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27/12/2007

The Devil's Backbone

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Réalisateur talentueux reconnu du grand public depuis le labyrinthe de Pan ou de son Hellboy, Guillermo Del Toro possède une filmographie naviguant entre horreur et fantastique. The Devil’s Backbone est une de ses œuvres les moins connues et pourtant très forte.

L'orphelinat Santa Lucia dirigée par l'autoritaire Carmen et par l'étonnant professeur Casares est situé au milieu de nulle part, dans l'Espagne déchirée par la guerre civile.. Carlos, orphelin de 12 ans - et dernier arrivé à l'orphelinat - doit faire face à l'hostilité de ses camarades et de l'homme à tout faire. Jacinto. Il va très vite aussi faire la connaissance du fantôme de Santi, un jeune garcon mystérieusement disparu. Pour Carlos, les sombres couloirs, les voûtes humides et les cloîtres désertés recèlent bien des secrets et vont bientôt être le théâtre de ses frayeurs...

Si le film est bien estampillé horreur on doit bien avoué qu’il s’inspire d’une multitude de genres. C’est qu’il y a du western, du film de guerre, du fantastique, du drame et… de l’horreur ça tombe bien ! Et qui mieux que le beau Eduardo Noriega (Tesis, Abre los ojos) pour nous inquiéter à travers un énième rôle de salaud ici pris au piège de son fantôme.

Marisa Paredes y est poignante en directrice brisée par la vie tout comme Federico Luppi. Mais la vraie performance provient des enfants de l’orphelinat et notamment le jeune Fernando Tielve confronté très tôt aux injustices du monde en guerre.

Le film est angoissant, pesant, lourd de chaleur torride et de secrets bien enfouis et bien gardés. La tension et l’émotion s’alternent merveilleusement, il est dur, sans concession à l’instar de cette période difficile de l’Espagne castriste. On suit les pas de ce jeune Carlos curieux et découvrant petit à petit le terrible secret qui transpire des murs de l’institution et qui prend sa source dans cette piscine où tout s’est déroulé quelques mois auparavant. Les scènes sont flippantes à souhait, le fantôme du gamin est au niveau maquillage superbement réussi et la prise d’assaut finale des salauds prend le relais du film de fantômes vers la fin.

Une œuvre qui n’est peut-être pas la meilleure du cinéaste Méxicain mais qui visuellement est superbe et les interprétations parfaites. Amateurs de gore passez votre chemin mais pour ceux qui aiment les films d’angoisse vous serez servis.

Ma note: 7/10 

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