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19/02/2008

A l'intérieur

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Comment ne pas dire merci à Franck Ribière et Vérane Frédiani de La Fabrique de Films de produire, de distribuer et d’éditer des films de genre, principalement en France. Car du courage il en fallait pour faire confiance à un film qui avait tout pour connaître dès sa sortie un véritable chemin de croix inhérent aux films hardcore jugés trop violents sur le sol français. Décidément, le Grand Monde du Cinéma actuel ne semble toujours pas vouloir s’intéresser, voir accepter une autre vision, une autre approche de la réalité sociale que celle que l’on s’évertue à nous montrer au travers de médias dominants dans le seul but de répondre aux exigences frileuses et cocoonistes d’une majorité bien pensante de la population.

C’est dire le courage et l’abnégation de ces irréductibles cinéphiles qui passant de l’autre côté de la caméra tentent désespérément de proposer cet autre chose qui vous tombera dessus sans pitié et vous laissera son empreinte ad vitam.

Alexandre Bustillo (ex journaliste de chez Mad Movies) et Julien Maury font partie de cette nouvelle catégorie d’artistes qui osent le pari subversif à l’instar des Aja, Moreau-Palud, Gens ou encore Christophe Gans.

A l’intérieur restera ce grand buzz underground de l’année 2007. Celui dont tout le monde parlait comme le film le plus hard jamais réalisé dans l’Hexagone sans jamais avoir la possibilité de le voir en Belgique ou en France (à quelques exceptions près) ne connaîtra donc que l’estime de ses pairs à défaut d’un succès de salle.

Sarah, victime d’un accident de voiture très grave dans lequel elle perd son mari, se repose dans sa maison isolée de banlieue la veille d’accoucher. Soudain, une silhouette féminine sonne à sa porte et demande à entrer. Refusant, Sarah se voit alors harcelée par une femme vêtue de noir dont la folie destructrice explose dans un véritable bain de sang.

Interprétant la victime harcelée, une Alysson Paradis époustouflante de vérité pour qui c’est son cinquième film et qui se voit octroyer ici le rôle d’une carrière, voire d’une vie dans la peau scarifiée de Sarah, victime à outrance du destin et de la folie.

Face à elle, Béatrice Dalle dont on connaît ses rôles noirs, et qui ici nous livre, une nouvelle fois, une interprétation magistrale dans le rôle de cette inconnue vêtue d’une longue robe noire et munie d’une paire de ciseaux effilés, engagée dans un ballet sanguinaire et infernal.

Après un magnifique générique, À l’intérieur démarre très vite au cœur des ténèbres via un accident meurtrier et des visions d’horreur plus convaincantes que les meilleures campagnes de sécurité routière. Le héros est-il vraiment Sarah, cruelle victime du sort ou bien son bébé dont on voit les agressions extérieures in utero ? Un bébé qui devient très vite sujet de convoitise, petit être à protéger coûte que coûte d’un destin qui n’aura pas fait de cadeaux à son père. Dans une atmosphère qui ressemble terriblement à « Ils » de David Moreau et Xavier Palud, la première partie du film offre des moments de très haute tension grâce à une mise en scène qui prend le temps de distiller crescendo une angoisse terrible à travers la silhouette inquiétante de cette dame en noir au regard sans vie.

Des scènes « Slasher », véritables hommages aux giallos italiens notamment grâce à ces cadrages suggestifs montrant le meurtrier tapis dans l’ombre ou encore cette représentation du tueur ganté de noir, le reflet de la pair de ciseaux zébrant l’air avant de poignarder la chaire. Le sang coule littéralement à flots recouvrant les murs de la maison, les balafres se succèdent sur le malheureux corps de Sarah. Ça coupe, ça perfore, ça éviscère, ça tranche dans une variation orchestrée comme une véritable partition gore. Un lyrisme écarlate qui a tout pour choquer, répugner… écoeurer.

Et si quelques invraisemblances viennent s’ajouter au tableau nerveusement éprouvant du film on ne retient que la beauté morbide de la photo et cette chorégraphie mécanique affreusement efficace et sans issue de cette dame en noir dont on ne connaîtra son histoire qu’à la toute fin du film éclairant ainsi le film sous un autre jour ou devrais-je dire une autre nuit.

A l’intérieur est un film jusqu’au-boutiste, un conte macabre signé par des vrais amateurs du genre et qui tente de démontrer l’essence même du film d’horreur sans complaisance car terriblement réaliste. Rendons hommage à ce culot monstre et à cette mise au point.

Ma cote: 9/10 

18/02/2008

Rosario Dawson

A peine 29 ans et déjà une carrière bien remplie ! Jugez plutôt : Alexander, The Devil’s Rejects (malheureusement scène supprimée), Death Proof et Sin City excuser du peu. Cette superbe métisse a tout d’une grande et pourrait truster à l’avenir le devant de la scène Hollywoodienne car en plus d’avoir un jolis minois elle est également très douée…

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17/02/2008

Premières rumeurs provenant du BIFFF....

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Selon les premières rumeurs provenant du BIFFF les films suivants seront bien présents : 

REC, Diary of the Dead, Frontières, Doomsday, Eden Log, Postal et Stuck. 

Alors? Ce n’est pas alléchant tout ça??

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16/02/2008

Des nouvelles de Christopher Smith

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Ah enfin des nouvelles du p’tit génie Christopher Smith.

Selon les dernières nouvelles publiées sur les sites américains, le film se déroulerait dans la zone du Triangle des Bermudes (Allo papa tango Charlie…) où les passagers d’un bateau de croisière sont obligés d’emprunter une autre embarcation suite à des intempéries importantes. Parmi ces passagers, Melissa George (quand je vous parlais de nouvelle Scream Queen) interprétera une vacancière en proie à des troubles mentaux jonglant avec trois personnalités différentes. Bon présenté comme cela ça donne pas grand-chose mais savoir que le réalisateur britannique reprend du poil de la bête ça fait foutrement plaisir. Ah oui j’allai oublier de vous donner le titre : Triangle. Avouez que ça tombe bien !

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15/02/2008

Stag Night

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Quatre amis en partance pour un enterrement de vie de garçons se perdent par accident dans les méandres du métro New-Yorkais. A la recherche d’une sortie, ils assistent par mégarde au meurtre d’un agent de la sécurité. Très vite cette bande (de crétins ?) se retrouve elle-même poursuivie par le meurtrier…

Ce synopsis vous rappelle quelque chose. Ben oui, qui dit poursuite dans le métro pense directement à Creep. De là dire que c’est aussi bon que la première œuvre du génial Christopher Smith il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas… Surtout en sachant que le scénario (et la réalisation) est signé par Peter A. Dowling auteur du soporifique Flightplan véritable arnaque cinéphilique.

Au casting par contre, la seule présence de la délicieuse Vinessa Shaw vue dans La Colline a des Yeux d’Aja (vous vous souvenez de cet allaitement forcé ?) a de quoi enthousiasmer. A voir comme on dit…

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14/02/2008

L'enfant du diable (1980)

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Voici un film inscrit dans la plus pure tradition du film d’horreur, d’un classicisme toujours aussi efficace 28 ans plus tard. Quand Peter Medak entreprend la réalisation de l’Enfant du Diable en 1980 il n’est qu’un jeune réalisateur abonné plutôt aux comédies à qui on offre un film à gros budget et au casting relevé par la seule présence de George C. Scott himself.

Un professeur de musique tourmenté par la mort de son épouse et de sa fille fauchées par un camion décide d’habiter dans une ancienne et vaste demeure. Très vite celui-ci se rend compte que la demeure est hantée par l’esprit d’un enfant assassiné par son père. John Russell entreprend alors une enquête périlleuse qui va l’emmener jusque dans les hautes sphères politiques.

Et donc ce qui d’emblée vous séduit dans cette œuvre c’est la sobriété et les procédés classiques qui font toujours les bonnes heures du cinéma d’épouvante consacré aux maisons hantées. Une musique orchestrale anticipant crescendo les moments d’angoisse, les portes qui claquent à l’étage, les chuchotements ténébreux et les objets qui se déplacent…autant d’artifices souvent usités mais toujours efficaces et qui font toujours autant sursauter. Mais pour faire tourner la mayo il faut derrière tout cela une bonne mise en scène que Medak orchestre très bien et des acteurs convaincants et là avec Scott c’est du tout cuit. Dans un rôle moins guerrier, moins frondeur, celui-ci est remarquable dans la peau de ce musicien entamant une enquête minutieuse captivante s’inspirant de faits réels.

On appréciera une nouvelle fois l’utilisation de la caméra subjective, l’alternance de plans rapprochés reflétant la terreur sur les visages ou de plans larges soigneusement étudiés un peu à la Kubrick, cette gestion permanente de la tension à l’instar de cette scène de spiritisme avec le jeune enfant décédé qui est tout simplement terrifiante et vous fait vivre de l’intérieur cette prise de contact avec l’Au-delà. Là il n’est pas question que la sonnerie du téléphone retentisse chez vous sous peine de vous faire grimper au lustre en un temps record.

C’est qu’il y a un peu d’Exorcisme, de Dead Zone, Les Yeux de la Forêt et évidement d’Amityville dans l’atmosphère et le montage de ce film qui reste donc la preuve qu’il n’est pas toujours utile d’abuser d’effets spéciaux renversants pour arriver à nous faire peur comme ce fut trop souvent le cas ces derniers temps avec les spectres asiatiques rampants ou bien le baroque ridicule de The Haunting.

On regrette donc ce classicisme d’antan qui avait fait ses preuves et offert par la même occasion des films devenus classiques et pour la plupart cultes. A notre époque, seul un Balaguero semble pouvoir encore relever le défi avec succès et c’est bien dommage. En attendant, rien ne vous empêche de vous replonger dans cet Enfant du Diable (au sens figuré hein) si par le plus grand des hasards une chaîne décidait de le rediffuser. Merci Cine Fx !

Ma cote: 8/10 
 

13/02/2008

Eternal

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Voici une œuvre très personnelle qui à l’instar de son héroïne a tout pour plaire grâce à un avenant des plus attrayant. C’est que le plumage avec les présences de Caroline Néron et Victoria Sanchez deux bimbos inconnues sous nos latitudes, charmantes allégories de la glace et du feu, en jette dès le départ via des scènes lesbiennes à vous faire oublier le monde extérieur. Et pour vendre le ramage on vous ressert une énième version de la comtesse Bathory ayant traversé les siècles toujours grâce aux bains de sang provenant de jeunes vierges égorgées lui garantissant la beauté éternelle.

Pour mener l’enquête sur ces disparitions un Conrad Pla qui ne dépaillerait pas dans un chef d’œuvre d’Uwe Boll et qui joue ici le rôle d’un inspecteur régulièrement manipulé par le seigneur des lieux et transformé pour la cause en objet sexuel.

Visuellement, Eternal a donc de sérieuses garanties de plaire. Dans les décors féliniens de Venise en passant par les châteaux ou autres demeures gothiques de la comtesse, la réalisation bicéphale du film nous entraîne dans un déferlement d’images érotiques dignes des séries roses de fin de soirée, du pornosoft qui émoustille nos sens mais qui ne parvient pas à nous faire oublier que derrière ce joli paravent ben il n’y a pas grand-chose. Le ramage ne vaut pas le plumage donc…Une œuvre aseptisée qui devrait ravir les amateurs du film d’horreur bourge, prétentieux à souhait osant nous balancer du Aznavour comme emballage du plus bel effet. Un véritable épisode de charme qui avec un peu plus de sexe hardcore aurait pu être réalisé par un Marc Dorcel inspiré au lieu de cela nous avons une œuvre photographiquement très belle et c’est là son grand et unique mérite.

En définitive, ce qui est étrange dans ce film c’est que cette abondance de luxe et de belles pépées parvient presque à faire oublier des scènes de vampirisme grotesques dans une mise en scène naïve à la Jean Rolin mais où la volonté de bien faire (grâce à des visuels irréprochables) permet d’assister à un film qui au final n’est pas si ennuyant que cela. En soi ce n’est déjà pas si mal…

Ma cote: 5/10 

12/02/2008

Captivity

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Nanti d’une réputation sulfureuse suite à une campagne d’affichage publicitaire jugée trop violente, ce grand buzz avait de quoi attirer de nombreuses attentions et pas seulement du côté des amateurs de films de genre. Un nom comme celui de Roland Joffé derrière la réalisation forcément ça accroche mais on ne peut pas s'empêcher néanmoins de se demander quand même ce qu’il pouvait bien faire dans une telle production dont le sujet est aux antipodes de sa filmographie élogieuse. C’était osé voire culotté même si cela ne devait en rien créer une polémique quant à sa volonté de tourner pour une fois un film de genre traitant de la torture sous prétexte que Joffé avait réalisé des chefs d’œuvre comme The Mission (1986) ou The Killing Fields (1984) soit des films engagés traitant de la condition humaine très en vogue dans les années 80.

Se basant sur le travail scénaristique de Larry Cohen (Cellular, Maniac Cop ou encore Body Snatchers) on pouvait raisonnablement s’attendre à tout mais… mais hélas pas à çà !

Roland Joffé a beaucoup misé sur ce film et se retrouve un peu Gros Jean comme devant au final et donc forcément dépecé gaiement par une critique qui n’attendait que cela.

Dans un jeu terrifiant du chat et de la souris, un homme séquestre dans une habitation totalement adaptée à ses sombres desseins une starlette dans le seul but d’en faire ce qu’il veut.

Certes, si au départ le scénario n’est pas original (mais existe-t-il encore des scénarios originaux ?) le sujet, s’il est bien adapté, peut faire l’objet d’un bon thriller psychologique voire d’un film d’horreur gore. Mais voilà le problème avec Captivity c’est qu’à aucun moment on ne sait dans quel genre on navigue. En soi c'est pas forcément un problème si on décide de privilégier les twists scénaristiques à rebondissements mais ici le réalisateur lui-même ne semble pas savoir vers quoi il se dirige et donc patatra.

Passons l’interprétation très Paris Hilton et donc très horripilante d’Elisha Cuthbert pour se focaliser sur cette mise en scène laborieuse du réalisateur anglais qui tente de cacher par des gadgets high-tech son incapacité à faire monter une tension ce qui pour un film d’horreur est plutôt un comble vous en conviendrez. On tente bien ici et là d’y voir une once d’originalité, d’innovation dans un genre pourtant éculé mais non on reste constamment sur sa faim à l’instar du pseudo tortionnaire dont on connaît l’identité trop vite manquant là une nouvelle fois la possibilité d’un certain suspens. Rien n’est mené à terme dans les différentes scènes d’actions toutes relatives et donc tout semble désespérément mou, profondément ennuyant. On ne vous parlera même pas de ces nombreuses invraisemblances grotesques dont notamment cette scène d’amour complètement déplacée compte tenu de la situation dans laquelle se trouvent plongées nos victimes du rapt. L’adrénaline ça booste c’est bien connu !!

Les scènes de tortures étonnamment supprimées dans une version Director’s cut plaident justement pour cette incapacité de la production à nous dire à quel genre de film nous avons droit offrant ainsi un cafouillage invraisemblable tuant irrémédiablement le film. David Slade dans Hard Candy (2006) nous avait, quant à lui, offert un film de torture psychologique de toute grande beauté sans l’utilisation du moindre artifice et grâce à une mise en scène sobre mais terriblement efficace. Rien de tout cela ici donc pour ce pétard mouillé, grand navet de l’année 2007 qui ne relancera donc pas la carrière d’un bon réalisateur et ne lancera pas Cuthbert comme nouvelle Scream Queen. Grosse déception donc…

Ma cote: 3/10 

11/02/2008

Adieu Brody...

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Aïe ça c’est le genre de nouvelle qui vous fait mal surtout quand le personnage se rattache à des films cultes qui ont marqué votre enfance. C’est notamment le cas pour "Les Dents de la mer" ou encore "French Connection". L'acteur américain Roy Scheider, est donc mort des suites d'un myélome dimanche à l'âge de 75 ans. 
Après "Les Dents de la mer" de Steven Spielberg en 1975, il jouera dans "Marathon Man" (1977), où il est le frère aîné de Dustin Hoffman, et "Le Convoi de la peur".

 

Adieu donc Martin Brody…

17:20 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : films d'horreur, gore, cinegore

Agnes Bruckner

D’un père hongrois et d’une mère russe, cette toute jeune actrice de 23 ans est l’actrice qui monte à Hollywood. Elle fut tout simplement éblouissante dans The Woods de Lucky McKee ce qui vaut sa présence dans notre Hall of Fame….

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