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20/05/2008

Season of the Witch

a474c819ea291410c6c1862e8546d63a.jpgJoan Mitchell, bourgeoise d’entre-deux âges, délaissée par son mari et malheureuse dans sa vie, est victime de cauchemars récurrents et étranges. Attirée par la sorcellerie elle s’adonne alors à des rituels de magie noire afin de changer et pimenter son quotidien fade de mère au foyer incomprise. Jusqu’où est-elle prête à aller ?

Quatre ans après son retentissant Night of the Living Dead (1968), George A. Romero continue donc de provoquer la société américaine à travers une nouvelle oeuvre qui dépeint une bourgeoisie américaine engluée dans un way of life conservateur et ses brebis galeuses rendues avides de sensations fortes.

Joan, sorte de Mrs Robinson (Le Lauréat vous vous souvenez ?) en moins sexy interprétée par Jan White, représente cette victime sociétale, aux illusions perdues, qui décide d’aller à la découverte de cette nouvelle jeune génération post soixante-huitarde désoeuvrée, plus ouverte, plus libérale en transgressant le sacro-saint mariage avec ni plus, ni moins que le compagnon de sa fille. Enième pied de nez à cette Eglise que le natif de Pittsburgh aime tant choquer.

Avec Season of the Witch, Romero reproduit les caractéristiques premières de son cinéma : bouleverser le quotidien réaliste de ses héros en les confrontant à des éléments d’horreur et de fantastique. Un changement surréaliste à sens unique et sans retour que va vivre Joan à travers des crimes salvateurs et cathartiques. Baignée dans une atmosphère à la fois onirique, mystique et de bacchanale, l’œuvre nous fait irrémédiablement penser à Rosemary’s Baby avec ces costumes aux couleurs très prononcées, ces maquillages à outrance mais aussi et surtout via ces personnages de femmes victimes d’un establishment américain machiste et réac qui les oblige à affronter la médiocrité de leur quotidien en se plongeant naïvement dans des expériences occultes et mystiques au risque de paraître ridicules.

Film subversif donc dans son propos mais hélas terriblement ennuyante dans son ensemble. En cause, des acteurs plus que moyens, des scènes d’une longueur navrante, une mise en scène laborieuse et une tension inexistante, un comble en définitive quand on sait qui se cache derrière la caméra. Un film qui, grâce à son scénario très exploitable, mériterait une seconde chance via une réadaptation plus énergique.

5/10 

10:57 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Cinegore en Vacances...????

Écrit par : Benkho | 23/05/2008

A l'occase si t'arrive a trouvé l'anthéchrist film introuvalbe en france meme au usa en dvd seulement une vhs !!!

Écrit par : argento | 26/05/2008

Les commentaires sont fermés.