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29/02/2008

Black Sheep (2007)

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Multi récompensé (Bifff, Gérardmer notamment), Black Sheep aura été certainement une des plus grosses surprises de l’année 2007 à l’instar d’un Slither par exemple. Avec cette histoire de moutons tueurs contaminés prenant d’assaut la ferme de leur « géniteur » et manipulateur génétique, le réalisateur néo-zélandais Jonathan King choisissait délibérément la voie de la série B et annonçait ainsi d’emblée une pantalonnade lourdingue venant du pays des moutons.

Dès les premières minutes c’est un festival de bourdes provenant de ces anti-héros délicieusement teintés d’un humour british qui déferle ainsi dans ce film tourné dans des décors de rêve et où gambadent des centaines de moutons broutant paisiblement dans des champs d’un vert bio. Une herbe tendre qui très vite ne les satisfait plus, préférant la chair humaine et contaminant au passage des fermiers se transformant soudainement en monstre ovin sanguinaire.

Face au propriétaire de cette ferme labo, des activistes de la cause animale se retrouvent très vite eux aussi dans ce carnage, un clin d’oeil qui s’inscrit logiquement dans cette émergence du film d’horreur écologiste qui chaque année nous sort un ovni sympa comme Isolation (2005) ou Severed (2005).

Une galerie de personnage haute en couleur qui offre une gamme de clichés en tous genres reproduits grossièrement et de façon hilarante. Entre les fermiers mangeurs de tripailles, les végétariens bobos et l’ovinophobe citadin le scénario offre des répliques délirantes de non-sens, du style :

(La vieille fermière, le canon de son fusil sur la nuque de son petit-fils) « Pas un geste à moins que ton rêve soit d’avoir des trous de narine derrière la tête » ou encore cette réplique :

- « Qu’est-ce que tu fais des moutons ?

-  Je les encule les moutons !

- Non, ils sont trop nombreux, tu n’as pas le temps ! »

Jouant sur l’éternelle guerre opposant les fermiers et les défenseurs de la production bio, Jonathan King nous offre un pamphlet écolo efficace où scènes gore de moyenne qualité alternent avec situations grotesques. Ça ne fait pas toujours mouche mais le côté déjanté de l’œuvre dans son ensemble nous rappelle ô combien est difficile de conjuguer humour et horreur aussi parfaitement qu’un Shaun of the Dead encensé par la critique autant que le public. Une blague potache réussie néanmoins qui se termine dans un gros pet flambé de méthane et qui réjouit nos zygomatiques à défaut d’exploser notre taux d’adrénaline.

Ma cote: 7/10 

28/02/2008

Programme du BIFFF en exclusivité!!!

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Enfin le programme du prochain BIFFF !

En exclusivité le programme complet en PDF du festival.

Je peux déjà vous annoncer les présences entre autres de : Alysson Paradis, Adam Mason, Neil Marshall (aaaah), Clovis Cornillac, Franck Vestiel, Alex de la Iglesia, Nacho Vigalondo, Kenta Fukasaku.

Quant aux films notons les projections de : The Eye, The Oxford Murders, Diary of the Dead, Machine Girl, Funny Games, REC, A l’intérieur Black Water, Doomsday, Eden Log, Stuck, Frontière(s) ou encore The Fall.

Cinegore ne manquera pas de vous tenir informés. En attendant, voici donc le programme…

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27/02/2008

Le site de Doomsday

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Doomsday c’est pour bientôt, encore deux petits mois pour les moins chanceux qui n’auront pas la possibilité de se rendre au BIFFF. En attendant, le site officiel du film vous offre la possibilité de voir une multitude de petits clips en plus de superbes images et de downloads. Enfin, un jeu en 3-D est également disponible…

Pour les fans de Neil Marshall n’hésitez pas à vous y rendre régulièrement car ce site est continuellement up loader !

 

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26/02/2008

Lindsay Lohan, "Framboise d'or" de la plus mauvaise actrice

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La starlette Lindsay Lohan a remporté samedi la "Framboise d'or" (Razzie Awards) couronnant la pire performance d'actrice de l'année, lors d'une cérémonie parodiant les Oscars, à la veille de la remise des prestigieuses statuette.
L'actrice a reçu cette récompense peu convoitée pour sa performance dans le rôle de jumelles dans "I know who killed me", qui a décroché le titre de pire film de l'année.
Le film s'est distingué en remportant en tout huit "Framboises d'or", dont une pour son réalisateur, Chris Silverston et une pour son scénario. Il a également remporté la "Framboise d'or" de la pire excuse pour faire un film d'horreur.
Les trophées remis depuis 1980 consistent en une fausse framboise de la taille d'une balle de golf posée sur une bobine de film Super 8, le tout peint en jaune doré et d'une valeur de 4,97 dollars.
Quant à savoir si ce résultat est juste ou non j’attendrai de voir. En attendant, la polémique est lancée sur certains sites qui n’hésitent pas à défendre ce film jugé selon quelques critiques comme bon. Attendons de voir donc mais il n’a rien de surprenant qu’une nouvelle fois un film d’horreur soit descendu… c’est tellement plus facile.

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Toolbox Murders (2003)

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Un jeune couple, Nell et Steven Barrows, désireux de s’installer à Hollywood emménage dans un vieil immeuble historique de la ville appelé le Lusman Arms. Un immeuble lugubre en pleins travaux de rénovation où de mystérieuses disparitions se succèdent sans éveiller l’intérêt des locataires sauf celui de Nell qui découvre qu’à l’intérieur des murs du bâtiment réside un terrible secret.

Réalisé en 2003, Toolbox Murders (remake éponyme de 1978) est une énième tentative de Tobe Hooper  de renouer avec un succès qui lui échappe maintenant depuis un certain Poltergeist de 1982. Adulé pour avoir créer une des œuvres les plus subversives du cinéma d’horreur avec Massacre à la tronçonneuse, l’ami Hooper semble avoir depuis choisi la même voie qu’un Wes Craven pervertit par l’appât du gain d’un cinéma pop-corn facile et niais et dont le seul nom apposé au casting permit de croître sa fortune au grand dam de ses aficionados de la première heure.

Complètement dépassé par une génération talentueuse de jeunes réalisateurs réussissant maintenant ce qui fit la renommée du Texan autrefois, Tobe décide alors de relancer pour ce film-ci un nouveau boogeyman à l’instar de son mythique Leatherface.

Car il faut bien le reconnaître, le masque de cuir en moins, notre croquemitaine 2003 possède de nombreuses caractéristiques communes avec le tueur en série du Texas. Le visage déformé, une force herculéenne et le goût du craspeque entre autres…

Et comme pour mettre un maximum de chance de son côté, le réalisateur fit appel à Angela Bettis, découverte dans l’émouvant et surprenant May et promise à un bel avenir en raison de son immense talent.

Pour le reste, Toolbox Murders n’est qu’une alternance de procédés cinématographiques récurrents, de clichés faciles prouvant une nouvelle fois la flemme de Hooper qui bénéficiait pourtant ici d’un scénario original (des pièces secrètes situées au sein même de la bâtisse) mais qui au final s’avère être un pétard mouillé car trop rapidement expédié et noyé dans cette volonté visuelle de balancer des scènes sanglantes toutes les cinq minutes.

Long, ennuyeux, on anticipe des minutes à l’avance chaque scène censée nous plonger dans l’effroi. Et ce ne sont pas les quelques scènes gore qui parviendront à maintenir éveillé un pauvre spectateur décidément approvisionné en masse ces temps-ci de ces films insipides, labellisés teenage et contentant la branche la moins hardcore et nihiliste des amateurs de genre.

Toolbox Murders ce n’est ni plus ni moins qu’une coquille vide que l’on tente de faire avaler aux moins convaincus d’un cinéma plus librement engagé et novateur…

Ma note: 3/10 

25/02/2008

Michelle Rodriguez

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Cette superbe métisse de 30 ans n’est pas inconnue du grand public. Découverte dans Girlfight et The Fast and Furious elle connut surtout la gloire avec Resident Evil et la série Lost. Michelle Rodriguez faisait également partie du casting de The Breed. Ma quelle jolie brunette aux yeux noirs !

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23/02/2008

The Happening

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Oyé, oyé habitants de Cinegoreland, nous vous annonçons la sortie future du nouveau Shyamalan deux ans après sa daube La jeune fille de l’eau qui en avait atterré plus d’un lors de sa projection, inquiétant au passage ses aficionados qui se demandaient à raison si ce petit génie des années 2000 n’avait pas fait le tour de son talent et de son nombril par la même occasion.

Preuve de sa débâcle, notre ami Night (parce qu’il reste mon ami) en a bavé pas mal pour pouvoir trouver un distributeur digne de ce nom. Comme quoi on ne pardonne pas facilement l’échec chez les plus talentueux des reals.

Annoncé aux States pour juin de cette année, The Happening va nous replonger dans la SF qu’il maîtrise visiblement bien compte tenu de la qualité de The Signs.

Le script est simple : des plantes dont les neurotoxines s’échappent à l’air libre poussent ceux qui les respirent au suicide. Un professeur, Marc Wahlberg (…en tablier blanc de scientifique…erreur de casting ?), doit trouver la solution sous peine de voir toute la population humaine disparaître.

Au vu de la bande annonce on se dirige vers un film blockbuster spectaculaire et un rien gore (yeeeah) ce qui tente à prouver que le renouveau du film SF à grande échelle (Cloverfield, The Mix) surfe sur la vague d’un succès alimenté en partie par le phénomène Buzz hautement stratégique.

Bonne nouvelle donc que ce grand retour de M. Night- mister mix final-Shyamalan que personnellement j’apprécie beaucoup…

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22/02/2008

The Breed (2006)

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Une bande d’amis débarque sur une île pour un week-end et se voit très vite la cible d’une meute de chiens enragés dressés pour tuer.

Estampillé Wes Craven, même si réalisé par un de ses nègres real, ce film reprend toutes les caractéristiques de ce monsieur décidément bien étrange. Auteur de quelques œuvres subversives au début de sa carrière (Dernière maison sur la gauche ou encore La Colline a des yeux), le réalisateur américain s’est vendu corps et âme à l’ivresse du jackpot facile offrant ainsi à une jeune génération de reals un formatage, un canevas académique des plus fainéants et contagieux sur le marché du cinéma d’horreur. Dernier adepte pour la méthode Craven : Nicholas Mastandrea, ancien assistant de Romero avant de devenir celui du réalisateur de Scream et à qui est donc confié la réalisation de The Breed.

La recette est simple : des bimbos « avantageuses » et des esthètes décérébrés pour lesquels on leur réserve des scénarios adressés à des adolescents dont le seul objectif est de se pelotter devant un film volontairement linéaire sans se faire interrompre et sans regretter un scénario auquel ils n’auraient de toute façon rien compris.

Et dans The Breed le scénario ça vole : « hi, hi, hi c’est notre cachette câlins » ou encore « ouuuuu t’es vierge ? » et enfin « t’as la rage mais c’est pas grave ». Avouez que le scénariste a de l’humour.

Le black-qui-mourra-en-premier (oups j’ai dévoilé l’intrigue !), la nana-plus-mec-que-nana, l’intello (version Wes Craven hein faut pas charrier), le bellâtre-au-regard-brumeux (ou ténébreux ?) et enfin la chaudasse refoulée (oui, non, peut-être ou alors sans les mains…) l’équipe est au complet.

Et puis la cerise sur le gâteau qui fait que chaque film produit par Craven connaîtra de toute façon son petit succès DVD j’ai parlé du Monstre. Sauf qu’ici ce sont des chiens et que ce choix de l’animal domestique devenu bébête à tuer permet au film qui démarre au quart de tour de nous offrir quelques scènes spectaculaires et une tension toute relative mais belle et bien existante.

Si on arrive à faire abstraction des nombreuses invraisemblances scénaristiques, de cette solennité involontairement hilarante qu’affichent nos héros réfléchissant profondément à la solution qui leur permettra enfin de se barrer on peut alors être intrigué par l’énergie du film qui ne s’attarde jamais grâce à une mise en scène terriblement classique et prévisible mais aussi efficace. Les scènes animales, LE véritable intérêt du film, sont impressionnantes et demandent un travail de dressage remarquablement opéré sous peine de sombrer dans le ridicule.

Face aux chiens, un casting sans prétention mis à part la présence de Michelle-The Host-Rodriguez dans un éternel rôle de meneuse et d’intrépide.

En conclusion, The Breed est un énième produit labellisé Wes Craven qui n’a d’autre ambition que d’alimenter le marché rentable du DVD grâce au seul nom du réalisateur américain. Un film qui ne risque certainement pas la censure MPAA et encore moins de créer la polémique tant son côté conventionnel caresse dans le sens du poil l’establishment policé de la distribution. Un film pop-corn sans intérêt !

Ma cote: 3/10 

21/02/2008

Un jeu d'enfants (2001)

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Écrit et réalisé en 2001 par le très peu prolifique Laurent Tuel (Jean-Philippe, 2006), Un jeu d’enfants narre l’histoire d’un couple parisien bourgeois habitant avec leurs deux enfants une vaste maison en plein cœur de la capitale. Un jour, Marianne (Karin Viard) reçoit la visite d’un couple de vieilles personnes, frère et sœur, qui souhaitent revoir la maison de leur enfance. Après leur visite plus rien ne tourne correctement pour la famille Fauvel qui connaît malheur sur malheur et dont la source de leurs problèmes semble provenir… de leurs enfants.

Tuel signe avec Jeu d’enfants un film d’un classicisme navrant offrant une œuvre fébrile loin des films jusqu’au-boutistes et nihilistes de ces cinq dernières années en France. Le choix est évidement libre mais au fil des minutes il faut bien reconnaître que le style ampoulé du film ressemble à ses propres héros, un couple de la haute dont l’assurance sociale sombre dans un cauchemar sans fin. On devrait s’associer à leur descente en enfer mais non, à aucun moment on ne se sent réellement concerné par leur histoire et ce n’est pas faute d’apprécier l’interprétation de la belle Karin Viard qui tente de nous faire partager son incompréhension face au changement radical de leurs enfants. Mais face à un Charles Berling énervant dans son rôle de père devenant barjo et une mise en scène lourde, scolaire et tellement prévisible on ne cesse de bâiller à l’ennui nous faisant soudainement prendre conscience de l’évolution renversante du cinéma d’angoisse français depuis le début des années 2000.

Certes comparaison n’est pas raison mais il est très difficile de croire en cette histoire d’enfants possédés par l’esprit d’anciens locataires pyromanes tant la réalisation est gentille, prévisible et d’une naïveté déconcertante qui frôle par moment le ridicule dans de vaines tentatives « goresques » ou d’épouvante.

Un film trop convenu d’un réalisateur qui a peur, qui n’assume pas le genre qu’il a pourtant délibérément choisi mais qu’il n’arrive pas à exploiter par manque de culot malgré un scénario subversif donnant pour une fois le mauvais rôle à des enfants pervers. Le film répond, sans doute, à l’attente d’un certain public frileux se contentant du frisson convenu. C’est peu pour pouvoir recevoir l’assentiment ciblé des amateurs du genre à qui on ne la fait pas à coups de regards fous, assassins, de scène de sexe pudique ou encore de bouh ! prévisibles.

Non vraiment, comment apprécier un réalisateur qui ici ne s’assume pas en sachant qu’un vrai film d’horreur c’est d’abord et avant tout se débarrasser de ses inhibitions sociales pour aborder inévitablement le subversif cathartique et l’assumer contre vents et marées. Objectif non atteint pour Jeu d’enfants.

Ma cote: 4/10 

20/02/2008

Bon vent...

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Peut-être étiez-vous un fan d’Opération Frissons sur Cine Frissons et donc forcément vous connaissez la nouvelle : l’émission c’est terminé. C’est en direct de Gérardmer que Yannick Dahan a clôturé son émission devenue culte chez les geeks ! C’est certain il nous manquera… Mais si celui-ci y met un terme c’est surtout parce qu’il va se consacrer à son premier film. Celui qui défend bec et ongles le cinéma de genre depuis quelques années déjà se lance donc dans l’aventure avec La Horde (une sorte de croisement entre The Shield et L'armée des morts dit-on) réalisé en collaboration avec son compère Benjamin Rocher de chez Empreinte digitale. On parle de collaborations venant de chez Mad Movies (Moissakis), Luc Besson ou encore Xavier Gens. Enfin bon, on verra… Sortie prévue en 2009. On souhaite bon vent à Dahan tout en rappelant que c’est grâce à des p’tits gars comme ça que le cinéma de genre renaît quelque peu (mais vraiment quelque peu hein) en France.

En cadeau Suck my Geek:

 

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