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17/05/2008

Devil Doll (1964)

2150721fa3da977ffea8ea1388a0bcc8.jpgUn couple fortuné, Mark English et Marianne Horn, assistent au spectacle du ventriloque et hypnotiseur Vorelli et de sa poupée Hugo. Durant la représentation, le public, complètement éberlué,  voit la poupée se lever et remercier celui-ci sans aucune assistance de son maître. Sous le charme, le couple invite Vorelli pour une représentation chez eux. C’est à ce moment que Marianne Horn devient victime par envoûtement de l’hypnotiseur et tombe amoureuse de celui-ci. English décide alors de mener son enquête et découvre le passé effrayant de Vorelli.

Deuxième long-métrage seulement pour Lindsay Shonteff qui se lance pour l’occasion dans le film d’horreur en reprenant le thème de la poupée vivante, un an après le magistral épisode de la Quatrième Dimension Living Doll (1963) avec Telly Savalas. Un sujet porteur donc à l’époque, un artifice percutant que celui de ces marionnettes qui peuplent l’histoire des films d’horreur en passant par Chucky et jusqu’au très récent Silence Dead de James Wan.

Un artifice car il canalise l’attention du spectateur sur les traits énigmatiques, voire effrayants, d’une poupée forcément statique mais qui prend vie soudainement à l’écran par un simple déplacement de la tête ou de ses yeux sans vie. Ces zooms sur le visage du mannequin devenant gros plans qui s’attardent longuement dans l’attente d’un geste, d’un tressautement de paupières entretiennent un suspens captivant. Shonteff l’a très bien compris et en use quelques fois avec son Hugo aux cheveux hirsutes, au nez retroussé et aux grands yeux inquiétants, victime de la méchanceté de son maître qui jouit d’un ascendant malsain.

Malheureusement un artifice cache souvent une faiblesse générale. Plutôt que de développer de manière plus approfondie son personnage de carton, le réalisateur développe en parallèle une histoire d’envoûtement et de transposition d’âmes qui en fera sourire, ou pire, bâiller plus d’un. Faute de goût que ne fit heureusement pas Sarafian avec son Living Doll, préférant rester concentré sur son huit clos et sa poupée démoniaque en jouant également beaucoup sur la suggestion au contraire d’un Hugo filmé entrain de se mouvoir (joué par la minuscule Sadie Corre) et frapper du couteau. Des écarts scénaristiques préjudiciables donc au suspens pourtant présent mais trop occasionnel.

Cependant, jamais la Poupée diabolique ne sombre dans le ridicule grâce en partie à une photographie soignée et à la prestation de Bryant Haliday convainquant en hypnotiseur/ventriloque redoutable. Seuls, l’interprétation maniérée d’Yvonne Romain, agaçante en bourgeoise sainte-nitouche (un peu de chair que diable !), et un scénario trop disparate empêchent ce film d’être une parfaite réussite. Mais une fois encore, l’inquiétante apparence de la poupée sauve l’ensemble et nous offre au final un film agréable à regarder même si à choisir préférez le fabuleux Living Doll.

5/10 

12:55 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0)

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