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31/01/2008

One, Two, Freddy's Coming For You!

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La rumeur circulait depuis longtemps mais désormais c’est chose faite : Freddy Krueger est de retour !!

Platinum Dunes, via New Line, va relancer la saga du croquemitaine la plus prolifique du cinéma (9 films et 2 séries).

Robert Englund va-t-il rempiler pour autant là est la question. À 60 ans rien n’est moins sûr. Quant au réalisateur là aussi silence radio mais dans l’écurie Bay, Fuller and Form (Platinum Dunes) quelques bons réalisateurs ont plutôt bien réussi leur remake on pense notamment à Nispel ou Liebesman pour les Chainsaw. On verra, en attendant la nouvelle est plutôt sympa…

Une, deux, Freddy te coupera en deux
Trois, quatre, remonte chez toi quatre à quatre
Cinq, six, n'oublie pas ton crucifix
Sept, huit, surtout ne dors pas la nuit
Neuf, dix, il est caché sous ton lit

Un, deux, voilà Freddy l'affreux
Trois, quatre, attention il va te battre
Cinq, six, saisie-toi vite d'un crucifix
Sept, huit, reste éveillé toute la nuit
Neuf, dix, si tu t'en dors s’en est fini

13:30 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : films d'horreur, gore, cinegore

Wilderness

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Qui de Neil Marshall avec son Dog Soldiers (2002) ou de Danny Boyle avec son 28 Days Later (2002) relança le cinéma d’horreur britannique ? Difficile à dire et de toute façon peu importe la paternité du revival tant qu’on a l’ivresse ! A l’instar d’autres pays européens, comme l’Espagne par exemple, les Britanniques nous offrent chaque année depuis cinq ans un survival puissant et remarquable en tout point.

C’est dire comme l’attente était grande et la pression importante sur les épaules du jeune réalisateur Michael J. Bassett pourtant nanti d’une bonne impression laissée depuis son Deathwatch (2002).

Dans une atmosphère tendue et froide exprimée par des couleurs froides, bleutées, Wilderness commence par une longue présentation des protagonistes enfermés dans un camp de redressement pour jeunes délinquants. Victime de harcèlement et d’humiliations en tout genre, un des jeunes se suicide et rend responsables ses compagnons de chambrée envoyés pour la cause sur une île déserte d’Ecosse. C’est là qu’ils vont devoir apprendre le respect d’autrui dans un programme d’insertion sociale des plus radicaux et des plus militaires. Sous le commandement de Jed, le chef mitard, la petite troupe se trouve soudainement la proie d’un tueur redoutable et sans pitié.

Comme on le voit, le scénario suit les codes du revival classique et lorgne allègrement du côté de The Battle Royal (2000) de Fukasaku, de Severance (2006) de Christopher Smitm ou encore d'un Deliverance (1972) de John Boorman. Bassett préférera quant à lui parler du Predator (1987) de McTiernan sans doute en raison de l’isolement en forêt et de ce prédateur puissamment armé tapi dans l’ombre décimant un à un les membres de l’expédition. Le réalisateur anglais connaît ses classiques et certainement Sa Majesté des Mouches de William Golding référence littéraire principale de Wilderness. Car la force du film réside incontestablement dans la personnalité des délinquants. De véritables bombes en puissance qui ne demandent qu’à exploser, déverser leur haine du système sur une société qui s’en protège en les enfermant. De leur passé on ne connaît rien ou presque mais on devine dans le regard de ces gueules marquées par la vie des pulsions destructrices qu’il est illusoire de vouloir canaliser dans ces circonstances dramatiques. Pour cela Bassett a fait appel à Toby Kebbell (Dead Man’s Shoes, 2004) ou encore Stephen Wight pour jouer ces petites frappes au crâne de skinhead et au regard de tueur.

Et pour diriger tout ça, cerises sur le gâteau, les présences de Sean Pertwee (Dog Soldiers, 2002) décidément malheureux en p’tit chef et Alex Reid (The Descent, 2005) qui réunit toujours autant la beauté et la rage guerrière.

Vous ajoutez quelques autres jeunes acteurs britanniques aux gueules de l’emploi et vous avez un cocktail explosif qui offre au réalisateur britannique la possibilité de faire apparaître le danger sous n’importe quels traits et à tout moment.

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Wilderness est une œuvre à petit budget filmé en super 16 donnant ainsi une vision documentaire plus réaliste que nos voisins d’outre Manche apprécient particulièrement. On sent Bassett avoir l’envie de rivaliser avec ses illustres compatriotes en empruntant souvent les mêmes procédés mais malheureusement plus limité dans le budget à l’instar de ces scènes d’attaque filmées caméra à l’épaule voire carrément « à la main » aux résultats plus que douteux. Malgré également quelques invraisemblances (l’instructrice tombant d’une falaise et parvenant néanmoins à s’en sortir moi je dis respect !!) l’ensemble du film reste cohérent et distille quelques bon moments d’angoisse et des effets choc du plus bel effet. Et même si l’humour anglais qui ponctue si souvent les dialogues savoureux des films de Christopher Smith ou d’un Edgard Wright est plutôt rare ici il n’empêche qu’on ne peut parfois pas s’empêcher de sourire aux quelques twist du scénario dont notamment l’apparition d’une autre troupe de délinquants sur cette île déserte mais avec cette fois… des nanas ! Connaissant le casier judiciaire de certains des jeunes gars condamnés pour agressions sexuelles on lit sur le visage de l’instructeur Jed la prise de conscience du merdier dans lequel il se retrouve confronté.

Wilderness est un survival sympa qui n’atteint pas la même réussite visuelle et spectaculaire d’un The Descent ou d’un Severance mais n’en reste pas moins un de ces films britanniques réalistes, spectaculaires et par moment bien gore peaufiné d’humour noir. Un achat DVD à conseiller mais pas forcément de toute urgence…

Ma cote: 7/10 

30/01/2008

Candyman (1992)

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Chicago, Illinois, deux étudiantes travaillent sur une thèse dont le thème est les légendes urbaines. L’une de ces légendes est celle de Candyman, ce géant noir qui tue de son crochet implanté dans son moignon ensanglanté hommes, femmes et enfants à l’appel de son nom prononcé cinq fois dans un miroir. Helen, l’une des deux étudiantes, décide d’enquêter sur le croque-mitaine qui semble sévir dans un ghetto noir du côté de Cabrini Green au risque d’y laisser sa vie.
Bienvenue dans l’univers de Daniel Robitaille alias Candyman. Une légende urbaine, un cauchemar éveillé issu de l’imagination baroque de Clive Barker et mis en lumière par Bernard Rose, réalisateur anglais jusque là peu inspiré et à la carrière inégale.
Il aura suffit d’un film, et quel film, pour faire entrer le personnage dans le cercle très fermé et très prisé des grands noms du cinéma d’épouvante.
La grande qualité de Bernard Rose dans cette œuvre intemporelle est de créer une atmosphère unique, lourde et sombre dans un enfer urbain déshumanisé et perverti socialement par la recherche de l’intérêt personnel. Implanté l’antre du boogeyman dans une cité coupe-gorge dans laquelle la jeune étudiante (émanation physique parfaite de la bourgeoisie intellectuelle snobinarde des grandes banlieues) se retrouve plongée relève tout simplement d’une idée de génie. Car enfin ce Candyman qui se nourrit de la rumeur n’est jamais que le symbole même de la victime brimée, humiliée au nom de la race parce que celui-ci avait eu le malheur d’aimer une blanche. Deux cent ans après rien ne semble avoir changé. La haine raciale est toujours présente et se confine donc désormais dans des cités lugubres dirigées par des bandes de criminels et où le fantôme du géant noir plane toujours autant le long des murs tagués de la cité. Cette dichotomie sociale qui prend naissance dans la légende est présente à chaque instant du film et rend plus difficile l’enquête que décide de mener Helen pour connaître la vérité. Mal lui en prit puisqu’elle sombre tout doucement dans une machination morbide qui fait d’elle le coupable tout désigné des meurtres atroces perpétrés pourtant par Candyman. Une chute infernale, onirique et sensuelle que Bernard Rose nous invite à suivre dans un monde cauchemardesque d’un pessimisme étouffant faisant preuve d’une grande maîtrise de la mise en scène et parvenant à nous effrayer autant que nous émouvoir. Le grand manteau de fourrure de Candyman (qui n’apparaît dans le film qu’au bout de 45 minutes) ne pouvait être revêtu que sur les épaules larges de Tony Todd. À la fois effrayant mais aussi hypnotisant l’acteur américain impose son personnage au point d’incarner le croque-mitaine à jamais dans la tête des cinéphiles malgré le grand talent de cet acteur sympathique à la voix spectrale et à la filmographique aussi importante qu’éclectique. Face à lui une Virginia Madsen, belle blonde aux yeux envoûtants, qui nous joue la Ann Darrow du monstre Candyman et qui complète remarquablement ce duo improbable.
Certaines scènes resteront longtemps dans les mémoires à l’instar de ce baiser « piquant » et de la scène finale flamboyante au propre comme au figuré. Mais la véritable héroïne du film n’est-elle pas tout simplement cette atmosphère d’outre-tombe emmenée par des chants de chorale et planant sur cette œuvre. Un film se présentant comme un conte obscur, un diptyque calqué sur la vie de la charmante Helen passée au-delà du miroir dans un sacrifice émouvant et réparateur.
Bernard Rose réussit remarquablement à nous terrifier en faisant appel à nos peurs primales enfouies dans nos mémoires comme dans les tréfonds de la ville mais tout en nous offrant une œuvre d’une poésie noire et troublante alliant à merveille le fantastique, l’horreur et le policier. Candyman, Candyman, Candyman, Candyman…
 
Ma cote: 9/10 
 

29/01/2008

Autopsy

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Un film qui devrait faire parler de lui cette année est Autopsy du réalisateur Adam Gierasch. Plutôt connu comme scénariste de films comme Rats, Tollbox Murders, Mortuary ou encore le très attendu La Terza Madre, Gierasch se lance donc dans la réalisation d’un film qui paraît bien gore comme on les aime mais dont on attend pas grand-chose comme surprises néanmoins. Une bande d’amis se retrouve dans un hôpital étrange et austère où ils vont connaître le pire cauchemar de leur vie. Le casting semble intéressant avec notamment Robert Patrick, le retour de Michael Bowen, acteur phare de séries télé des années 80 et enfin quelques jolies donzelles qui ne devraient pas attendre trop longtemps avant de rejoindre le cercle très fermé des pin-up Cinegore. En attendant voici la bande annonce impressionnante du film…

Merci à Benkho pour l’info.

00:05 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : films d'horreur, gore, cinegore

28/01/2008

Arielle Kebbel

Arielle, bientôt 23 ans, connut la notoriété pour la première fois grâce à un rôle dans American Pie (si !) avant d’apparaître à l’affiche de The Grudge 2 et Reeker. Sa crème glace favorite est « Cookies and Cream » et travaille pour la très charitable "A Place Called Home". Quand elle est vilaine, elle attend avec impatience la fessée que…. STOP ! Pfff mais n’importe quoi Gore !!!!

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27/01/2008

Mandy Lane: dix premières minutes...

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J’ai déjà eu l’occasion de parler de ce teenage movie classique avec piscine, pépés et décérébrés hormonés au programme. Pour le plaisir de voir le joli popotin de Amber Heard ou bien un tir aux pipes d’étudiants crétins ? A voir mais en attendant il possible de visionner les dix premières minutes en cliquant sur la photo…

18:27 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (0)

25/01/2008

Frontière(s) bloqué à... la frontière!!

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Petit pays mais grand frileux ! Alors qu’en France sort cette semaine le film Frontière(s) aucun distributeur en Belgique ne semble en vouloir. Très certainement le film de Xavier Gens ne sortira donc jamais dans nos contrées un peu à l’instar de A l’Intérieur l’année dernière. Même les ricains bénéficient désormais de la bande annonce internationale (cliquez sur la photo). Peut-être au BIFFF ?

Site officiel 

00:05 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : films d'horreur, gore, cinegore

24/01/2008

Spiral

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En 1998, Hideo Nakata rouvrait avec Ringu (The Ring) de façon fracassante un genre qui fit les beaux jours du cinéma d’épouvante asiatique dans les années 60 : le Kwaidan Eiga et sa galerie fantomatique. Bien aidé en cela par le producteur Takashige Ichise, véritable mécène pour ces jeunes réalisateurs talentueux, Jôji Lida s’attaqua, quant à lui, à la véritable suite de Ringu selon l’auteur et créateur de la saga Kôji Suzuki en personne.

Mitsuo Ando est un médecin légiste torturé par la mort accidentelle de son fils dont il se sent responsable. Un jour, il doit autopsier le corps d'un de ses anciens amis dont il apprendra très vite qu’il a été tué par Sadako Yamamura. Intrigué il se lance alors dans une enquête qui va l’amener à découvrir les desseins terrifiants de ce terrifiant spectre.

On reconnaît très vite la griffe de la J-Horror japonaise à travers cette œuvre qui fait la part belle une nouvelle fois au Yurei Sadako, cette jeune femme possédée par le démon, incarnation même de la vengeance et jetée dans un puit par son propre père pour tenter de conjurer la malédiction. On retrouve donc ce fantôme aux longs cheveux noirs, à la robe blanche et aux paumes en dedans (allégorie du Yin) mais de façon beaucoup moins présente que dans les autres épisodes de la saga consacrée à Sadako. C’est que très rapidement on se rend compte au fil des minutes que le film n’aborde pas la même direction que les autres signés Nakata. Commençant comme une intrigue policière entrecoupée par moment de visions fantomatiques toujours du plus bel effet, Spiral emprunte les critères du film de Science-fiction où il n’est plus question de mourir après avoir vu une cassette vidéo mais plutôt par contamination d’ADN. Les êtres se reproduisent alors en deux ou trois semaines à l’identique (clonage) mais avec à chaque fois pour moitié les gènes de Sadako. S’il est souvent difficile de maîtriser toutes les subtilités scénaristiques de Jôji Lida et de Suzuki il faut bien reconnaître que le scénario a tout pour vous glacer le sang quant à l’avenir du monde. « Le jour du repos ne reviendra peut-être plus jamais » lance d’ailleurs froidement  un des ces clones.

Cette fatalité ambiante, où les moments d’émotion sont rares, se traduit à merveille par Lida à travers une mise en scène très sobre, au son très métropolitain (les bruits de la rue sont omniprésents) et aux couleurs très sombres. Une sensation d’isolement, récurrente dans la filmographie japonaise actuelle, parfois trop pesante mais souvent l’ingrédient premier de la terreur.

Certaines longueurs et un scénario difficile desservent quelque peu ce film qui déroute inévitablement mais qui comporte encore néanmoins des scènes choc, terriblement flippantes provenant essentiellement de la présence de Hinako Saeki, unique interprète de la déjà mythique et spectrale Sadako. Moins abordable et terrifiante que la saga Ring plus officielle, Spiral n’en reste pas moins une œuvre intéressante et fidèle à l’œuvre première de Suzuki.

Ma cote: 6/10 

23/01/2008

300

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Oui je sais 300 n’est pas trop un film d’horreur mais exceptionnellement j’ai envie de rendre hommage à ce film que j’admire beaucoup…

Voilà une œuvre qui fera date dans l’histoire du cinéma car visuellement innovatrice et polémiquement écrite. Comment diable ne pas rester admiratif face à ces peintures pelliculées véritables odes au Néo-classicisme d’un David, mises superbement en action par des acteurs qui feraient pâmer de plaisir les amateurs de corps bodybuildés et semblant sortir tout droit de la revue Gay. Ces filtres crépusculaires accentuant les contrastes de ces soldats nous donnent une vision intemporelle voire apocalyptique de cet épisode dramatique des Guerres médiques. Naviguant entre le bestiaire effrayant du Seigneur des Anneaux et le romantisme guerrier d’un Gladiator, 300 nous fait plonger deux heures durant dans des explosions d’effets visuels le tout chorégraphié par un Zack Snyder décidément très doué pour nous en mettre plein la vue.

L’histoire est déjà écrite et certaines adaptations libres des scénaristes nous déversent l’éternelle histoire mythique du héros quittant à regret sa femme, son fils et sa patrie pour l’honneur et la gloire espérant inscrire son nom aux frontispices des temples grecs. Remarquons d’ailleurs l’incompréhension qui demeure quant aux raisons qui obligèrent le roi Léonidas d’aller affronter avec 300 de ses meilleurs guerriers une armée perse de plusieurs millions d’individus.

Mais peut-être que c’est tout simplement là que se crée la polémique qui entoure ce film. S’attaquer au mythe sparte c’est aborder un cadre de vie sur lequel bon nombre de régimes totalitaires se basèrent pour exalter les foules avides de l’exploit guerrier et du repli nationaliste. Une race grecque qui obligeait l’eugénisme à la naissance (les bébés jugés trop faibles pour devenir guerrier étaient jetés dans les abîmes de la côte Laconique), qui instituait l’élitisme guerrier comme seule accession sociale et la guerre comme seule raison d’être.

Mais après tout, le souhait du réalisateur américain n’est-il pas de présenter des super-héros, émanations même d’une mythologie grecque faisant la part belle à ces demi-dieux qui peuplent les récits des auteurs de la Grèce Antique ? Existe-t-il donc une pensée unique d’une certaine intelligentsia cinématographique qui consiste à démolir constamment les films privilégiant l’esthétisme primaire voire bestial ainsi que ce besoin des spectateurs  de retrouver ces héros légendaires que le réalisme social actuel tente d’éradiquer pour d’obscures raisons ?

Ce besoin atavique que nous avons tous d’assister à des combats épiques d’un romantisme fou et véhiculant des valeurs comme l’honneur, le respect, la fidélité se retrouve dans l’histoire de l’Art en général et au cinéma tout particulièrement depuis ses origines. Cela fait-il de nous des militaristes acharnés, des adorateurs de l’icône guerrière ?

Zack Snyder a eu le mérite de ne pas se poser la question et réalise là une œuvre d’une beauté saisissante que les grands auteurs grecs n’auraient pas reniée dans leurs éloges panégyriques. Des scènes de combats à couper le souffle et du gore à bon escient font de ce bijou un film qui s’inscrit dans le renouveau d’un péplum plus agressif, plus spectaculaire encore aidé en cela par un graphisme numérique spectaculaire et devenu incontournable. On regrettera peut-être par moment un peu trop de références au film de Ridley Scott que pour pouvoir éviter la comparaison toujours fatale.

Bref, un film visuellement superbe qui vous fera frapper du poing sur le torse le regard déjà posé sur l’horizon. Pour la gloire !!

Ma cote: 9/10 

22/01/2008

Popcorn (1991)

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Voilà le genre de film que l’on aborde avec le sourire pensant assister à une grosse daube comme, seules, les années 90 nous ont habitué pendant toute une décennie.

Déjà Mark Herrier, le réalisateur, est loin d’être (re)connu dans le métier et le casting n’a rien pour nous réconforter. Seule la présence de la célèbre scream queen Dee Wallace apporte un peu de crédit au package. The Hills Have Eyes, E. T., The Howling, Cujo ou encore le dernier Halloween de Rob Zombie (en Cynthia Strode), la filmographie de cette grande actrice est tout simplement impressionnante et impose le respect.

Dès le début du film vous avez droit aux clichés navrants des 90’s : musique synthé énervante, couleurs néon, les blagues à deux balles ou encore les coupes de cheveux laquées pas possibles. Et puis,  doucement cette idée d’organiser un festival d’horreur dans une ancienne salle de cinéma vouée à la démolition et où vont être projetés trois anciens films du genre vous fait relever un sourcil d’intérêt. Les organisateurs, des étudiants en cinéma, installent des effets spéciaux afin d’agrémenter un festival qui ressemble furieusement par l’ambiance au BIFFF de chez nous. Jusque là c’est sympa et votre sourire de suffisance s’efface pour celui de l’amusement.

Il faut dire que les trois films noir et blanc projetés sont des hommages au cinéma d’horreur des années 50. Mais, ô subtilité du film, le réalisateur ne s’est pas donné la peine d’aller chercher des extraits de vrais films mais plutôt de refaire lui-même ces passages en reprenant tous les clichés de ces bons vieux nanars de série Z jusqu’aux titres eux-mêmes jugez plutôt : « Mosquito », « Attack of the Amazing Electrified Man » ou encore « The Stench » sont autant de références hilarantes à ces bijoux archivés dans les médiathèques nationales.

Et comme si cela ne suffisait pas, les sujets de ces trois films à la Ed Wood sont annonciateurs des meurtres qui vont être perpétrés dans le cinéma par un tueur au visage déformé, sorte de Leatherface revenu d’entre les morts, se servant des effets spéciaux des organisateurs pour assouvir sa vengeance. Ainsi pour « Mosquito » un moustique géant traversant la salle va empaler un pauvre bougre, un autre va être électrocuté sur sa chaise d’handicapé ( !!) lors de la projection de « Attack of the Amazing Electrified Man » j’en passe et des plus belles.

Rien à faire on ne peut qu’être ravi de ces hommages appuyés et de ces mises à mort que l’abominable Dr. Phibes (Vincent Price) lui-même n’aurait pas renié. On nage parfois en plein délire ou en plein trip psychédélique dans des mises en scène réussies qui sont autant de références à Robert Fuest ou encore à Dario Argento.

C’est parfois trop long et nunuche par moment mais ce film est sans nul doute sous-estimé dans sa forme comme dans cette volonté de vouloir rendre hommage à tout un cinéma de genre. Nul doute qu’un remake de Popcorn (1991) connaîtrait un meilleur destin de nos jours compte tenu de la pauvreté des scénarios actuels…

 Ma cote: 7/10