur ! Dans un environnement familier ou public, les amateurs de films d'horreur ne craindraient pas d'être des victimes et savoureraient leur moment de cinéma. Pour arriver à de telles conclusions, les chercheurs ont utilisé une nouvelle méthodologie qui traque la peur et le plaisir, qui pourrait s'appliquer à d'autres expériences qui impliquent le goût du risque, comme les sports extrêmes.

db9e005ffe4b542ca5b991aaeebfecea.jpg3ab852873ac7524a98d177d6ea071c01.jpgAndrade, Eduardo B. and Joel B. Cohen (2007), “On the Consumption of Negative Feelings”, Journal of Consumer Research, 34 (October), 283-300

Horreur.pdf

29/08/2007

Le renouveau du cinéma d'horreur chez nous?

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La renaissance du film de genre en France se fait lentement mais sûrement. Signes de ce renouveau : les créations de maisons de production spécialisées dans le cinéma d’horreur. S’étant rendu compte du succès en salles de films talentueux comme « Ils » de Xavier Palud et David Moreau ou encore « Haute Tension » d’Alexandre Aja, certaines personnes ont pris leur courage à deux mains et se sont lancés dans l’aventure.

En Belgique tout d’abord où les succès de « Trouble » d’Harry Cleven et du superbe « Calvaire » de Fabrice du Welz ont engrangé un succès d’estime, voire international pour le deuxième cité. C’est suite à cela que Eve Commenge a créé Anonymes Films basé à Courcelles. Le but ? Produire des films du genre et plus particulièrement horreur et fantastique. Il est vrai que dans un pays où s’organise chaque année un des meilleurs festivals de cinéma horreur/fantastique (le BIFF) dans le monde ce n’est qu’un juste retour des choses.

En France également avec une nouvelle branche de production de chez Canal+ appelée « French Frayeur » et créée par Manuel Alduy. Découvreur du génial « ILS », il a permis la production d’autres films du genre qui ont ou vont beaucoup faire parler d’eux : A l’Intérieur, Martyre, Rézo Zéro ou encore  le petit dernier fort attendu « Frontières » de Xavier Gens. Une série de films réalisés dans la ligné de The Descent, Saw ou encore l’Armée des Morts. De quoi attirer les 350000 aficionados estimés en France, véritables cinéphiles du genre.

 Quant à ce « Frontières », ce film nous plonge dans un futur sombre où droite et extrême droite se battent pour la prise du pouvoir. Durant ce temps une jeune maghrébine qui doit accoucher prend la direction des Pays-Bas pour se faire avorter à l’insu de ses parents. Seulement voilà sur le chemin elle se retrouve dans une auberge tenue par des néos-nazis cannibales. Vous voyez le binz ? Samuel Le Bihan et estelle Lefebure font partie du casting. Ben oui on peut toujours y croire hein ? D’ailleurs il y a de quoi espérer avec cette bande annonce rien que pour vous. Et n’oubliez pas :

SOUTENEZ LE CINEMA DE GENRE !!!!

08/08/2007

Qu'est-ce que la MPAA?

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Connaissez-vous la MPAA ? Non ? Et pourtant cet organisme officiel Américain décide bel et bien de l’avenir des films que votre dévoué hôte vous présente chaque jour. Vous avez deviné il s’agit bien de la Censure. Toute puissante aux USA c’est elle qui décide de catégoriser les films et donc de leur avenir. Cet organisme qui rédigea en 1968 (et l’année n’est pas innocente) la classification film ratings se compose entre 10 et 13 membres dont le président est désigné en fonction de sa parfaite neutralité vis-à-vis d’Hollywood et de la pression de l’industrie du cinéma. Les membres doivent être parents d'enfants, de niveau intellectuel élevé et surtout avoir la capacité de se glisser dans la peau du parent Américain moyen qui souhaiterait protéger ses enfants des films jugés perturbant pour l’intégrité morale et intellectuelle. Après chaque vision un vote a lieu et la majorité l’emporte. Les facteurs déterminants sont le sexe, le langage vulgaire, les sujets adultes, la drogue et enfin la nudité. Il est d’ailleurs très intéressant de voir que dans un pays Américain reconnu pour son conservatisme puritain on y produit chaque année (particulièrement ces années 2000) des films aux scènes insoutenables, crues et dont la vulgarité des propos atteignent rarement les étoiles. Même l’Europe jugée, quant à elle, plus libertaire semble plus frileuse il suffit pour cela de voir le sort réservé au film A l’intérieur sorti en catimini dans les salles françaises et inexistant en Belgique. A méditer !

Revenons à notre MPAA et à sa classification qui repose sur 5 cotes.

48da963b5a64c8b099c87252a4946225.jpgLa G-Rated qui est attribuée aux films admis à tous.

 

021869ab0fbb2720b145af46b5cf155f.jpgLa PG-Rated pour les films soumis à l’avis parental et dont certaines scènes ne sont pas souhaitées pour les enfants.

0fb5009fe418b1efed5f525a8b4ec1e2.jpgLa PG-13 pour les films soumis à une avis très strict des parents et dont le contenu est inapproprié pour les enfants âgés de moins de 13 ans.

7f2ce0baa28bb4fd935acfc356b06e27.jpgLa R-Rated pour les films interdits aux moins de 17 ans ou accompagnés d’un parent ou d’un adulte.

 

13cdd378e1b3cc90ea70c546c99840dd.jpgLa NC-17 pour les films interdits aux moins de 17 ans sans aucune exception.

 

Autant dire que cette dernière limite très fortement le succès du film en salles. Dernièrement, le film Hatchet, dont on vous a déjà parlé, connu un véritable bras de fer contre la MPAA car celui-ci fut classé NC-17. La requalification en R-Rated fut accueillie avec un énorme soulagement par la production ce qui tente à démontrer toute l’importance que génère cette classification. Heureusement, de manière générale pour les films d’horreur c’est la R-Rated qui est attribuée.

Quelques films NC-17 pour l’exemple: La Grande Bouffe, Henry & June, Kill Bill, Le Dernier Tango à Paris, Predator 2,  Crash etc. Si la liste vous intéresse vous pouvez vous rendre à l’adresse suivante : http://www.imdb.com/List?certificates=USA:NC-17

19/07/2007

Vendredi 13, 27 ans après....

13dd5e30ea72cd9bc526a939029e66c6.jpgEn 1980, Sean S. Cunningham, ancien collaborateur de Wes Craven, nottament sur The Last House on the Left (1978), se doit de réagir face à la déferlante Halloween du génial Carpenter. Plus facile à dire qu’à faire et cependant Cunningham va nous offrir deux plus tard un autre chef-d’œuvre du cinéma d’horreur et un autre boogeyman célèbre après Mike Meyers. Un enfant trisomique en colonie de vacances se noie dans un lac dans l’indifférence insouciante de jeunes moniteurs préférant compter fleurette. Une vingtaine d’années plus tard, au même camp, des meurtres crapuleux se produisent, début d’une longue série qui encore maintenant ne semble pas prendre fin. La vengeance de Jason, le monstre difforme, devient alors une saga culte dont le premier opus s’intitule Friday the 13th. Le film n’a pas pris une ride grâce à une tension permanente ponctuée de scènes choc pour l’époque et qui maintenant encore nous révulse. Cunningham prend un malin plaisir à jouer avec nos nerfs, accompagnant ses interminables préambules au meurtre d’une bande sonore très originale et devenue culte. La caméra se positionne à la place de notre meurtrier voyeur rendant ainsi plus angoissante encore l’attente de voir notre victime originalement trucidée. Si vous désirez vous lancer dans la collection des films d’horreurs ou dans la découverte du cinéma d’épouvante ce film est le must incontournable du genre.

Ma note : 9/10

Au-delà de ce classicisme percutant et efficace c’est le lieu du massacre qui reste dans les mémoires. Crystal Lake ou ses cabanes en rondins au bord d’un magnifique lac existe bien dans le New Jersey mais le camp ne s’appelle pas comme cela. Cunningham avait à l’époque reçu l’autorisation de tourner dans un véritable camp de scouts nommé No-Be-Bo-Sco. Blairstown, petite ville du New Jersey, qui servit de lieu de tournage pour tous les plans à l’extérieur du camp n’a pas changé non plus. Pour vous en rendre compte par vous-même je vous invite à surfer sur deux sites qui vous rappelleront beaucoup de scènes de ce film culte.

Le premier est celui du camp de scouts http://www.nobebosco.org/

Dès la page d’accueil vous découvrirez ce ponton qui mène une dizaine de mètre dans le lac où Kevin Bacon (si, si) et sa petite bande de moniteurs se pavanaient et roulaient les mécaniques. Quand on parcoure les galeries photos du camp et que l’on voit ces enfants nager et s’amuser dans les eaux sombres du lac on ne peut s’empêcher de frissonner en s’imaginant sortir de l’eau Jason revenu de l’enfer pour se venger.

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Enfin le deuxième site est réalisé par une bande de joyeux allumés mais d’une très grande qualité : http://dreadcentral.com/index.php?name=Sections&req=v....

 

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Sur cette page l’auteur s’est amusé à comparer chaque plan culte du film avec les bâtiments d’aujourd’hui. En fait rien n’a beaucoup changé depuis. Et si vous souhaitez vous rendre sur place vous pourrez toujours commander votre séjour via un des nombreux sites spécialisés dans les visites guidées sur lieux de tournages mythiques du cinéma hollywoodien comme http://www.movielocationsguide.com/.

Allez pour se replonger délicieusement dans l’ambiance de ce film voici la bande annonce de l’époque :

13/06/2007

Le must Lions Gate

 

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Cinegore voudrait rendre hommage aujourd’hui à la société Lions Gate Film. Cette entreprise canadienne qui a été le premier producteur, éditeur, cinématographique indépendant au monde est désormais le must incontournable pour tout film d’horreur digne de ce nom. Saw, The Descent, Devil’s rejects, Hostel et j’en passe sont tous distribués par cette maison qui présente un catalogue superbe. On ne peut que vous inviter à visionner celui-ci et à découvrir sans doute l’une ou l’autre perle du film d’horreur. Pour chaque film vous avez le synopsis (en anglais) et le trailer. Bonne visite!

06/06/2007

Votre marché en ligne


Envie de faire votre marché de gore et d'épouvante en ligne? Cinegore vous propose quelques sites de référence qui offrent du cinéma indépendant de qualité et bien... sanglant! 

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Neo Publishing, éditeur indépendant, s'est spécialisé depuis sa création dans les DVD de qualité à prix raisonnable. Particulièrement actif dans le domaine du gore et de l'épouvante, il a déjà édité plusieurs classiques du genre tels que "CHUD", "La nuit des morts vivants", "Cannibal Ferox" et les films majeurs du réalisateur Lucio Fulci comme "L'Au-delà" et "L'enfer des zombies". Dans leur catalogue Films d'horreur vous avez le choix entre cannibale, culte, Fulci en collector, du gialo ou encore tuerie. Avouez que comme critères de recherche il n'y a pas plus révélateur...

  

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Uncut Movies, l'éditeur vidéo qui se vante d'être spécialisé dans la distribution des films les plus démoniaques, les plus hallucinants et les plus sanglants de la planète. Tous leurs films sont édités dans leur version intégrale non censurée et raviront les amateurs du genre, les collectionneurs et autres cinéphile. A noter que cet éditeur est celui qui distribue un des films les plus "craspec" qui existe sous le nom de Barricade.

 

 

 

 

b7a312cf27facfdfffb37fefa555d3e8.jpgLa base de données de Sin'Art pour se tenir informé de tout ce qui se passe autour du cinéma de genre : l'agenda des sorties dvd en France, en Europe, aux USA et en Asie, les films à l'affiche, les films actuellement à la location, des tests dvd, des dossiers/collection, la revue de presse.
Lorsque c'est possible, des critiques issues du fanzine Sueurs Froides apportent un complément d'information. Sin'Art db dispose également d'une solide extension VPC                                                  facilitant l'acquisition de ces films dans leurs différentes éditions de part le monde.

 

31/05/2007

Zombie

8cdbc2219666e202fc0dbbfa2b844c7f.jpgAprès les vampires, Cinegore revient aujourd’hui sur un autre personnage culte du film d’épouvante j’ai parlé du Zombie. Comment ce personnage aussi pourri de l’intérieur et aussi lent puisse effrayer à ce point ? Pourtant depuis déjà 1919 et le film Le cabinet du docteur Caligari de Robert Wiene le zombie fait partie de la galerie des monstres à Hollywood. Il arrive toujours à nous surprendre et il arrive toujours à rogner un orteil, un pied et voire avec un peu de chance la jambe entière. Par magie, par action chimique ou encore par virus il arrive toujours à sortir de terre comme une taupe mais il est franchement plus con que la taupe. C’est qu’il ne se déterre pas avec de nombreux atouts notre zombie. Si les vers ne l’ont pas trop grignoté, s’il ne fut pas écrasé sous un trois tonnes, ou s’il ne fut pas victime de mme Bobbitt notre homme ressort comme neuf. Enfin presque parce qu’il faut dire qu’il est un peu moisi et qu’il manque cruellement d’huile de bras. Il grince pas mal des articulations et le cerveau lui est coulé par le nez depuis longtemps. C’est dire comme il ne risque pas d’emballer les minettes fraîchement domiciliées au cimetière du coin. Bref Zombie n’a (plus) rien pour lui mais il a une qualité… il est coriace ! De faibles réminiscences traversent encore sa gelée grise et il se souvient qu’en meute on est moins crétin et que les supermarchés regorgent de viande fraîche à poils, à plumes ou en jeans. En plus il adore jouer à cache-cache à la grande joie des enfants et des blondes éplorées qui crient si fort mais qu’ils n’entendent plus, les oreilles bouchées de terre. Sa morsure en plus d’être infectieuse (ben oui imaginez) est mortelle à court terme. C’est le dilemme de la victime. Se faire bouffer jusqu’à l’orteil par Freddy Mercury ou bien se faire sauter la cervelle au riotgun. Si vous choisissez la première option sachez que vous passerez de la belle couleur laiteuse au bleuté ridé comme une vieille pomme avec des cernes abyssales et des yeux aux pupilles dilatées. Vous mettrez vos bras en avant, cherchant je ne sais quelle sortie, et pousserez des borborygmes à hurler… de rire !

A tous les coups il faut viser la tête pour stopper un zombie. Pourquoi la tête ? Allez savoir… La littérature manque cruellement en ce qui concerne l’histoire de ce personnage.

Cinegore vous présente son Top 5 des meilleurs films de Zombie avant de revenir demain sur le maître du genre j’ai nommé Georges A. Romero.

c3efbd68c28e5faa3d20bee992c9a0c6.jpegLa Nuit des Morts Vivants (1968) de George A. Romero

Ce film en noir et blanc et réalisé avec un budget ridicule reste cependant la référence absolue. Le premier film d’une trilogie consacrée aux zombies par Romero. Si le gore et les effets spéciaux ne sont pas exceptionnels c’est surtout l’atmosphère étrange de ce film qui rend celui-ci captivant. Réalisé comme un épisode de Twilight Zone on se rend compte très vite que les mauvais ne sont pas ceux d’en face qui recherchent de la chaire fraîche mais les voisins prêts à tout pour survivre y compris tuer. La question du racisme est également sous-jacente à travers les péripéties du héros noir. Le film est remarquable et le noir et blanc accentue la tension captivante de ce petit chef d’œuvre.

Ma note : 8/10

 

 

8c78d9b46f6e04cd717763ca375de652.jpgZombie: le crépuscule des morts-vivants (1978) de George A. Romero

 J’ai visionné ce film pour la première fois il y a 25 ans. Je fus terrifié et il resta marqué dans ma mémoire très longtemps. Ayant acheté le DVD pour le partager avec ma moitié, curieuse pour le coup, et m’y replonger je fus néanmoins quelque peu déçu. Le film, tout culte qu’il soit, a quand même méchamment vieilli. Certes les scènes choc ont gardé leur impact visuel mais la réalisation souffre désormais de la concurrence actuelle. Plongé dans le contexte des années 70 ce film avait tout pour choquer et terrifier une société américaine découvrant les « joies » de la consommation et les prémices de la pensée conservatrice. Comparé à Chainsaw, Zombie n’aura pas réussi à garder cette fascination que nous avons en redécouvrant le film culte de Hooper pourtant plus ancien encore. Il reste un film témoin d’un grand réalisateur (Romero) à (re)découvrir dans cette optique.

Ma note: 6/10


 

dd1efcf197a34c4eb454444d45ce98fe.jpg28 days later (2003) de Danny Boyle 

 

Allier le cinéma d’horreur aux satires sociales pour un film relève de la gageure que seul un Danny Boyle au meilleur de sa forme aurait pu réaliser. Grâce à des prises de vues sublimes, des musiques à contretemps, un montage judicieusement rythmé le réalisateur britannique porte merveilleusement à l’écran un scénario déroutant. Avec une première partie où le héros découvre un Londres totalement déserté (rien que cela le film vaut le détour), une deuxième sous forme de road movie en taxi so british et enfin une dernière partie plongé dans un pamphlet anti-militariste le script est original et ne ressemble en rien aux traditionnels films de Zombies ou de contaminés par un virus. A la fois tendre, noir et effrayant ce 28 days after est un bijou tant il est beau et bien écrit. Une tension permanente accentuée par des accélérés. Même si on se doute de l’attaque imminente d’un contaminé on est à chaque fois surpris, berné. Danny Boyle n’a décidément pas son pareil pour apposer sa griffe reconnaissable parmi d’autres. Il réussit ici un film prenant, visuellement superbe avec des clins d’yeux évidents et sympatiques vers Zombie de Romero, L’armée des 12 singes de Gilliam ou d’autres encore.

Ma note: 9/10


da1a354ce69f5f65b046c2a917c3a95f.jpgLand of Dead (2005) de George A. Romero

Et revoici Romero aux commandes pour un énième film sur les zombies. Nous sommes cette fois-ci dans le futur avec des zombies plus malins (si, si) et plus organisés. On y retrouve un Denis Hooper enfin moins cabotin en protecteur des nantis et une Asia Argento toujours aussi sexy sans vouloir en avoir l’air. Les scènes gores sont très impressionnantes et remarquablement réalisées et les zombies sont pour une fois très effrayants au point d’en oublier leur crétinisme d’outre-tombe. Personnellement c’est LE film de zombie qui m’a le plus impressionné. Génialissime !

Ma note: 9/10

 

 

f15c73171951d8d7f81d464135dc2a08.jpgShaun of the dead (2004) de Edgard Wright

Cette petite perle d’humour so british pour rendre hommage à ce film hilarant du début jusqu’à la fin. Chaque scène est propice à un humour décalé à travers des scénarios extrêmement bien ficelés. Le gore et la tension ne sont pas oubliées mais il est vrai qu’on attend plus la prochaine vanne plutôt que la prochaine décapitation. La scène la plus hilarante de Shaun of the Dead est sans conteste quand nos héros imitent la démarche du zombie pour éviter ceux-ci en chasse de chaire fraîche. Cette perle est un somptueux hommage aux films de Romero et c’est l’occasion de finir sur une touche d’humour…

Ma note: 8/10