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29/03/2008

Romero is back

Deuxième jour et déjà beaucoup d’émotions pour la soirée d’hier. Malgré une présentation un peu terne, le public, quant à lui, était une nouvelle fois au rendez-vous. Les « à poil », « on s’en fout » « mais derrière toi connasse » ou encore « une chanson, une chanson » devancent les « ouaaaaai » qui ponctuent chaque apparition du tant attendu zombie. Une ambiance sympa qui aura fait chaud au cœur de Jürgen Prochnow, adoubé « Chevalier du Corbeau ».

Les têtes d’affiche que furent Oxford Murders et Diary of the Dead étaient évidemment fort attendues. Si le premier cité s’avère plutôt sympa et très stylisé, le second du papy Romero  est tout simplement une bombe. Humour, cynisme et scènes gore (mais non pas moi p…) se succèdent dans ce film qui déjà s’annonce comme un des tous meilleurs du BIFFF cuvée 2008.

1h00 du mat’, au loin la jolie frimousse d’Axelle Carolyn Marshall (l’épouse du bien nommé) répondant aux demandes d’informations d’un badaud ignorant son identité. Pas une, pas deux, votre dévoué Gore se précipite pour la remercier de sa collaboration pour le site CinemaFantastique.be (interview sur le site) et lui parler un peu de Doomsday. Le film semble bien réussir aux States. Néanmoins le stress est là avant la projection de dimanche et ça se ressent… Super adorable que cette ravissante fan du cinéma de genre. Et le non moins sympathique David Moreau de se joindre à nous… L’occasion de le féliciter encore pour son « Ils » coréalisé avec son camarade Palud. Bon là je ne suis pas trop revenu sur The Eye hein parce que bon…hum…. Néanmoins, l’élégant réal semble avoir beaucoup apprécié l’accueil d’hier puisque leur film faisait l’ouverture du festival. Me rassurant de la prochaine interview qu’il nous accordera bientôt je le laisse s’enfuir avec une bande d’amis vers le centre de la capitale à la recherche de la « fée verte »… de l’absinthe quoi !

Voilà, il est 2h48 du mat’, demain six films au programme  je vous laisse mes amis…

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02:50 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : films d'horreur, gore, cinegore

27/03/2008

The Eye (2008)

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Il fallait s’y attendre quand, il y a deux ans, Xavier Palud et David Moreau offraient à la France un film d’angoisse digne de ce nom que l’hexagone n’avait plus l’habitude de voir au cinéma, une œuvre au succès critique important qui ne pouvait pas rester sans suite. « Ils », puisque c’est de ce film qu’il s’agit,  renouait avec l’efficacité  des films d’angoisse d’antan qui faisaient la part belle à la tension extrême et aux jeux d’acteurs.

Victimes de budgets trop étriqués et de producteurs frileux, les réalisateurs français, dans un exode créatif obligatoire, traversent donc l’Atlantique, accueillis les bras ouverts par des Américains plus ambitieux. C’est là que le couple de réalisateurs se voit recevoir l’opportunité de réaliser le remake des frères Pang The Eye. Passons le pourquoi d’un tel projet pour se focaliser plutôt sur cette expérience américaine intrigante et risquée pour les deux frenchies. 

Ne tournons pas trop longtemps autour du pot, le film est malheureusement une déception. La question est de savoir quelle était réellement la liberté d’action des deux réals dans le choix du casting (et allez qu’on nous refile la Jessica !) et dans le choix créatif de certaines scènes. Difficile de reconnaître dans ce film la patte de Palud/Moreau qui dans leur premier film parvenaient pourtant à créer une atmosphère terrifiante et ce avec peu de moyens. Rien de tout cela ici, The Eye aurait pu être réalisé par n’importe quel réalisateur abonné aux films fabriqués, commandés et destinés à un public plus large et plus convenu.

Les rares moments angoissants proviennent de scènes plutôt bien réussies et parfois même impressionnantes même si manquant d’originalité. Comme si l’utilisation d’effets spéciaux numériques rendaient mal-à-l’aise les deux français peu habitués jusque là dans leur carrière. On a bien des bouh, des grrrr et une musique crispante pour saupoudrez le tout d’artifices mais rien n’y fait…

Jessica Alba est égale à elle-même c’est-à-dire peu convaincante et victime malgré elle de sa (très belle) plastique, ce plaisir des yeux faussant la donne quelque peu. Avec elle, Alessandro Nivola (Pollux Troy dans Face/Off) lui aussi peu crédible dans le rôle d’un ORL mais si mignon aux bras de la belle c’est tout bénef pour la prod.

Déception donc pour ceux qui, comme votre chroniqueur, attendait beaucoup de cette aventure américaine. Entre City Lights et le 6ème Sens, le film The Eye est trop gentillet, trop prévisible que pour atteindre son but. À la copie, préférez donc l’original…

Ma cote: 4/10 

26/03/2008

Les interviews de la semaine

Toute cette semaine et durant la quinzaine du BIFFF, CinemaFantastique.be vous propose des interviews des différentes stars qui seront présentes au festival. En voici quelques perles… Rendez-vous sur le seul site qui défend le cinéma de genre en Belgique pour la suite.

 

Comment voulez-vous qu’ils aient une expérience du public avec dix personnes dans la salle et qui viennent armés, la fleur au fusil, pour détester les films. Je pense qu’il faudrait changer ça et faire des projections de presse publiques avec des salles pleines pour apprécier le film à sa juste valeur. (Xavier Gens)

 

….et c'est pour cela que le cinéma de genre est un cinéma paradoxalement très intelligent, car il propose toujours une interprétation différente de la réalité, simplement en changeant un paramètre de celle-ci. Un film fantastique ou de Sci Fi ça commence toujours pas "ET SI...?"(Emmanuel Jespers)

 

C’est le meilleur festival fantastique à ma connaissance (et j’en ai visité pas mal !) et il a largement contribué à ma passion pour le genre, et mon choix de carrière. (Axelle Carolyn Marshall)

 

Maintenant c’est vrai que la SF n’a jamais été un genre majeur du cinéma français même si elle est liée à son histoire ... On ne peut pas le blâmer, le cinéma est un peu vieux chez nous, il n’a parfois pas toute sa mémoire. Il oublie souvent que sa sophistication est le fruit de cinéastes qu’on qualifierait de genre aujourd’hui, Méliès ou Feuillade en tête ... (Franck Vestiel)

 

(Sur le cinéma de genre) Cela doit être dû à une sorte de conjonction entre une nouvelle demande de la part de spectateurs jeunes, à l'arrivée sur le marché des réalisateur de trentenaire ou quadragénaire qui "prennent la relève" de la vielle garde et peut être même à la façon dont on envisage aujourd'hui la distribution des films…(Thomas Gunzig)

14:20 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : films d'horreur, gore, cinegore

Cry Wolf (2005)

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Préparé selon la très rentable recette inhérente aux teenager movies, Cry Wolf nous propose trois des ingrédients les plus récurrents du genre : collège huppé, p’tits cons et jolies pépés. Réalisé par un pro en la matière (Jeff Wadlow), le film ne dépareille donc pas dans cette longue série de réalisations ciblant le public d’ados.

Seule éclaircie au tableau, un scénario plus travaillé et une idée de base originale qui consiste, pour une bande de fils à papa, à créer de toute pièce un serial killer. Une rumeur qui se répandrait sur tout le campus universitaire et révélerait l’identité d’un vrai criminel en liberté et toujours pas arrêté. Cette histoire de l’arroseur arrosé nous vaut un twist final intéressant sauvant ainsi le film du statut de daube intégrale.

Du casting, on retiendra les noms de Lindy Booth (Détour Mortel et The Skulls 2), de la jolie gueule d’amour Julian Morris et surtout Jon Bon Jovi en prof (on aura décidément tout vu).

Oscillant pauvrement entre Scream, les rebondissements à la Sex Crimes ou encore un final très Peur Primale, Cry Wolf ne fait pas peur, ne fait pas rire (ou alors involontairement) et n’émoustille même pas. Et pourtant avec ces étudiantes en mini jupes il y avait franchement de quoi.

Pour âmes sensibles seulement…

Ma cote: 3/10 

25/03/2008

Gruesome (2006)

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Quel étrange film que ce Gruesome (Salvage, 2006) réalisé par les frères Jeff et Josh Crook. Il commence par le cauchemar d’une jeune fille dans lequel elle se voit battue, violée et écorchée avant de mourir dans la cave de sa maison. Seulement voilà, le cauchemar se répète et Claire n’arrive plus à distinguer la réalité du songe horrifique.

Film fauché, Gruesome est ce genre d’œuvres indépendantes qui méritent la sympathie dès lors que le réalisateur a des idées ou un culture cinématographique rendant suffisamment hommage. Sans être l’ovni de l’année, ce film indie parvient à garder le spectateur en haleine grâce à une atmosphère et une tension entretenue par une musique très (trop) présente et stridente. Les quelques scènes gore ou de baston sont impressionnantes de brutalité mais malheureusement trop rares…

La photographie aux couleurs hivernales est souvent naïve mais toute cette maladresse apporte un charme étrange voire volontairement onirique. Souvent brouillon, le scénario utilise flash-back et ellipses pour raconter une histoire qui fait de l’œil à des références du genre. Et si parfois le tout semble incohérent et ennuyeux on peut toujours se reporter sur les jolies courbes de Lauren Currie Lewis (Claire) qui, de loin, nous offre une interprétation bien au-dessus de la moyenne par rapport au restant d’un casting médiocre.

Film sympa au demeurant, Gruesome vaut surtout donc le détour pour son étrange atmosphère et rien d’autre. Pour un petit film indépendant ce n’est déjà pas si mal…

Ma cote: 5/10 

24/03/2008

Kristanna Loken

Un visage qui ne vous ai pas inconnu n’est-ce pas ? Normal Kristanna Loken, 29 ans, de parents norvégiens, ancien top model fut à l’affiche de Terminator 3, BloodRayne et officie actuellement dans la série Paintkiller Jane.

Aaaah la Norvège....

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22/03/2008

Cinemafantastique.be en direct du BIFFF...

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Très chers Geeks de la planète Terreur soyez dès la semaine prochaine attentifs au seul site belge qui défend le cinéma de genre j'ai nommé cinemafantastique.be. En vue du prochain Festival du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF) attendez-vous à de nombreuses interviews, chroniques et comptes-rendus quotidiens du festival. C’est toute l’équipe du site qui se mettra en quatre pour vous relater les coups de cœur, les bides et les réactions en direct from the BIFFF.

Alors soyez au rendez-vous et bon festival sur place ou avec cinemafantastique.be !

21/03/2008

The Wolf Man: premières photos...

Deux premières photos pour The Wolf Man de Joe Johnston avec Benicio Del Toro...

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00:05 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : films d'horreur, gore, cinegore

20/03/2008

Frontière(s)

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Troisième film français coup de poing après Haute Tension et à l’intérieur, Frontière(s) était annoncé à l’instar de ses prédécesseurs comme le film qui allait donner un bon coup de pied dans la fourmilière et faire renaître le cinéma de genre en France. Pour un tel pari, Xavier Gens s’entoure d’une équipe de fidèles comme Estelle Lefébure (avec qui il a travaillé pour le film Au petit matin, 2005) et Samuel Le Bihan (idem pour Fotografik, 2006). A la production on retrouve ses comparses Luc Besson et Laurent Tolleron, la musique est signée Jean-Pierre Taieb et pour la photographie un Laurent Barès décidément talentueux. C’est donc toute une bande de sympathiques fêlés qui entreprennent cette longue et difficile gageure, tout l’art de savoir s’entourer pour un réalisateur culotté et passionné.

L’histoire ? La France est passée sous le contrôle d’un gouvernement fasciste d’extrême droite et fait la chasse à cette « racaille » des banlieues via une police expéditive et ne faisant plus dans la dentelle. Et pour ceux qui, par malheur, ne possèderaient pas les caractéristiques aryennes, cette France n’est plus la leur… Fuyant cette atmosphère délétère, une bande de petits braqueurs parisiens se perdent en pleine campagne et décident de loger dans un motel miteux tenu par des néonazis sanguinaires et cannibales.

Avec une tel scénario, inutile de dire que la tâche entreprise par Gens s’avère difficile, voire impossible, à « vendre » à des producteurs et distributeurs de l’hexagone. C’est sans compter la détermination du réal français et du bienfaiteur Canal + (via la branche French Frayeurs) qui décident de garder leur ligne créatrice, défendant scène par scène contre une censure très pesante.

Car frontière(s) est sans nul doute un film d’une violence très visuelle qui repose sur un scénario dérangeant, voire provocateur en ces temps de tensions sociétales. Avec l’utilisation d’une pellicule granulée rappelant furieusement celle employée dans les années 70 et de nombreuses références aux films de cette époque on pense inévitablement au film phare de Tobe Hooper, Massacre à la tronçonneuse. C’est que cette famille de dégénérés fascos conviés autour d’un repas de famille sous l’emprise d’un ancien officier nazi paternaliste ça rappelle forcément quelque chose.

Filmées caméra à l’épaule, les scènes de torture pratiquées par de gros garçons bouchers (ne pas oublier le très saillant tablier de circonstance) et d’égorgements barbares se succèdent dans une ambiance poisseuse, craspeque voire vomitive. Un survival hardcore, jusqu’auboutiste et nihiliste qui rend brillamment hommage à un certain cinéma contestataire, trash et politisé venant des States ou d’Italie, contemporain ou d’époque.

Seulement voilà, Estelle Lefébure (en Baby-Sheri Moon-Firefly) et Samuel Le Bihan ont beau être terriblement bons et à contre-courant total de leurs anciens rôles, on ne peut malgré tout se demander si ce choix fut judicieux compte tenu justement de leur médiatisation people (trop) importante. Ajoutez à cela un second degré (souhaité ?) incarné par des personnages caricaturaux (le patriarche nazi et sa progéniture costumés en SA) déclamant des phrases bateau d’un autre temps et vous aurez ce sentiment dommageable de distanciation par rapport à l’histoire et à ses protagonistes. Paradoxal quand on pense à l’interprétation viscérale de Karina Testa… Situation étrange accentuée en cela par un souhait tout à fait louable de la part de Xavier gens de rendre hommage coûte que coûte à sa galerie de films cultes.

Frontière(s) est une œuvre militante, gonflée et impertinente qui a le courageux mérite de crier haut et fort que le cinéma de genre (et spécialement d’horreur) a sa place dans le paysage cinématographique trop guindé en France. Un  film fort, à la photographie très soignée, qui témoigne assurément du grand talent en devenir d’un Xavier Gens déjà fort plébiscité aux States.

Ma cote: 6/10 

19/03/2008

Awake (2007)

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Aux Etats-Unis il est encore possible d’octroyer un budget de 9 millions de dollars à un jeune réalisateur ainsi qu’un casting alléchant (Jessica Alba et Hayden Christensen) pour son tout premier film. Il y a de quoi en frustrer plus d’un sous nos latitudes…

C’est ce qui est arrivé au Britannique Joby Harold pour exploiter cette histoire de jeune yuppie, héritier d’un empire industriel et étouffé par une mère possessive, qui se fait opéré dans l’urgence à cause d’un cœur défectueux. Une fois anesthésié celui-ci se rend compte avec effroi qu’il est tout à fait conscient et qu’il ressent la douleur. Parvenant alors à se dédoubler il tente de déjouer un complot orchestré par sa jeune épouse et son ami chirurgien.

Dans « Salle d’autopsie quatre », Stephen King nous offrait une nouvelle à l’intrigue redoutable et passionnante. Celle d’un homme considéré comme mort et qui se retrouve en salle d’autopsie pour identifier la cause de son décès. Seul hic au tableau, il n’est pas mort mais rendu paralysé par une morsure de serpent qui lui donne l’apparence d’un cadavre. Et quand la fraiseuse s’approche pour commencer le travail du légiste, c’est notre propre cœur qui s’emballe…

Constat évident de Awake : Joby Harold n’est pas le maître de l’épouvante et c’est franchement dommage. Car le réalisateur anglais ne prend pas l’initiative d’exploiter totalement la scène d’opération à cœur ouvert préférant fuir dans un thriller d’un classicisme sans surprise, ennuyeux et tellement prévisible. Ce choix frileux de ne pas aborder de front un cinéma plus typé, voire plus hardcore pourquoi pas, rend l’œuvre stérile et ce n’est pas la belle photographie et les quelques rares rebondissements scénaristiques qui viendront sauver ce film mièvre. Pire, les minauderies d’une Jessica Alba décidément aussi « avenante » (mais décidément trop pudique !) que piètre comédienne viendront terrasser définitivement tout prémisse d’intérêt.

Même Hayden Christensen semble sous-exploité compte tenu du talent inné de ce jeune acteur. Merci cependant à Lena Holin qui apporte à elle toute seule la crédibilité nécessaire à ce naufrage.

Awake est donc un film terne, au scénario peu culotté et à l’intrigue d’une platitude navrante. A déconseiller tout simplement…

Ma cote: 3/10