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12/04/2008

Le Labyrinthe de Pan (2006)

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Pour son grand retour en Espagne, le réalisateur mexicain Guillermo del Toro nous offre une œuvre personnelle pour laquelle il s’investit dans le scénario comme à la réalisation.

Un conte qui nous replonge dans la guerre civile espagnole et plus particulièrement au sein d’un poste avancé où des militaires de la cause fasciste tentent de débusquer les derniers résistants au régime. En pleine horreur de la guerre, Ofelia (un conte je vous disais), une jeune fille marquée par la disparition de son papa, s’enfuit dans un monde qui n’appartient qu’à elle et qui lui redonne espoir. Un monde parallèle où les faunes, les fées mais aussi les monstres peuplent la contrée et attendent le retour de la princesse Ofelia.

Guillermo del Toro n’a pas son pareil pour nous raconter une histoire, une vraie histoire. Celles qui commencent par « Il était une fois… » et qui font appel à nos émotions d’enfance enfouies en nous mais parfois annihilées par un monde contemporain enclin aux horreurs de l’homme moderne. Ophélia, sorte d’innocente Anne Frank, combat donc une réalité qui la dépasse par une imagination sans borne et qui se veut salvatrice.

Face à elle, un capitaine Vidal, véritable crapule sadique qui représente à lui seul le mal absolu et remarquablement interprété par un Sergi Lopez décidément capable d’être terriblement inquiétant. Un des ces personnages dantesques récurrents dans l’œuvre du réal qui aime confronter l’innocence à la barbarie via des chemins détournés, poétiques et fantastiques.

Bénéficiant d’un budget très important, le film regorge de créatures superbes à l’instar du bestiaire déjà vu dans Silent Hill. Des effets spéciaux et des maquillages remarquables issus d’une imagination décidément débordante et qui envoûtent via des scènes d’une poésie rare et visuellement parfaites.

Ce nouveau Charles Perrault des temps modernes nous offre donc une œuvre cousue de fil blanc, classique voire académique qui a sans doute la tranquillité et la certitude du travail bien fait mais qui malheureusement parfois n’ose pas l’audace d’une morale moins conformiste voire alternative. D’où sans doute un succès international et un public plus large rassuré sur l’intrigue…

Mais que dire alors d’un Lopez incroyable, qui émerge littéralement d’un casting pourtant relevé, et sur les épaules duquel repose grandement le film. C’est sa remarquable interprétation qui rend le film angoissant et crédible malgré pourtant une jeune Ivana Baquero peu convaincante et malheureusement trop effacée par les nombreux personnages imposants du film.

Outre son esthétisme remarquable qui ne souffrira d’aucune contestation, Le Labyrinthe de Pan ravira donc à coup sûr les âmes d’enfant pour la qualité de son scénario et laissera quelque peu sur sa faim ceux qui sont allergique au classicisme sans surprise…

Ma cote: 7/10 

Commentaires

Oué ben ce "Monde Fantastique" qu'il a crée, il a du tomber dedans quant il était petit...lol

Parce k'on y replonge dans le nouveau Hellboy qui vient de réaliser "Hellboy II : The Golden Army"

Écrit par : Benkho | 12/04/2008

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