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05/05/2008

Amy Smart

Bon allez fini la farniente de quelques jours je reviens aux affaires. Mais oui je sais bande d’affamés que vous attendez la pin-up de la semaine avec impatience. C’est qu’il fait chaud et on se dit qu’un peu de compagnie hein…

Bon alors voici Amy Smart, 32 ans, déjà vue dans l’Effet Papillon et qui sera bientôt à l’affiche du prochain Aja, Mirrors. Et vive les smarties…

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01/05/2008

Bloodrayne (2005)

534b3227aef927383840103d0458344e.jpgBon allez je me lance… Rayne, une dhampir mi-humaine mi-vampire est élevée dans un cirque (on se tait !), exposée comme bête de foire aux curieux. C’est là qu’elle découvre sa vraie nature (profonde ?) mais refuse d’accepter celle-ci et décide de ne tuer que des vampires pour se nourrir. Bien décidée à retrouver son père kagan qui viola et tua sa mère, Rayne s’enfuit du cirque (mais arrêtez de rigoler quoi !) et s’allie à deux chasseurs de vampires pour le retrouver et l’éliminer.

Allez reprenez votre souffle on continue plus sérieusement. Non c’est que Uwe Boll, qui n’en est pas à son coup d’essai, nous revient donc avec une énième adaptation d’un PC game à succès nullement échaudé donc par les diatribes venues des critiques et des geeks du monde entier à la suite de ses navets précédents. Au contraire d’ailleurs puisque ce Sisyphe du Z s’égare une nouvelle fois dans ses travers cinématographiques continuant à alimenter ainsi la surprise générale pour les fans du genre qui ont vu débarquer il y a sept ans déjà un boxeur teuton confondant cinéma et cirque à deux balles.

Car si l’on arrive à quitter des yeux (difficilement je vous le concède) la poitrine accueillante de Kristanna Loken, on se retrouve alors comme hypnotisé, le menton sur les genoux, par la direction d’acteurs bouffonne de ce Master of Error qui alterne à une vitesse impressionnante des scènes d’une pitrerie alarmante. Dans le même genre, des films comme Van Helsing et Underworld parvenaient à nous faire oublier les invraisemblances d’un scénario très maigre au profit d’un spectacle virevoltant orchestré minutieusement là par un réal compétent.

Passons les énormes erreurs techniques, anachronismes et autres joyaux du Z pour s’attarder sur ce casting pourtant alléchant sur le papier de stars bien obligées d’interpréter (enfin c’était évitable tout de même hein) au final des loosers lobotomisés plutôt que des héros médiévaux intrépides.

Entre un Dracula très cheap joué par Ben Kingsley (il débuta au cinéma avec Ghandi je rappelle à toute fin utile), le bedonnant Michael Madsen au regard marqué par l’ennui abyssal de son rôle et cherchant son deuxième souffle dans ce film comme dans sa carrière, Géraldine Chaplin dépoussiérée pour l’occasion ou encore Bily Zane, Udo Kier et Meat Loaf en vieilles folles involontaires, n’en jetez plus Uwe Boll massacre toute la jolie petite bande avec une jouissance toute germanique (possible ça ?).

Involontairement, ce Xena, la guerrière transposé dans les Carpates possède néanmoins le mérite de nous faire sourire (voire rire) à défaut de nous faire peur ou de nous faire rêver. Ces filtres employés pour les visuels paysagistes, ces capes au vent et ces épées de théâtre nous plongent dans un clip d’Era d’une naïveté déconcertante et prétentieuse. Car plutôt que d’assumer le côté Z de son nanar, Boll agace par son égocentrisme provocateur devenu son fond de commerce au fil du temps et réussissant parfaitement et paradoxalement à faire parler de lui.

Bloodrayne  c’est du grand portnawak non assumé et non maîtrisé, du cinéma ( ?) même pas pop-corn exclusivement destiné à alimenter les Dvdthèques des décérébrés à casquette qui aiment les lolos, les graaandes épées et les arts martiaux dérivés. Merde c’est nous ça…

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