Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

12/01/2008

30 days of Night

0837716e1a7c3df2ecf7c6226aee6cab.jpg

Attention chef d’œuvre ! La formule est convenue mais que dire d’autre…

David Slade n’est pas tout à fait un inconnu depuis son éblouissant thriller psychologique Hard Candy qui avait en son temps créé l’unanimité sur le talent en devenir de ce jeune réalisateur.

Barrow, une toute petite ville d’Alaska se voit chaque année plongée dans une obscurité de 30 jours. L’occasion pour des vampires d’envahir celle-ci et de participer à un festin inespéré autant qu’abondant.

Oubliez tout ce que vous avez vu jusqu’à présent des vampires. Slade nous présente un personnage mythique qui a évolué au fil du temps et qui ne ressemble plus en rien au vampire gentleman ou à la grande folle de chez Warner.

Certes on reprend le thème du suceur de sang mais depuis un certain Danny Boyle est passé par là et avec lui une série d’effets visuels et sonores innovateurs et repris mainte fois depuis. La créature de 30 Days of Night, les dents acérées incérées dans un maquillage (morphisme ?) facial impressionnant, pousse son cri de ralliement comme les zombies du réalisateur anglais, les pupilles dilatées et à la vitesse bestiale qui la rendent redoutable et terriblement effrayante voire…fascinante. Costumés de noir ils contrastent avec la neige (im)maculée du sang de leurs victimes, possèdent un langage Tolkien et apparaissent en meute dans une mise en scène et une attente très Carpenter. David Slade n’immisce-t-il pas subrepticement un discret passage musical ressemblant furieusement à Halloween.

On peut, certes, reprocher au film ces ellipses peu crédibles  mais il était difficilement envisageable de faire autrement pour ne pas décrédibiliser l’histoire en elle-même (trente jours c’est long pour un film !).

Cette troupe de suceurs de sang est sans pitié, pratiquant un eugénisme de leur race et agissant socialement comme une meute de loups affamés et rassemblés autour de leur chef Marlow. Invincibles, ils pourchassent, dans des scènes d’un gore très visuel, leurs victimes qui n’ont d’autre choix que de se planquer et d’attendre le retour du soleil.

Côté casting, un Josh Hartnett enfin crédible qui a pris de la bouteille depuis H20 et qui endosse ici un rôle dense de sheriff rassembleur  parvenant à survivre face à un envahisseur terriblement redoutable. Et dans le rôle de la jolie donzelle (parce qu’il y a toujours une jolie donzelle), Melissa George déjà vue dans l’intéressant Turistas.

Usant de ralentis envoûtants, d’images de combats saccadées et furtives, d’une gamme de plans admirablement trouvés et d’une photographie artistique, ce western horrifique est un subtil condensé de références cinématographiques qui passionnera les cinéphiles du genre. Une œuvre superbe qui fera date dans les annales du genre et qui offre une fin peu Hollywoodienne mais d’un romantisme baroque, noir un peu comme le film d’ailleurs. A voir absolument !!

 Ma cote: 10/10

11/01/2008

Masters of Horror: We All Scream for Ice Cream

7549fd61efe127a89cbb86d2a0cbb87f.jpg

« Des glaaaaces ! Ça nous glaaaace ! »

Un vendeur de glaces, déguisé en clown mais au visage démoniaque, sillonne la nuit les rues de la ville, offrant pour un dollar une glace à certains enfants du quartier qui voient ainsi dans l’heure qui suit leur père mourir dans de mystérieuses conditions puisqu’ils fondent… en glace ! L’enfant mange une glace et les parents trépassent…

Non, non votre hôte du net n’a pas bu même si c’est vrai que lu comme ça on pourrait le croire. Mais l’histoire que Tom Holland nous présente dans la série Masters of Horror se base sur un scénario original qui s’inscrit parfaitement dans le ton général de la série. L’intrigue de cette histoire se dévoile au fil des minutes permettant ainsi de découvrir le pourquoi de cette apparition effrayante au sein d’un quartier calme. Une origine dramatique qui ressemble d’ailleurs à s’y méprendre à celle déjà vue dans le film Sleepers.

Cette histoire de revanche n’est pas effrayante, ni gore. Elle ressemble d’avantage à un drame social, un drame de l’enfance qui a bouleversé la vie de jeunes voyous et qui une fois devenus adultes doivent désormais assumer leurs erreurs. En ça, la seconde saison des MOH est plutôt inégale tant certains épisodes pourraient figurer dans une nouvelle version de la Quatrième Dimension plutôt qu’un hommage aux films d’horreur. Néanmoins cette histoire du créateur de Chucky reste captivante et nous offre de belles images de cette camionnette du vendeur de glaces enveloppée d’une brume annonciatrice de malheur.

Un des épisodes les plus agréables à regarder... 

Ma note: 7/10 

10/01/2008

Cloverfield le 06/02

a9a2fd9162f565b7e3f1a8ab8feaf2ff.jpg

Le 06/02 sortira en Belgique le film Cloverfield dont on ne sait pas grand chose. La bande-annonce passe régulièrement sur certaines chaînes cryptées.
Tout commence par un grondement à New York...
Lors d'une soirée mondaine, un étrange bruit se fait entendre. Les invités sortent sur le toit pour savoir de quoi il s'agit : une boule de feu tourne et menace Manhattan. Un monstre attaque New-York... 

Un The Host New Yorkais? 

Pour voir quatre minutes du film c'est sur le site officiel ici

 

11:15 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : films d'horreur, gore, cinegore

09/01/2008

When a Stranger Calls (1979)

4d6dbd09d6402de57f22f56816243938.jpg

Ça devait être il y a moins de vingt ans sans doute, j’étais alors crispé, que dis-je, fondu dans mon fauteuil ne sachant pas au départ que j’allais assister aux quinze premières minutes les plus stressantes de l’histoire du film d’angoisse.

La jeune baby-sitter Jill Johnson (Carol Kane, 27 ans à l’époque !) vient chez les Mandrakis surveiller leurs deux enfants déjà endormis à l’étage. Soudain le téléphone sonne, à l’autre bout une voix d’homme: « Avez-vous été voir les enfants ? » et on raccroche. Au fil de ces coups de fil répétitifs, doucement, lentement, le doute, une tension et enfin la terreur s’installe dans le cœur de Jill..

Jill : Vous me faites très peur si c’est ce que vous voulez. Est-ce ce que vous voulez ?

Curt, le harceleur : Non.

Jill : Que voulez-vous alors ?

Curt, le harceleur : Etre recouvert de ton sang !!

Yeaaah ! Un détraqué pareil au téléphone en pleine nuit et dans une vaste demeure MOI JE ME BARRE !!!

Ce scénario vous dit quelque chose ? Normal ! Vous avez été abreuvés de multiples versions depuis 79 et rares parmi celles-ci furent des succès d’estime. De Scream (et le jeu téléphonique fatal à Drew qui oublia la mère de Jason dans le premier Vendredi 13 souvenez-vous !) en passant par The Call, Nightmare ou encore ce navrant remake de 2006 l’intro téléphonique la plus célèbre fut servie à toutes les sauces.

Tout le long de son film, Fred Walton prend le temps de nous présenter le portrait psychologique d’un homme tourmenté, profondément malade et dangereux manifestant sa colère et sa folie dans des actes crapuleux.

Le réalisateur américain n’a rien inventé au niveau scénaristique mais offre néanmoins une œuvre dense, intelligente, pesante où s’alternent merveilleusement le film d’angoisse et le drame psychologique. Et si la partie centrale du film, plus faible, permet au spectateur de reprendre son souffle le final quant à lui remonte le niveau d’adrénaline à son maximum. Un film à montrer dans toutes les écoles de cinéma assurément.

Ma note: 8/10 

08/01/2008

Masters of Horror: Right To Die

09e32791946b14db4c30c6ad038cd366.jpg

Un couple, en proie à des problèmes relationnels, est victime d’un terrible accident de la route dans lequel l’épouse se retrouve brûlée vive mais toujours vivante. A l’hôpital, Abbey, le regard vitreux, atrocement brûlée sur tout le corps et plongée dans un coma végétatif,  tente de survivre malgré de nombreux arrêts cardiaques. Très vite un terrifiant désir de vengeance, né dans la tête de la malheureuse victime, devient possible quand elle se voit dédoublée lors de ses arrêts cardiaques. Cliff Addison, son mari volage, souhaite-t-il toujours la mort de sa femme ?

A l’instar de son Wrong Turn, où une famille de rednecks cannibales et dégénérés avaient transformé leur maison en atelier de boucherie des plus sanglants et des plus abjectes, Rob Schmidt s’en donne à cœur joie dans Right To Die (Mort clinique) cet épisode de la saga Masters of Horror saison 2.

La vengeance de cette épouse devenue démoniaque est terrible nous offrant des scènes d’angoisse admirablement bien amenées à travers des images insoutenables dignes d’un cours d’anatomie appliquée de cette (très) belle devenue monstre. Enlaidir à ce point la très gorgeous Julia Anderson (la scène du bain vous ferra avaler de travers) tient presque de l’iconoclasme tant la créature est divine installant ainsi un paradoxe terrible entre l’avant et l’après.

50466b169785d8cb4fb6c839c461cc04.jpg

Un mari comprenant vite qu’il sera une des prochaines victimes de son épouse s’il n’arrête pas le processus d’euthanasie entamé par lui-même se lance alors dans une course poursuite contre le temps sanglante, perverse et lourdingue. Le film monte ainsi crescendo en intensité et l’intrigue lentement dévoilée mène à un twist final attendu mais réussi.

Un des épisodes de la série les plus gore mais aussi des plus dérangeant dans une vision différente et personnelle du cas de l’euthanasie. Entre horreur suggérée à la Joe Dante ou très visuelle à la Argento, Rob Schmidt semble avoir choisi son camp.

Ma note: 8/10 

07/01/2008

Emmanuelle Vaugier

Canadienne de bientôt 32 ans, Emmanuelle Vaugier est née à Vancouver. A 16 ans elle était mannequin au Japon avant de devenir actrice aux Etats-Unis et de jouer dans des films comme House of Dead 2, Saw II, Pro-Life (Masters of Horror). Elle sera dans le prochain Uwe Boll Far Cry.

c9677fba59dfdc0ebc49a7ec65a61660.jpg9565ef34429270dd4351a40a6339597d.jpge5ab73c13117ed15e88db5c5bd58b4ee.jpg9e70efda4736f011c13e4eb4c94227ac.jpg

06/01/2008

Votez pour votre film le plus attendu de l'année 2008

Le nouveau sondage Cinegore de la semaine (colonne de droite)
 
0d75acb1a2bee431e008dc2c3fe41cd0.jpg

11:40 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (2)

05/01/2008

Gore Sliclez chroniqueur sur cinemafantastique.be

dc36fda2a6b4bbd8439dbfb2a2c1ea3f.jpg

Votre humble hôte de ce blog Frissons annonce avec fierté faire partie désormais de l’équipe du site cinemafantastique.be. Un site remarquablement bien fait, écrit et réalisé par une série de chroniqueurs, véritables passionnés du cinéma de genre tous sous la houlette du rédac’ chef Damien, enseignant de profession ! Tremblez les gosses !!

Et cocorico pour (alleï) une fois, ce site est belge !

Je ne peux que vous convier évidement d’aller le visiter. Voici d’ailleurs pour l’occasion le clip publicitaire du site. Bonne réussite à toute l’équipe (et à moi aussi donc) !!

00:05 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : films d'horreur, gore, cinegore

04/01/2008

Ju-Rei

57193e0a33383ad5a342f2030f8597f5.jpg

Depuis les cultissimes Ringu de Hideo Nakata, les versions The Ring américaines et autres The Grudge pour les plus connus, la filmographie fantomatique asiatique ne cesse de nous abreuver de ces sempiternels spectres  caractéristiques : longs cheveux, pâleur extrême, dos courbé et/ou la bouche figée dans un rictus d’effroi. Cependant l’essoufflement se manifeste déjà avec notamment la déconvenue de The Grudge 2.

Dans Ju-Rei, le fantôme d’une jeune fille hante les couloirs de l’université et quiconque s’en approche meurt mystérieusement non sans avoir « contaminé » une autre personne.

Le scénario est donc bien mince mais connaît néanmoins une originalité dans son montage. À l’instar d’un Memento le film commence par la fin. Heureusement pour le mal de crâne, les transitions entre les scènes permettent de ne pas perdre le fil du récit et d’attendre avec impatience le dénouement final et l’origine du mal qui souvent dans ce cinéma de fantômes prend sa source dans le drame familial et social.

Annoncé comme le film le plus terrifiant provenant du Japon il faut bien avouer qu’on s’ennuie énormément et donc la déception est quelque peu au rendez-vous. La mise en scène est longue, les plans fixes à la David Lynch nombreux et interminables. La musique métallique et stridente accentue cette atmosphère spectrale du film bien entretenue et soutenant néanmoins un certain intérêt du spectateur. Mais là où vraiment c’est pénible à supporter c’est la médiocrité du son et de la pellicule comme si le réalisateur n’avait pas eu le budget souhaité pour mener à bien son projet. Une sensation de trop peu qui pour une fois dans les mains des américains pourrait acquérir une autre aura dans un énième remake d’une œuvre provenant du pays du Soleil levant.

Ma note: 5/10 

03/01/2008

The Blob

674af4382a082ff1cd684a1ea85e2b39.jpg

Le hasard du calendrier fait que le mythique The Blob de Chuck Russel (remake de la version de 1958) fut diffusé hier peu de temps donc après vous avoir parlé de Slither hommage aux films d’horreur des années 80 et notamment du précité.

C’est cette année que l’on va fêter le vingtième anniversaire de ce film délirant où l’on retrouve la délicieuse Scream Queen Shawnee Smith abonnée aux films d’ados de l’époque et sous la direction du peu prolifique Chuck Russel. Catalogué comme Série B dans les années 80 terme générique qui désigne un film comme à part et à moyen budget The Blob est loin d’être une daube qui aurait mal vieilli. Bien au contraire d’ailleurs puisque les effets gore sont toujours extrêmement bien réalisés et ne doivent en rien rougir des réalisations actuelles.

Certes on doit se farcir les ados décérébrés des années Reagan, certes on doit se coltiner un héros loubard (Kevin Dillon) et sa magnifique chevelure coupe Mulet (pour ceux que cela intéresse je vous conseille ce magnifique site consacré à cette coupe de cheveux célèbre des eighties http://www.gougoule.com/mullet/), certes on doit supporter ces couleurs pastelles MAIS surtout au final on appréciera toujours autant ce gros délire gélatineux.

Pour rappel le film nous raconte l’histoire d’un météorite tombant dans les bois près d’une petite ville américaine. Un clochard s’approchant du site se fait prendre le bras par une masse gélatineuse sortie d’un cocon. Arrivé à l’hôpital cette gélatine d’un rose-mauve du meilleur goût (couleurs pastelles vous vous souvenez ?) se farcit la moitié de notre clochard et ne cesse de grossir après chaque engloutissement de victime pour devenir énorme et attaquer la ville entière.

Victimes fondues à l’acide, arrachages de membres, visages déformés et autres sanglantes actions sont au programme de ce film qui ne révolutionne pas le genre certes mais qui parvient à garder le spectateur en haleine tout le long et qui ne nous arrose pas en conneries débilitantes des teenagers surhormonés même si on regrettera néanmoins la petite erotic touch apaisante.

Un film qui fait la part belle aux effets spéciaux souvent réussis et réalisés à l’ancienne et qui offre quelques scènes rebutantes où personne n’est épargné même les enfants. A revoir sans nul doute…

Ma note: 7/10