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27/05/2007

La DVDthèque idéale et pas chère (suite)

Comment acheter pas cher ?

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Avant de se lancer dans l’achat d’un DVD (même en promo) dans un commerce  il est conseillé de prospecter et comparer sur Internet afin de savoir si celui-ci n’y est pas moins cher. Pour cela trois sites incontournables :

 

e-bay 

Plus besoin de présenter ce site connu mondialement où vous pourrez consulter les mises en vente des DVD à des prix souvent abordables. Mais même ici il est conseillé d’acheter malin. En effet, avant de vous lancer dans une vente aux enchères il serait judicieux de suivre les petits conseils suivants : 

-         Comparez toujours avec les autres sites de vente en ligne (voir plus bas) afin de connaître le prix maximum (frais d’envoi compris) à mettre sans vous faire avoir.

-         Vérifiez bien le profil du vendeur pour ne pas avoir de déconvenue.

-         Inutile également d’enchérir trop vite. Attendez la dernière minute (si vous avez la possibilité d’être derrière votre PC à ce moment-là) avant de mettre votre enchère maximum sinon vous vous lancer dans une bataille de surenchères qui ne fera que gonfler le prix de départ. N’hésitez pas à vous servir de l’horloge Windows et vingt secondes avant l’heure finale enchérissez ! Souvent cela suffit à remporter la mise.

-         Sauf DVD rare une bonne enchère se situe en dessous de 10€.

-         Paiements par virements bancaires, PayPal ou cartes de crédit.

 

Amazon

Ce site est français et donc malheureusement vous devrez payer les frais d’envoi qui sont conséquents. Mais l’avantage c’est que les prix offerts sont très concurrentiels et les occasions de très bonne qualité. Voici pour ce site quelques conseils également : 

-         Le prix total du DVD NEUF acheté directement chez Amazon est le prix + TVA (21%) + 5€ de frais d’envoi.

-         Il est conseillé de voir les occasions offertes. Souvent il existe des DVD d’occasion neufs ou vendus en très bon état. Ici pas de TVA et les frais d’envoi sont de 4€ seulement. Compte tenu du prix très bas, ces frais d’envois ajoutés ne changent pas l’avantage que vous ferez en comparaison avec les magasins en Belgique. Le paiement est sécurisé car effectué via le site amazon.fr.

-         N’hésitez pas à envoyer un mail au vendeur d’occasions afin que celui confirme bien s’il possède encore ou non le DVD. Quelques fois ils oublient de le retirer des listes en ligne.

-         Les paiements s’effectuent par carte de crédit.

 

DVDFolies

Voici un site belge qui m'a été conseillé par Allan. En effet, celui-ci propose un catalogue très complet à des prix tout à fait abordables. De plus les frais d'envoi pour la France comme le Belgique sont de 2,5€.  Franchement je vous le conseille. De plus les délais sont entre 24 et 48h. Que dire mieux?

 

Priceminister

Autre site de vente en ligne il offre les mêmes avantages qu’Amazon avec quelques différences cependant.

-         Ici pas de produits neufs rien que de l’occasion.

-         Les frais d’expédition sont plus importants car il faut compter 5,9€ de frais d’envoi auxquels vous devez rajouter 0,61€ de supplément pour le suivi. Certes cela augmente fortement le prix mais les prix de vente sont parfois tellement bas que le total reste encore très appréciables par rapport à ce que l’on trouve dans les commerces.

-         Les paiements se font par cartes de crédit.

 
Proxis
 
Ce site belge n’a malheureusement rien de comparable aux sites français. Les prix sont scandaleusement chers et le catalogue francophone très peu fourni. Quoiqu’il en soit il arrive parfois de trouver des DVD moins chers. Mais les délais de livraison sont lents et les mises à jours sur le site plutôt rares ce qui occasionne souvent des problèmes de remboursement quand l’objet n’est plus de stock. 

Bien sûr ne négligez pas les brocantes et les concours en ligne qui sont nombreux.

Bons achats !

26/05/2007

Ma DVDthèque idéale...

La nuit des morts vivants (1968) de George A. Romero

Straw Dogs (1971) de Sam Peckinpah

La dernière maison sur la gauche (1972) de Wes Craven

Délivrance (1972) de John Boorman

L’exorciste (1973) de William Friedkin

Massacre à la tronçonneuse (1974) de Tobe Hooper

Frissons (1975) de David Cronenberg

Rabid (1977) de David Cronenberg

Halloween: la nuit des masques (1978) de John Carpenter

Day of the wooman – I Spit on your Graves (1978) de Meir Zarchi

Zombie (Dawn of the Dead) (1978) de George A. Romero

Maniac (1980) de William Lustig

Vendredi 13 (1980) de Sean Cunnigham

Le Loup Garou de Londres (1981) de John Landis

Evil Dead (1982) de Sam Raimi

Christine (1983) de John Carpenter

Re-Animator (1985) de Stuart Gordon

Les Griffes de la Nuit (1985) de Wes Craven

Street Trash (1987) de Jim Muro

Bad Taste (1987) de Peter Jackson

Brain Dead (1992) de Peter Jackson

Dracula (1992) de Bram Stocker

La Secte sans nom (1999) de Jaume Balaguero

Dog Soldiers (2001) de Neil Marshall

28 days after (2002) de Danny Boyle

Dark Water (2002) de Hideo Nakata

The Ring (2002) de Gore Verbinsky

Haute Tension (2003) d’Alexandre Aja

Wrong Turn (2003) de Rob Schmidt

The Grudge (2004) de Takashi Shimizu

Saw (2004) de James Wan

The Descent (2005) de Neil Marshall

Severance (2005) de Christopher Smith

Hostel (2005) d’Eli Roth

Ils (2005) de Xavier Palud et David Moreau

Devil’s Rejects (2005) de Rob Zombie

La colline a des yeux (2006) d’Alexandre Aja

25/05/2007

Le Top 5 du Loup Garou

Pour terminer ce dossier Loup Garou de la semaine, Cinegore vous présente son Top 5 des films traitant du monstre. Une liste chronologique qui est loin d’être exhaustive mais qui rend hommage à ces cinq films qui ont marqué l’histoire du cinéma d’épouvante.

bf48a1d76acb8b286c48cf869c85ed1e.jpgThe Wolf Man (1941) de George Waggner avec Claude Reins. L'atmosphère onirique et les décors sophistiqués, associés à une musique lancinante, font de ce Loup Garou un chef-d'oeuvre du genre qui reste une référence dans l'histoire du cinéma.

 
 

6cbb2508b482ecf08457f8bda9e66f65.jpgHurlements (The Howling), 1981 de Joe Dante avec Dee Wallace. Ce film a plutôt mal vieilli mais reste un incontournable en raison des scènes très bien réussies de transformation qui devaient inspirer Le Loup Garou de Londres. En cadeau voici la scène de la transformation...


 

81d98279246e7d99a22356ef207b817e.jpgAn American Werewolf in London (Le Loup Garou de Londres), 1981 de John Landis avec notamment Griffin Dunne. Les techniques cinématographiques de plus en plus performantes permettent d’offrir au spectateur la première métamorphose complète d’un personnage en Loup Garou. Alliant humour et effets spéciaux saisissants, John Landis nous offre ce qui reste encore à ce jour un must du genre.



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 Ginger Snaps de John Fawcett. En 2000, sortait dans les salles ce film étrange avec Emily Perkins à l’affiche. Etrange car celui-ci débute comme un éternel film d’ados mais prend une tournure inquiétante au fil des minutes. La transformation est ici très lente, prend le temps du film comme pour alourdir encore plus une atmosphère déjà très tendue. Quelques scènes gore au tableau…
 

 

 

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Dog Soldiers (2001) du génialissime Neil Marshall Dont la critique se trouve déjà sur Cinegore (voir critiques). Certainement le film de Loups Garous le mieux réussi de nos jours mais aussi le plus angoissant et le plus gore. Un chef d’œuvre absolu !

 

 

24/05/2007

Dossier Loup Garou

Aujourd’hui mi-homme, mi-bête 

ee6fdade64d9f819bfa7b83a6b3b10bd.jpgSelon la légende, lors des nuits de pleine Lune, l’humain loup-garou, se transforme en un loup énorme avec des sens surdéveloppés et acquiert les caractères attribués à cet animal : puissance musculaire, agilité, ruse et férocité. Il chasse et attaque sans merci ses victimes pour les dévorer, ne contrôlant plus ses faits et gestes, et pouvant tuer de nombreuses victimes en une seule nuit. Les gens se sont mis à chasser les loups, s’en protégeant avec de l’eau bénite et les tuant avec une balle en argent. 

Selon ces mêmes légendes, les loups-garous souffrent de la même répulsion que les vampires pour les choses sacrées et étaient, de même, considérés comme créatures du Diable. Ils se répandaient par morsures, et la malédiction commençait dès la première pleine lune après morsure, et revenait à chaque pleine lune, sans que la victime ne puisse faire autre chose que subir sa malédiction ou mourir.

De même, selon la légende, les humains loup-garous pouvaient conserver quelques caractéristiques, telles une modification de leur voix et de leurs yeux, des sourcils se rejoignant au-dessus du nez, des ongles légèrement rougeâtres, le majeur un peu plus long, les oreilles implantées un peu plus bas et en arrière de la tête, et de façon générale un peu plus de poils sur les mains, les pieds et dans le dos.

Le loup-garou peut donc être un homme vivant métamorphosé, mais il peut aussi être un corps qui sort de la tombe sous la forme d'un loup, variété connue sous le nom de loup-garou fantôme. On croyait par là que le corps métamorphosé était celui d'une âme damnée qui ne trouvait pas le repos dans sa tombe.

- Le Lycanthrope ne se transformant qu’à la pleine lune, il suffit de l’enfermer durant cette période dans une cage ou une cellule solidement fermée et cadenassée.
- Une fois la transformation effectuée, le lycanthrope voit ses forces décuplées, la seule arme efficace pour le tuer est un pistolet ou mieux un fusil à balles d’argent, si possible bénites.

- L’exorcisme reste une autre façon de chasser l’esprit démoniaque qui a pris possession du corps du malheureux maudit et ainsi peut-être de sauver sa vie.
 
Pour survivre à coup sûr, il faut le toucher en plein cœur et la balle doit y rester. Si vous pouvez y parvenir avec une lance ou un pieu (il faut transpercer son cœur), il faut que la lame soit entièrement en argent et bénie au nom du saint des chasseurs. Pour le garder sans danger, il faut une cage en argent (bénie elle aussi). L’argent béni lui provoque des brûlures qu’il déteste et qu’il ne supporte pas; il ne touchera pas les barreaux de sa cage bien longtemps, si elle lui résiste, il devient plus furieux, ce qui lui donne encore plus de force…

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23/05/2007

Dossier Loup Garou

Cette semaine Cinegore présente un dossier consacré à la créature qui inspira bon nombre de réalisateurs et qui reste encore à ce jour terriblement attrayante j’ai parlé du Loup Garou. Son cri déchirant une nuit de pleine lune, sa cruelle et douloureuse transformation physique et ses yeux sans fonds nous remplissent d’un effroi atavique qui remonte à cette époque pas si éloignée où les anciens vivaient parmi les loups.

887e51f894298eb64241ec6d14437e6c.jpgAujourd’hui l’histoire du mythe

C’est essentiellement à partir du XVe siècle, que le mythe du loup garou se transforma en superstition religieuse. On fit état de philtres et d’onguents magiques ainsi que de pactes avec le Diable. La rigueur des hivers à la fin du Moyen Âge et au début de l’époque moderne, la crainte du loup, encore très présent dans les forêts d’Europe au XVe et au XVIe siècle, peuvent expliquer l’épidémie  de loups-garous qui se produit à cette époque.

Au XVIe siècle, une véritable psychose règne dans les campagnes. Plus de 30 000 procès sont organisés et de nombreuses personnes sont ainsi exécutées car accusées de se transformer en loup. Mais, dans la plupart de ces procès, il y a effectivement des meurtres à caractère cannibale de commis. A l’époque, nul ne doute de l’existence des loups-garous dans lesquels on voit la manifestation du diable.

 L’un des plus célèbres procès se déroule en Franche-Comté en 1574. On y juge Gilles Garnier, accusé d’avoir tué plusieurs personnes, dont des enfants, et de les avoir dévorées après s’être transformé en loup. Le Loup garou attaque, fin septembre, au lieu-dit des gorges entre Amange et Châtenois une fillette d'une dizaine d'années et après "l'avoir occise tant avec ses mains et dents... l'avoir dépoillée et mangé portion de la chair de ses cuysses et bras et non content en avoir porté portion à sa femme". Quelques deux mois plus tard, c'est le bois de la Ruppe, entre Authume et Châtenois, qui sera le décor de l'enlèvement d'une nouvelle fillette "qu'il étrangla et meurtri de cinq playes avec ses mains en intention de la manger". A peine quelques jours s'écoulent et ce qui sera son dernier délit concerne "un enfant masle de dix ans entre Gredisans et Menotey en une vigne et avoir mangé de la chair des cuysses, des jambes et ventre". La fréquence des délits s'accélère, le périmètre d'intervention se réduit. Sans nul doute, le Loup-garou est là, proche des villages, dans la forêt de la Serre. Très vite les soupçons se portent sur Gilles Garnier qui vit là, avec sa famille, à l'ermitage Saint-Bonnot distant d'à peine quelques centaines de mètres du village d'Amange. L’endroit est très isolé et sans doute que la famille survit grâce au braconnage et au bûcheronnage. Les suspicions sont trop fortes. Sans qu'il fût surpris, en flagrant délit, Gilles Garnier est arrêté fin décembre dans sa vieille maison et conduit à Dole où, s'il est reconnu coupable, il sera jugé. Gilles Garnier avouera rapidement tous les faits, même des délits antérieurs et similaires, notamment le jour de la Saint Barthélemy, un vendredi ! La cour souveraine de Dole rendit son verdict le 18 janvier 1574 "l'an mil cinq cent soixante quatorze. « En cause de messire Héry Camus, docteur en doit, conseiller du Roi notre Sire, en sa cour souveraine du parlement de Dole, et son Procureur général demandeur en matière d'homicide sur les personnes de plusieurs enfants, dévorement de leur chair sous forme de Loup-garou et autres crimes et délits, d'une part. Et d'autre part, Gilles Garnier, défendeur, natif de Lyon, détenu prisonnier en la conciergerie de Dole; Ledit défendeur étant ermite près d'Amange, et n'avant pas de quoi sustenter sa famille, tomba en sorcellerie. Ainsi, étant en forme de Loup garou, ledit défendeur Gilles Garnier prit de nombreux enfants d'environ six à douze ans et les tua et occis tant avec ses mains semblant pattes qu'avec ses dents. La cour condamne Gilles Garnier, par arrêt, à être aujourd'hui conduit et traîné à l'envers sur une claie par le Maître exécuteur de la haute justice, depuis la conciergerie jusqu'au tertre de ce lieu, et y être brûlé tout vif, et son corps réduit en cendres, le condamnant en outre aux dépens et frais de justice. Donné et prononcé judiciairement à Dole en ladite Cour, le dix-huitième jour du mois de janvier l'an mil cinq cent soixante quatorze".

Toujours au XVIe siècle,quelques années plus tard, dans une autre localité, des paysans découvrirent le corps sanglant et horriblement mutilé d'un jeune garçon de quinze ans. Deux loups, qui s'acharnaient sur le cadavre, s'enfuirent dans les taillis quand les hommes s'approchèrent. En poursuivant les bêtes sauvages, ils tombèrent sur un homme à demi nu accroupi dans les buissons.

La créature avait un aspect bestial avec sa barbe, ses cheveux longs et ses ongles immenses auxquels étaient encore accrochés des lambeaux de chair sanguinolents. L'homme s'appelait Jacques Rollet. C'était un simple d'esprit un peu cannibale : il était en train de déchiqueter le corps du jeune garçon. Il est certain que Rollet se prenait pour un loup et que, sous l'emprise de cette folie, il avait tué et dévoré plusieurs personnes. Il fut condamné à mort.

Enfin, lors du XXe siècle, plusieurs affaires ont été liées au mythe du loup-garou : l’affaire de la « bête de Sarlat », en Dordogne, jamais élucidée ; l’affaire de la « bête de Senonges » dans les Vosges qui en 1994 égorgea plus de 80 animaux ; l’affaire de la « bête du Valais », en Suisse, jamais élucidée ; l’affaire de la « bête de Noth », en Suisse, jamais élucidée ; en 1925, la population d'Uttenheim (bas Rhin) soutint un garde champêtre, accusé d'avoir tué un enfant qui s'était transformé en loup garou !!
Un cantonnier de Saint André de Briouze, se constitua prisonnier en 1948, après avoir tué un sorcier jeteur de sorts et loup garou. Très récemment, le journal Courrier international du 6 novembre 2003 - n° 679, rapporte ces témoignages insolites tenus devant le tribunal criminel de Lausanne (Suisse) où un homme est poursuivi pour avoir massacré son épouse à coups de couteau : « J’ai vu ses canines pousser. Elles dégageaient une odeur étrange. Comme celle d’un loup-garou ». L’accusé a conservé « un contact avec la réalité », indiqua de son côté l’expert psychiatrique.

 

19/05/2007

Alejandro Amenabar

6fe55b84f0c2450398c09d165490fdf9.jpgPour clôturer aujourd’hui notre semaine espagnole, Cinegore vous présente le troisième et dernier réalisateur qui cartonne en Europe comme aux Etats-Unis, chef de fille de ce cinéma d’épouvante espagnol à succès j’ai nommé Alejandro Amenabar.

Né en 1972 à Santiago du Chili, Alejandro Amenabar arrive très jeune en Espagne où il s'installe à Madrid. Adolescent, il intègre la Faculté des Sciences et de l'Information à l'Université Complutense de Madrid dans laquelle il ne brille pas. Après quelques échecs scolaires, le jeune homme décide de se lancer dans le cinéma.

Après avoir réalisé deux courts métrages remarqués intitulés Himenoptero et Luna, il remporte son premier succès commercial en 1996 avec le thriller Tesis, un premier long métrage sur l'univers trouble des snuff movies, qui fait l'ouverture du Festival de Berlin dans la section Panorama et remporte cinq Goya, les récompenses cinématographiques majeures en Espagne.

Auréolé de prix, Alejandro Amenabar enfonce le clou en 1998 avec Ouvre les yeux. Ce Thriller fantastique naviguant entre rêve et réalité devient rapidement l'un des plus gros succès du cinéma espagnol de tous les temps et révèle l'acteur Eduardo Noriega, déjà à l'affiche de Tesis. Le film va même jusqu'à séduire Hollywood, qui en fait un remake en 2001, Vanilla sky, avec Tom Cruise en vedette. A noter que c'est Amenabar lui-même qui signe les musiques de ses films.

Hollywood ne pouvait rester indifférent devant le talent du cinéaste. En 2001, âgé d'à peine 28 ans, Alejandro Amenabar se lance dans la réalisation de son premier film en langue anglaise, la fable fantastique Les Autres, produit par Tom Cruise et dans lequel il dirige Nicole Kidman. Deux ans plus tard, il change radicalement de registre avec Mar adentro, où il raconte le combat de Ramon Sampedro, incarné par Javier Bardem, tétraplégique ayant combattu vingt-neuf ans pour le droit à l'euthanasie.

 

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 Là où un Joël Schumacher a magistralement échoué Alejandro Amenabar réussit parfaitement avec moins de moyens. Traiter un sujet comme le snuff movie n’est pas aisé tant celui-ci reste tabou, obscur et faisant partie des légendes urbaines non avérées. Cependant Amenabar réussit subtilement, doucement à nous faire entrer dans ce thème sans paraître ridicule et a donner une crédibilité dérangeante. Pas de gore exagéré, le réalisateur espagnol préférant jouer dans la suggestion. Les acteurs espagnols sont talentueux paraissant parfois inquiétants ou rassurants selon les détours géniaux du scénario. Amenabar allait d’ailleurs confirmer grâce à un The Others terrifiant. A l’instar d’un Mute Witness de Anthonny Waller le film dérange et inquiète à souhait. A voir absolument !

Ma note: 7/10

 

 




178b3549f8f4f54cabdc1c1a75430385.jpgPas besoin d’être Shyamalan pour trouver des rebondissements finaux déroutants. The Others nous offre un de ces finals les plus originaux de ces dernières années. Alors que l’on pense regarder un film de fantôme classique, Amenabar nous gratifie d’un scénario terrifiant, complexe et nous retourne comme une crêpe de façon magistrale. L’interprétation de Nicole Kidman est encore une fois époustouflante accompagnée pour une fois de jeunes acteurs au devenir intéressant pour le futur. Un film « victorien », brumeux, sombre et à l’atmosphère so british. Une des plus belles réussites de film d’ambiance de ces dernières années pour ma part.

 

Ma note: 9/10

 

 

 

 

 

 

18/05/2007

Nacho Cerda

754c3aee632da852a444f2afa91dc5c1.jpgDeuxième réalisateur espagnol proposé par Cinegore aujourd’hui: Nacho Cerda. Son prochain film, Abandonnée, qui sort début juin, est justement l’occasion de revenir sur ce réalisateur méconnu mais très doué.

Nacho Cerdá s’est intéressé très tôt au cinéma, réalisant chez lui des films en Super 8 et en vidéo. Après un diplôme à l’école de journalisme de Barcelone, il suit des cours à l’école de cinéma de Californie du sud à Los Angeles. Il y tourne son premier court métrage en 16 mm intitulé The Awakening. En 1994, ses partenaires et lui fondent WAKEN PRODS, une société de production pour laquelle il dirige son deuxième court métrage, le controversé Aftermath. Il produit également deux autres courts métrages, Doctor Curry et Dias sin Luz. Puis il réalise Genesis, un court métrage au succès mondial, nommé comme Meilleur Court métrage aux Goya 98 (équivalent des Césars espagnols).
Nacho Cerda, cinéaste espagnol méticuleux, émule d'Agustin Villaronga aux inspirations proches de David Cronenberg, est pourvu d'obsessions mortifères et de déviances sexuelles. Malgré des styles dissemblables, tous les petits films de Nacho Cerda ont pour point commun d’être hantés par la mort (la nécrophilie dans Aftermath, le deuil impossible dans Genesis, l'arrêt du temps dans The Awakening) et d’être construits comme des purgatoires brûlants où des personnages détraqués sont coincés entre la vie et la mort et cherchent désespérément une issue salvatrice pour faire la paix avec eux-mêmes. Chez Cerda, les personnages s'inscrivent souvent hors des conventions sociales et/ou peinent à s'acclimater à la réalité. L’efficacité de son cinéma est telle qu’à la sortie d'Aftermath, la rumeur voulait qu'il réalisé la fameuse vidéo The Roswell Alien Autopsy.

Son prochain film, Abandonnée (sortie début juin), raconte l’histoire de Marie, productrice de cinéma américaine, qui retourne dans son pays natal, la Russie, où le cadavre de sa mère a été retrouvé dans des circonstances étranges. Elle ne l'a jamais connue, ayant été adoptée et emmenée aux Etats-Unis à la naissance. Le seul indice dont elle dispose est une ferme isolée, abandonnée dans les montagnes, qui appartenait à ses parents naturels. Marie hérite du lieu, mais personne ne veut l'y conduire, car une superstition locale prétend que l'endroit est damné. Un seul homme est prêt à s'embarquer pour un voyage aussi long et dangereux. Un inconnu qui, étrangement, semble en savoir beaucoup sur son histoire... Une fois sur place, le mystérieux guide disparaît, obligeant Marie à explorer seule le site abandonné. Elle y découvre un homme appelé Nikolaï, qui prétend avoir été attiré ici exactement de la même manière...


Pour en savoir plus :

http://dvdrama.com/news.php?16709

http://www.horreur-web.com/abandoned.html

 

Aftermath 

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 The awakening

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 The Abandoned


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17/05/2007

Dossier cinéma d'épouvante from... Madrid!

Bonjour à tous,

Cette semaine Cinegore vous invite à découvrir ou à redécouvrir ce cinéma d'épouvante espagnol qui en quelques années est devenu un véritable cinéma de référence. Ces trois prochains jours nous vous présenterons les trois réalisateurs qui cartonnent en Europe mais aussi aux Etats-Unis: Jaume Balaguero, Nacho Cerda et Alejandro Amenabar.

Alors bonne dégustation autour d'une délicieuse Sangria et bon cinéma!

 

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Jaume Balaguero

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Aujourd’hui Cinegore vous invite à (re)découvrir le premier des trois réalisateurs espagnols présentés dans notre dossier consacré au cinéma d'épouvante espagnol. Découvrez ce très talentueux réalisateur au travers de  résumés sur sa vie et son œuvre ainsi que quelques bandes-annonces alléchantes.

Depuis quelques temps déjà un réalisateur espagnol est entrain de se faire une place parmi les grands réalisateurs du cinéma d’angoisse. Son nom : Jaume Balaguero. Il est à l’instar de Alessandro Amenabar fortement courtisé par Hollywood depuis que ses films collectionnent les récompenses internationales.

Diplômé en sciences de la communication, ce jeune réalisateur de 38 ans originaire de Lleida devient journaliste pour la radio avant de se lancer dans le cinéma. Sous la houlette de son "mentor" Hector Faver, il suit des cours de direction d’acteurs, et commence également à écrire. Après deux courts métrages remarqués il se lance dans la réalisation de son premier film La Secte sans Nom. Les critiques sont élogieuses et le film reçoit de nombreuses récompenses dont notamment le Méliès d'or du meilleur film européen de l'année 2000, le Prix du public du film fantastique de Porto, le Grand prix du Festival du film fantastique de Bruxelles, Grand prix du Fantafestival de Rome etc. Ce film, comme le titre l’annonce, raconte l’histoire inspirée de faits réels d’une mère de famille dont l’enfant fut enlevé par une secte satanique. L’angoisse y est omniprésente, la réalisation est très soignée et le scénario est malgré le sujet original. L’écriture est d’ailleurs de Balaguero lui-même qui signe tous les scripts de ses films. En 2002, Balaguero invité aux Etats-Unis sort un film un peu similaire qui ressemble à un remake mais n’en est pas un du tout : Darkness. En 2005, il réalise son troisième film : Fragile, prix spécial du jury au Festival de Gerardmer. Ce film avec Calista Flockart comme actrice principale nous plonge dans l’atmosphère terrifiante d’un hôpital pour enfants abandonné. Plus hollywoodien et pourtant non exploité en salle, le film n’en garde pas moins son côté noir, angoissant, oppressant et… effrayant. Le DVD connaît cependant un succès commercial et c’est franchement mérité. Enfin, en 2007 sort sa dernière œuvre en date sous le nom de A louer (Para entrar a vivir) épisode de la série des Peliculas para no dormir, sorte de Masters of Horror espagnol où les réalisateurs en vogue réalisent un épisode qui sera diffusé à la tv. La vision artistique de Balaguero est personnelle et chacun de ses films porte une signature reconnaissable. JaumeBalagueró, fortement inflluencé par des auteurs comme Kubrick ou le style du Gialo d’Argento, réalise des films sombres et oppressants dans lesquels il fait preuve d’une remarquable maîtrise en créant un univers troublant et inquiétant. Et toujours comme chez Argento, le mal couve à l’écran. Toujours sous-jacentes, les forces maléfiques chez Balagueró sont dissimulées le plus souvent derrière des espaces sécurisants (une maison familiale ou un hôpital). Prêtes à exploser, elles surgissent de l’obscurité omniprésente par soubresauts au sein même de sa narration à travers des images subliminales malsaines et prémonitoires.
Cependant dans sa vision personnelle du mal, l’obscurité tient une place essentielle. Véritable entité à l’écran, elle réveille à nos anciennes peurs via celles des nombreux enfants présents dans ses films. Les victimes se transforment en véritables enquêteurs et le scénario devient alors une intrigue policière au cœur des ténèbres.

Injustement méconnue du grand public, mésestimée même parfois par la critique, sa filmographie mérite pourtant le détour. Elle est en outre une exception dans le cinéma espagnol. Ce cinéaste est un authentique auteur dans le domaine du cinéma d’épouvante.

Pour en savoir plus:

dvdrama.com 

horreur.net

devildead.com 

La secte sans nom 

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 Jaume Balaguero n’a pas son pareil pour installer une ambiance morbide, lourde. Comme à chaque fois ses se déroulent dans des immeubles abandonnés, isolés à l’histoire chargée de douleurs. A travers une véritable enquête policière, le réalisateur espagnol nous mène dans un scénario qui touche un peu (trop ?) à tout et toujours dans une efficacité redoutable. Un peu de gore, de fantômes, de mysticisme on en a pour son argent. Même si l’histoire peut paraître longue par moment à aucun moment on ne s’ennuie car l’intrigue est prenante et l’issue de cette histoire est bouleversante, dérangeante et inquiétante. Emma Vilarasau est émouvante dans son rôle de mère abîmée par la pseudo disparition de sa fille. Balaguero est devenu un véritable maître du film d’atmosphère, d’ambiance angoissante n’utilisant pas trop de scènes gores et préférant ainsi une longue et lente montée d’adrénaline et de tension à travers des scénarios soigneusement écrits comme des enquêtes policières. On aime ou pas mais moi j’adhère complètement.

 

 

Ma note: 7/10

 

Darkness

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 Tout comme son ertsatz La Secte sans nom, A Louer ou encore Fragile, Darkness, deuxième film de Balaguero, se déroule dans une maison isolée, inquiétante et lourde de fantômes. Ici aussi l’histoire se déroule comme une enquête policière qui débouche sur une secte satanique aux rites cruels et attendant l’avènement du malin cornu. Comme si de rien n’était Balaguero nous prend la main et docilement nous rentrons dans son histoire tête baissée tant elle est d’un réalisme effrayant. Il nous fait gober une histoire surréaliste discrètement, lentement et non à coups de scènes gores et choc à l’instar d’un certain cinéma américain. Et c’est là que réside tout le talent de ce réalisateur espagnol qui utilise l’enquête pour apporter du réalisme dans son histoire. Les pièces du puzzle se mettent alors tout doucement en place et offre un spectacle final inquiétant et pessimiste. Le cinéma d’angoisse espagnol est décidément prolifique avec un Amenabar lui aussi reconnu apportant ainsi encore plus de crédibilité au cinéma d’horreur européen qui vraiment nous surprend agréablement depuis quelques années maintenant. On peut détester la longueur de ses films mais Balaguero fait mouche à chaque fois quand il s’agit de faire monter la tension crescendo jusqu’au paroxysme nous laissant pantelants d’angoisse. Franchement j’adore !!

Ma note: 8/10

 

 

 

 Fragile

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Après nous avoir proposé les sectes sataniques (Darkness et La Secte sans nom), une psychopathe complètement déjantée (A louer), Jaume Balagguero nous propose maintenant le classique du classique avec le film de fantômes. Avec un maître du cinéma d’ambiance angoissante ce nouvel opus du réalisateur espagnol s’annonçait déjà passionnant. Et le résultat est là en effet ! Grâce à l’interprétation magistrale d’une Calista Flockhart (une nouvelle fois son personnage principal est une héroïne) dans un rôle à contre-courant ce film nous plonge dans une atmosphère lugubre, oppressante. Volonté de vouloir séduire le public anglophile oblige et sensibilité cinématographique asiatique dans les veines, Balaguero lorgne quelque peu vers les Ring et The Grudge pour son fantôme effrayant au possible. Encore une fois l’histoire se dévoile comme une intrigue policière et nous offre quelques bouleversements scénaristiques finaux à la Shyamalan. Tout comme ses œuvres pécédentes, l’espagnol nous promène à travers les dédales d’un vieil immeuble victorien quasi abandonné et au bord de l’implosion. Balaguero utilise donc toutes ses ficelles visuelles déjà exploitées antérieurement et cela fonctionne à merveille. Malgré la pression du budget il n’a pas vendu son âme et nous gratifie une nouvelle fois d’une œuvre remarquable et s’installe définitivement comme un des maîtres de l’épouvante actuelle.

Ma note: 8/10


13/05/2007

Dossier Snuff Movie


44c3c6d548fe9ed7afdc14700887db61.jpgEn attendant la sortie prochaine du très attendu film Vacancy avec Kate Beckinsale Cinegore vous propose aujourd’hui un dossier sur le Snuff Movie. Chaque cinéma de genre possède son extrême et le snuff movie est certainement l’extrême horreur du cinéma. Ceux-ci sont des films courts généralement sous forme d'unique plan-séquence mal filmé et instable qui mettent en scène un meurtre (supposément) réel, souvent précédé de pornographie avec viols de femmes ou d'enfants.

Ces films faits de brutalité et de violence semblent destinés à des amateurs demandeurs. La réalité de ces films est toutefois discutée, certains considérant qu'il s'agirait principalement d'une légende urbaine, mais force est de constater que la probabilité est très grande.

Pour ceux qui pensent que le snuff movie est une rumeur et rien d’autre se basent sur le fait que de toute évidence c’est considérablement moins risqué pour un réalisateur de mettre en scène un faux meurtre, et de le vendre en le faisant passer pour vrai à des clients qui ne verront pas la différence. Et s'il s'avère que le réalisateur est mentalement dérangé et vit en dehors de la réalité au point de ne pas se soucier des risques qu'il encourt en filmant de vrais meurtres, il n'est pas logique qu'il en fasse ensuite une utilisation "logique" et "rentable" en en faisant un commerce organisé. Les snuff movies sont systématiquement filmés dans de mauvaises conditions de cadrage, d'éclairage, etc. qui facilitent l'utilisation de trucages. Le fait qu'aucune saisie de tels films par la police n'ait jamais été lue dans les médias. Le fait qu'aucun rapport d'enquête policière ou journalistique à ce sujet n'ait été lu, ce qui laisse à penser qu'aucune enquête n'ai conclu à leur existence. Enfin, en 2001, la journaliste française Sarah Finger explique pourquoi elle met en doute à ce jour l'existence de ces films et semble les ranger dans le domaine des légendes urbaines et des rumeurs circulant sur Internet. Le sociologue Jean-Bruno Renard estime également que les snuff movies sont sans doute une légende.

Mais d’autres pensent que la réalité a pris le dessus sur la rumeur. On retrouve beaucoup de ces vidéos sur des réseaux semi-anonymes, comme le peer to peer ainsi que sur des réseaux qui le sont totalement, comme Freenet ou il y a carrément des sites spécialisés. Certains affirment qu'il n'y a pas de fumée sans feu, que le snuff movie n'a pas pu atterrir dans la légende sans avoir existé. Néanmoins cet argument ne revêt que très peu de valeur au vu des nombreuses autres légendes urbaines existantes. Tout ce que l'âme humaine est capable d'imaginer de pire est généralement produit au moins par quelques pervers. Le film Hostel ne s’inspire-t-il pas d’ailleurs d’un fait divers vécu en Thaïlande où des personnes paient pour torturer et tuer d’autres personnes. Et puis de nombreuses vidéos de mises à mort (décapitations) et de torture en temps de guerre ou fruits du terrorisme aveugle et sanguinaire ainsi que des lynchages existent à travers le web ou s’invitent directement chez vous via le journal parlé. Après tout, ces vidéos possèdent de nombreux points communs avec le snuff.

Le terme snuff movie apparaît au milieu des années 70 pour désigner des films clandestins contenant les images de sévices et de meurtres qui se prétendent réels. En 1974, une équipe américaine décide de faire une série Z vaguement inspirée de l’affaire Charles Manson. Filmé en Argentine sans son et doublé dans des studios aux Etats-Unis, The Slaughter n’eut aucun succès. Tomb

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é dans l’oubli il ressort sous le titre Snuff grâce à Carter Stevens qui décide rajouter une scène qui avait pour but de faire croire au spectateur que le pseudo-scénariste du film Snuff violait une des actrices du film avant de la tuer de manière très barbare. Prétendant être le seul film où les morts étaient réels. Après enquête il s’avaira que ce film était une accumulation d’effets spéciaux.

Les années 70 offrent également un genre largement exploité durant ces années-là et qui firent scandale : le cannibalisme. En 1979, le réalisateur italien Ruggero Deodato lance une campagne marketing savamment orchestrée pour son film Cannibal Holocaust. L’histoire d’une bande de cinéastes qui débarque en Amazonie pour filmer les autochtones. Mais ils vont mourir les uns après les autres dans d’atroces souffrances (viols, empalements, cannibalisme, torture etc.). Les bandes sont retrouvées quelques temps après et le doute commence à s’installer tant la frontière entre réalité et fiction est très difficile à reconnaître. Le réalisateur sera obligé par la pression de présenter ses acteurs au monde afin de rassurer les autorités.

 

Flowers of Flesh and Blood - Guinea Pig 2 vogue également sur ce courant. La rumeur veut que son réalisateur Hideshi Hino reçoive un paquet envoyé par l’un de ses fans. Celui-ci aurait contenu un film en 8mm, cinquante-quatre photographies et une lettre de dix-neuf pages qui parlait d’un crime atroce. Après avoir visionné le film, Hino décida d’aller voir la police, leur fournissant les preuves qu’il avait reçu. Le "film" en lui-même, montrait un homme portant un casque de samouraï qui y droguait une femme, puis la démembrait tout en expliquant à la caméra que ce qu’il faisait là était beau. Toujours d'après la rumeur Hideshi Hino décida donc de réaliser Flowers of Flesh and Blood pour exorciser cette vision. Expérience réussie, puisque l'acteur américain Charlie Sheen tomba sur le film et y crut tellement qu’il envoya une copie au FBI qui ne manqua pas de mener une enquête... sans résultat évidemment !

Dans les années 80 sort la série des Face à la mort. Sous couvert du genre documentaire un pseudo scientifique présente des extraits de vidéos amateurs  qui montrent les différentes formes que peut revêtir la mort. L’horreur provient ici du fait que ces scènes de mises à mort sont totalement réelles.

Dans leds années 2000 sortent August Underground  et August Underground's Mordum de Fred Vogel sont de faux snuff movies, comme si l'on avait retrouvé les bandes vidéo de psychopathes tournant des snuff movies.

Enfin plus récemment des films remarquables se sont inspirés de ce genre comme les films Mute Witness d’Anthony Waller, Tesis de Alejandro Amenabar (sans doute le meilleur film sur les snuff movies) ou encore 8mm de Joel Schumacher.