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21/03/2008

The Wolf Man: premières photos...

Deux premières photos pour The Wolf Man de Joe Johnston avec Benicio Del Toro...

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20/03/2008

Frontière(s)

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Troisième film français coup de poing après Haute Tension et à l’intérieur, Frontière(s) était annoncé à l’instar de ses prédécesseurs comme le film qui allait donner un bon coup de pied dans la fourmilière et faire renaître le cinéma de genre en France. Pour un tel pari, Xavier Gens s’entoure d’une équipe de fidèles comme Estelle Lefébure (avec qui il a travaillé pour le film Au petit matin, 2005) et Samuel Le Bihan (idem pour Fotografik, 2006). A la production on retrouve ses comparses Luc Besson et Laurent Tolleron, la musique est signée Jean-Pierre Taieb et pour la photographie un Laurent Barès décidément talentueux. C’est donc toute une bande de sympathiques fêlés qui entreprennent cette longue et difficile gageure, tout l’art de savoir s’entourer pour un réalisateur culotté et passionné.

L’histoire ? La France est passée sous le contrôle d’un gouvernement fasciste d’extrême droite et fait la chasse à cette « racaille » des banlieues via une police expéditive et ne faisant plus dans la dentelle. Et pour ceux qui, par malheur, ne possèderaient pas les caractéristiques aryennes, cette France n’est plus la leur… Fuyant cette atmosphère délétère, une bande de petits braqueurs parisiens se perdent en pleine campagne et décident de loger dans un motel miteux tenu par des néonazis sanguinaires et cannibales.

Avec une tel scénario, inutile de dire que la tâche entreprise par Gens s’avère difficile, voire impossible, à « vendre » à des producteurs et distributeurs de l’hexagone. C’est sans compter la détermination du réal français et du bienfaiteur Canal + (via la branche French Frayeurs) qui décident de garder leur ligne créatrice, défendant scène par scène contre une censure très pesante.

Car frontière(s) est sans nul doute un film d’une violence très visuelle qui repose sur un scénario dérangeant, voire provocateur en ces temps de tensions sociétales. Avec l’utilisation d’une pellicule granulée rappelant furieusement celle employée dans les années 70 et de nombreuses références aux films de cette époque on pense inévitablement au film phare de Tobe Hooper, Massacre à la tronçonneuse. C’est que cette famille de dégénérés fascos conviés autour d’un repas de famille sous l’emprise d’un ancien officier nazi paternaliste ça rappelle forcément quelque chose.

Filmées caméra à l’épaule, les scènes de torture pratiquées par de gros garçons bouchers (ne pas oublier le très saillant tablier de circonstance) et d’égorgements barbares se succèdent dans une ambiance poisseuse, craspeque voire vomitive. Un survival hardcore, jusqu’auboutiste et nihiliste qui rend brillamment hommage à un certain cinéma contestataire, trash et politisé venant des States ou d’Italie, contemporain ou d’époque.

Seulement voilà, Estelle Lefébure (en Baby-Sheri Moon-Firefly) et Samuel Le Bihan ont beau être terriblement bons et à contre-courant total de leurs anciens rôles, on ne peut malgré tout se demander si ce choix fut judicieux compte tenu justement de leur médiatisation people (trop) importante. Ajoutez à cela un second degré (souhaité ?) incarné par des personnages caricaturaux (le patriarche nazi et sa progéniture costumés en SA) déclamant des phrases bateau d’un autre temps et vous aurez ce sentiment dommageable de distanciation par rapport à l’histoire et à ses protagonistes. Paradoxal quand on pense à l’interprétation viscérale de Karina Testa… Situation étrange accentuée en cela par un souhait tout à fait louable de la part de Xavier gens de rendre hommage coûte que coûte à sa galerie de films cultes.

Frontière(s) est une œuvre militante, gonflée et impertinente qui a le courageux mérite de crier haut et fort que le cinéma de genre (et spécialement d’horreur) a sa place dans le paysage cinématographique trop guindé en France. Un  film fort, à la photographie très soignée, qui témoigne assurément du grand talent en devenir d’un Xavier Gens déjà fort plébiscité aux States.

Ma cote: 6/10 

19/03/2008

Awake (2007)

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Aux Etats-Unis il est encore possible d’octroyer un budget de 9 millions de dollars à un jeune réalisateur ainsi qu’un casting alléchant (Jessica Alba et Hayden Christensen) pour son tout premier film. Il y a de quoi en frustrer plus d’un sous nos latitudes…

C’est ce qui est arrivé au Britannique Joby Harold pour exploiter cette histoire de jeune yuppie, héritier d’un empire industriel et étouffé par une mère possessive, qui se fait opéré dans l’urgence à cause d’un cœur défectueux. Une fois anesthésié celui-ci se rend compte avec effroi qu’il est tout à fait conscient et qu’il ressent la douleur. Parvenant alors à se dédoubler il tente de déjouer un complot orchestré par sa jeune épouse et son ami chirurgien.

Dans « Salle d’autopsie quatre », Stephen King nous offrait une nouvelle à l’intrigue redoutable et passionnante. Celle d’un homme considéré comme mort et qui se retrouve en salle d’autopsie pour identifier la cause de son décès. Seul hic au tableau, il n’est pas mort mais rendu paralysé par une morsure de serpent qui lui donne l’apparence d’un cadavre. Et quand la fraiseuse s’approche pour commencer le travail du légiste, c’est notre propre cœur qui s’emballe…

Constat évident de Awake : Joby Harold n’est pas le maître de l’épouvante et c’est franchement dommage. Car le réalisateur anglais ne prend pas l’initiative d’exploiter totalement la scène d’opération à cœur ouvert préférant fuir dans un thriller d’un classicisme sans surprise, ennuyeux et tellement prévisible. Ce choix frileux de ne pas aborder de front un cinéma plus typé, voire plus hardcore pourquoi pas, rend l’œuvre stérile et ce n’est pas la belle photographie et les quelques rares rebondissements scénaristiques qui viendront sauver ce film mièvre. Pire, les minauderies d’une Jessica Alba décidément aussi « avenante » (mais décidément trop pudique !) que piètre comédienne viendront terrasser définitivement tout prémisse d’intérêt.

Même Hayden Christensen semble sous-exploité compte tenu du talent inné de ce jeune acteur. Merci cependant à Lena Holin qui apporte à elle toute seule la crédibilité nécessaire à ce naufrage.

Awake est donc un film terne, au scénario peu culotté et à l’intrigue d’une platitude navrante. A déconseiller tout simplement…

Ma cote: 3/10 

18/03/2008

L'écorché (2004)

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L’affiche plutôt sanglante de Shallow Ground a de quoi intriguer et la bande annonce est plutôt prometteuse. Seul hic au tableau, Sheldon Wilson, réalisateur d’un insipide Night Class et du irrévérencieux Kaw n’incarne pas à fortiori la crédibilité nécessaire à cette histoire d’un jeune garçon, les valseuses en goguette, recouvert de sang et pénétrant dans un commissariat au grand étonnement des agents de police provinciaux plutôt habitués à regarder passer les mouches. Un an auparavant une jeune fille fut enlevée et écorchée à vif. Dès lors, le meurtrier est-il cet adolescent ?

Dans une ambiance très crade due en partie à une scène de torture entamée, très visuelle et en partie aussi aux hémorragies sans fin de ce bloody boy, le film dégage surtout une impression de lenteur et d’incrédulité quant à l’intérêt de certains passages inutiles.

Néanmoins certains effets spéciaux et un maquillage impressionnant permettent de garder un minimum d’attention. Une attention souvent alertée par une musique retentissante bienvenue pour réveiller le geek qui aurait eu le malheur de décrocher.

Cette succession de nombreuses scènes non abouties, alléchantes mais qui jamais n’assouvissent l’attente du spectateur, agaçe au bout du compte et offre une œuvre brouillonne et par moment incompréhensible.

Les acteurs, sans être mauvais, présentent malgré tout des prestations trop sobres que pour émouvoir un tant soi peu. La faute sans doute à un scénario classique sans trop de rebondissements si ce n’est l’origine de l’enfant bâclée, voire trop vite expédié.

Un pétard mouillé donc, aux effets spéciaux honnêtes mais à la trame narrative d’un non sens affligeant.

Ma cote: 4/10 

17/03/2008

Une enquête révélatrice...

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Voilà une enquête qui n’étonnera personne mais qui pourrait booster un peu le cinéma de genre francophone. 

Unifrance, qui promeut le cinéma français à l'étranger, doit améliorer sa stratégie et sa gouvernance, estime un rapport commandé par le ministère des Affaires étrangères à un cabinet de conseil privé, dont la teneur a été révélée mercredi par le quotidien Le Figaro. Ce rapport, qui examine les actions menées en 2005, 2006 et 2007 par Unifrance pointe nombre de faiblesses dans sa stratégie. Ainsi selon Media Consulting Group, Unifrance ne soutient pas suffisamment le cinéma français dans les territoires "où il est le plus menacé et là où il a un potentiel important".

En outre, ses actions de promotion (rencontres, festivals...) peinent à mobiliser des acteurs et actrices renommés à l'étranger, et mettent surtout en avant des "films dits d'auteur" au détriment de "films de genre (action, horreur...)" plus populaires, poursuit la même source, tout en précisant que le choix des films revient aux distributeurs. Selon Le Figaro le "tumulte" provoqué par ce rapport a "attisé les tiraillements" au sein d'Unifrance, où "plusieurs départs" dont celui du directeur général Marc Piton seraient imminents.

Et ben il faut croire que nous avons gagné une bataille nous geeks de la planète Fantastique non ?

 

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Clare Grant

Son nom ne vous dira rien. Clare Grant, 29 ans, malgré quelques apparitions dans des œuvres très réussies (Walk The Line, Black Snake Moan) nous a gratifié pourtant d’une des scènes les plus hot du Masters of Horror saison 2. Celle de Valerie on the Stairs de Mick Garris. Les amateurs de la série ne se souviendront peut-être plus de l’épisode (franchement pas le meilleur) mais cette apparition de la belle ça…

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15/03/2008

The Abandoned (2006)

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Après les sensationnels Aftermath (1994) et Genesis (1998), Nacho Cerda décide enfin de sauter le pas avec ce premier long-métrage très attendu. Très attendu parce que le réalisateur espagnol nous avait offert avec ses deux courts un cinéma brut de décoffrage, deux gifles retentissantes et à contre-courant d’un cinéma des années nonante aseptisé et peu culotté.
Depuis, le cinéma de genre s’est réveillé de cette longue léthargie et avec lui une série de réalisateurs talentueux et novateurs. Mais Cerda ne se soucie guère de cette nouvelle concurrence, préférant prendre son temps et finaliser calmement le scénario déjà commencé par Karim Hussain (La belle Bête, 2006). Attiré, comme tant d’autres, par l’aventure outre-Atlantique il bénéficie d’un budget qui lui permet d’apporter une autre dimension à une carrière un peu légère en nombre.
L’histoire est celle de Marie Jones, une quadragénaire décidée à en savoir plus sur ses origines obscures. Pour cela elle doit se rendre en Russie, dans une ancienne ferme paternelle perdue au milieu des bois et affronter sur place d’anciens fantômes terrifiants.
Pour l’occasion, Nacho Cerda reprend son thème de prédilection : la mort sous toutes ses formes et ses différentes manifestations sur Terre. Pour cela il utilise un classicisme rendu obligatoire par la lourde codification du film de fantômes. On y retrouve les poncifs du genre avec les sons étranges, les ombres qui passent et la musique d’ambiance toute de circonstance. Une atmosphère extrêmement tendue et lugubre accentuée par des couleurs sombres, froides et des décors abandonnés, d’un autre temps. L’héroïne (Anastasia Hille, excellente malgré un certain anonymat cinématographique), plongée dans un Pays de l’Est qu’elle ne connaît et dont elle ne maîtrise pas la langue découvre, comme un puzzle qui se reforme (visuellement très réussi), son triste passé.
Comme dans un cauchemar éveillé, la maison reprend vie. Cela nous vaut quelques scènes de toute beauté comme celle où, balayant une pièce avec le faisceau lumineux de sa lampe de poche, Marie découvre en même temps le décor d’antan et La scène où tout commença.
Esthétiquement, The Abandoned est une merveille cinématographique où chaque plan est une photographie soignée, étudiée, authentifiant la signature talentueuse du réalisateur ibérique. Mais voilà, certes on a peur, on sursaute souvent mais il faut bien reconnaître que le film s’inscrit dans un graphisme récurent depuis quelques temps et n’apporte donc plus trop son lot de surprises. On reste toujours autant béat d’admiration devant ces visuels travaillés mais on ne peut s’empêcher d’attendre cette nouvelle gifle qui n’arrivera malheureusement pas. La faute sans doute à un travail visuel trop ostentatoire peut-être, très classique certainement, mais peu interpellant. Cerda nous avait habitué à un cinéma plus ambitieux, intelligemment provocateur et nous offre avec The Abandoned une très belle et sombre histoire qui ravira à coup sûr les amateurs du cinéma d’angoisse mais néanmoins c’est du déjà vu, déjà abordé ailleurs sous d’autres formes et notamment dans l’école du cinéma d’horreur espagnol voire asiatique.
L’œuvre est belle, soignée et terriblement efficace dans sa mise en scène mais ne comporte pas suffisamment cette touche très personnelle du réalisateur à l’origine du très dérangeant Aftermath. Mais que cette déception toute relative ne vous empêche pas d’admirer néanmoins ce sombre conte parfois onirique et souvent terrifiant…
 
Ma cote: 6/10 
 

14/03/2008

The Strangers

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Et on reparle de The Strangers. Oublié, retardé, le film de Bryan Bertino va enfin sortir aux Etats-Unis au mois de mai. Cette histoire relatant le cauchemar vécu par un couple harcelé par trois dangereux agresseurs chez eux (on pense inévitablement au film de Moreau-palud « Ils ») va donc connaître la projection en salle. Au vu de la bande annonce, c’eut été un drame de passer à côté… 

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13/03/2008

Des nouvelles de Fabrice du Welz

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Après Calvaire, film de terreur remarquable, le réalisateur Fabrice du Welz est parti en Thaîlande pour tourner Vinyan, l’histoire d’un couple à la recherche de leur enfant disparu dans le tsunami. Leur quête folle part de Bangkok et les emmènera très vite dans la jungle où les attendent surprises et désillusions. Film mental, histoire de fantôme, Vinyan s’annonce déjà comme un trip halluciné porté par une Emmanuelle Béart hallucinante.

Dans ce blog exclusif, Fabrice du Welz raconte de l’intérieur les coulisses de son film pas comme les autres…

Cliquez sur la photo pour se rendre sur le blog... 

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12/03/2008

The Mist (2008)

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Le genre « films de monstres » revient et c’est tant mieux. Rien que pour ce début d’année 2008, les passionnés du genre auront eu la chance de voir Cloverfield et… The Mist, deux succès populaires de très bonne facture.

Pour adapter une des meilleurs nouvelles de Stephen King qui mieux que Frank Darabont lui-même pouvait relever le pari difficile d’adapter une œuvre du maître de l’épouvante. Car il faut le reconnaître, le cimetière des réalisateurs s’étant cassé les dents sur un tel projet est bien rempli et rares donc sont les adaptations réussies aux yeux des aficionados du génial écrivain. Darabont fait indéniablement partie de ces réalisateurs qui ont la King's Touch avec deux œuvres abouties et superbes : The Green Mile (1999) et The Shawshank Redemption (1994). 

The Mist raconte le cauchemar vécu par toute une ville envahie par un brouillard annonciateur de malheurs. Certains habitants retranchés dans une grande surface assistent à la prise d’assaut de celle-ci par une horde de bêtes monstrueuses et gigantesques qui ne laissent aucune chance aux rares individus qui osent s’enfuir. Petit à petit, cette communauté devient une sorte de microcosme de la vie en société avec ses héros, ses profiteurs, ses fous de Dieu et surtout ses inévitables tensions inhérentes à la hiérarchisation des statuts sociaux.

Car au-delà d’un film fantastique au bestiaire préhistorique ou futuriste, c’est d’abord et avant tout une très belle réflexion sur une nature humaine qui souvent se révèle au grand jour à travers la peur. À l’instar de The Shelter (Twilight Zone) où à l'annonce d'une attaque nucléaire, un groupe d'amis banlieusards se battaient férocement pour la possession du seul abri du quartier, The Mist nous présente ici aussi des personnages confrontés à la folie sanguinaire d’une intégriste religieuse ou encore à des rednecks locaux en manque de considération sociale. Comme si les bébêtes de dehors n’étaient que prétextes à expurger les frustrations d’une bande d’individus brimés, lâches et égoïstes.

Filmé en partie comme un documentaire, Frank Darabont n’en oublie pas pour autant de nous faire peur. La montée en puissance de cette tension provoquée par la peur de l’inconnu et la non-acceptation de la réalité est tout simplement remarquable malgré un début un peu fade et classique. Darabont est décidément un formidable conteur, capable de captiver son public au point de l’entraîner dans un Extraordinaire, un Au-delà de la conscience humaine tout en délicatesse. Une sorte de réalisme magique où des individus normaux se retrouvent plongés dans l’Indescriptible en un rien de temps pour le dire. C’est cet antagonisme scénaristique qui vous scotche tout le long du film. Stephen King n’a-t-il pas lui-même écrit cette histoire alors qu’il faisait ses courses dans le supermarché du coin en s’imaginant ce que donnerait l’attaque d’une horde de monstres. Procédé imaginatif souvent utilisé au cinéma quand on pense à l’assaut de zombies contre une grande surface commerciale dans le cultissime Dawn of the Dead (1979), l’invasion d’extraterrestres dans War of the Worlds (2005) ou l'inoubliable The Fog (1980) de Carpenter.

Comme Stephen King, Darabont aime cette Amérique profonde, rurale voire oubliée où rien ne semble jamais venir perturber la monotonie silencieuse et calme de la vie rurale.

Un film d’une tension parfois insoutenable, aux scènes souvent gore et spectaculaires et agrémenté d’effets spéciaux du plus bel effet. Pour l’anecdote, on remarquera au début du film un clin d’œil à Carpenter (le The Fog bien nommé) mais aussi à Stephen King justement avec les affiches du film The Thing et du Pistolero de la saga de la Tour Sombre (le héros interprété par un insoupçonné mais très talentueux Thomas Jane est dessinateur d’affiches de cinéma). Toujours point de vue casting on appréciera des « gueules » comme Andre Braugher et William Sadler mais aussi Marcia - Into the Wild- Gay Harden.

The Mist restera une des œuvres fantastiques et spectaculaires les plus marquantes de ces dix dernières années à l’instar de son final horrible et des plus perturbants allant à contrario des happy ends hollywoodiens classiques.

Ma cote: 8/10