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10/11/2007

Halloween VI: The curse of Michael Myers

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Nous avions laissé Jamie Lloyd petite et un Michael Myers s’évadant de la prison de Haddon Field avec l’aide d’un homme habillé tout de noir. Six ans après, c’est Jamie qui s’échappe, un bébé dans les bras, d’une secte vénérant Myers comme le mal absolu, incarnation du dieu Thorn. Une des membres de celle-ci, prise de remords paiera d’ailleurs sa participation à l’évasion en se retrouvant cloutée au mur par le monstre au masque laiteux.

Scénaristiquement on a donc légitiment un peu peur dès le départ mais il faut bien avouer que la suite nous offre quelques agréables surprises.

On commence donc par une course poursuite entre le boogeyman et Jamie tentant de sauver la progéniture ultime des Strode. Myers est dans la nature et c’est tout Haddonfield qui vit dans le mythe et la terreur.

Première agréable surprise c’est la présence de Donald Pleasence dans sa dernière interprétation du célèbre docteur Loomis. Emouvant donc de le retrouver, dernier acteur survivant du premier opus.

La deuxième surprise c’est la qualité retrouvée de la photographie grâce à un très joli jeu de lumières (très beaux contre-jours) et des prises de vues étudiées. Le montage est nerveux et accentue la tension existante au même titre que les effets sonores retentissants.

Enfin, le gore réapparaît tout doucement dans les années 90 et avec lui Halloween à travers des scènes pimentées sans doute pour concurrencer l’imposant succès des Scream. Le sang gicle et les plans larges des mises à mort captivent terriblement à l’image de cette explosion de tête d’un Bradford English, sorte de Bill Clinton grossi.

Pour les passionnés de la série, Joe Chappelle a l’ingénieuse idée de nous représenter des anciens personnages de 78 noyant parfois nos mémoires de nombreuses références mais offrant ainsi un bel hommage de la saga originale.

Quant à Michael, il est égal à lui-même, la chevelure rock’n roll, robotique, froid, mécanique et sans pitié possédant même sa marque de fabrique tatouée à son bras et inspirée de la mythologie celtique. Il devient le bras armé d’une secte dont il n’a que faire et dont il va se débarrasser très vite.

En conclusion, Halloween IV n’est pas une daube comme n’importe quelle énième suite  lourde et vide de sens. A défaut d’un scénario solide, on retrouve ici une qualité de filmage qui avait disparue au cinquième épisode en plus d’une mise en scène efficace, nerveuse, tendue annonçant déjà le retour de la noirceur et du gore des années 2000.

Ma note : 7/10

00:25 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : halloween 6, horreur, gore

09/11/2007

Halloween V

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Tout comme les deux premiers épisodes, un an sépare le Myers 4 et le Myers 5. Le film fut réalisé en 1989 par le suisse ( ?)Dominique Othenin-Girard auteur de « Sandra, c’est la vie » ou « Florian – Liebe aus ganzem Herzen » pour la TV !!! Hein ? Oui je sais !!

On reprend les mêmes et on recommence. On se souvient de la fin rocambolesque du 4 où on se demandait comment les scénaristes allaient se sortir du m.. dans lequel ils s’étaient fourrés. Tout simplement en imaginant un lien télépathique entre la petite Jamie Lloyd (toujours interprétée par la toute mimi et talentueuse Danielle Harris) et notre Mike Myers international.

Celui-ci s’étant enfuit du puit dans lequel il fut projeté sous une pluie de projectiles reprend son expédition punitive à la recherche de sa nièce.

Le Dr Loomis, plus fou et obsédé que jamais, est toujours tenu par un Donald Pleasence pourtant transparent et pour la première fois décevant.

Il n’empêche nous avons toujours droit à nos minettes et nos bad boys (les Ben de l’île de la Tentation quoi !) échaudés batifolant à tout va et à une scènes olé olé toujours aussi pudique. Notre Michael (prononcez à la Prison Biesse hein !) décidément séduisant dans son p’tit bleu de travail nous repasse la palette des armes blanches dans la plus pure tradition du slasher.

Et là c’est long, mais long !! J’en baille encore. Et vas-y que je suis là ! Ah ben non chuis plus là ! Si chuis là ! Non plus là ! Et ainsi de suite pendant les deux tiers du film. Les scènes de meurtres sont originales mais on ne voit rien ! Mais alors rien ! Amateurs de gore bonjour l’ennui !

Et je ne vous parles pas des deux flics crétins qu’on se coltine au milieu du film et qui heureusement pour nous (vive Michael !!) se font trucidés dans leur propre bagnole ! Mais quels cons !!

Le seul réel intérêt du film réside dans les deux scènes de face à face entre d’une part Loomis et Myers et d’autre part entre Jamie et notre monstre. Pour une fois on assiste à une certaine « humanisation » du mythe et ce déchirant « Mais tu es mon oncle » de la petite Jamie lancé à Myers qui l’espace d’un (court) instant semble désarçonné.

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Enfin, Mike s’évade pour la ixième fois avec l’aide d’un (totalement) parfait inconnu qui porte de jolies Santiags (si, si) nous rappelant par là que nous sommes bien dans les années 80…

Bref, ce film provoque une cassure nette dans la qualité de la saga Halloween. Le film est ennuyant car trop long et les effets utilisés pour les trois autres opus ne parviennent plus à surprendre et soulever notre intérêt. C’est dommage pour Donald Pleasence qui semble bien fatigué et Danielle Harris promise à l’époque à un bel avenir. Les quelques jolies donzelles se promenant en petite culotte durant le film ne parviennent pas à nous émoustiller et nous piquons du nez désespérément avant la fin du film…

Ma note: 5/10 

00:05 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Halloween 5, horreur, gore

08/11/2007

Halloween IV: le retour de Michael Myers.

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Mike Myers, 10 ans après. Le retour ? Ben oui puisque dans Halloween III n’apparaissait pas le tueur aux couteaux de boucher.

Mais comment allait-on ressusciter un croquemitaine explosé aux cas coins d’une salle d’opération ainsi que son médecin ? En ne se posant même pas la question pardi. Le Dr Loomis a le visage à moitié brûlé et porte des gants noirs en permanence quant à Myers comme il est de toute façon en bleu de travail à longueur de journée quelques brûlures sur les mains suffiront pour attester de ses blessures. C’est simple et ça passe ! Rambo l’avait déjà testé en son temps.

Nous voici donc à la fin des années 80 dans les couleurs pastelles, les coupes Mulet, les jeans moulants et le physique à la Patrick Swayze.

Comme d’hab’ Myers s’enfuit du service pénitentiaire hospitalier et apprend des médecins qu’il a une nièce, fille de la regrettée Laurie Strode. De ce qu’est devenue celle-ci  on ne sait rien. Mais sa fille Jamie Lloyd, sous les traits de Danielle Harris, est adorable et déjà on craint pour sa vie. Victime de cauchemars elle perçoit une menace constante. Lors d’un de ceux-ci on a droit à cette scène où elle est attirée en dessous de son lit et qui sera reprise de façon hilarante dans l’exécrable Scary Movie.

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Les meurtres commencent et s’accumulent tout le long du voyage de Myers entreprit pour retrouver sa nièce. Mais malheureusement les scènes sont pudiques, à peine montrées et se succèdent sans émotion.

Pendant ce temps, à Haddonfield (mais comme c’est malin de cacher la petite dans le même village natal de Myers) le fête d’Halloween se déroule tranquillement.  Jamie, dans un beau clin d’œil à l’œuvre phare se costume en clown et arpente les rues de la ville au bras de sa sœur adoptive. Mais celle-ci n’a en tête que son très hormoné boy-friend qui lui préfère culbuter la fille du sheriff plutôt que le baby-sitting de la nièce. Vous suivez ? Cela nous donne à nouveau à quelques scènes de pelotage mais au grand désespoir de la cause masculine celles-ci sont chastes, pudiquement correctes passant le premier opus de1978 comme le dernier Joe D’Amato.

Dwight H. Little profite astucieusement du scénario pour nous égratigner la jeunesse décadente et hautaine des années 80 tout comme les rednecks militaristes de la ville qui, alertés de l‘évasion, sont décidés à tuer le Myers. Le problème c’est qu’ils descendent un pauvre quidam qui n’avait rien demandé.

Bref une tension rondement menée à travers une chasse à l’homme de masse. Les réfugiés, dont Jamie, se réfugient dans la maison du sheriff, seul endroit censé être protégé du carnage du boogeyman. Vous vous en doutez il n’en est rien et l’homme au masque de mort s’en donne à cœur joie doté pour le coup d’une force surhumaine.

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Certaines scènes sont originales. Celle des jeunes déguisés en Myers donnant la confusion, la course poursuite sur le toit de la maison ou encore la scène finale qui va désarçonner plus d’un aficionado du mythe.

Halloween 4 n’est certainement pas la daube annoncée et ne mérite pas certaines critiques assassines. Si la résurrection de Myers peut faire sourire, le film dans son ensemble tient bien la route. Fini le cadrage génial et esthétique des deux premiers, finie la surprise lors des apparitions du monstre mais bonjour à la belle tension générale, aux scènes originales de poursuite et surtout, surtout à Danielle Harris époustouflante dans un rôle difficile. Elle est tout simplement convaincante ! Et puis quel régal de réentendre à nouveau la musique mythique de Carpenter…

Ma note: 8/10 

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07/11/2007

Halloween 2

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On prend les mêmes et on recommence ! Mike Myers n’est pas mort et déambule à travers les rues de Haddonfield pour mettre la main définitivement sur sa sœur transportée à l’hôpital suite à ses attaques.

Halloween II commence par les trois dernières minutes du premier opus de 1978. Réalisé en 1981 par Rick Rosenthal (Bad Boys, Halloween Resurrection) avec toujours le duo Debra Hill et John Carpenter à l’écriture on suit ainsi la nouvelle chasse à mort du célèbre Mike Myers quasi en temps réel. Le relais est savamment orchestré et aurait très bien pu sortir en 78 tant rien ne semble être différent.

En pleine fête d’Halloween (toujours une citrouille dans le champ pour le rappeler), la ville est en état de siège, les patrouilles de police circulent à la recherche du tueur et les téléphones chauffent qui circulent l’information et les messages d’alerte. Le docteur Loomis met en garde les autorités : « il n’est pas humain ».

Mike Myers est tapi dans l’ombre. Il est toujours filmé dans un reflet, tantôt un miroir, tantôt un rétroviseur. Tout comme le premier opus, la photographie est soignée, étudiée. On ne change pas la technique qui gagne.

Un maigre flashback nous apprend que la mère de Michael n’est en fait pas sa vraie mère. Pourquoi Mike est-il en chasse pour tuer sa sœur ? La note écrite de sa main sur le tableau de classe de celle-ci peut-elle nous éclaircir ? SAMHAIN, le seigneur celte des morts, la fin de l’été.

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En attendant Laurie Strode, soignée dans l’hôpital du coin, sent la présence future de son frère et décide de quitter péniblement sa chambre. La course poursuite est haletante, stressante. Le personnel hospitalier a payé la présence de Laurie au sein de l’établissement. La scène de meurtre dans le bain à bulles avec une infirmière aux seins à faire damner… les saints se voit étranglée dans un bain bouillant.

L’issue se dessine dans une salle d’opération où le docteur Loomis et Laurie Strode se retrouvent coincés. Sans dévoiler l’issue sachez qu’elle est censée mettre un terme définitif à Myers de façon irrévocable. Censée…

Bref une suite à la hauteur de l’œuvre originelle, créée dans le même moule. A noter que la suite de la carrière du réalisateur créée un doute sur la paternité du film. Trop la patte de Carpenter ?

Ma note: 9/10 

00:05 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : halloween 2, horreur, gore

06/11/2007

Halloween: la nuit des masques!

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C’est ici que tout a commencé. En 1978, en pleine fête d’Halloween naquit le boogeyman le plus célèbre du cinéma d’horreur.

Haddonfield dans l’Illinois, 1963, un enfant prénommé Michael, affublé d’un masque et d’un costume de clown, assassine sa sœur de plusieurs coups de poignard pour des raisons inexplicables.

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Quinze années plus tard, celui-ci s’évade de l’établissement psychiatrique de haute sécurité de Smith’s Grove bien décidé à terminer son travail en assassinant sa deuxième sœur Laurie Strode. Son psychiatre attitré, le Docteur Loomis, s’inquiète au plus haut point de cette évasion. « Le Mal s’est enfuit » dira-t-il d’ailleurs, effrayé et fataliste.

Dans une mise en scène prodigieuse où chaque plan cadré est une merveille photographique. John Carpenter nous invite dans un crescendo diabolique, tendu et remarquablement orchestré. Le délicieux et coquin voyeurisme de Mike Myers (donnant droit à quelques plans fessiers de toute beauté) à travers les yeux d’un nouveau et énigmatique masque accentue cette tension et cette attente insoutenable du prochain slash fatal.

Le scénario est signé Carpenter lui-même avec la collaboration de Debra Hill, décédée en 2005, et qui allait également signer les scripts de The Fog et Escape from L. A. Quant à la musique elle est également signée Carpenter et tout comme celle de Jaws reste une des plus célèbre du cinéma de genre (vous pouvez l’écouter sur le blog).

Comme bon nombre de films d’horreur des années septante on condamne par le meurtre gratiné le sexe et la consommation de joints. Confer cette scène mythique du jeune couple partageant le joint après une scène de sexe vite expédiée et trucidé de façon très originale. En effet, qui ne se souvient pas de cette scène où Myers, déguisé comme un fantôme et plaçant les lunettes du pauvre garçon égorgé parti chercher boustifaille apparaît devant la petite amie croyant à une blague. La réponse sociale de Carpenter aux critiques qui jugeaient son film misogyne et sadique.

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Autre point fort scénaristique et visuel ce sont ces scènes de vis-à-vis entre la maison de Laurie et celle de sa copine toutes deux faisant du baby-sitting. Laurie, dans un suspens haletant, se doute au fil des heures que quelque chose se passe d’anormal au fil des heures chez sa voisine d’en face.

Myers fascine. Sa démarche est ridiculeusement lente (inspirée de celle de Yul Brynner dans Westworld), enfantine voire gourde et contraste avec le cynisme et l’efficacité de ses meurtres perpétrés froidement et sans pitié. Il n’hésite pas à scruter sa victime soulevée et poignardée sur le haut d’une porte dans un intérêt morbide. Mais pour tenter de tuer sa sœur, il fait preuve d’une naïveté et d’une maladresse forcément bienvenue. Jamie Lee Curtis, puisque c’est d’elle qu’il s’agit joue la Scream Queen à merveille : ses cris, son regard de bête traquée apportent la touche de réalisme et de crédibilité à l’œuvre. Combien de « Mais cours salope ! » furent lancés dans les salles obscures de l’époque.

« C’était le croquemitaine » dira-t-elle à un Docteur Loomis au regard halluciné et fou, remarquablement interprété par un Donald Pleasance habité par son personnage.

Deux ans avant Friday 13th et son Jason, le Halloween (initialement intitulé The Babysitter Murders) de Carpenter apporte au cinéma d’horreur une œuvre innovante. Le premier grand slasher contemporain qui, bientôt trente ans après, n’a pas pris une seule ride.

Ma note: 10/10 

01/11/2007

The Hoste: le plus grand film de monstre jamais réalisé !

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2c48b7a2f30dac2149de6e8d7d7c6420.jpgLe plus grand film de monstre jamais réalisé ! La jaquette annonce la couleur et met directement la pression. Ben oui si vous annoncez ce film à vos amis comme un chef d’œuvre encensé par la critique et multi récompensé dans les festivals vous avez intérêt à ce que ce soit le cas.

The Hoste (Gwoemul, 2006), grand gagnant du dernier BIFF, réalisé par le Coréen Joon-ho Bong raconte l’histoire d’un monstre aquatique né à la suite de déchets radioactifs déversés dans la rivière principale de la ville. Une jeune fille est enlevée par celui-ci et « conservée » dans une sorte de garde-manger du monstre alors que sa famille est bien décidée à la sauver de là…

Le début du film rassure très vite car on se retrouve vite dans le bain grâce une course-poursuite avec le monstre le long du fleuve. Celle-ci est superbement bien réussie et se déroule avec un tel réalisme qu’on a l’impression d’être témoin d’un évènement sans précédent grâce à une mise en scène sans faille.

Ce monstre se tapit comme un animal de l’ombre, comme une araignée. Ses moyens de locomotion sont inquiétants. Visuellement on a rien vu d’aussi réaliste, d’aussi dégoûtant depuis Alien et c’est peu dire. On pense d’ailleurs à ces Aliens tapis dans l’obscurité et se dépliant lentement…

La force du film réside dans le fait que la plupart des scènes fortes se déroulent en extérieur avec des panoramas ou des plans larges très impressionnants et qui requièrent une grande maîtrise sous peine de passer à côté de l’effet d’ensemble. Le monstre est énorme et possède une tête qui est un véritable énigme durant tout le film pour deviner où sont les yeux, la bouche ou encore les dents mais bon…

Comme dans tout bon film asiatique la poésie est souvent présente et vient à point pour souffler un peu.

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Mais il y a un hic malheureusement… Une fois la scène d’ouverture passée le réalisateur nous trimballe alors dans des scènes mortes où les protagonistes se perdent dans des dialogues inutiles et où la volonté de changer de genre, passant de l’horreur à la comédie, fait retomber l’adrénaline comme un soufflet rendant difficile à faire redémarrer à chaque fois la machine à frissons. Les comédiens ne sont pas tous à la hauteur mis à part la petite Ah-Sung Ko adorable et fragile. On assiste à du Ken Loach, du Tarantino sans y voir à aucun moment de l’intérêt. Dommage pour le rythme et l’œuvre en générale.

Amateurs de gore passez votre chemin car ici pas de corps démembrés et de tripailles à tout va. Les scènes d’action suffisent en elles-mêmes.

Il n’empêche l’œuvre est éblouissante, poétique, visuellement impeccable et les scènes du monstre vous laisse scotché à chaque fois. Vraiment dommage ces temps morts incompréhensibles…

Ma note: 7/10 

00:05 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : The hoste, horreur, gore

25/10/2007

The Texas Chainsaw Massacre: The Beginning

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Avec la barbarie brute s’accompagne souvent la boucherie sans nom et sans pitié. Cela tombe plutôt bien avec cette famille Hewitt complètement barje, victime de la crise économique suite à la fermeture de l’abattoir local seul moyen d’embauche dans cette région de rednecks texans. Pour survivre il faut manger par tous les moyens et tous les moyens sont bons. Thomas – Leatherface – Hewitt va s’en charger sous la houlette d’un chef de famille (Sheriff Hoyt) sadique et sanguinaire.

Quatre jeunes en vacances pour oublier les horreurs de la guerre du Vietnam se retrouvent malheureusement piégés par cette famille Hewitt et doivent servir à alimenter le garde-manger de ces cannibales en herbe.

Là où Jonathan Liebesman avait complètement raté sa première œuvre (Darkness Falls), il réussit ici à installer une atmosphère extrêmement lourde, poisseuse voire unique ses dernières années à part bien sûr le maître Rob Zombie. Vous voilà entraînés dans une boucherie barbare souvent immonde, insoutenable. Même le très réussi remake du chef d’œuvre de Tobe Hooper (le Nispel), pourtant déjà très fort, n’arrive pas à une telle démonstration de gore.

The Texas Chainsaw Massacre : The Beginning est aux rednecks ce que Hostel est aux riches distingués. Ici pas de Rugerro Deodato découpant avec raffinement son repas du soir sous des airs de Vivaldi laissant sa victime décharnée.
Non ici c’est à la tronçonneuse et au couteau de boucher que Leatherface prépare le repas du soir. Le tout dans un décor "craspeque" et nauséeux et aux tons jaune et gris sombre comme pour rappeler la poussière du Texas et le côté froid du métal hurlant.

Aucune vision ne nous est épargnée et seuls les plans astucieusement cadrés sur les popotins gracieux de nos Scream Queens permettent de souffler un peu entre les horreurs dévoilées.

Etrangement, le rôle principal n’est pas trop Leatherface (malgré sa taille immense et son gabarit « chabalien ») mais plutôt le sheriff Hoyt, terriblement inquiétant, sans pitié et remarquablement interprété par R. Lee Hermey.

Si le film est peut-être esthétiquement moins réussi que le Nispel force est de constater néanmoins que ces deux œuvres rendent de véritables hommages très réussis à l’œuvre unique de Tobe Hooper. Le scénario signé Sheldon Turner semble respecter à merveille l’univers abject de Hooper.

Si le gore vous intéresse vous retrouverez ici le stade ultime du cinéma à gros budget et devrait vous faire passer un grand moment… de frissons !!

23/10/2007

Vorace

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Découvert sur une liste reprenant les cent meilleurs films des dix dernières années (1996-2006) publiée par la rédaction du Mad Movies, je me suis donc acharné sur E-bay pour l’acquisition du DVD.

Totalement passé inaperçu lors de sa sortie ce Vorace (Ravenous, 1999) réalisé par Antonia Bird est un grand film très interpellant et injustement snobé. Les scènes vous trottent longtemps encore dans la tête et avec délectation on s’y replonge sans modération.

Moitié du 19ème siècle, un fort avancé se situant dans une chaîne montagneuse américaine, gardé par une petite poignée de soldats, accueille un rescapé du froid, famélique et terrifié. Remis d’aplomb il narre les évènements survenus dans une grotte où six individus fuyant la neige et le froid se retrouvent coincés dans cette antre sans nourriture pendant plusieurs mois. Commence alors un rituel cannibale pour survivre…

Ce scénario très Nietzschéen se base sur une ancienne légende indienne qui raconte que celui qui mange la viande de son ennemi mange également son âme et sa force.  

A travers de superbes paysages, le film lorgne admirablement vers le cinéma d’aventure, le western et évidement le film d’horreur. Ne franchissant jamais franchement la barrière du genre choisi comme pour laisser le spectateur prendre ce qu’il souhaite. Le casting est très solide avec un Robert Carlyle (acteur fétiche de la réalisatrice) et un Guy Pearce tous deux époustouflants bien secondés par des acteurs comme David Arquette ou encore Jeffrey Jones. Celui-ci nous offre d’ailleurs quelques tirades humoristiques (« Il a du mettre trop de Bourbon dans son Bourbon ») bien distillées.

En définitive, la théorie Nietzschéenne imposée par le cannibale à l’origine du carnage est bottée en touche par la rédemption du héros malheureux n’adhérant ainsi pas à la philosophie douteuse de ce gourou dont les discours ressemblent furieusement à ceux du Colonel Kurtz d’Apocalypse Now.

Bref un film cannibale impeccable aux scènes parfois bien gores et s’appuyant sur un scénario superbement écrit et accompagné d’une très lancinante et jolie musique de Michael Nyman. Si ce n’est déjà fait foncez acheter ce film vous n’y perdrez pas au change…

Ma note: 9/10 

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18/10/2007

American Haunting: la critique

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Putain mais qu'est-ce que je fous là??

a5e7cab913a8b47fa13de4c509924cfe.jpgFort attendu en raison du casting plus qu’alléchant (Donald Sutherland et Sissy Spacek) American Haunting ne connut pas le succès d’estime et/ou publique pourtant espéré chez After Dark Films. Après visionnage du DVD ce week-end je comprends mieux pourquoi. Au 19ème siècle une famille installée dans une demeure hantée voit l’aînée en proie à une possession démoniaque sans savoir quelle solution trouver. Bref une énième histoire de possession dont les scènes ressemblent à s’y méprendre aux classiques du genre et notamment le chef d’œuvre de William Friedkin ou encore l’inquiétant Exorcisme d’Emily Rose. On a même droit à des effets de caméra dignes d’un Evil Dead. C’est efficace, palpitant mais trop redondant. On se demandera d’ailleurs comment une jeune fille rouée de coups, giflée vitesse grand V et ballottée d’un coin à un autre de sa chambre arrive à se rendormir sans la moindre égratignure. Hansaplast  n’a plus qu’à fermer boutique ! Enfin, si vous retirez ces scènes de possession… et bien il ne reste pas grand-chose.

Même Donald Sutherland arrive péniblement à cacher son ennui, lui qui se retrouve affublé d’une jolie longue coiffure blanche limite vieille folle ou vieux fou c’est selon votre choix. Quant à Sissy Spacek on ne sait trop si son regard halluciné cache théâtralement l’angoisse de voir sa fille possédée danser pour une rave party imaginaire ou une soudaine prise de conscience de se retrouver dans un nanar Victorien avec sans espoir de retour.

Ne vous attendez pas à sursauter ou très peu. Vous vous surprendrez même à bailler quelque peu, à piquer du nez ou encore à naviguer dans le dédale de vos pensées.

Reste une fin à rebondissement qui sauve le film de la noyade mais en laissera plus d’un sur le carreau tant l’histoire semble tarabiscotée. Dommage ce coup dans l’eau car compte tenu des moyens il y avait possibilité de faire mieux…

Ma note: 5/10 

16/10/2007

The Hamiltons: la critique

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7409e34c1a59fcbc53004a08a2c5486d.jpgLe Mad Movies de ce mois propose à la vente le DVD The Hamiltons de 2006. On nous épargnera pour cette fois le film de série Z italien de 1980 inconnu, nullard et invendable sur e-bay le cas échéant.

Inconnu à sa sortie, The Hamiltons, réalisé par The Butcher Brothers (pas mal comme nom) nous raconte la vie de famille d’une tribu d’orphelins pas comme les autres et livrés à eux-mêmes. L'image de la petite famille bourgeoise qu’ils essaient de donner n’est pas tout à fait celle que l’on croyait…

Vous en dire plus risquerait de vous casser l’effet de surprise qui est d’ailleurs le seul atout de ce film sympa mais ô combien prétentieux. En effet, qu’est-ce qui se cache dans la cave de la maison, pourquoi les frères et sœur gardent-ils prisonnières deux jolies donzelles suspendues à des crochets… Autant de questions que les jeunes réalisateurs, nantis par ailleurs d’une série impressionnante de prix accumulés dans les différents festivals de films d’horreur, prennent le temps d’y répondre, laissant ainsi les spectateurs dans une impatience agaçante et crispante. C’est qu’on a droit à une œuvre pour jeunes intellos branchés maîtrisant une certaine culture cinématographique du genre et voulant à tout prix s’écarter des modèles. Certes, le film est innovant en ce sens qu’il prend des chemins détournés et ne répond pas aux codes du film d’horreur classique, mais certaines longueurs, certaines répétitions rendent parfois celui-ci limite ennuyant. La nature des héros se dévoile petit à petit par une image, un geste, un signe disséminés ci et là et ne permettant pas le moindre doute mais ne sachant jamais paradoxalement si on est sur la bonne voie.

Ne vous attendez pas à un film gore car à part quelques moments croustillants pas de tripailles à l’air mais quelques scènes sympas à la limite du gothique.

Bref un film sympa, bien recherché au niveau scénaristique mais pas de quoi crier au génie pour l’instant. On attendra néanmoins le prochain film des « frères Boucher » pour se faire une réelle opinion sur leur talent…

Ma note: 6/10