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05/04/2008

Black Water (2008)

528e98d2f2e790f8e670e0da76cbb0c0.jpgDécidément le cinéma d’horreur Australien est bien décidé à ne pas se faire distancer par l’Europe et les States. Après le Wolf Creek (2005) de Greg McLean et avant le Rogue (2008) du toujours Mc Lean, le pays des aussies nous approvisionne en films de qualité et c’est tant mieux.

Reprenant donc un des thèmes les plus développés du cinéma des « bébêtes tueuses », Black Water nous relate l’aventure (basée sur des faits réels ben tiens…) de trois jeunes partis à la pêche avec leur guide dans la mangrove nord australienne. Du statut de chasseurs de poissons ils deviennent la proie d’un énorme crocodile qui les oblige à s’abriter dans les arbres de la mangrove. Comment survivre dans un espace naturel aussi hostile à des kilomètres de toute habitation…

Exit les Crocodile Dundee, les cages à croco inutiles ou encore le crocodile surdimensionné au QI de polytechnicien, Black Water privilégie le réalisme du fait divers. Du crocodile on ne verra pas grand-chose ou pas souvent, les réalisateur David Nerlich et Andrew Traucki préférant la suggestion (brrr ces bruits de mastication du croco mangeant, broyant et dévorant une victime toue proche des survivants…) et cette peur très latente, stressante qui vous éprouvent les nerfs dans une attente parfois insoutenable au risque d’en faire bâiller plus d’un. C’est que les longues minutes de palabres stériles de nos trois protagonistes nichés dans les branches de leur arbre bienfaiteur sont parfois agaçantes et ennuyeusement longues.

Mais paradoxalement ce défaut narratif contribue au réalisme de l’histoire en nous identifiant quelque peu au drame que vivent nos trois héros. Le sous-titre du film n’est-il pas suffisamment explicite : « what you can see can hurt you ». En endormant notre méfiance (ou notre attention c’est selon) les scènes où surgissent notre croco sont tout simplement flippantes et vous ramènent les pieds vers le corps en un temps record. Des scènes d’attaque impressionnantes quoique peu visuelles dans la vase de la mangrove terminent de nous convaincre de l’horreur de ce drame.

Comparé à ses inévitables prédécesseurs célèbres (Lake Placid, Primeval  ou encore le Eaten Alive de Hooper), Black Water est, certes, moins impressionnant car bénéficiant d’un budget autre mais terriblement plus réaliste et effrayant.

Nonobstant donc les longueurs et les dialogues parfois inutiles et naïfs, Black Water s’avère au final un des films de crocodiles les plus effrayants et sympathiques du genre. Bénéficiant d’une mise en scène et d’un casting plus qu’honnêtes le film mérite de s’y attarder avant l’arrivée du très, très attendu Rogue.

Ma cote: 6/10 

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