Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

27/03/2008

The Eye (2008)

23351dc5a17435309ed639943e3063a0.jpg

Il fallait s’y attendre quand, il y a deux ans, Xavier Palud et David Moreau offraient à la France un film d’angoisse digne de ce nom que l’hexagone n’avait plus l’habitude de voir au cinéma, une œuvre au succès critique important qui ne pouvait pas rester sans suite. « Ils », puisque c’est de ce film qu’il s’agit,  renouait avec l’efficacité  des films d’angoisse d’antan qui faisaient la part belle à la tension extrême et aux jeux d’acteurs.

Victimes de budgets trop étriqués et de producteurs frileux, les réalisateurs français, dans un exode créatif obligatoire, traversent donc l’Atlantique, accueillis les bras ouverts par des Américains plus ambitieux. C’est là que le couple de réalisateurs se voit recevoir l’opportunité de réaliser le remake des frères Pang The Eye. Passons le pourquoi d’un tel projet pour se focaliser plutôt sur cette expérience américaine intrigante et risquée pour les deux frenchies. 

Ne tournons pas trop longtemps autour du pot, le film est malheureusement une déception. La question est de savoir quelle était réellement la liberté d’action des deux réals dans le choix du casting (et allez qu’on nous refile la Jessica !) et dans le choix créatif de certaines scènes. Difficile de reconnaître dans ce film la patte de Palud/Moreau qui dans leur premier film parvenaient pourtant à créer une atmosphère terrifiante et ce avec peu de moyens. Rien de tout cela ici, The Eye aurait pu être réalisé par n’importe quel réalisateur abonné aux films fabriqués, commandés et destinés à un public plus large et plus convenu.

Les rares moments angoissants proviennent de scènes plutôt bien réussies et parfois même impressionnantes même si manquant d’originalité. Comme si l’utilisation d’effets spéciaux numériques rendaient mal-à-l’aise les deux français peu habitués jusque là dans leur carrière. On a bien des bouh, des grrrr et une musique crispante pour saupoudrez le tout d’artifices mais rien n’y fait…

Jessica Alba est égale à elle-même c’est-à-dire peu convaincante et victime malgré elle de sa (très belle) plastique, ce plaisir des yeux faussant la donne quelque peu. Avec elle, Alessandro Nivola (Pollux Troy dans Face/Off) lui aussi peu crédible dans le rôle d’un ORL mais si mignon aux bras de la belle c’est tout bénef pour la prod.

Déception donc pour ceux qui, comme votre chroniqueur, attendait beaucoup de cette aventure américaine. Entre City Lights et le 6ème Sens, le film The Eye est trop gentillet, trop prévisible que pour atteindre son but. À la copie, préférez donc l’original…

Ma cote: 4/10 

Les commentaires sont fermés.