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07/12/2007

The Masters of Horror: The Damned Thing

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c6c8a4c8b80ee81f72bb4021229ff375.jpgAaaah les fêtes, les anniversaires… Que d’occasions de recevoir multitude de cadeaux judicieux. C’est déjà le cas pour moi avec le box de la saison 2 des Masters of Horror. Merci à ma douce donc ! Gâté hein ?

Bref on commence donc avec l’épisode 1 de cette série américaine qui pour rappel comporte 13 short films de 60 minutes réalisés par les plus grands réalisateurs de films d’horreur actuels. Une sorte de Quatrième Dimension en plus gore.

Et c’est Tobe Hooper qui ouvre le bal avec Les forces obscures (The Damned Thing). Une histoire tarabiscotée dans laquelle un sheriff (Sean Patrick Flanery empâté), traumatisé par un drame survenu dans une enfance pourtant idyllique, constate que sa ville ne tourne plus très rond et que la haine pervertit soudainement les cœurs des habitants. Une force maléfique recherche sa prochaine victime.

Tourné dans le Sud si cher à Hooper, le film nous offre quelques scènes bien gores et douloureuses (un père de famille éviscéré, un dingue qui se suicide à coups de marteau dans la tronche ou encore la moitié d’une jolie nana après accident) et heureusement on va dire !! Car en dehors de ces scènes pimentées… RIEN ! Avec l’ami Tobe on devait s’y attendre compte tenu de la multitude des navets proposés depuis plus de vingt ans. Mike Garris (créateur de la série) est plutôt mal inspiré de faire encore appel à ses services mais bon que voulez-vous Chainsaw reste sa carte de visite.

Le film est long, trop long ! Un comble quand celui-ci fait… 60 minutes ! Les acteurs sont insipides, peu charismatiques à l’image d’un Flanery en fonctionnaire Wallon se réveillant péniblement pour la pause café.

Dommage une nouvelle fois donc car les budgets sont là. A décharge de Tobe Hooper le scénario écrit par le fils de Matheson se tient sur un confetti et ne permet en rien de créer un film d’horreur digne de ce nom. Heureusement, l’épisode suivant réalisé par John Landis semble mieux engagé…

Ma note: 4/10 

04/12/2007

Anatomie

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Heidelberg en Allemagne. Paula Henning ( Franka Potente), jeune et ambitieuse étudiante en médecine découvre des choses troublantes à propos des cadavres provenant des salles d’autopsie réservées aux étudiants.

Ceux-ci étaient-ils bien morts quand on les a disséquer ?

Après une scène d’ouverture répugnante, le film est lancé une fois l’arrivée des étudiants dans la célèbre université. L’ambiance est froide voire glaciale, glauque et terriblement inquiétante. On navigue entre d’une part le complot universitaire et la paranoïa d’un Thesis et d’autre part l’horreur froide et scientifique d’un Deodato dans Hostel. Le médecin-chef du bâtiment d’autopsie aurait pu jouer dans ce dernier tant son regard glacial ne reflète rien d’autre que la mort.

Tout y est pour vous scotcher à votre fauteuil et vous dégoûter à coups d’images fortes. Imaginez un individu ouvert du cou au pubis et vider de ses organes les uns après les autres et ce tout en restant vivant mais dans l’incapacité de réagir. Les plus chanceux d’entre eux iront alimenter le musée de corps. Ceux-ci proviennent-ils du Professeur Gunther Von Hagens qui réalisa, souvenez-vous des expositions à travers le monde avec ses cadavres « anatomiques » parfaitement conservés selon le processus de plastination. Quand on sait qu’il fut professeur à Heidelberg….

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Quant à Franka Potente elle y est une nouvelle fois éblouissante même si moins à son avantage physiquement que dans Creep. Elle était même à deux doigts de se faire prendre la vedette par Anna Loos, autre star en Allemagne et véritable bombe sexuelle au QI (QI j’ai dis !!) élevé et dont sa mise à mort est tout simplement "estomacante". Et je ne vous parle même pas de ce que l’on fait de son corps !!

Que dire alors de Benno Fürmann en étudiant complètement barje aux yeux couleur métallique et sans pitié. Sa prestation rend convaincante et crédible l’histoire proposée.

Bref un film passionnant malgré une deuxième partie un peu plus faible avec un scénario original et bien ficelé et aux effets spéciaux tout simplement saisissants.

Ma note: 8/10 

30/11/2007

2001 Maniacs

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Voilà certainement un des films les plus étranges réalisé ces dernières années. Le genre de films pour lesquels on ne sait trop comment les aborder.

Vite le spitch : une bande d’étudiants partis pour Daytona Beach s’arrête en cours de route dans un village du Sud Américain qui sent bon la bannière des confédérés et le culte de Jefferson Davis.

Accueilli par le maire du village Mayor Buckman (Robert Englund parfait !) nos « djones » assistent à une vison paradisiaque de leurs phantasmes. Les habitants sont (trop ?!) charmants, la vie idyllique et des nanas aussi « accueillantes » que chez Hugues Hefner. Mais le rêve tourne au cauchemar quand ces joyeux drilles se rendent compte que le repas annuel du village… ce sont eux ! Déjà les disparitions s’accumulent…

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Assistons-nous à un remake d’American Pie, à une bonne série B voire Z ou encore à un Bonanza anachronique ? La réponse arrive au même moment que les meurtres se succèdent. Ceux-ci sont d’une telle originalité et d’un gore si prononcé que très vite nos sens de geeks assoiffés de sang nous obligent à être attentifs à cette œuvre originale. On embroche, on écartèle, on émascule, on écrase, on éclate et on dévore dans ce film… d’horreur ! Et on se dit que tout ça a quand même de la gueule et que ce qui ressemblait furieusement à la daube de l’année (2005) dès le début du film prend une tournure progressive jouissive et plutôt bien balancée.

Ces mêmes ados qui déjà nous faisaient soupirer d’ennui s’en prennent plein le bide et rien que pour cela moi je dis : Alléluia ! Justice est sauve !! Tout en se rincant l’oeil de ces courbes avantageusement présentées on se délecte (aussi) de ces mises à mort pour le moins originales et sadiques.

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Bref ce 2001 Maniacs de Tim Sullivan, remake de 2000 Maniacs de Herschell G. Lewis (initiateur du gore au cinéma), ne navigue pas (volontairement ?) dans les hautes envolées scénaristiques mais nous propose un film follement irrévérencieux, lorgnant vers le B ou le Z, parfois con mais vachement efficace. Eli Roth et John Landis (scènes coupées) participèrent même au casting !!

A noter qu’une suite est annoncée pour fin 2008 avec toujours Robert Englund.

Ma note: 6/10 

28/11/2007

Day of the Dead

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Une ville abandonnée, des zombies marchant dans les rues désertes, un crocodile sort d’un zoo libre comme l’air. Une scène d’apocalypse très romérienne qui donne très vite la couleur. Les morts-vivants ont envahi un monde désolé, incarnation de l’enfer désormais terrestre, véritable punition du créateur.

Day of the Dead (1985) est le troisième film de zombies de Romero juste après Night of The Living Dead et Dawn of the Dead et juste avant Land of the Dead et Diary of the Dead. Bref que des Dead! Ben oui!

Une poignée de scientifiques rescapés et isolés dans une base souterraine à l’abri des zombies, protégés par des militaires un peu trop zélés, expérimentent sur des zombies cobayes différentes possibilités pour trouver LA solution qui permettrait d’éradiquer la planète de ce mal.

 Mais les deux communautés se détestent cordialement et la tension monte jusqu’à devenir explosive.

Si dans les deux premières œuvres de Romero on assiste à des rescapés assiégés et tentant de survivre on a ici un film prétexte pour en connaître plus sur les morts-vivants et ce pour la première fois. Bien sûr on a toujours les coups de gueule antimilitaristes traditionnels du génial réalisateur d’origine italienne. Les soldats sont des brutes sanguinaires pris au piège ici dans un scénario subtil où leur humanité est mise en doute par rapport à certains zombies.

En effet, un savant fou, sorte de docteur Frankenstein pratiquant dans un labo où résident des cadavres charcutés placés sous électrodes, étudie les réactions comportementales du zombie, persuadé que la solution viendra de sa resocialisation. Et c’est ici qu’on a droit aux plus belles scènes du film où un mort-vivant (Sherman Howard) réapprend par ses souvenirs antérieurs et sous la houlette du professeur à téléphoner, à se raser, à utiliser un revolver ou encore à faire le salut militaire. C’est marrant tout en étant effrayant grâce au travail remarquable de Tom Savini et son équipe. A noter que c’est ce même zombie intelligent qui se servira d’un revolver pour descendre le fumier nazi du film ! Jouissif et joli clin d’oeil.

On assistera aussi à la première amputation d’un contaminé dans le but d’éradiquer la montée du virus. Il fallait y penser Romero l’a fait !

Pour une fois l’œuvre de Romero se termine sur une note de fraîcheur et d’exotisme qui jure avec l’obscurité underground du film. Le tout agrémenté d’une musique d’ascenseur de John Harrison tendant au ridicule avec les années.

Romero nous livre avec ce film une œuvre très originale, flirtant avec la série B, innovant avec le monde des zombies et utilisant des contre-emplois judicieux et audacieux. C’est pour ma part mon film préféré du maître à cause de ce graphisme et cette audace dans les scènes de victuailles et de tripailles. La photographie y est superbe tout comme l’idée d’implanter le décor dans le sous-sol. Cette tension permanente causée par d’un côté des machines à tuer militaires et d’un autre côté les zombies nous rappelle délicieusement le 28 Days After de Danny Boyle.

Quant au gore inutile de vous dire qu’ici vous êtes au royaume du sang et des tripes.

Romero c’est un peu comme avec le cinéma asiatique : ce que vous avez toujours voulu voir de plus osé et fou Romero vous l’offre sur pellicule.

Une œuvre plus méconnue de Romero mais qui pourtant doit absolument se trouver dans une dvdthèque du parfait petit collectionneur.

Ma note: 9/10 

23/11/2007

La maison de l'horreur

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En 1999, William Malone décide de se relancer dans la réalisation d’un long-métrage. Cantonné depuis un certain temps aux épisodes de série télé (Freddy’s Nightmares, Tales from the Crypt ou encore Sleepwalkers), celui-ci reçoit un budget digne des grandes productions américaines et un casting de rêve.

Le spitch d’abord avec cette histoire d’hôpital psychiatrique Art Déco construit sur un éperon rocheux soufflé par le vent et dans lequel un docteur fou, Benjamin Vannacutt, et son équipe pratiquent des traitements pour le moins ignobles sur les patients. Ceux-ci se rebellent et créent un véritable massacre qui précipitera l’établissement vers sa fin. Jusqu’au jour où une soixantaine d’années plus tard, Stephen H. Price (Geoffrey Rush aussi fou que l’homonyme Vincent Price ?), propriétaire d’un parc d’attractions à fortes sensations, décide de le rouvrir pour organiser un concours original : le premier qui survit dans la demeure jusqu’au lendemain empoche plusieurs millions de dollars.

Une bande de jeunes arrivistes se retrouvent ainsi coincés avec parmi eux la ravissante Ali Larter, première agréable surprise du film.

Il est important de résumer cette première partie de film car tout est là et… restera là.

8ce1753c138f20a12cffa309fc58842e.jpgLe film s’annonce donc sous les meilleurs auspices avec ce savant fou interprété par… et oui Jeffrey Combs ( super dossier sur lui dans le dernier Mad Movies du mois!!) le célèbre acteur qui incarna les docteurs zinzin de From Beyond, Re-Animator ou encore Castle Freak Là on se dit que c’est parti pour du grand délire !! D’autant plus que les scènes d’ouverture, tant au parc d’attractions qu’à l’hôpital avec la scène de rébellion sanglante nous laissent raisonnablement espérer 1h30 de réjouissances.

Et ben non ! Ce ne sont pas les sourires et les jolies courbes de Famke Janssen, Ali Larter ou encore Bridgette Wilson qui vont permettre au film de ne pas sombrer dans le grand-guignolesque.

On était pourtant prévenu en voyant dans le overview le nom de Rob White déjà auteur de 13 Fantômes. Et vous savez quoi ? Et ben ça se voit !

House on Haunted Hill (1999) navigue dans les mêmes inspirations qu’un 13 Fantômes, un Vaisseau de l’Angoisse ou encore Hantise c’est-à-dire de la surenchère visuelle au détriment du bon série B délirant, gore, subversif voire jouissif. Les effets spéciaux sont évidement superbes puisque ce sont eux les véritables héros du film au détriment des acteurs noyés dans un scénario quelque peu indigeste. Avouez que quand vous réunissez un casting aussi alléchant que celui précité c’est franchement un comble. La preuve ? Notre délirant Jeffrey Combs disparaît tout simplement de l’histoire à notre grand désespoir. A la place nous avons une accélération dans la seconde partie du film menée tambour battant et à grands renforts de cris, de musique tonitruante et d’effets spéciaux déferlants en masse et de façon grotesque nous amenant à une overdose agaçante. Non, non, non et non ! Quel gâchis !

Certes le film se laisse regarder les 2/3 du temps mais un conseil préparez vous au pire pour le final…

Ma note: 6/10 

21/11/2007

La porte des secrets

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Diffusé dimanche sur Cine Cinema Premier, La porte des secrets (The Skeleton Key (2005) est une nouvelle occasion de se replonger dans l’atmosphère particulière du Bayou de la Louisiane. Fort courtisé par le cinéma d’horreur pour cette particularité, ce coin envoûtant du Dixieland ne nous a pas pour autant toujours offert des réussites. Le dernier en date, The Reaping, est justement là pour en témoigner. Aurions-nous droit à une resucée du Vaudou ? Et bien non on ne parlera pas cette fois-ci de cette religion animiste mais plutôt du hoodoo sorte de magie noire très en vogue au pays des cajuns.

Caroline Ellis, est engagée par l’avocat d’un vieux couple (les Devereaux), pour venir s’occuper en tant qu’infirmière du vieil homme, terrassé par une crise cardiaque et retrouvé dans son grenier. Que se cache-t-il dans ce grenier c’est ce que Caroline veut savoir sachant que c’est là que se trouve l’explication du mal qui ronge Ben Devereaux.

19347d2816b210a69b3f6b4f089df794.jpgAccompagné d’une musique à la Moby, le film fait la part belle aux images bien cadrées et somptueuses du Bayou. Auteur du surprenant K-Pax, Iain Softley parvient très vite à installer une atmosphère très particulière emprunte de chaleur lourde, d’orages incessants, de présences fantasmagoriques, de non-dits ou encore d’isolement. Le couple interprété par les légendes que sont John Hurt et Gena Rowlands est énigmatique et inquiète terriblement. Petit à petit Caroline (si mignonne Kate Hudson) investigue et commence tout doucement à prendre conscience du terrible mensonge qui règne à l’intérieur de cette villa du Sud. Sera-t-il trop tard ?

Disons-le tout de suite, ce film vaut surtout pour son final haletant et son retournement de situation tout simplement génial. Avant cela nous avons droit à une histoire traditionnelle de revenants, de silences sur un mystère familial dont il faut taire l’horreur et de portes qui claquent, de courants d’air maléfiques et j’en passe. Du déjà vu n’est-ce pas ? Il n’empêche Kate Hudson et son joli minois arrive à nous captiver (certes elle a des arguments indéniables mais bon…) mais néanmoins on restera sur sa faim en raison du manque d’épouvante du film. On ne sursaute pas, on est pas glacé d’effroi tout au plus sommes-nous intrigué par l’issue finale…

Un film sympa donc, au scénario très original écrit par Ehren Kruger (ah ?) déjà auteur du génial Arlington Road et The Ring, habituée donc des secrets ténébreux de famille. Et puis un film qui intègre dans son générique un petit morceau d’Elvis ne peut pas être une daube hein ?

Ma note: 6/10 

17/11/2007

Halloween: ma critique

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Voilà c’est fait ! Enfin, j’ai eu la possibilité d’aller voir le Halloween de Rob Zombie et mon attente hystérique en valait franchement la peine autant vous le dire de suite. Dieu sait ce que j’en ai entendu de toutes les couleurs concernant ce remake de notre ami Zombie et il était donc temps de me faire ma propre opinion fort proche d’ailleurs de mon camarade du web Allan.

Je ne vous ferai pas l’affront de vous refaire le spitch de l’œuvre mythique de Carpenter. Le prequel du film étant totalement crédité Rob Zombie on y retrouve ici la griffe du désormais maître du genre. On apprend ainsi que Mike Myers était un enfant psychopathe fasciné par la mort et expérimentant déjà son coup de bistouri sur de pauvres animaux. Le jeune Michael, interprété magistralement par un Daeg Faerch inconnu, ne connaît pas la vie bourgeoise de ses voisins mais plutôt les moqueries de ses camarades d’école et de sa propre famille. Sa mère courageuse (délicieuse Sheri Moon) est stripteaseuse notoire permettant ainsi de subvenir aux besoins de sa petite progéniture (trois enfants) et d’un compagnon alcoolique et violent. Terreau propice pour alimenter la maladie mentale du gosse qui n’en demande pas mieux pour assouvir ses pulsions la nuit d’Halloween. Commence alors une série impressionnante de meurtres sadiques, violents comme seul Robbie arrive à nous offrir ces dernières années. Baston à la batte de base-ball et poignardant à tout va notre jeune psychopathe ne s’interdit rien et dans une superbe mise en scène s’offre une soirée démoniaque, appréciant observer la mise à mort de sa famille sauvegardant à la fin Laurie Strode bébé. Les tentatives désespérées de fuite de ses victimes semblent exacerber l’envie de sang et de meurtre de l’enfant qui s’amuse dans un jeu du chat et de la souris dérangeant et affreusement cruel le tout masqué comme il se doit.

Emprisonné à Smith’s Grove, Michael Myers est suivi par un célèbre psychopathe et oui… le Dr Loomis interprété par un Malcolm MacDowell ressuscité.

Son évasion, 15 ans plus tard, est à l’image de cette première partie de film c’est-à-dire impressionnante et violente mais cette fois-ci orchestrée par un Myers surpuissant et gigantesque à l’image d’un Michael Clarke Duncan dans la Ligne Verte.

Commence ensuite véritablement le remake où on sent notre Rob Zombie étrangement cadenassé entre un scénario qui n’est pas de lui et la volonté de rendre hommage à un autre maître du genre. C’est ici que la plupart des critiques fusillaient l’œuvre de 2007 et très franchement je m’en étonne encore… Oui on y perd la folie créatrice de Zombie, son goût de la mise en scène délicieusement lourdingue et innovante, mais on assiste quand même à une interprétation personnelle de l’œuvre et donc à un Halloween craspeque, ultra gore aux lumières et cadrages savamment étudiés et à une mise en scène digne de l’originel. Ce Myers ne possède plus cette démarche robotique agaçante mais plutôt une agilité et une force hors du commun. Son masque a lui aussi évolué mais en plus terrifiant encore.

La course poursuite avec Laurie enfin retrouvée ne diffère pas beaucoup de ce qui est déjà fait dans les films de ces dernières années mais il y a cette patte magique de Rob Zombie qui rend tout cela indéniablement génial et beau visuellement.

On pourrait en parler pendant des heures de cette œuvre, disséquer des séquences entières, comparer à l’infini les deux œuvres mais il ne fait aucun doute que nous avons avec ce Halloween 2007 un nouveau chef d’œuvre de Rob Zombie. Que cela fait du bien d’avoir ENFIN un réalisateur de cette envergure pour les années 2000…

Ma note: 9/10 

15/11/2007

"ILS"

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C’est avec stupéfaction que je me suis rendu compte hier que depuis le début de mon blog en février je n’avais toujours pas écrit une critique sur le film « ILS ». Comment passer à côté de cette merveille de tension et de suspens diffusé sur nos grands écrans un peu dans l’anonymat et ayant reçu cependant un très joli succès d’estime et ce jusqu’au pays de l’oncle Sam. Je vous l’annonçais hier, les deux réalisateurs, David Moreau et Xavier Palud, ont depuis reçu la possibilité de réaliser à Hollywood le remake de The Eye.

Réalisé en 2006, « ILS » raconte l’histoire d’un couple de français expatrié et vivant en Roumanie dans une ancienne demeure retirée. Un soir, alors qu’ils viennent de se mettre au lit, d’étranges bruits et évènements surgissent au-dehors de la maison. Ou bien viennent-ils de l’intérieur…?

Ce film sans grand budget s’attache au début du film à nous présenter les difficultés que rencontre ce couple sympathique et amoureux dans un pays inconnu et vivant dans un lieu très reculé. L’isolement total et déjà on craint le moindre malheur qui pourrait survenir. La scène d’ouverture nous met d’ailleurs dans l’ambiance via une mère et sa fille tombant en panne sur une route isolée et assaillie de cris et de sons bizarres provenant tout au tour de l’extérieur de la voiture.

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« ILS » est sans doute un des films d’angoisse les plus maîtrisés de ces dernières années. Un film qui vous met au défit de ne pas trembler, sursauter voire crier. La mise en scène est très efficace et ne vous laisse pas souffler la moindre seconde. Cet isolement oppressant et dominant accentue encore plus l’angoisse que l’on ressent pour ce couple remarquablement interprété au demeurant par Michaël Cohen et surtout la pétillante et mignonne Olivia Bonamy. Ce sont eux qui au final nous font peur à travers un jeu d’acteur irréprochable. La tension qui se lit dans leurs yeux pourrait presque nous faire croire la réalité de l‘histoire. D’ailleurs, inutilement je trouve, la production trouve malin d’annoter l’affiche de la célèbre ritournelle : « basé sur des faits réels ». Aucune recherche documentaire ne m’a permis de vérifier l’authenticité ou non de ce fait divers.

L’issue du film est tout simplement bouleversante offrant ainsi une des fins les plus marquantes du cinéma d’angoisse tout simplement.

Pour éviter la critique dithyrambique de ce film je n’ai qu’un seul mot : foncez le voir!!

Ma note: 10/10 

 

00:05 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : "Ils", horreur, gore

14/11/2007

Décès d'Ira Levin, auteur de Rosemary's Baby

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L'écrivain américain Ira Levin, l'auteur du thriller Rosemary's Baby réalisé par le metteur en scène Roman Polanski en 1968, est décédé ce lundi 13/11 de causes naturelles à l'âge de 78 ans, a annoncé mardi le New York Times.

 
a0609e338f95cbd6d492807f1adb5a12.jpgJe me souviens très bien de ce roman new-yorkais palpitant de bout en bout racontant l’histoire d’un couple qui emménage dans un nouvel appartement appelé le Dakota Building du Manhattan's Upper West Side. Pour l’anecdote c’est justement devant ce building qu’allait décéder John Lennon. Si tout se passe admirablement bien les premiers temps tout semble changer après la rencontre de leurs drôles de voisins. Viol démoniaque, hallucinations, fantôme, paranoïa et culte satanique sont au programme. Une tension allant crescendo pour terminer sur un rebondissement hallucinant.

Mia Farrow, en plein divorce avec Sinatra, y est tout simplement excellente en jeune épouse naïve prenant conscience qu’elle est manipulée. Son mari interprété par un John Cassavetes abandonnant brièvement la réalisation pour le coup est lui aussi convainquant. Son envoûtement, son ensorcellement progressif se lit très bien dans son interprétation agressive et autoritaire.

L’occasion également de revoir l’actrice Ruth Gordon abandonnée aux seconds rôles marquants dans les années 70 : Kojak, Columbo mais surtout, surtout son rôle de Ma Boggs dans Every Which Way but Loose aux côtés de Clint Eastwood. Souvenez-vous de ses jurons et de ses majeurs dressés. Aaah les seventies !!

Quant au film de Polanski c’est un pure produit de la « magic touch » seventies avec les couleurs criardes, le grain pelliculaire un peu flou et la sonorisation symptomatique de l’époque. La lancinante et troublante berceuse qu’on entend de temps en temps dans le film est en partie chantée par Mia Farrow elle-même.

Les scènes oniriques du film sur le bateau d’Onassis ou encore la scène de viol avec le diable sont des moments forts du film.

En conclusion on peut dire que l’adaptation cinématographique de Polanski fut très réussie même si on peut regretter un manque d’audace dans le final. Une œuvre devenue majeure dans la cinématographie fantastique, un must, un incontournable.

Ma note: 8/10 

11/11/2007

Halloween: 20 ans après!

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Halloween 20 ans après ! Autant  dire que Steve Miner (Lake Placid, Warlock) fait fi de ce qui a été tourné depuis le Halloween 3. Logique puisque le coup de force de la production (Moustapha Akkad) est d’être parvenu à convaincre Jamie Lee Curtis de rempiler pour un nouvel épisode de la saga. Autant le dire tout de suite c’est la seule réussite du film.

Vingt années sont passées donc et Laurie Strode, devenue entre-temps directrice d’un campus universitaire coule des jours paisibles depuis les massacres de Haddonfield. Laurie a un un compagnon, une sorte de George Clooney en moins bien, et un fils John interprété par le tout nouveau Josh Hartnett dans son premier rôle au cinéma. Celui-ci ressent à la veille d’Halloween de furieuses envies de faire les 400 coups au grand désespoir de sa mère pour qui la fête des morts reste une date anniversaire redoutée.

A juste titre puisque notre Michael Myers se fait la belle et tombe sur le dossier médical de Laurie Strode connaissent ainsi sa nouvelle fonction et adresse. Voici donc notre joyeux boogeyman s’invitant au campus pour faire la peau à quelques ados « screamesques ».

Laurie ne se doute de rien, embrumée qu’elle est dans les vapeurs d’alcool, mais ressent tout doucement la présence de son tueur de frère. Elle qui se faisait passer pour morte c’est plutôt raté ! Et ici plus de docteur Loomis pour l’aider. On remarquera d’ailleurs la drôle, furtive mais sympathique apparition de Janet Leigh donnant conseil à notre Laurie.

Et commence alors une longue série de « Bouh t’as peur !!! » et de reflets esthétiquement réussis de Myers dans les différents miroirs qu’il rencontre. Le massacre commence dans une scène de monte-charges plutôt réussie qui sera en fait la seule scène relativement flippante du film. L’autre scène intéressante est celle où Laurie Strode et Myers se regardent de chaque côté d’une vitre pour la première fois depuis vingt ans.

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Une nouvelle fois pas de gore, des clichés trop évidents, aucune inspiration innovante se basant trop facilement sur le déjà vécu de la saga. Cette œuvre fainéante n’arrive même pas à nous faire peur préférant jouer sur le suspens que sur l’horreur pure. On ne peut s’empêcher de crier au scandale et au gâchis avec une telle distribution et surtout pour le 20 ème anniversaire.

Seule la scène finale offre une issue originale et inédite nous posant même la question de savoir pourquoi elle ne fut d’ailleurs jamais exploitée.

Une déception donc pour ce septième épisode qui n’apporte rien et pour lequel le réalisateur ne s’est franchement pas beaucoup foulé. Dommage…

Ma note: 4/10 

23:10 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Halloween, gore, cinegore