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11/03/2008

Horror Hospital (1973)

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Sorti un an avant le cultissime The Rocky Horror Picture Show, Horror Hospital a-t-il influencé Jim Sharman pour son opéra rock? On peut se poser la question puisqu’ici aussi, un jeune couple, attiré par une affiche présentant les mérites d’une pension pour personnes déprimées, se rend dans la campagne anglaise où réside dans un merveilleux château le Dr Storm spécialisé dans les traitements contre la dépression. Arrivés sur place, ils se rendent compte qu’ils vont être les prochains cobayes d’expériences de lobotomisations.

Réalisé en 1973, Horror Hospital possède cette crazy touch de la décennie pop rock que sont les seventies et nous fait invariablement penser à ces séries so british où gadgets et décors baroques se combinaient à merveille. Ce couple hippie (dont le mec ressemble furieusement à un Mick Jagger jeunot) inscrit à l’agence de voyage Hairy Holiday (nom bien inspiré) et plongé dans l’univers conservateur de cette demeure anglaise nous vaut quelques escarmouches intergénérationnelles bien balancées et surprenantes avec les occupants.

Le maître des lieux, interprété par l’inénarrable Michael Gough, représentant de cette dernière race de pachydermes de l’époque victorienne, tente d’aliéner selon une théorie pavlovienne douteuse quelques membres de cette génération rebelle, désastre annoncé de l’Angleterre de demain.

Face à lui donc, un couple nouvellement formé, le joint comme oriflamme grégaire et butinant déjà dans des scènes d’un érotisme soft, voire suranné. Pour éviter une lobotomisation forcée ils doivent affronter les sbires du Dr Storm, sortes de motards de la police casqués et franchement piètres combattants ou bien encore une vieille limousine noire munie d’une lame décapitant tout fuyard mal inspiré.

Malgré une très belle lumière, des décors à la Austin Power (ou l’inverse si vous voulez) et une atmosphère délicieusement lourdingue, Horror Hospital n’est qu’une vaste pantalonnade de mauvaise facture où humour et mise en scène souvent théâtrale ont très mal voyagé à travers les trois décennies qui nous séparent. Que dire d’un jeu d’acteur excellemment mauvais et de ce maquillage très Z qui rendent le film souvent indigeste. Mention spéciale à Gough néanmoins qui nous sort une prestation classique très shakespearienne toute en retenue et très class et qui sauve quelque peu à lui tout seul ce (pourtant) mauvais film.

Un film hommage, un film clin d’œil qui a mal vieilli donc et qui nous offre pour l’occasion une fin très « créature du marais » involontairement hilarante. Un film qui ne se prend pas au sérieux, certes, mais qui n’est pas amusant pour autant. On lui préférera l’œuvre de Jim Sharman…

Ma cote: 4/10 

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