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09/01/2008

When a Stranger Calls (1979)

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Ça devait être il y a moins de vingt ans sans doute, j’étais alors crispé, que dis-je, fondu dans mon fauteuil ne sachant pas au départ que j’allais assister aux quinze premières minutes les plus stressantes de l’histoire du film d’angoisse.

La jeune baby-sitter Jill Johnson (Carol Kane, 27 ans à l’époque !) vient chez les Mandrakis surveiller leurs deux enfants déjà endormis à l’étage. Soudain le téléphone sonne, à l’autre bout une voix d’homme: « Avez-vous été voir les enfants ? » et on raccroche. Au fil de ces coups de fil répétitifs, doucement, lentement, le doute, une tension et enfin la terreur s’installe dans le cœur de Jill..

Jill : Vous me faites très peur si c’est ce que vous voulez. Est-ce ce que vous voulez ?

Curt, le harceleur : Non.

Jill : Que voulez-vous alors ?

Curt, le harceleur : Etre recouvert de ton sang !!

Yeaaah ! Un détraqué pareil au téléphone en pleine nuit et dans une vaste demeure MOI JE ME BARRE !!!

Ce scénario vous dit quelque chose ? Normal ! Vous avez été abreuvés de multiples versions depuis 79 et rares parmi celles-ci furent des succès d’estime. De Scream (et le jeu téléphonique fatal à Drew qui oublia la mère de Jason dans le premier Vendredi 13 souvenez-vous !) en passant par The Call, Nightmare ou encore ce navrant remake de 2006 l’intro téléphonique la plus célèbre fut servie à toutes les sauces.

Tout le long de son film, Fred Walton prend le temps de nous présenter le portrait psychologique d’un homme tourmenté, profondément malade et dangereux manifestant sa colère et sa folie dans des actes crapuleux.

Le réalisateur américain n’a rien inventé au niveau scénaristique mais offre néanmoins une œuvre dense, intelligente, pesante où s’alternent merveilleusement le film d’angoisse et le drame psychologique. Et si la partie centrale du film, plus faible, permet au spectateur de reprendre son souffle le final quant à lui remonte le niveau d’adrénaline à son maximum. Un film à montrer dans toutes les écoles de cinéma assurément.

Ma note: 8/10 

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