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30/12/2007

The Woods

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En 2002, Lucky McKee nous offrait un superbe personnage dans la galaxie du film d’horreur en la personne de May. Alliant douceur, sensualité et horreur pure le réalisateur Américain proposait un style différent et très personnel s’imposant ainsi tout doucement parmi les meilleurs réalisateurs du genre qui marquent de leur empreinte l’histoire du film d’horreur des années 2000. Il en va de même avec ce The Woods de 2005 qui allait confirmer son talent.

Heather Fasulo est une jeune fille à problèmes que ses parents décident de mettre en pension dans une école réputée et stricte. A son arrivée, très vite, elle découvre la terrible histoire de sorcières dont les fantômes semblent encore planer dans les couloirs de l’institution et tout particulièrement dans les bois sombres environnants.

C’est que l’atmosphère est lourde, sévère voire Victorienne dans cette vaste demeure. Celle-ci semble envahie par la végétation grimpante, conquérante. Les jeunes filles de l’internat apportent cette touche discrète d’érotisme latent (pensez rien que des nanas !), de pudeur candide. Mais sous cette apparence certaines semblent avoir les crocs et montrent un caractère venimeux dont Heather est très vite la victime. Et ce n’est pas sa mère désintéressée d’elle ou son père si faible devant son épouse (un Bruce Campbell qui retrouve l’isolement naturel de ses 24 ans souvenez-vous) qui aideront la jeune fille désemparée.

Malgré certaines longueurs et répétitions, Lucky McKee réalise donc une nouvelle perle de terreur et d’angoisse. Car ce film est bien un film d’angoisse avant tout où les mystères se succèdent de minute en minute nous crispant toujours un peu plus dans notre sofa. On sourira donc de voir ces branches d’arbre rampantes et menaçantes à l’instar d’un Evil Dead avec… Bruce Campbell.

Un des grands mérites de ce film, outre le décor et la mise en scène inspirée de ces grands classiques anglais de films d’ambiance des années cinquante, c’est ce casting très inspiré. Les dirigeantes de l’établissement ont vraiment la tête de l’emploi et jouent à merveille leur personnage inquiétant et énigmatique. Quant à Agnes Bruckner qui nous offre une scène finale à la Miss Hatchet elle est tout simplement craquante et possède cette petite touche de bad girl qui devrait encore faire parler d’elle.

On attend désormais Red le prochain film de McKee avec beaucoup d’impatience…

Ma note: 7/10

29/12/2007

Slither

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Depuis des années, les grands films d’épouvante ont tous un point commun : ils étaient pour des chochottes.

La bande-annonce de Slither donne le ton dès le départ. Mieux ils osent dire que l’horreur a un nouveau visage depuis. Info ou intox ?

Un astéroïde s’écrase près d’une petite ville de bouseux saoulés à la country. Un habitant, Grant Grant découvre une grosse larve qui se dégage du cratère et reçoit un dard dans le bide. Commence alors une lente mutation qui va le défigurer, transformer son corps en une sorte de pieuvre géante et lui donner la volonté obsessionnelle de se reproduire par tous les moyens.

Oui d’accord écrit comme ça ça peut vous faire douter ! Cependant cette trouvaille du vendredi soir en DVD (merci seigneur j’ai échappé à la Star Ac’) est tout simplement la plus agréable surprise de cette année 2007. Ce cocktail cinématographique mélangeant The Blob, L’Invasion des Body Snatchers, ou encore un bon zombie movie est tout simplement délirant. Abordé comme une série B, le film s’est donné les moyens de sa folie créatrice et nous offre un spectacle efficace et jouissif.

Truffé de dialogues aux répliques hilarantes, d’effets spéciaux crédibles, répugnants et remarquablement bien faits, Slither est un véritable hommage aux films Made in eighties.

Il faut dire que derrière ce film c’est toute l’équipe de Dawn of the Dead qui apporte tout le crédit et en premier James Gunn, le réalisateur, qui n’hésite pas en tant que fan de films d’horreur à créer un film d’horreur pour les fans des films d’horreur.

Le casting n’est pas très connu excepté Gregg Henry (Femme Fatale, Payback) mais l’ensemble est crédible à l’instar de la très jolie Elizabeth Banks.

Certaines scènes resteront dans les annales du genre avec notamment la prise d’assaut d’une ferme par une meute de limaces, une mère porteuse cent fois plus grosse que Terry Jones dans The Meaning of Life ou ces transformations physiques des victimes.

Et ceux qui s’imaginent rigoler tout le long du film vous vous surprendrez à sursauter ou encore ramener vos pieds près du corps dans une communion solidaire et terrifiante avec les survivants tentant d’échapper aux limaces tueuses.

Un film tout simplement jouissif qui fait du bien aux zygomatiques tout en vous donnant quelques doses d’adrénaline le tout dans un délire magistralement réalisé par un jeune réalisateur qui, souhaitons-le, rejoindra peut-être le Splat Pack.

Ma note: 9/10 

28/12/2007

Master of Horror: Valerie on the Stairs

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Plus connu pour ses scénarios ( The fly II) et ses adaptations télé que comme réalisateur on pouvait avoir des craintes quant à cet épisode de la saga Masters of Horror, saga dont Mick Garris est le producteur et le grand coordinateur depuis 2005.

Rob Hanisey (Tyron Leitso) est un écrivain en herbe rêvant d’écrire l’œuvre qui le propulserait parmi les grands noms. Il s’installe alors dans le Highberger House une vaste demeure créée au début du siècle dernier pour héberger des écrivains en devenir.

Très vite, Rob se trouve interpellé par le fantôme d’une ancienne locataire (extrêmement) attirante victime d’un démon (interprété par Tony-Candyman-Todd) hantant les endroits secrets de la maison.

Cet épisode, inspiré d'une nouvelle de Clibe Barker, commence donc par l’apparition progressive de Valérie la revenante (Clare Grant (Grrrrrr) dans une atmosphère lourde et terriblement inquiétante nous offrant quelques frayeurs à grands coups de boum dans les murs. Ensuite c’est l’écrémage du Highberger House par un démon en colère qui trucide les occupants nous offrant ainsi quelques moments gores intéressants.

Mais ne nous trompons pas, l’intérêt du film repose sur les belles épaules de Valérie qui au travers de scènes d’un érotisme troublant nous garde captivés jusqu’à la fin. Car ce grand guignol de démon (remarquablement maquillé) ne nous fait pas vraiment peur et ne nous convainc pas de l’intérêt qu’il apporte.

Néanmoins on appréciera le casting alléchant car outre les noms cités on retrouve également Christopher Lloyd (Back to the Futur) ou encore Suki Kaiser (Virgin Suicides).

Bref, un film sympa, sexy et parfois effrayant mais pas le meilleur Master…

Ma note: 6/10 

27/12/2007

The Devil's Backbone

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Réalisateur talentueux reconnu du grand public depuis le labyrinthe de Pan ou de son Hellboy, Guillermo Del Toro possède une filmographie naviguant entre horreur et fantastique. The Devil’s Backbone est une de ses œuvres les moins connues et pourtant très forte.

L'orphelinat Santa Lucia dirigée par l'autoritaire Carmen et par l'étonnant professeur Casares est situé au milieu de nulle part, dans l'Espagne déchirée par la guerre civile.. Carlos, orphelin de 12 ans - et dernier arrivé à l'orphelinat - doit faire face à l'hostilité de ses camarades et de l'homme à tout faire. Jacinto. Il va très vite aussi faire la connaissance du fantôme de Santi, un jeune garcon mystérieusement disparu. Pour Carlos, les sombres couloirs, les voûtes humides et les cloîtres désertés recèlent bien des secrets et vont bientôt être le théâtre de ses frayeurs...

Si le film est bien estampillé horreur on doit bien avoué qu’il s’inspire d’une multitude de genres. C’est qu’il y a du western, du film de guerre, du fantastique, du drame et… de l’horreur ça tombe bien ! Et qui mieux que le beau Eduardo Noriega (Tesis, Abre los ojos) pour nous inquiéter à travers un énième rôle de salaud ici pris au piège de son fantôme.

Marisa Paredes y est poignante en directrice brisée par la vie tout comme Federico Luppi. Mais la vraie performance provient des enfants de l’orphelinat et notamment le jeune Fernando Tielve confronté très tôt aux injustices du monde en guerre.

Le film est angoissant, pesant, lourd de chaleur torride et de secrets bien enfouis et bien gardés. La tension et l’émotion s’alternent merveilleusement, il est dur, sans concession à l’instar de cette période difficile de l’Espagne castriste. On suit les pas de ce jeune Carlos curieux et découvrant petit à petit le terrible secret qui transpire des murs de l’institution et qui prend sa source dans cette piscine où tout s’est déroulé quelques mois auparavant. Les scènes sont flippantes à souhait, le fantôme du gamin est au niveau maquillage superbement réussi et la prise d’assaut finale des salauds prend le relais du film de fantômes vers la fin.

Une œuvre qui n’est peut-être pas la meilleure du cinéaste Méxicain mais qui visuellement est superbe et les interprétations parfaites. Amateurs de gore passez votre chemin mais pour ceux qui aiment les films d’angoisse vous serez servis.

Ma note: 7/10 

25/12/2007

Master of Horror: Sounds Like

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Voici un Master of Horror qui devrait ravir tous les pauvres employés des call center du monde entier travaillant sous la coupe d’un despote payé pour emmerder son monde.

Larry Pearce est superviseur (maître queux pour les spécialistes) dans un call center spécialisé en problèmes informatiques. Il est chargé de contrôler tous les agents rivés à leur téléphone huit heures par jour et qui sont chargés de régler les soucis des clients. Le maître-queux regarde d'un œil attentif et d'un point de vue général son poulailler, à l'affût de tout dispersement de la troupe. Au moindre faux-pas, il lève sa crête pour montrer son autorité. Mais la plupart du temps cela n'impressionne pas le poulailler (définition caustique et drôle dans Wikipedia).

Larry possède une ouïe extraordinaire qui lui permet d’entendre les moindres anomalies. Malheureusement ce don ne lui a pas permis de sauver son fils d’une grave maladie et il s’en veut. Ce remord s’accompagne dès lors d’une augmentation croissante de ce don jusqu’à devenir fou au moindre chuchotement ou bruit feutré entendu.

Abordé comme un épisode de Twilight Zone pendant les trois quart du temps on se demande au début ce que Sounds Like (Un son qui déchire) fait dans la saga entre un John Landis et un Dario Argento. Le dernier quart d’heure nous rassure néanmoins et nous offre quelques visions gore et bien gratinées comme on les aime. Ouf !

Il faut dire que Chris Bauer (aaah Machine dans 8mm) a le don (lui aussi) de nous captiver à travers cet homme malheureux s’enfermant dans sa folie jusqu’à l’ultime geste. Souvent émouvant Sounds Like n’en oublie pas pour autant de nous faire peur et de nous faire cogiter quant à l’issue du film que l’on redoute tout le long. Moins craspeque et sanglant que d’autre épisodes de la série celui-ci renoue avec la bonne petite histoire EXTRAordinaire de la Quatrième Dimension qui avait enthousiasmé notre enfance.

Ma note : 7/10



22/12/2007

Dead End

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Sorti en 2003 aussi fugace et discret qu’un ovni, Dead End est pourtant une véritable petite perle d’humour noir et d’angoisse.

La famille Harrington se retrouve en voiture rendre visite à la famille située en Province pour le réveillon de Noël. Le père, Frank, prend une route de campagne espérant ainsi arriver plus tôt à la fête familiale.

Basé sur la légende urbaine de la Dame Blanche où une femme vêtue de blanc faisant de l’auto-stop sauve de la mort toute personne qui accepterait de la prendre en voiture, ce film propose ici sa propre version et celle-ci est autrement plus sordide. La mystérieuse ressemble plus à une Jennifer au corps somptueux de Dario Argento (Amber Smith quand même) mais terriblement dangereuse.

Ce qui très vite ressort du film c’est cet humour noir ravageur entre les membres de la famille où tout le monde se balance les vérités à coups de petites phrases assassines. Nous avons la fille qui se révèle enceinte après avoir vu son mec se faire exploser, le fils qui avoue à ses parents conservateurs être un grand consommateurs de joints et qui dès qu’il a le temps va se faire une petite branlette dans les bois discretos, la mère et son gâteau de Noël qui pue le cul qui pète les plombs et avoue son infidélité à son mari et enfin le père, icône de la famille traditionnelle américaine, qui voit son autorité quelque peu malmenée et qui au fil des évènements martèle à qui veut encore l’entendre : « on va appeler la police ».

Et sur cette route déserte (filmée à la David Lynch comme dans Sailor and Lula) qui semble ne mener nulle part se succèdent les scènes d’angoisse pudiquement gores ainsi que les rencontres effrayantes qui obligeront pour les moins couillus de mettre la main devant les yeux

On rigole, on sursaute, on sèche une larme (ma tendre hein pas moi… meuh non pfff!) et on apprécie au bout du compte ce film onirique simple mais efficace et qui fait mouche à chaque fois que c’est nécessaire. La fin nous offre un twist étrange. Les acteurs sont parfaits dans leur rôle respectif avec néanmoins mentions spéciales à Lin Shaye et à ce Ray Wise injustement trop rare au cinéma.

Ma note: 7/10 

21/12/2007

Saw IV: la critique

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Nous voici presque à la veille de Noël et comme chaque année depuis quatre ans maintenant la tradition nous balance un Saw qui se veut toujours plus gore que le précédent. Une saga devenue mythique à l’instar d’un Freddy Krueger mais qui épisode après épisode semble marqué le coup.

C’est donc avec inquiétude mais vierge (quoi ??) de toute influence due aux nombreuses critiques négatives qui pleuvent sur ce Saw IV que je me suis rendu au cinéma du coin pour en avoir enfin le cœur net.

Et là j’ai déjà un problème ! Le script me demanderiez-vous ? Tout commence avec l’autopsie très réaliste de Jigsaw et déjà une première surprise du chef : une cassette audio repêchée dans l’estomac du tueur en série. Et blablabla… que la partie commence !

Aaah ben c’est qu’on voudrait bien jouer avec Jiji nous mais voilà on pige quedale ! Car après cette mise en bouche pourtant encourageante commence le début d’un éprouvant et lancinant imbroglio de références (ceux qui n’auraient pas vu les trois premiers oubliez celui-ci), d’indices, de messages, de flash-back et j’en passe. Bref au bout d’une demi heure vous ne savez déjà plus qui vous êtes, où vous êtes et ce que vous êtes venu faire dans cette salle obscure.

Certes il y a toujours un petit piège à torture Made in Jigsaw pour pimenter et surtout réveiller ceux qu’on a perdu en route mais même cela ne suffit plus. La surenchère des précédents volets changeait la donne et exigeait très vite un changement de ton sous peine de tuer la poule aux œufs d’or. Et bardaf notre Darren Lynn Bousman en vrai cow-boy du Kansas plonge tête première dans ce piège à cons et nous offre ce que tout le monde redoutait : une daube !

C’est simple plus rien ne fonctionne ! C’est le sourire en coin qu’on assiste aux investigations de flics pas très fut fut qui n’ont toujours pas compris avec qui ils avaient affaire et qui foncent donc sans réfléchir dans les pièges tendus par notre Jigsaw international. Tout ce qui a été utilisé précédemment comme twist final revient une nouvelle fois sur la table et provoque l’indigestion de trop.

Oui l’image est toujours belle et bien cadrée, oui l’originalité des pièges ne faiblit pas (la scène du scalp et celle des couteaux offrent leurs petits frissons habituels) et oui il y a toujours autant de litres de sang qu’un rayon de couleurs Levis au Brico. Mais désolé le bluff ne fonctionne plus et l’overdose est atteinte. Mais qu’on est loin du Saw de 2004 de James Wan ! Sans nul doute désormais, Saw V prévu l’année prochaine sera le coup de grâce du matador Bousman qui achèvera la bête…

Attention Darren car le public a déjà compris avant toi qu’il ne suffit plus de jeter dans l’arène des tripailles en pâture pour allécher les spectateurs du stade. Celui-ci déjà se lasse et cherche autre chose…

Ma note: 4/10 

15/12/2007

Masters of Horror: The V Word

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Une saga horreur sans un film de vampires ça ne le fait pas ! Du coup c’est Ernest R. Dickerson qui se coltine le thème ce qui ne devrait pas trop le décontenancer compte tenu de son expérience dans des formats short films ou épisodes tv (Heroes, The 4400 etc.).

Passons vite le scénario d’une simplicité mortifiante : deux amis, brimés par leurs parents respectifs, décident de se faire peur en allant dans le funérarium d’un pote.

Pas bonne idée évidement ! Les cercueils s’amoncellent partout et les cadavres pas encore « préparés » attendent… rien. Logique !

A peu de choses près on se croirait dans la série Six Feet Under. Mais très vite leur visite nocturne et clandestine devient de plus en plus inquiétante avant de rencontrer un vampire (Michael Ironside méconnaissable) assoiffé et bien décidé à faire de nouveaux adeptes.

Un des épisode les moins appréciés de la série par la critique, The V World (V comme Vampire) n’est pourtant pas selon moi la daube annoncée.

Si le scénario ne fait pas d’étincelles, les acteurs par contre ne s’en sortent pas si mal. Leur interprétation est convaincante ce qui suffit à distiller une certaine terreur et… ben oui parfois aussi une certaine peur disons-le ainsi. On suit ces deux nigauds à travers des couloirs obscures du funérarium, découvrant avec eux ces taches sombres de sang répandu à même le sol et appréciant au passage les formes généreuses d’une récente défunte histoire de toujours nous balancer une petite erotic touch ma foi fort sympathique et appréciable en pleine tension gore.

Évidement notre héros du film à l’instar d’un Louis de la Pointe du Lac (mais quel nom de…) dans Interview avec un Vampire ressent des répulsions à devoir tuer des innocents et notamment son adorable sœur si mignonne le majeur dressé dans une désespérante tentative de dialogue avec le frangin.

C’est parfois marrant, souvent flippant et parfois profondément naïf. Quelques références un peu naïves au Nosferatu de Murnau. Un film qui ne révolutionnera en rien le genre mais qui a le mérite, selon moi, de ne pas nous plonger dans un ennui profond et ça c’est déjà pas mal…

Ma note: 6/10 



12/12/2007

Masters of Horror: Family

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Une rue paisible et bourgeoise un peu comme Wisteria Lane. Une jolie maison dont l’intérieur est superbement ordonné, agencé et où sans doute il y fait bon vivre le tout noyé dans une musique fifties entraînante. Tout respire le bonheur et la quiétude d’un foyer. Ensuite, on quitte le salon pour se rendre dans la cave où le propriétaire Harold Thompson arrose d’acide le corps d’un vieil homme placé dans une baignoire.

C’est ainsi que débute Family (Une famille recomposée) le nouvel épisode signé John Landis pour la saga Masters of Horror. Et tout tournera ainsi autour de cet Harold magnifiquement interprété par George Wendt et de sa volonté de recréer une petite famille. Enfin en parlant de petite famille entendons-nous il s’agit en fait de squelettes bien nettoyés, les os remontés, habillés et affublés d’une perruque. On a la petite fille, l’épouse, le grand-père et la mamy. Tous enlevés, séquestrés, arrosés d’acide et remontés pièce par pièce.

Et tout allait bien dans la vie d’Harold avant que ne débarque un couple de nouveaux voisins sympas dont l’épouse semble intéresser au plus haut point notre dingue de service. L’envie est trop forte et déjà dans sa tête se trame un plan machiavélique…

A l’inverse d’Argento tout respire la joie de vivre et donne cette fausse impression de calme. Mais chaque famille a ses secrets et une certaine tension est entretenue tout le long du film grâce à des indices distillés par le réalisateur pour mieux nous embrouillés et nous emmener vers une fin incroyable au revirement scénaristique prodigieux !

John Landis nous raconte magistralement son histoire et semble apprécier de se jouer de nous et de nous voir à la fois certains, hésitants, interrogatifs et puis… bluffés.

Les acteurs sont tout simplement parfaits, l’atmosphère est tendue et la photo est agréable. Pas beaucoup de gore ici car franchement inutile. Le réalisateur du Loup Garou de Londres a préféré la sobriété et la retenue pour mieux nous avoir à la fin comme une bonne farce. Bien malin celui qui découvrira la fin avant tout le monde…

Ma note: 9/10 

09/12/2007

Masters of Horror 2: Pelts

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Je n’ai pas pu attendre plus longtemps je l’avoue. Que dire ? Un Dario Argento dans ce coffret Masters of Horror ça vous trotte dans la tête inlassablement et donc… vous succombez.

Enthousiasmé par le Jenifer de la saison 1 c’est avec impatience que vous abordez ce Pelts. L’histoire d’un créateur/vendeur de manteau en fourrure qui tombe par hasard sur des peaux de raton laveurs de qualité et de beauté uniques. Trop belles et trop uniques justement ! Car derrière celles-ci se cache une malédiction qui tue via d’atroces mises à mort quiconque les caresse.

Dans la peau de ce créateur un Meat Loaf ayant retrouvé un rôle digne de son talent depuis Fight Club, c’est dire comme il est sous-utilisé. Personnage abject que ce Jake Feldman amoureux fou d’une strip-teaseuse au corps parfait et idéal selon lui pour porter ce manteau unique lors du prochain défilé.

Et c’est parti pour 60 minutes de tension, de suspens et surtout de scènes gores absolument dégoûtantes. Jugez plutôt : un home pris de folie se découpe la peau du ventre au ciseau tout en se vidant les entrailles dans une frénésie incroyable, un autre qui se suicide en plongeant sa tête dans un piège à loup ou encore une couturière qui meurt étouffée après s’être cousu elle-même les yeux, le nez et la bouche. Heinhein…

Cette campagne cinématographique anti-fourrures nous plonge ainsi dans un délire superbement orchestré par le maître Argento, sans limites, sans tabou bref un film osé et irrévérencieux comme on les aime le tout plongé dans une atmosphère hautement érotique. Le tout condensé dans un épisode respectant parfaitement les 60 minutes demandées à l’inverse de Jenifer où l’on restait quelque peu sur sa fin.

S’imaginer que ce film fut diffusé sur une des plus grosses chaînes américaines est tout simplement impensable de par chez nous sauf via les chaînes cryptées. On avait refusé de diffuser un Miike de la première saison car jugé trop violent mais très franchement celui-ci est d’une extrême horreur. Ça tombe plutôt bien !

Ci-joint un des passages les plus hard de l’épisode ! Attention âmes sensibles…

Ma note: 8/10