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04/01/2008

Ju-Rei

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Depuis les cultissimes Ringu de Hideo Nakata, les versions The Ring américaines et autres The Grudge pour les plus connus, la filmographie fantomatique asiatique ne cesse de nous abreuver de ces sempiternels spectres  caractéristiques : longs cheveux, pâleur extrême, dos courbé et/ou la bouche figée dans un rictus d’effroi. Cependant l’essoufflement se manifeste déjà avec notamment la déconvenue de The Grudge 2.

Dans Ju-Rei, le fantôme d’une jeune fille hante les couloirs de l’université et quiconque s’en approche meurt mystérieusement non sans avoir « contaminé » une autre personne.

Le scénario est donc bien mince mais connaît néanmoins une originalité dans son montage. À l’instar d’un Memento le film commence par la fin. Heureusement pour le mal de crâne, les transitions entre les scènes permettent de ne pas perdre le fil du récit et d’attendre avec impatience le dénouement final et l’origine du mal qui souvent dans ce cinéma de fantômes prend sa source dans le drame familial et social.

Annoncé comme le film le plus terrifiant provenant du Japon il faut bien avouer qu’on s’ennuie énormément et donc la déception est quelque peu au rendez-vous. La mise en scène est longue, les plans fixes à la David Lynch nombreux et interminables. La musique métallique et stridente accentue cette atmosphère spectrale du film bien entretenue et soutenant néanmoins un certain intérêt du spectateur. Mais là où vraiment c’est pénible à supporter c’est la médiocrité du son et de la pellicule comme si le réalisateur n’avait pas eu le budget souhaité pour mener à bien son projet. Une sensation de trop peu qui pour une fois dans les mains des américains pourrait acquérir une autre aura dans un énième remake d’une œuvre provenant du pays du Soleil levant.

Ma note: 5/10 

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