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23/04/2008

Cloverfield (2008)

6eb3bd2a0eca7ca589201037408bf03d.jpgCloverfield ou le grand buzz 2008 du réalisateur Matt Reeves s’annonçait à coups de trailers et de rumeurs insistantes comme un des évènements fantastiques de l’année le tout sous la houlette d’un J. J. Abrams toujours aussi bien inspiré.

Serons-nous un jour obligés d’admettre que le Projet Blairwitch est un chef d’œuvre au point d’influencer moins de dix ans après des réalisateurs aussi doués que Balaguero (REC) ou Romero (Diary of the Dead) ? C’est pourtant la question que l’on pourrait se poser quand on voit l’utilisation faite ces derniers temps de la caméra à l’épaule pour filmer façon documentaire les courses effrénées d’héros dépassés par un évènement extraordinaire.

Car qu’y a-t-il de plus extraordinaire qu’une énorme bébête reptilienne haute comme un skyscrapper  new-yorkais ravageant tout sur son passage et envoyant en reconnaissance une armée d’araignées étranges chassant les yuppies. Parmi eux (les yuppies hein pas les rampantes), une bande d’amis, dérangée dans une fête d’adieu,  tente de survivre et d’échapper au monstre le tout suivi par un cameraman amateur bien décidé à tout filmer pour qui ? Pour l’humanité pardi ! Ben voyons…

Les travaux remarquables de montage et de mise en scène permettent en quelques plans astucieusement montés à nous offrir le minimum d’infos nécessaires pour nous plonger dans l’histoire. Le réalisateur prend le temps de nous présenter ces héros plutôt communs (via des acteurs également peu connus) poussant ainsi l’ultraréalisme d’un scénario pourtant tout sauf réaliste justement créant le paradoxe et l’intérêt du film par la même occasion. Nous sommes ainsi plongés soudainement dans une histoire qui nous dépasse mais qui s’affirme pourtant inexorablement au fil des heures et réussit le pari d’investir totalement le spectateur dans cette vision apocalyptique et cauchemardesque.

Le Godzilla version Reeves, même si peu exposé dans son entièreté est de toute beauté (un beau gros bébé pas content du tout…) et forcément les effets spéciaux sont époustouflants un peu à l’instar d’un The Host où là aussi le monstre bousculait la réalité paisible du quotidien.

Malgré quelques incohérences, Cloverfield impose donc brillamment l’invraisemblable et captive son public 1h30 durant sans utiliser de détours faciles ou des subterfuges scénaristiques naïfs malgré pourtant un classement frileux PG-13 (sans doute en raison également d’un manque flagrant de scènes gore), présentant même une fin peu hollywoodienne et très en vogue ces derniers temps.

Ma cote: 8/10 

Commentaires

Pour moi, c'est indéniable, Le projet Blair witch (au contraire de ce Cloverfield poisseux) est un chef-d'oeuvre. Chef-d'oeuvre médiatique surtout et innovation grandiose l'ont propulsé en tête des films les plus couillus de ces dernières années. Et pour peu qu'on rentre dedans, on ressent même une certaine tension. Dingue, non?

Écrit par : Damien | 27/04/2008

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