Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

07/03/2008

Otis

9e76da089bff13cac319fb204fe66633.jpg

Voici une comédie horrifique légèrement déjantée qui devrait concurrencer I know who killed Me sur le même thème c’est-à-dire séquestrations et mutilations de jeunes filles. Mais plutôt qu’une vision très noire, le réalisateur Tony Krantz (pourtant plutôt branché production d’habitude) nous propose une comédie horrifique qui pourrait faire mouche plus efficacement que les malheurs de Lyndsay.

Plusieurs adolescentes sont découvertes assassinées et mutilées. Riley Lawson parvient, quant à elle, à s’enfuir de la maison du serial killer (un quoi ?), un psychopathe se prénommant Otis. De retour chez elle, ses parents décident de se venger. Oui mais voilà, Otis a un frère…

Une bande (qui) annonce un film hilarant dont on espère que la sauce prendra…



00:05 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : films d'horreur, gore, cinegore

06/03/2008

Genesis (1998)

4440deaaeccc2d1e51ce224a41342602.jpg

Troisième volet de la Trilogie de la mort, Genesis (1998) est sans doute le court métrage le plus émouvant et le plus beau de ce triptyque.

Un homme perd son épouse dans un accident de voiture. Écrasé par le chagrin, il décide de réaliser une sculpture à l’effigie de son aimée avant de se rendre compte au final que la sculpture prend vie et que lui-même devient pierre.

Pour une deuxième collaboration, Nacho Cerda fait appel à son ami Pep Tosar pour incarner ce sculpteur qui n’est plus que l’ombre de lui-même terrassé par une douleur sans nom et obnubilé par sa création.

Une nouvelle fois le réalisateur espagnol parvient à installer ses personnages et leur histoire dans un format difficile qui est celui du court métrage. Après tout, quelques images suffisent pour comprendre et dans ce domaine là Cerda est tout simplement doué. La photographie de Genesis confirme la beauté visuelle déjà découverte dans Aftermath grâce à une lumière astucieuse et des plans originaux.

On y retrouve déjà les fondations d’un cinéma d’horreur ibérique encensé actuellement à travers le monde. Un cinéma qui fait la part belle à l’émotion, suscitant une empathie envers des personnages meurtris par la vie, par un destin cruel et qui se retrouvent plongés dans des situations angoissantes, terrifiantes. Un cinéma d’épouvante très réaliste et très social qui va chercher au fond de chacun d’entre nous des sentiments divers et des émotions nouvelles. C’est en cela que ce cinéma espagnol est innovateur, quitte à devoir utiliser des procédés classiques mais toujours aussi efficaces.

C’est donc le cas avec ce sculpteur dont on ne sait rien dans le film si ce n’est son amour fou pour sa belle épouse (grâce à un petit film amateur sur une fête de famille) décédée dans un accident de voiture (flash back onirique de l’artiste). Mais ce sont ces caresses de l’artiste façonnant dans la pierre le corps de sa femme qui sont émouvantes car ce sont les caresses d’un homme qui veut très vite immortaliser l’amour de sa vie avant qu’elle ne disparaisse sans doute de sa mémoire. L’inacceptation, le refus d’une vérité qui fait mal. La mort est un sujet qui intrigue Nacho Cerda c’est certain. Après une vision crue, perverse de celle-ci dans Aftermath, le réalisateur espagnol nous rappelle le côté inéluctable, irréversible d’un deuil à travers une fable cynique où deux êtres qui s’aiment inversent le cours des choses pour un ultime adieu.

Rien de gore ici mais certaines scènes transformistes impressionnantes et une atmosphère étrange entretenue par une musique douce.

Genesis est un beau film tout simplement. Une œuvre qui jette définitivement les bases d’une carrière prometteuse et confirmée depuis grâce à The Abandoned (2006).

Ma note: 8/10 

05/03/2008

Sorties cinéma très attendues aujourd'hui

Journée faste aujourd’hui pour les sorties cinéma Frissons. Pas moins de trois films à la réputation flatteuse sortent sur nos écrans.

ed3fe9dc5872a3eefb67323675e52772.jpgA commencer par l’Orphelinat : Laura a passé son enfance dans un orphelinat entourée d’autres enfants qu’elle aimait comme ses frères et soeurs. Adulte, elle retourne sur les lieux avec son mari et son fils de sept ans, Simon, avec l’intention de restaurer la vieille maison. La demeure réveille l’imagination de Simon, qui commence à se livrer à d’étranges jeux avec «ses amis»... Troublée, Laura se laisse alors aspirer dans l’univers de Simon, convaincue qu’un mystère longtemps refoulé est tapi dans l’orphelinat...

Réalisé par Juan Antonio Bayona, l’Orphelinat confirme une nouvelle fois l’excellente santé du cinéma d’horreur ibérique. Produit par Guillermo del Toro, ce film est précédé d’une réputation très élogieuse de la part du public.

daee52cc250e4d766030fdcddc5a1b21.jpgP2 : Le soir de Noël. Angela reste tard au bureau pour finaliser un contrat. Elle descend au parking pour prendre sa voiture qui ne démarre plus. Le gardien du parking lui vient en aide et lui propose de venir prendre un petit verre. Après lui avoir ri au nez, elle perd connaissance pour se réveiller ligotée dans la loge du gardien, bien décidé à la garder pour le réveillon...

Réalisé par Franck Khalfoun, grand ami d’Alexandre Aja qui l’a conseillé pour ce film, P2 bénéficie d’une bande annonce impressionnante et d’un casting mené par une Rachel Nichols sculpturale.

9c0ba5f5b5225d834148ac6571c41116.jpgEnfin, Untraceable :  Au FBI existe une cellule qui s’occupe plus particulièrement des poursuites contre les pirates internet. L’Agent Jennifer Marsh fait partie de cette cellule et pense qu’elle a déjà tout vu. Jusqu’au moment où elle se retrouve sur la trace d’un criminel qui place ses meurtres sur internet, le sort de ses victimes dépendant du public : au plus le site a de visiteurs, au plus vite la victime mourra. Quand le jeu du chat et de la souris l’atteint personnellement, Jennifer et son équipe entament une course contre la montre pour attraper le meurtrier.

Auteur du sympathique Frequency (2000) et de l’excellent Primal Fear (1996), Gregory Hoblit possède de la bouteille dans le milieu. L’occasion pour les fans de revoir la belle Diane Lane en agent du FBI.

00:05 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : films d'horreur, gore, cinegore

04/03/2008

I Know Who Killed Me (2008)

a992786e211af0e67d3fd425242cd313.jpg

Victime de la réputation sulfureuse de son actrice principale et de la récompense empoisonnée (la framboise d’or 2008) qu’elle a reçue il y a peu, le film I Know Who Killed Me ne partait donc pas avec les faveurs du public et de la critique internationale avant même d’être diffusé.

Aubrey, une jeune fille enlevée en pleine ville, est retrouvée quelques temps plus tard le bras et la jambe amputées. Devenue totalement amnésique, celle-ci décide, une fois rétablie, d’entamer sa propre enquête pour connaître le tueur en série responsable de sa nouvelle vie.

Ce qui d’emblée frappe avec cette œuvre étrange c’est la très belle photographie de certaines scènes léchées et notamment celle du strip-tease où l’on voit Lyndsay Lohan se trémousser dans une danse émoustillante et engageante très clip MTV. Sans nul doute un des maîtres atouts du film avec également le choix des couleurs très contrastées dont ce bleu énigmatique qui revient sans cesse ou encore ces fondus écarlates entre certains chapitres.

Malheureusement cette originalité artistique ne s’accompagne pas d’un scénario sans reproche loin s’en faut. Un script très brouillon (de nombreux flash-back déroutants) malgré une idée de base originale et intéressante (inracontable sous peine de dévoiler l’intrigue) mais qui n’arrive pas à s’imposer mettant en cause une série trop importante de clichés et d’invraisemblances empêchant par la même occasion tout investissement dans l’histoire de la part du spectateur. Et c’est franchement dommage car c’eût été plus judicieux une approche moins expéditive du cas de cette malheureuse terriblement amputée après des jours de torture et qui, ici, reprend le dessus moralement et physiquement en un temps record annihilant ainsi toute empathie pour ce personnage intéressant. Une vision physiquement et psychologiquement plus réaliste d’Audrey aurait gagné à y être mieux développée et pourquoi pas via un voyeurisme trash (à la Cronenberg) et cru.

Dommage car on sentait Lyndsay Lohan capable de soulever le défi contredisant ainsi les nombreuses critiques incendiaires et injustifiées à son encontre (sans doute suis-je ensorcelé). C’est même le seul choix judicieux et crédible d’un casting épouvantable où l’on retrouve en papa « malheureux » un Neal McDonough (The Hitcher 2007) insipide voire inutile, une Julia Ormond dans un rôle beaucoup trop étriqué pour un talent comme le sien ou encore un Brian Geraghty icône même des teenagers américains surhormonés.

Bref un film étrange qui passe tristement à côté de son sujet mais qui n’est pas non plus dénué d’intérêt et n’est pas non plus le gros bide de l’année. Il existe dans I Know Who Killed Me une atmosphère certaine et des scènes de tortures très impressionnantes dues en partie à un maquillage remarquable et des effets spéciaux subtiles et discrets. Dommage donc ce scénario trop léger (on soupçonne trop vite l’identité du serial killer), expéditif et lourd de ces éternels clichés phagocytant un certain cinéma d’horreur américain qui caresse dans le sens du poil…

Ma note: 5/10 

03/03/2008

Aftermath (1994)

a1b0b4aa86f9f2a7a951f9db869c0ac6.jpg
Réalisé en 1994, par un digne inconnu alors, Aftermath reste 14 ans plus tard un véritable ovni du cinéma d’horreur. Une œuvre révolutionnaire pour un jeune réalisateur de 25 ans qui alla jusqu’au bout de son délire. Aftermath est certes une œuvre de jeunesse mais pourtant empreinte d’une maturité étonnante bien nécessaire pour aborder un sujet aussi délicat que celui de la nécrophilie.
Un court métrage (30 min.) obscure présentant un médecin légiste pratiquant des autopsies. Une fois seul, le médecin se livre à des actes sexuels répugnants sur le cadavre d’une jeune femme et finit par la violer avant de donner son cœur en pâture à son chien le soir chez lui.
Aftermath renoue avec ces anciens démons du passé ou des hommes cultivés, raffinés s’adonnaient autrefois dans des camps à des atrocités d’une barbarie répugnante. En effet, baigné d’une jolie musique classique, Nacho Cerda nous dépeint un tableau anatomique de victimes dépecées avec un réalisme terriblement impressionnant et opérées par un lambda bien sous tous rapports, méticuleux et froid.
Une fois passée l’émotion ressentie après la vue de ces cadavres autopsiés, le spectateur se retrouve alors confronté à la perversion sans nom, l’horreur dans ce qu’elle a de plus humaine. Obsédé par la mort, Cerda nous montre un homme, le regard mort, allant jusqu’au bout de sa folie, violant le corps d’une défunte éviscérée dans une mise en scène sans concession, jusqu’auboutiste, ultra réaliste. Une vision qui vous glace le sang et vous plonge dans la stupeur. Un décor bleuté, métallique que le sang écarlate vient recouvrir sur la table, sur le masque du médecin, sur le carrelage…
Une démence filmée dans les grandes largeurs, dans l’isolement d’une pièce close et protégée de la curiosité grâce au paravent social qui nous empêche d’affronter la vision de la mort à l’instar de cet employé jetant un œil sur le travail des médecins légistes avant d’abandonner, glacé par la vision. Cerda, lui, ne s’en soucie guère et nous choque, nous remue les tripes et nous oblige surtout à affronter une vérité que nous nous obligeons par bourgeoisie à ne pas assumer.
La perversion est un mal qui nous entoure et que nous le voulions ou non vouloir la snober au cinéma, pourtant miroir de nos attentes et de notre société, est une façon hypocrite d’éviter la confrontation avec notre peur de l’inconnu.
L’âme n’est plus, seul le corps reste offert désormais à des mains étrangères pour un dernier contrôle, sa dernière préparation. Un réalisme gore qui poussa même certains à penser que l’escroquerie de Roswell (souvenez-vous ce merveilleux Pradel), où l’on voyait un extraterrestre se faire découper sur une table d’autopsie, était l’œuvre du génial réalisateur espagnol.
Aftermath est une terrible claque qui vous oblige à remettre les pieds sur terre et à ne pas oublier qu’en chacun d’entre nous un monstre veille, tapis dans l’ombre, prêt à se réveiller pour le plus grand malheur. Un voyage répugnant dans l’ultra réalisme et la perversion sans limite. Souvenez-vous de Rotenbourg….
 
Ma cote: 8/10 
 

02/03/2008

Shannyn Sossamon

Découverte dans le film A Knigth’s Tale avec le regretté Heath Ledger en 2001, Shannyn Sossamon, 30 ans, est à l’affiche de deux films encore inédits chez nous : Catacombs (2007) aux côtés de la chanteuse Pink et One Missed Call (2008) en compagnie d’Edward Burns. Cette jolie brune originaire d’Hawaï (il y en a vraiment qui naisse avec le cul dans le beurre) vous est offerte ce lundi avec les félicitations de votre dévoué Gore….

bbb1084c4b8edd62f366ba7263667f20.jpgb87c60ddbec44a019735bc39368a6340.jpg6632e7c73b61cb216f7863141f80c2b7.jpg

01/03/2008

The Ruins

7b62ad18e87a9afa1a6acc293c315a63.jpg

Voici un film fort attendu outre Atlantique, annoncé comme très gore et réalisé par l’inconnu Carter Smith. Une bande d’estivants entraînés involontairement dans la jungle mexicaine part à la recherche d’un touriste mystérieusement disparu sur un site archéologique maya. Un site où une force mystérieuse semble hanter les lieux…

En soi rien de palpitant si ce n’est les présences du doué Jonathan Tucker (Chainsaw remake, Master of horror, Pulse etc.) et de Shawn Ashmore (X-men). La bande annonce est alléchante et le site officiel du site bien balancé. Maintenant pour le reste c’est à voir…

00:05 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : films d'horreur, gore, cinegore

29/02/2008

Black Sheep (2007)

e4233e1c7eb7e14e09d541e3ee1c09a6.jpg

Multi récompensé (Bifff, Gérardmer notamment), Black Sheep aura été certainement une des plus grosses surprises de l’année 2007 à l’instar d’un Slither par exemple. Avec cette histoire de moutons tueurs contaminés prenant d’assaut la ferme de leur « géniteur » et manipulateur génétique, le réalisateur néo-zélandais Jonathan King choisissait délibérément la voie de la série B et annonçait ainsi d’emblée une pantalonnade lourdingue venant du pays des moutons.

Dès les premières minutes c’est un festival de bourdes provenant de ces anti-héros délicieusement teintés d’un humour british qui déferle ainsi dans ce film tourné dans des décors de rêve et où gambadent des centaines de moutons broutant paisiblement dans des champs d’un vert bio. Une herbe tendre qui très vite ne les satisfait plus, préférant la chair humaine et contaminant au passage des fermiers se transformant soudainement en monstre ovin sanguinaire.

Face au propriétaire de cette ferme labo, des activistes de la cause animale se retrouvent très vite eux aussi dans ce carnage, un clin d’oeil qui s’inscrit logiquement dans cette émergence du film d’horreur écologiste qui chaque année nous sort un ovni sympa comme Isolation (2005) ou Severed (2005).

Une galerie de personnage haute en couleur qui offre une gamme de clichés en tous genres reproduits grossièrement et de façon hilarante. Entre les fermiers mangeurs de tripailles, les végétariens bobos et l’ovinophobe citadin le scénario offre des répliques délirantes de non-sens, du style :

(La vieille fermière, le canon de son fusil sur la nuque de son petit-fils) « Pas un geste à moins que ton rêve soit d’avoir des trous de narine derrière la tête » ou encore cette réplique :

- « Qu’est-ce que tu fais des moutons ?

-  Je les encule les moutons !

- Non, ils sont trop nombreux, tu n’as pas le temps ! »

Jouant sur l’éternelle guerre opposant les fermiers et les défenseurs de la production bio, Jonathan King nous offre un pamphlet écolo efficace où scènes gore de moyenne qualité alternent avec situations grotesques. Ça ne fait pas toujours mouche mais le côté déjanté de l’œuvre dans son ensemble nous rappelle ô combien est difficile de conjuguer humour et horreur aussi parfaitement qu’un Shaun of the Dead encensé par la critique autant que le public. Une blague potache réussie néanmoins qui se termine dans un gros pet flambé de méthane et qui réjouit nos zygomatiques à défaut d’exploser notre taux d’adrénaline.

Ma cote: 7/10 

28/02/2008

Programme du BIFFF en exclusivité!!!

f1b772c9ca25344112447322a85a3257.jpg

Enfin le programme du prochain BIFFF !

En exclusivité le programme complet en PDF du festival.

Je peux déjà vous annoncer les présences entre autres de : Alysson Paradis, Adam Mason, Neil Marshall (aaaah), Clovis Cornillac, Franck Vestiel, Alex de la Iglesia, Nacho Vigalondo, Kenta Fukasaku.

Quant aux films notons les projections de : The Eye, The Oxford Murders, Diary of the Dead, Machine Girl, Funny Games, REC, A l’intérieur Black Water, Doomsday, Eden Log, Stuck, Frontière(s) ou encore The Fall.

Cinegore ne manquera pas de vous tenir informés. En attendant, voici donc le programme…

filmprog08.pdf

15:40 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : films d'horreur, gore, cinegore

27/02/2008

Le site de Doomsday

dc8e7101ee8d3385e1b2ca7872b98fb6.jpg
Doomsday c’est pour bientôt, encore deux petits mois pour les moins chanceux qui n’auront pas la possibilité de se rendre au BIFFF. En attendant, le site officiel du film vous offre la possibilité de voir une multitude de petits clips en plus de superbes images et de downloads. Enfin, un jeu en 3-D est également disponible…

Pour les fans de Neil Marshall n’hésitez pas à vous y rendre régulièrement car ce site est continuellement up loader !

 

00:05 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : films d'horreur, gore, cinegore