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08/04/2008

See no Evil

8ada3d37efb227f8833292ae139eedab.jpgUn groupe de délinquants pas très futés acceptent de participer à un programme de réinsertion en collaborant à la restauration d’un vieil immeuble désaffecté sous la direction de la propriétaire et de deux gardiens de prison. Ce qu’ils ne savent pas c’est que cet immeuble abrite en son sein un dangereux psychopathe, terriblement dangereux et collectionneur d’yeux à son heure…

Pour incarner le psychopathe Jacob Goodnight, Glen Jacobs alias Kane, gros bébé de 2m13 et de 147 kilos, ancien champion du monde de catch. Armé d’une chaîne se terminant par un crochet, notre montagne de muscles décime la colonie de jeunes crétins qui pensent plus à baisouiller dans les coins que travailler au projet de restauration. Originalité de ce carnage, Goodnight s’escrime à énucléer toutes ses victimes et à mettre ses trophées dans des bocaux de formol conservés avec soin.

Pour le reste ben…  See no Evil est un énième nanar qui emploie des jolies pépés (quoique) et des p’tits cons qui ont fait des groooosses bêtises et qui confondent réhabilitation avec mega teuf et superbe bâtiment Art Deco pour un baisodrome. C’est vous dire les scénarios et l’intrigue qui évidement tiennent sur une feuille de papier cul.

Et en parlant de baisouillage à gogo le réalisateur, Gregory Dark, en connaît un bout (… de rayon) puisque spécialisé dans les films pour adultes et dont c’est la première réalisation d’un autre genre. Côté casting, outre notre Monsieur Propre de 2m13, il y a bien Christina Vidal vue dans Freaky Friday ou Penny McNamee (Salem’s Lot) mais rien de bien sérieux si ce n’est la plastique parfois avantageuse de ces demoiselles ce qui au bout d’une heure est un peu peu vous en conviendrez.

Certes, les scènes de meurtre sont parfois impressionnantes et bien gore, certes il existe bien une tension quelque peu palpable mais très franchement pour les amateurs du genre tout ça sent le réchauffé à plein nez et plongera ceux-ci dans un profond ennui.

Aaah, on aurait tant aimé voir à la place notre Kane « s’amuser » avec ses victimes via des uppercuts dans la tronche, laissant retomber celles-ci dans des Sidewalks slams parfaits et chorégraphiés. Ou pourquoi, pas dans une envolée très JCVD, un big boot bien placé suivi d’un high knee dans l’estomac. Ça aurait été cool et surtout original. Bon allez, m’en vais regarder Jeff Hardy combattre Umaga c’est plus impressionnant…

Ma cote: 4/10 

07/04/2008

Leonor Watling

Les Italiens ont leur Monica et les Espagnols leur Leonor Watling. Cette chanteuse actrice, née d’un père espagnol et d’une mère anglaise connaît la célébrité avec le film Son de Mar de Bigas Luna. En 2002, elle remporte le Prix d’interprétation au Festival du Film Hispanique de Miami pour son rôle dans Ma mère préfère les femmes. La même année, elle tourne avec Pedro Almodovar et illumine de sa présence Parle avec Elle. Et cette année elle est à l’affiche d’Oxford Murders de la Iglesia. Avouez que…

47e1300ded2cd34cf7b3ec660024d711.jpg73c46d2bc0d6b7d12cb9feeffed75937.jpgdeaeb81a01daed55ed2dccba275b519c.jpg

05/04/2008

Black Water (2008)

528e98d2f2e790f8e670e0da76cbb0c0.jpgDécidément le cinéma d’horreur Australien est bien décidé à ne pas se faire distancer par l’Europe et les States. Après le Wolf Creek (2005) de Greg McLean et avant le Rogue (2008) du toujours Mc Lean, le pays des aussies nous approvisionne en films de qualité et c’est tant mieux.

Reprenant donc un des thèmes les plus développés du cinéma des « bébêtes tueuses », Black Water nous relate l’aventure (basée sur des faits réels ben tiens…) de trois jeunes partis à la pêche avec leur guide dans la mangrove nord australienne. Du statut de chasseurs de poissons ils deviennent la proie d’un énorme crocodile qui les oblige à s’abriter dans les arbres de la mangrove. Comment survivre dans un espace naturel aussi hostile à des kilomètres de toute habitation…

Exit les Crocodile Dundee, les cages à croco inutiles ou encore le crocodile surdimensionné au QI de polytechnicien, Black Water privilégie le réalisme du fait divers. Du crocodile on ne verra pas grand-chose ou pas souvent, les réalisateur David Nerlich et Andrew Traucki préférant la suggestion (brrr ces bruits de mastication du croco mangeant, broyant et dévorant une victime toue proche des survivants…) et cette peur très latente, stressante qui vous éprouvent les nerfs dans une attente parfois insoutenable au risque d’en faire bâiller plus d’un. C’est que les longues minutes de palabres stériles de nos trois protagonistes nichés dans les branches de leur arbre bienfaiteur sont parfois agaçantes et ennuyeusement longues.

Mais paradoxalement ce défaut narratif contribue au réalisme de l’histoire en nous identifiant quelque peu au drame que vivent nos trois héros. Le sous-titre du film n’est-il pas suffisamment explicite : « what you can see can hurt you ». En endormant notre méfiance (ou notre attention c’est selon) les scènes où surgissent notre croco sont tout simplement flippantes et vous ramènent les pieds vers le corps en un temps record. Des scènes d’attaque impressionnantes quoique peu visuelles dans la vase de la mangrove terminent de nous convaincre de l’horreur de ce drame.

Comparé à ses inévitables prédécesseurs célèbres (Lake Placid, Primeval  ou encore le Eaten Alive de Hooper), Black Water est, certes, moins impressionnant car bénéficiant d’un budget autre mais terriblement plus réaliste et effrayant.

Nonobstant donc les longueurs et les dialogues parfois inutiles et naïfs, Black Water s’avère au final un des films de crocodiles les plus effrayants et sympathiques du genre. Bénéficiant d’une mise en scène et d’un casting plus qu’honnêtes le film mérite de s’y attarder avant l’arrivée du très, très attendu Rogue.

Ma cote: 6/10 

04/04/2008

Oxford Murders (2008)

85604822a11743fe8d4b92ceca334166.jpgDixième film du réalisateur culte Alex de la Iglesia, Oxford Murders est paradoxalement son premier hors frontières espagnoles. L’intrigue se déroule sur le campus de l’université d’Oxford où une série de meurtres se succèdent régulièrement. Martin (Elijah Wood), jeune étudiant ambitieux et Arthur Seldom (John Hurt), professeur émérite et suffisant, se retrouvent plongés un peu malgré eux dans l’enquête qui s’annonce difficile.
Une intrigue complexe s’articulant autour de théorèmes mathématiques, d’ésotérisme ou encore d’histoire médicale et philosophique qui noie parfois le spectateur dans l’incompréhension ou l’inattention. Néanmoins, le scénario écrit par le comparse de toujours, Jorge Guerricaechevarria, tient la route et pour peu que l’on arrive à le suivre passionnant. Un récit policier de haute voltige grâce à l’interprétation de deux grands acteurs qui trouvent ici l’occasion d’exprimer amplement leur talent à travers des personnages intrigants et hors du commun.
Alex de la Iglesia, bénéficiant d’un budget de 10 millions de dollars, arrive malgré un casting et une production internationaux à imposer son style latin et déjanté qui se mélange admirablement pour l’occasion avec la sobriété et le flegmatisme anglais. Un cocktail délicieusement mis en scène dont notamment de très beaux cadrages et un plan séquence absolument prodigieux où en deux trois minutes le réalisateur espagnol nous montre via une caméra zigzagante tous les protagonistes en différents endroits de la ville, démarrant de la bibliothèque pour se terminer sur le plan d’une défunte assassinée. Un exercice de style virevoltant bien trop rare que pour ne pas le remarquer.
Pour le reste, Oxford Murders est une œuvre classique au dénouement logique et qui raviront les amateurs de films policiers un peu hors normes. Rien de renversant mais très plaisant néanmoins. Et puis cerise sur le gâteau, une Leonor Watling so gorgious en couple avec un Elijah Wood plus mâle que d’habitude, étonnant mais intéressant…
 
Ma note : 7/10 
 

03/04/2008

REC (2008)

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Véritable buzz de ce début d’année, REC débarque enfin sur nos écrans à la grande satisfaction de ces véritables hordes de supporters à travers le monde attentifs aux moindres rumeurs concernant Jaume Balaguero. Vidéo montrant les réactions du public lors d’une projection de presse, teasers ultra impressionnant et bouche-à-oreille de plus en plus élogieux, le film était donc attendu avec énormément d’impatience au dernier BIFFF 2008.

Caméra allumée. Angela (Manuela Velasco), journaliste espagnole, présente son nouveau reportage consacré cette fois aux pompiers. Immersion au sein même de la caserne pour une nuit. Le cameraman filme les différentes activités de ces combattants du feu dans l’attente d’une alerte. L’alarme résonne, tout le monde se précipite vers les camions, Angela et son cameraman sont conviés à suivre l’équipe au départ.

Arrivés sur les lieux ils sont dirigés immédiatement à l’étage d’un vieil immeuble où une vieille dame, la nuisette couverte de sang, se jette soudainement sur un policier lui tranchant la carotide à coups de dents. Le ton est donné et débute alors un véritable cauchemar pour les habitants de l’immeuble ainsi que l’équipe de tournage obligés de rester enfermés par mesure de sécurité sanitaire par les autorités.

Film entièrement tourné caméra à l’épaule, REC est d’un réalisme terrifiant, vécu en temps réel malgré quelques ellipses forcées. En cela, le film s’inscrit dans cette nouvelle vague de réalisations qui décrit cette course effrénée à l’image et au scoop. L’omniprésence du média interpelle bon nombre de réalisateurs à travers des films aussi inégaux comme Diary of the Dead ou Wrong Turn 2.

Cet ultra réalisme reste donc une constante dans l’œuvre du génial réalisateur espagnol tout comme d’ailleurs l’immeuble lugubre et vaste comme décor d’ensemble et l’héroïne combative et décidée. Mais ici l’angoisse est à son extrême et fait de REC un des films les plus terrifiant, effrayant de ces dernières années. Sans verser dans le gore, Balaguero suggère plus qu’il ne montre via des sons sourds, des cris, des courses poursuites stressantes qui laissent le spectateur pantois, vide, émotionnellement épuisé. Eveillant nos angoisses les plus primaires, l’espagnol joue avec la peur du noir, de l’inconnu tapis dans l’ombre, du virus mortel et contaminant. Et même si l’intrigue souffre quelque peu d’incompréhension quant à l’origine du virus elle se termine néanmoins dans un final qui en achèvera plus d’un.

Rarement un film nous plonge autant au cœur d’une réalité que l’on sait paradoxalement fictive mais pourtant si prenante car merveilleusement filmée, interprétée et communiquée. REC est un chef d’œuvre car un chef d’œuvre est d’abord et avant tout une claque parfois visuelle, parfois émotionnelle, parfois scénaristique. Et franchement, REC est tout ça à la fois…

Ma cote: 10/10 

02/04/2008

The Cottage (2008)

 
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Deux hommes viennent de kidnapper une jeune femme et attendent le paiement de la rançon dans un cottage à la campagne. Seulement voilà, au fil des heures rien ne se passe comme prévu et nos deux lascars obligés de fuir se retrouvent dans un autre cottage moins accueillant et propriété d’une famille très étrange et sanguinaire.
Difficile de planter le décor de cette farce horrifique tant le scénario écrit par Paul Andrew Williams lui-même nous entraîne dans de nombreux détours pour prendre sa tournure définitive avec l’apparition d’un monstre humain collectionneur de têtes coupées. Mais ce qui rassure dès le départ c’est cet humour so british de qualité et qui fait mouche à chaque fois grâce en partie également à un casting talentueux et sympa. Andy-Gollum-Serkis en tête, acteur doué capable de jouer dans de nombreux registres et qui ici nous joue le gros dur de service. Face à lui un Reece Shaersmith génial en frère nigaud à qui tout arrive sans oublier la gorgious Jennifer Ellison en nana grossière, terriblement mec mais hilarante comme pas possible.
Entouré d’une équipe de producteurs, de maquilleurs et de spécialistes effets spéciaux ayant collaboré sur les grosses productions horrifique anglaises de ces dernières années dont notamment The Descent, Severance ou encore Shaun of the Dead, le très sympa P. A. Williams reprend ces ingrédients qui fonctionnent tant dans le cinéma anglais via l’humour, le gore et le côté populaire voire « classe ouvrière » qui authentifie clairement cette énième production « Made in England ».
Mis à part quelques scènes bien inutiles (les chinois on s’en passerait), The Cottage est un nouveau film hommage qui ne se prend pas au sérieux et qui n’innove en rien non plus. Il serait par contre trop simpliste que d’imaginer ce film comme seulement « humoristique » car ce survival regorge de scènes bien craspeques et bien gore qui raviront les amateurs du genre. Une mise en scène efficace qui s’appuie sur un scénario bien ficelé et nous gratifie de quelques passages franchement flippants et impressionnants.
Tout comme ses illustres prédécesseurs Edgard Wright et Simon Pegg, Williams nous offre une œuvre alternant parfaitement humour et horreur pure. Un réalisateur à surveiller de près assurément…
 
 Ma cote: 7/10
 

01/04/2008

Doomsday (2008)

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Neil Marshall nous l’avait annoncé, Doomsday serait un film entièrement réalisé pour les amateurs du cinéma de genre.
Le réalisateur des désormais cultissimes Dog Soldiers et The Descent savait que sa nouvelle création serait attendue avec passion par l’ensemble de ses nombreux fans. Pour se faire, bénéficiant d’un budget plus conséquent que ses précédents films (30 millions de dollars), il s’est attaché les services d’un casting impressionnant mais aussi et surtout de décors et de costumes qui en jettent indéniablement. Il a peaufiné un scénario lourdingue, imaginatif en diable racontant l’histoire d’une Ecosse apocalyptique, ravagée par un virus mortel et hautement contagieux. Un pays livré à la folie meurtrière des survivants qui dans un « Struggle for Life » très Nietzschéen se retrouvent dirigés par des mythomanes sanguinaires. Eden Sinclair (Rhona Mitra) envoyée en Ecosse avec un bataillon pour ramener un vaccin sensé sauver l’Angleterre du même désastre, se retrouve piégée par ces mêmes hordes barbares sans foi ni loi.
Une première partie qui se déroule donc sur le territoire de punks cannibales menés sous la houlette de Sol (Craig-Dog Soldiers-Conway), sorte de Johnny Rotten « surdosé ».Trente premières minutes intenses, jouissives, rock’n roll (aaah ces extraits de Frankie Goes To Hollywood remixés !) et qui fait la part belle à une scène tout simplement délirante. Dans une chorégraphie très opéra rock, un prisonnier est tout simplement offert en pâture à une meute affamée de néo punks « explosés » qu’un George Miller himself n’aurait pas snobés pour son Mad Max de 79. Un barbecue terrifiant et bien gore qui semble annoncer un film délicieusement déjanté.
Malheureusement, il n’en sera pas tout à fait pareil pour la suite. Car après nous avoir trimballé chez les iroquois locaux, Marshall change grossièrement de cadre expédiant son héroïne chez l’autre bande de frapadingues gouvernée, quant à elle, par une sorte de despote adorateur d’une époque post médiévale terriblement Jacksonienne mais too much avouons le.
Un survival labellisé Héroïc Fantasy ? Quand nous vous disions que ce film était fait pour TOUS les geeks…
Le réalisateur anglais nous balance ainsi une série impressionnante de références cinématographiques, voire littéraires pouvant parfois amener le spectateur au bord de l’écoeurement indigeste tout en se demandant si Marshall n’en fait quand même pas un peu trop et ce même si l’objectif initial était justement de se lâcher.
Car enfin, on ne peut quand même pas s’empêcher de s’interroger sur les nombreux détours empruntés. Un film qui part dans tous les sens à une vitesse vertigineuse et accompagnée d’une musique (trop) envahissante. Mais bon, soyons honnêtes, Neil Marshall nous fait cadeau de scènes incroyablement impressionnantes, jubilatoires même, via des scènes de combat épiques, des courses poursuites menées tambour battant quoique parfois brouillonnes.
Pour mener cette quête, Une Rhona Mitra sexy comme pas possible et convaincante ainsi qu’une galerie de seconds rôles très impressionnante qui confirme la notoriété méritée d’un Neil Marshall plébiscité. Malcolm McDowell, Bob Hoskins, Sean Pertwee (mais pourquoi tant de haine envers lui ?), Nora-Jane Noone (idem) sans oublier un David O’Hara impressionnant. Que des gueules en somme…
Doomsday est beaucoup trop inégal que pour revendiquer la même respectabilité que ses œuvres précédentes. Un opéra heroico-fantastico-historico-horrifico rock bourré à craquer d’hommages et qui paradoxalement oublie, parfois, son but initial, celui de divertir (le même problème était déjà survenu à Xavier Gens avec Frontière(s)). Néanmoins, s’agissant du génial Neil Marshall, l’œuvre regorge suffisamment de scènes complètement barjes que pour passer un bon moment. Et si c’était tout simplement ça le principal ?
 
Ma cote: 7/10 
 

30/03/2008

Fantastic Night

Mais quelle gueule de bois mes aïeux !! Pas moins de six films hier en succession autant vous dire qu’il me faudra beaucoup de courage pour être d’attaque aujourd’hui.

Une journée très riche hier avec :

Funny Games US : un film remarquable de par sa mise en scène, ses acteurs merveilleux et son histoire choquante, humiliante qui vous remue, vous dérange au fond de vous… Critique acerbe d'une société qui se repose sur des certitudes sans voir la violence qui sommeille parfois auour de nous...

Ma cote : 10/10

The Cottage : ou l’humour so british qui, ici encore, fait mouche et nous offre une perle d’humour noir où s’alternent différents genres dans des scènes d’un gore très réussi. Un des ovnis du festival assurément…

Ma cote : 7/10

REC : assurément le film le plus attendu de la petite quinzaine. Une sorte de docu/fiction qui tourne au survival dans un immeuble infecté de zombies. LE film le plus angoissant de ces dernières années et qui confirme une nouvelle fois le talent incroyable de Balaguero. Ah et la nana (Manuela Velasco) ... muy caliente !!

Ma cote : 10/10

À l’intérieur : déjà critiqué sur ce blog, le film a divisé hier la salle. Entre huées et applaudissements, ce film d’un gore rebutant, jusqu'auboutiste aura donc réussi son pari.

Pour rappel : 9/10

Black Water : un énième fait divers australien dans lequel se succèdent lenteurs et invraisemblances mais dont les scènes d’attaque sont très réalistes et très convaincantes. Dommage cette irrégularité mais intéressant néanmoins…

Ma cote : 6/10

The House : le dernier film de la soirée et franchement c’est pas malin quand on doit garder les yeux ouverts. Maladroit et extrêmement long, le film qui vous assomme magistralement !

Ma cote : 4/10

 
Aujourd’hui au programme : The Substitute et DOOMSDAY !! Le film qu’attend avec fébrilité votre hôte ! je vais chercher mes allumettes pour garder les yeux ouverts moi…

Première photo avec Neil Marshall et son épouse Axelle Carolyn.

Deuxième photo: avec Manuela Velasco et Damien de chez CinemaFantastique.be

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07:10 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : films d'horreur, gore, cinegore

Diary of the Dead (2007)

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Deux ans après son grand retour aux affaires, Romero nous revient donc avec ce (forcément) très attendu Diary of the Dead, l’occasion pour celui-ci de reprendre son thème de prédilection qui aura fait de lui le pape du zombie movie.

Une équipe de tournage d’un film d’horreur se retrouve plongé loin de tout dans une invasion de zombies. Oubliant le film, ils décident de rentrer chez eux le plus vite possible, prendre des nouvelles de leurs proches. Mais leur voyage du retour s’annonce extrêmement périlleux…

Ce qui a de formidable chez Romero c’est qu’on sait d’avance à quoi s’attendre avant d’entrer dans la salle de cinoche et qu’on en ressort toujours malgré tout en ayant l’impression d’avoir vu le mythe du mort-vivant revisité et innové. Dès lors, détaillons un peu ces fameux codes récurrents un à un pour ce film-ci…

La satire sociale ? Après la société de consommation, l’antimilitarisme voici l’ultramédiatisation de notre civilisation moderne. La course à l’image et à l’info prend paradoxalement tout son sens dans cette vision apocalyptique et zombiesque. Romero utilise la caméra à l’épaule de son héro pour filmer dans un réalisme effrayant les évènements qui se déroulent autour de lui. Chaque caméra trouvée durant leur périple en terre infectée permet le relais d’information entre les membres de l’expédition ne laissant que peu de répit au spectateur et de place aux ellipses forcées. Les images ou films trouvés sur Internet et les quelques bribes d’informations radio entretiennent cette vision du Chaos planétaire. Mais l’information est-elle toujours exacte ou est-elle manipulée au profit de certains voilà la question centrale du film où le caméraman vedette devient témoin de l’horreur au profit de l’unique vérité au péril de sa vie. Un twist pertinent ou quand l’information agressive et omniprésente redevient enfin témoin de l’innommable dans un but humanitaire et non mercantile.

L’humour ? Romero nous avait habitué à un humour visionnaire et de circonstance. Ici l’humour est partout dans le film et surtout il fait mouche à chaque fois. Des situations hilarantes dans une mise en scène que le maître ne nous avait pas jusqu'à présent offert à ce point. Jubilatoire à souhait…

Le gore ? Reprenant une partie de l’équipe déjà présente sur Land of the Dead mais aussi, et surtout, de Dawn of the Dead (2004) de Snyder pour les maquillages, Romero nous offre une fois encore des scènes d’un gore jouissif et toujours très visuels et parfaits. Cependant, force est de constater qu’ici point d’orgie carnivore marquante comme si le réal New Yorkais voulait, pour une fois, s’attarder plus sur une intrigue très bien écrite et une vision d’angoisse très réaliste. Ah oui et les zombies… ben… à la Romero tout simplement !

Le casting ? Ou ce souhait répétitif de ne jamais, ou presque, prendre des acteurs connus (ben oui c’est évidement moins cher) comme pour augmenter le côté réaliste du récit et nous permettre de s’identifier plus facilement à des personnages lambda. On retiendra la sobriété d’un flegmatique Scott Wentworth (Andrew Maxwell) ou la beauté renversante de Michelle Morgan (Debra) tout simplement convaincante. Ah et elle a de beaux yeux aussi…

L’Homme ? Dans ce qu’il a de plus courageux, de plus émouvant mais aussi de plus cruel. À l’instar de cette scène où des rednecks s’amusent comme dans Dawn of the Dead (1978) au tir aux pipes avec des zombies. Une déshumanisation qui dérange et fait dire à Debra cette phrase déjà entendue : « nous sommes eux et ils sont nous »…

Diary of the Dead sonne non seulement le grand retour du génial Romero mais aussi la continuité du genre à travers une œuvre terriblement angoissante et innovante. Mais au-delà de tout ça le film est complet, solide, parfait et nous rappelle ô combien ce que Maître George nous a légué au cinéma d’horreur depuis maintenant trente ans… Diable que c’est bon !

Ma cote: 10/10 

29/03/2008

Romero is back

Deuxième jour et déjà beaucoup d’émotions pour la soirée d’hier. Malgré une présentation un peu terne, le public, quant à lui, était une nouvelle fois au rendez-vous. Les « à poil », « on s’en fout » « mais derrière toi connasse » ou encore « une chanson, une chanson » devancent les « ouaaaaai » qui ponctuent chaque apparition du tant attendu zombie. Une ambiance sympa qui aura fait chaud au cœur de Jürgen Prochnow, adoubé « Chevalier du Corbeau ».

Les têtes d’affiche que furent Oxford Murders et Diary of the Dead étaient évidemment fort attendues. Si le premier cité s’avère plutôt sympa et très stylisé, le second du papy Romero  est tout simplement une bombe. Humour, cynisme et scènes gore (mais non pas moi p…) se succèdent dans ce film qui déjà s’annonce comme un des tous meilleurs du BIFFF cuvée 2008.

1h00 du mat’, au loin la jolie frimousse d’Axelle Carolyn Marshall (l’épouse du bien nommé) répondant aux demandes d’informations d’un badaud ignorant son identité. Pas une, pas deux, votre dévoué Gore se précipite pour la remercier de sa collaboration pour le site CinemaFantastique.be (interview sur le site) et lui parler un peu de Doomsday. Le film semble bien réussir aux States. Néanmoins le stress est là avant la projection de dimanche et ça se ressent… Super adorable que cette ravissante fan du cinéma de genre. Et le non moins sympathique David Moreau de se joindre à nous… L’occasion de le féliciter encore pour son « Ils » coréalisé avec son camarade Palud. Bon là je ne suis pas trop revenu sur The Eye hein parce que bon…hum…. Néanmoins, l’élégant réal semble avoir beaucoup apprécié l’accueil d’hier puisque leur film faisait l’ouverture du festival. Me rassurant de la prochaine interview qu’il nous accordera bientôt je le laisse s’enfuir avec une bande d’amis vers le centre de la capitale à la recherche de la « fée verte »… de l’absinthe quoi !

Voilà, il est 2h48 du mat’, demain six films au programme  je vous laisse mes amis…

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02:50 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : films d'horreur, gore, cinegore