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22/01/2008

Popcorn (1991)

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Voilà le genre de film que l’on aborde avec le sourire pensant assister à une grosse daube comme, seules, les années 90 nous ont habitué pendant toute une décennie.

Déjà Mark Herrier, le réalisateur, est loin d’être (re)connu dans le métier et le casting n’a rien pour nous réconforter. Seule la présence de la célèbre scream queen Dee Wallace apporte un peu de crédit au package. The Hills Have Eyes, E. T., The Howling, Cujo ou encore le dernier Halloween de Rob Zombie (en Cynthia Strode), la filmographie de cette grande actrice est tout simplement impressionnante et impose le respect.

Dès le début du film vous avez droit aux clichés navrants des 90’s : musique synthé énervante, couleurs néon, les blagues à deux balles ou encore les coupes de cheveux laquées pas possibles. Et puis,  doucement cette idée d’organiser un festival d’horreur dans une ancienne salle de cinéma vouée à la démolition et où vont être projetés trois anciens films du genre vous fait relever un sourcil d’intérêt. Les organisateurs, des étudiants en cinéma, installent des effets spéciaux afin d’agrémenter un festival qui ressemble furieusement par l’ambiance au BIFFF de chez nous. Jusque là c’est sympa et votre sourire de suffisance s’efface pour celui de l’amusement.

Il faut dire que les trois films noir et blanc projetés sont des hommages au cinéma d’horreur des années 50. Mais, ô subtilité du film, le réalisateur ne s’est pas donné la peine d’aller chercher des extraits de vrais films mais plutôt de refaire lui-même ces passages en reprenant tous les clichés de ces bons vieux nanars de série Z jusqu’aux titres eux-mêmes jugez plutôt : « Mosquito », « Attack of the Amazing Electrified Man » ou encore « The Stench » sont autant de références hilarantes à ces bijoux archivés dans les médiathèques nationales.

Et comme si cela ne suffisait pas, les sujets de ces trois films à la Ed Wood sont annonciateurs des meurtres qui vont être perpétrés dans le cinéma par un tueur au visage déformé, sorte de Leatherface revenu d’entre les morts, se servant des effets spéciaux des organisateurs pour assouvir sa vengeance. Ainsi pour « Mosquito » un moustique géant traversant la salle va empaler un pauvre bougre, un autre va être électrocuté sur sa chaise d’handicapé ( !!) lors de la projection de « Attack of the Amazing Electrified Man » j’en passe et des plus belles.

Rien à faire on ne peut qu’être ravi de ces hommages appuyés et de ces mises à mort que l’abominable Dr. Phibes (Vincent Price) lui-même n’aurait pas renié. On nage parfois en plein délire ou en plein trip psychédélique dans des mises en scène réussies qui sont autant de références à Robert Fuest ou encore à Dario Argento.

C’est parfois trop long et nunuche par moment mais ce film est sans nul doute sous-estimé dans sa forme comme dans cette volonté de vouloir rendre hommage à tout un cinéma de genre. Nul doute qu’un remake de Popcorn (1991) connaîtrait un meilleur destin de nos jours compte tenu de la pauvreté des scénarios actuels…

 Ma cote: 7/10 

17/01/2008

Terror Train (1980)

5c3f1973cb2ffccff4ef2ab3a8e7f315.jpgUne classe d’étudiants en médecine emprunte un train touristique pour fêter le réveillon du Nouvel An. Parmi eux un meurtrier bien décidé à trucider une bande de joyeux copains durant le voyage. Un train sans moyen de communication extérieure et filant dans des contrées isolées.
Voilà un scénario tout ce qu’il y a de plus simple et de plus classique. À Roger Spottiswoode de mettre tout çà en chantier avec un minimum d’originalité. Pari réussi puisque déjà le casting nous offre la merveilleuse présence de Jamie (The Body) Lee Curtis deux ans après Halloween (1978) et juste après The Fog (1980). La plus célèbre Scream Queen de tous les temps rempile donc pour ce troisième film d’horreur de sa jeune carrière. Toujours aussi mignonne, elle apparaît très vite à l’époque comme une évidence pour Daniel Grodnik lui-même qui écrivit tout simplement cette histoire en souhaitant transposer Halloween dans un train.
L’autre présence remarquée du casting est celle de David Copperfield himself. Déjà véritable star de la télévision américaine à l’époque avec ses émissions de magie, Spottiswoode pensa tout naturellement à lui pour ce rôle de Ken le magicien intriguant voire inquiétant chargé d’occuper ces étudiants un peu éméchés grâce à ses petites tours de passe-passe.
Après les sempiternelles blagues à deux balles de nos universitaires et les ritournelles gnangnan du style le tabac donne le cancer (c’est vrai !), j’ai une copine lesbienne (hi !hi !hi !… c’est vrai aussi) et l’alcool c’est dangereux (c’est vrai ? Pffffff m….), l’intrigue s’installe tout doucement et le suspens avec. Déjà la scène d’ouverture à l’université où une blague d’étudiant idiote (pléonasme) provoque la mort dramatique et spectaculaire d’un élève donne le ton très vite.
Les morts s’accumulent à travers des scènes parfois pimentées (mais parfois hein) et les nanas, toutes plus sexy les unes que les autres, animent de leurs plus beaux atouts la majeure partie du film. Les nostalgiques des seventies apprécieront les jolis costumes d’époque ainsi que la musique d’accompagnement tandis que les autres bâilleront sur le (déjà) maniérisme agaçant de notre ami David-les-mains-virevoltantes.
Mais faisant outre de tout cela il faut bien reconnaître que Terror Train reste une réussite presque trente ans après. Cette tension palpable vous entraîne toujours autant dans ce suspens intemporel parfois Hitchcockien via une mise en scène remarquable qui à aucun moment ne morfond le spectateur. Seul regret peut-être l’identité du meurtrier est trop vite décelable du moins pour les habitués du genre.
Le peu prolifique Roger Spottiswoode, auteur du très bon James Bond Tomorrow Never Dies (1997) ou encore Air America (1990), nous offre donc une œuvre devenue classique dans la filmographie de Jamie Lee et du slasher en général et qui pour l’information devrait connaître un remake un peu plus gore d’ici peu.

Ma cote: 7/10 

16/01/2008

Masters of Horror: The Washingtonians

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Curieux choix que celui de Mick Garris et des producteurs des MOH de choisir Peter Medak parmi les réalisateurs retenus. Medak Master of Horror ? Avoir réalisé Species 2 lui donne-t-il le droit d’en faire partie ?

The Washingtonians raconte l’histoire d’un couple et de leur fille ayant hérité d’une vaste demeure du Sud. En rangeant, ils découvrent dans le grenier une lettre du premier président américain cachée dans un tableau le représentant. Dans cette lettre, George Washington avoue aimer la chair fraîche. Le père de la Nation aurait-il été cannibale ? Les Washingtoniens sont en tout cas là pour préserver le mythe à n’importe quel prix….

La bonne surprise du film est la présence de Johnathon Schaech (également scénariste de l’épisode) dans le casting. Cet acteur américain, interprète de Hush, que l’on confond toujours avec Peter Gallagher, nous donne ici une interprétation convaincante face à ces cannibales d’un autre temps.

Il faut attendre longtemps pour que les amateurs de gore apprécient le banquet sanglant offert aux Washingtoniens nous offrant par la même occasion des scènes de dégustation bien Romerienne. Visuellement, on peut dire que Peter Medak connaît ses classiques et certainement les bons zombies italiens et très franchement c’est un peu la seule attraction du film. Car difficile d’avoir peur de ces folles en dentelles, perruquées et enfarinées, qui frappent aux portes sans arrêt et regardent avec délectation la petite Amy. Entre Benjamin Gates et Zombie avouez que l’alchimie sera dure à accepter. Néanmoins l’idée même de ce George Washington, père de la nation américaine et de sa constitution humaniste, soit un cannibale sanguinaire et cruel mériterait d’être plus développée tant le sujet est porteur et subversif.

Mais passée à la moulinette par Peter Medak pour respecter le format short film cela nous donne malheureusement au final un film sympa pour un public pas trop exigeant plutôt gavé aux Experts qu’à Chainsaw.

Devinez qui remplace Washington sur le billet de 1 dollar à la fin du film?

Ma note: 6/10 

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12/01/2008

30 days of Night

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Attention chef d’œuvre ! La formule est convenue mais que dire d’autre…

David Slade n’est pas tout à fait un inconnu depuis son éblouissant thriller psychologique Hard Candy qui avait en son temps créé l’unanimité sur le talent en devenir de ce jeune réalisateur.

Barrow, une toute petite ville d’Alaska se voit chaque année plongée dans une obscurité de 30 jours. L’occasion pour des vampires d’envahir celle-ci et de participer à un festin inespéré autant qu’abondant.

Oubliez tout ce que vous avez vu jusqu’à présent des vampires. Slade nous présente un personnage mythique qui a évolué au fil du temps et qui ne ressemble plus en rien au vampire gentleman ou à la grande folle de chez Warner.

Certes on reprend le thème du suceur de sang mais depuis un certain Danny Boyle est passé par là et avec lui une série d’effets visuels et sonores innovateurs et repris mainte fois depuis. La créature de 30 Days of Night, les dents acérées incérées dans un maquillage (morphisme ?) facial impressionnant, pousse son cri de ralliement comme les zombies du réalisateur anglais, les pupilles dilatées et à la vitesse bestiale qui la rendent redoutable et terriblement effrayante voire…fascinante. Costumés de noir ils contrastent avec la neige (im)maculée du sang de leurs victimes, possèdent un langage Tolkien et apparaissent en meute dans une mise en scène et une attente très Carpenter. David Slade n’immisce-t-il pas subrepticement un discret passage musical ressemblant furieusement à Halloween.

On peut, certes, reprocher au film ces ellipses peu crédibles  mais il était difficilement envisageable de faire autrement pour ne pas décrédibiliser l’histoire en elle-même (trente jours c’est long pour un film !).

Cette troupe de suceurs de sang est sans pitié, pratiquant un eugénisme de leur race et agissant socialement comme une meute de loups affamés et rassemblés autour de leur chef Marlow. Invincibles, ils pourchassent, dans des scènes d’un gore très visuel, leurs victimes qui n’ont d’autre choix que de se planquer et d’attendre le retour du soleil.

Côté casting, un Josh Hartnett enfin crédible qui a pris de la bouteille depuis H20 et qui endosse ici un rôle dense de sheriff rassembleur  parvenant à survivre face à un envahisseur terriblement redoutable. Et dans le rôle de la jolie donzelle (parce qu’il y a toujours une jolie donzelle), Melissa George déjà vue dans l’intéressant Turistas.

Usant de ralentis envoûtants, d’images de combats saccadées et furtives, d’une gamme de plans admirablement trouvés et d’une photographie artistique, ce western horrifique est un subtil condensé de références cinématographiques qui passionnera les cinéphiles du genre. Une œuvre superbe qui fera date dans les annales du genre et qui offre une fin peu Hollywoodienne mais d’un romantisme baroque, noir un peu comme le film d’ailleurs. A voir absolument !!

 Ma cote: 10/10

11/01/2008

Masters of Horror: We All Scream for Ice Cream

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« Des glaaaaces ! Ça nous glaaaace ! »

Un vendeur de glaces, déguisé en clown mais au visage démoniaque, sillonne la nuit les rues de la ville, offrant pour un dollar une glace à certains enfants du quartier qui voient ainsi dans l’heure qui suit leur père mourir dans de mystérieuses conditions puisqu’ils fondent… en glace ! L’enfant mange une glace et les parents trépassent…

Non, non votre hôte du net n’a pas bu même si c’est vrai que lu comme ça on pourrait le croire. Mais l’histoire que Tom Holland nous présente dans la série Masters of Horror se base sur un scénario original qui s’inscrit parfaitement dans le ton général de la série. L’intrigue de cette histoire se dévoile au fil des minutes permettant ainsi de découvrir le pourquoi de cette apparition effrayante au sein d’un quartier calme. Une origine dramatique qui ressemble d’ailleurs à s’y méprendre à celle déjà vue dans le film Sleepers.

Cette histoire de revanche n’est pas effrayante, ni gore. Elle ressemble d’avantage à un drame social, un drame de l’enfance qui a bouleversé la vie de jeunes voyous et qui une fois devenus adultes doivent désormais assumer leurs erreurs. En ça, la seconde saison des MOH est plutôt inégale tant certains épisodes pourraient figurer dans une nouvelle version de la Quatrième Dimension plutôt qu’un hommage aux films d’horreur. Néanmoins cette histoire du créateur de Chucky reste captivante et nous offre de belles images de cette camionnette du vendeur de glaces enveloppée d’une brume annonciatrice de malheur.

Un des épisodes les plus agréables à regarder... 

Ma note: 7/10 

09/01/2008

When a Stranger Calls (1979)

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Ça devait être il y a moins de vingt ans sans doute, j’étais alors crispé, que dis-je, fondu dans mon fauteuil ne sachant pas au départ que j’allais assister aux quinze premières minutes les plus stressantes de l’histoire du film d’angoisse.

La jeune baby-sitter Jill Johnson (Carol Kane, 27 ans à l’époque !) vient chez les Mandrakis surveiller leurs deux enfants déjà endormis à l’étage. Soudain le téléphone sonne, à l’autre bout une voix d’homme: « Avez-vous été voir les enfants ? » et on raccroche. Au fil de ces coups de fil répétitifs, doucement, lentement, le doute, une tension et enfin la terreur s’installe dans le cœur de Jill..

Jill : Vous me faites très peur si c’est ce que vous voulez. Est-ce ce que vous voulez ?

Curt, le harceleur : Non.

Jill : Que voulez-vous alors ?

Curt, le harceleur : Etre recouvert de ton sang !!

Yeaaah ! Un détraqué pareil au téléphone en pleine nuit et dans une vaste demeure MOI JE ME BARRE !!!

Ce scénario vous dit quelque chose ? Normal ! Vous avez été abreuvés de multiples versions depuis 79 et rares parmi celles-ci furent des succès d’estime. De Scream (et le jeu téléphonique fatal à Drew qui oublia la mère de Jason dans le premier Vendredi 13 souvenez-vous !) en passant par The Call, Nightmare ou encore ce navrant remake de 2006 l’intro téléphonique la plus célèbre fut servie à toutes les sauces.

Tout le long de son film, Fred Walton prend le temps de nous présenter le portrait psychologique d’un homme tourmenté, profondément malade et dangereux manifestant sa colère et sa folie dans des actes crapuleux.

Le réalisateur américain n’a rien inventé au niveau scénaristique mais offre néanmoins une œuvre dense, intelligente, pesante où s’alternent merveilleusement le film d’angoisse et le drame psychologique. Et si la partie centrale du film, plus faible, permet au spectateur de reprendre son souffle le final quant à lui remonte le niveau d’adrénaline à son maximum. Un film à montrer dans toutes les écoles de cinéma assurément.

Ma note: 8/10 

08/01/2008

Masters of Horror: Right To Die

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Un couple, en proie à des problèmes relationnels, est victime d’un terrible accident de la route dans lequel l’épouse se retrouve brûlée vive mais toujours vivante. A l’hôpital, Abbey, le regard vitreux, atrocement brûlée sur tout le corps et plongée dans un coma végétatif,  tente de survivre malgré de nombreux arrêts cardiaques. Très vite un terrifiant désir de vengeance, né dans la tête de la malheureuse victime, devient possible quand elle se voit dédoublée lors de ses arrêts cardiaques. Cliff Addison, son mari volage, souhaite-t-il toujours la mort de sa femme ?

A l’instar de son Wrong Turn, où une famille de rednecks cannibales et dégénérés avaient transformé leur maison en atelier de boucherie des plus sanglants et des plus abjectes, Rob Schmidt s’en donne à cœur joie dans Right To Die (Mort clinique) cet épisode de la saga Masters of Horror saison 2.

La vengeance de cette épouse devenue démoniaque est terrible nous offrant des scènes d’angoisse admirablement bien amenées à travers des images insoutenables dignes d’un cours d’anatomie appliquée de cette (très) belle devenue monstre. Enlaidir à ce point la très gorgeous Julia Anderson (la scène du bain vous ferra avaler de travers) tient presque de l’iconoclasme tant la créature est divine installant ainsi un paradoxe terrible entre l’avant et l’après.

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Un mari comprenant vite qu’il sera une des prochaines victimes de son épouse s’il n’arrête pas le processus d’euthanasie entamé par lui-même se lance alors dans une course poursuite contre le temps sanglante, perverse et lourdingue. Le film monte ainsi crescendo en intensité et l’intrigue lentement dévoilée mène à un twist final attendu mais réussi.

Un des épisodes de la série les plus gore mais aussi des plus dérangeant dans une vision différente et personnelle du cas de l’euthanasie. Entre horreur suggérée à la Joe Dante ou très visuelle à la Argento, Rob Schmidt semble avoir choisi son camp.

Ma note: 8/10 

04/01/2008

Ju-Rei

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Depuis les cultissimes Ringu de Hideo Nakata, les versions The Ring américaines et autres The Grudge pour les plus connus, la filmographie fantomatique asiatique ne cesse de nous abreuver de ces sempiternels spectres  caractéristiques : longs cheveux, pâleur extrême, dos courbé et/ou la bouche figée dans un rictus d’effroi. Cependant l’essoufflement se manifeste déjà avec notamment la déconvenue de The Grudge 2.

Dans Ju-Rei, le fantôme d’une jeune fille hante les couloirs de l’université et quiconque s’en approche meurt mystérieusement non sans avoir « contaminé » une autre personne.

Le scénario est donc bien mince mais connaît néanmoins une originalité dans son montage. À l’instar d’un Memento le film commence par la fin. Heureusement pour le mal de crâne, les transitions entre les scènes permettent de ne pas perdre le fil du récit et d’attendre avec impatience le dénouement final et l’origine du mal qui souvent dans ce cinéma de fantômes prend sa source dans le drame familial et social.

Annoncé comme le film le plus terrifiant provenant du Japon il faut bien avouer qu’on s’ennuie énormément et donc la déception est quelque peu au rendez-vous. La mise en scène est longue, les plans fixes à la David Lynch nombreux et interminables. La musique métallique et stridente accentue cette atmosphère spectrale du film bien entretenue et soutenant néanmoins un certain intérêt du spectateur. Mais là où vraiment c’est pénible à supporter c’est la médiocrité du son et de la pellicule comme si le réalisateur n’avait pas eu le budget souhaité pour mener à bien son projet. Une sensation de trop peu qui pour une fois dans les mains des américains pourrait acquérir une autre aura dans un énième remake d’une œuvre provenant du pays du Soleil levant.

Ma note: 5/10 

03/01/2008

The Blob

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Le hasard du calendrier fait que le mythique The Blob de Chuck Russel (remake de la version de 1958) fut diffusé hier peu de temps donc après vous avoir parlé de Slither hommage aux films d’horreur des années 80 et notamment du précité.

C’est cette année que l’on va fêter le vingtième anniversaire de ce film délirant où l’on retrouve la délicieuse Scream Queen Shawnee Smith abonnée aux films d’ados de l’époque et sous la direction du peu prolifique Chuck Russel. Catalogué comme Série B dans les années 80 terme générique qui désigne un film comme à part et à moyen budget The Blob est loin d’être une daube qui aurait mal vieilli. Bien au contraire d’ailleurs puisque les effets gore sont toujours extrêmement bien réalisés et ne doivent en rien rougir des réalisations actuelles.

Certes on doit se farcir les ados décérébrés des années Reagan, certes on doit se coltiner un héros loubard (Kevin Dillon) et sa magnifique chevelure coupe Mulet (pour ceux que cela intéresse je vous conseille ce magnifique site consacré à cette coupe de cheveux célèbre des eighties http://www.gougoule.com/mullet/), certes on doit supporter ces couleurs pastelles MAIS surtout au final on appréciera toujours autant ce gros délire gélatineux.

Pour rappel le film nous raconte l’histoire d’un météorite tombant dans les bois près d’une petite ville américaine. Un clochard s’approchant du site se fait prendre le bras par une masse gélatineuse sortie d’un cocon. Arrivé à l’hôpital cette gélatine d’un rose-mauve du meilleur goût (couleurs pastelles vous vous souvenez ?) se farcit la moitié de notre clochard et ne cesse de grossir après chaque engloutissement de victime pour devenir énorme et attaquer la ville entière.

Victimes fondues à l’acide, arrachages de membres, visages déformés et autres sanglantes actions sont au programme de ce film qui ne révolutionne pas le genre certes mais qui parvient à garder le spectateur en haleine tout le long et qui ne nous arrose pas en conneries débilitantes des teenagers surhormonés même si on regrettera néanmoins la petite erotic touch apaisante.

Un film qui fait la part belle aux effets spéciaux souvent réussis et réalisés à l’ancienne et qui offre quelques scènes rebutantes où personne n’est épargné même les enfants. A revoir sans nul doute…

Ma note: 7/10 

01/01/2008

Death Proof

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Ouvrir pour la première fois le DVD d’un Tarantino c’est toujours jouissif et on ne cesse de le retourner, de le palper et de le retourner et de le repalper jusqu’au moment où votre moitié vous lance : « bon alors c’est pour aujourd’hui ou pour demain ?! ». On introduit le DVD dans le lecteur, on écoute la petite musique automatique, on passe les avertissements et autres bandes-annonces agaçantes et puis… on démarre. Et là pas intérêt qu’un pote vous sonne, que votre bébé décide d’écourter sa nuit ou encore qu’une panne de courrant interrompe le tout sous peine de péter les plombs.

Surtout que le grand Quentin vous captive dès les premières secondes par un plan fixe sur une belle paire de pieds à faire frémir les fétichistes. Ensuite les jolies naïades se succèdent dans un échanges de dialogues sans intérêt mais hilarants. Tandis qu’au loin le vrombissement d’un bolide sorti tout droit des seventies à tête de mort peint sur le capot semble déjà porteur d’un terrifiant présage. A son bord, Stuntman Mike, ancien cascadeur et psychopathe killer à ses heures. Il décide de prendre en chasse (dans un duel rappelant étrangement un autre de 1971) ces ladies et prépare déjà une mise à mort aussi implacable qu’elle sera incroyablement terrifiante et gore. Ici pas de couteau, de tronçonneuse ou autre hache mais plutôt un bolide démoniaque qui ferait pâlir de jalousie la Christine de Carpenter.

Une scène, une seule, risque de rester gravée à jamais dans les annales du cinéma de genre en raison de sa complexité, de ses prises de vue mais surtout en raison de cette vision d’impact meurtrier et sanglant. Un crash frontal ou un enfer des tôles tordues maculées de sang. Histoire de nous rappeler que cette réalité sordide sévit chaque jour sur nos routes.

Une nouvelle fois Tarantino nous offre une œuvre esthétiquement superbe qui alterne les moments de candeur subversive à travers des échanges verbaux sans fin et ensuite des moments choc qui vous laisse pantois, réalisant avec peine les images vues. Les effets de vieillissement de la pellicule au début du film et la cadrage particulier se veulent un hommage aux séries B des années 70 et au système d’exploitation Grindhouse, ces salles de cinéma qui projetaient des doubles programmes déjantés entrecoupés de fausses bandes-annonces. Et en matière de culture cinématographique seventies notre ami Quentin en connaît un rayon et adore utiliser les techniques des sous-genres comme la blaxploitation, les westerns spaghetti ou encore les figures de style à la De Palma.

On est d’ailleurs étonné à un moment donné de voir dans les courses poursuites de Death Proof des voitures contemporaines tentant d’éviter les bolides nous rappelant que nous sommes bien en 2007 et non en 1975.

Et puis il y a le casting. On connaît l’amour des acteurs de Quentin Tarantino et surtout des Gueules du cinéma peu, plus ou très connues du grand public. Il y eu Bruce Willis, De Niro, Samuel L. Jackson, Michael Madsen et maintenant Kurt Russel himself, l’acteur fétiche de Carpenter. En Stuntman Mike, affublé d’un blouson de cascadeur vif argent il est tout simplement époustouflant passant du salaud sans pitié au pitoyable repenti.

Comme victimes nous avons les filles de comme Jordan Ladd (fille de Sheryl-drôle de dame-Ladd) et Sydney Tamiia Poitier (fille de Sydney) mais aussi une Rosario Dawson et Vanessa Ferlito tout simplement magnifiques. Sans parler d’Eli Roth et Tarantino en personne présents eux aussi dans le film.

Mais parler de Death Proof c’est d’abord et avant tout pour le génial réalisateur Américain l’occasion de rendre hommage aux meilleurs cascadeurs du monde présents dans son film et notamment Zoe Bell aussi bonne actrice qu’elle est cascadeuse. Et croyez-moi ce qu’elle arrive à faire accrochée au capot de la voiture à plus de 120 km/h est tout simplement phénoménal.

Une nouvelle œuvre gigantesque de Tarantino qui décidément ne connaît pas l’échec…

Ma note: 10/10