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08/01/2008

Masters of Horror: Right To Die

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Un couple, en proie à des problèmes relationnels, est victime d’un terrible accident de la route dans lequel l’épouse se retrouve brûlée vive mais toujours vivante. A l’hôpital, Abbey, le regard vitreux, atrocement brûlée sur tout le corps et plongée dans un coma végétatif,  tente de survivre malgré de nombreux arrêts cardiaques. Très vite un terrifiant désir de vengeance, né dans la tête de la malheureuse victime, devient possible quand elle se voit dédoublée lors de ses arrêts cardiaques. Cliff Addison, son mari volage, souhaite-t-il toujours la mort de sa femme ?

A l’instar de son Wrong Turn, où une famille de rednecks cannibales et dégénérés avaient transformé leur maison en atelier de boucherie des plus sanglants et des plus abjectes, Rob Schmidt s’en donne à cœur joie dans Right To Die (Mort clinique) cet épisode de la saga Masters of Horror saison 2.

La vengeance de cette épouse devenue démoniaque est terrible nous offrant des scènes d’angoisse admirablement bien amenées à travers des images insoutenables dignes d’un cours d’anatomie appliquée de cette (très) belle devenue monstre. Enlaidir à ce point la très gorgeous Julia Anderson (la scène du bain vous ferra avaler de travers) tient presque de l’iconoclasme tant la créature est divine installant ainsi un paradoxe terrible entre l’avant et l’après.

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Un mari comprenant vite qu’il sera une des prochaines victimes de son épouse s’il n’arrête pas le processus d’euthanasie entamé par lui-même se lance alors dans une course poursuite contre le temps sanglante, perverse et lourdingue. Le film monte ainsi crescendo en intensité et l’intrigue lentement dévoilée mène à un twist final attendu mais réussi.

Un des épisodes de la série les plus gore mais aussi des plus dérangeant dans une vision différente et personnelle du cas de l’euthanasie. Entre horreur suggérée à la Joe Dante ou très visuelle à la Argento, Rob Schmidt semble avoir choisi son camp.

Ma note: 8/10 

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