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30/11/2007

2001 Maniacs

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Voilà certainement un des films les plus étranges réalisé ces dernières années. Le genre de films pour lesquels on ne sait trop comment les aborder.

Vite le spitch : une bande d’étudiants partis pour Daytona Beach s’arrête en cours de route dans un village du Sud Américain qui sent bon la bannière des confédérés et le culte de Jefferson Davis.

Accueilli par le maire du village Mayor Buckman (Robert Englund parfait !) nos « djones » assistent à une vison paradisiaque de leurs phantasmes. Les habitants sont (trop ?!) charmants, la vie idyllique et des nanas aussi « accueillantes » que chez Hugues Hefner. Mais le rêve tourne au cauchemar quand ces joyeux drilles se rendent compte que le repas annuel du village… ce sont eux ! Déjà les disparitions s’accumulent…

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Assistons-nous à un remake d’American Pie, à une bonne série B voire Z ou encore à un Bonanza anachronique ? La réponse arrive au même moment que les meurtres se succèdent. Ceux-ci sont d’une telle originalité et d’un gore si prononcé que très vite nos sens de geeks assoiffés de sang nous obligent à être attentifs à cette œuvre originale. On embroche, on écartèle, on émascule, on écrase, on éclate et on dévore dans ce film… d’horreur ! Et on se dit que tout ça a quand même de la gueule et que ce qui ressemblait furieusement à la daube de l’année (2005) dès le début du film prend une tournure progressive jouissive et plutôt bien balancée.

Ces mêmes ados qui déjà nous faisaient soupirer d’ennui s’en prennent plein le bide et rien que pour cela moi je dis : Alléluia ! Justice est sauve !! Tout en se rincant l’oeil de ces courbes avantageusement présentées on se délecte (aussi) de ces mises à mort pour le moins originales et sadiques.

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Bref ce 2001 Maniacs de Tim Sullivan, remake de 2000 Maniacs de Herschell G. Lewis (initiateur du gore au cinéma), ne navigue pas (volontairement ?) dans les hautes envolées scénaristiques mais nous propose un film follement irrévérencieux, lorgnant vers le B ou le Z, parfois con mais vachement efficace. Eli Roth et John Landis (scènes coupées) participèrent même au casting !!

A noter qu’une suite est annoncée pour fin 2008 avec toujours Robert Englund.

Ma note: 6/10 

29/11/2007

The Girl Next Door

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Je ne sais pas très bien si ce film sortira un jour chez nous ou pas mais ce n’est pas l’envie qui me manque de lire et voir The Girl Next Door (2007) de Gregory Wilson basé sur le livre à succès de Jack Ketchum.

612062b5110417d7be233fdddba572df.jpgLe livre d’abord car tout part de là. Jack Ketchum, né en 1946 et repéré grâce à des nouvellesc0ad7600eccb9925882e2c30f927de25.jpg appréciés par le King lui-même et Clive Barker, a fait grand bruit aux States avec un roman intitulé The Girl Next Door.

Depuis la mort accidentelle de leurs parents, Megan Loughlin et sa petite sœur Susan se retrouvent orphelines et sans foyer. Heureusement que tante Ruth est là pour les prendre sous sa protection. Mère célibataire, elle va héberger les deux jeunes filles en plus de ses trois fils, Woofer, Willy et Donnie. Ruth est une mère peu contrariante, contrairement aux autres mamans. Une femme agréable, accueillante, pleine d’humour, et qui offre des bières en cachette aux garçons.
Mais Ruth n’est pas si « parfaite » que ça. Derrière ce portrait de femme cool avec les enfants, se cache en fait une femme aigrie par la vie. Elle décide donc de se venger sur Meg et avec l’aide de ses trois fils elle séquestre et torture la malheureuse.

Inspiré de l’histoire vraie de Sylvia Likens qui fut séquestrée, torturée, violée et assassinée par une femme et une bande d’ados ce livre de Ketchum dérange au plus haut point en raison du réalisme dérangeant de son récit. Dès lors le pari d’adapter ce livre au cinéma était risqué mais le pas fut franchit.

C’est Gregory Wilson (inconnu au bataillon) qui s’attaque à l’œuvre avec des interprétations que l’on dit magistrales de Blythe Auffarth et surtout Blanche Baker.

J'ai hâte de lire ce livre. Si pour vous c'est déjà le cas n'hésitez pas à me laisser vos impressions....

28/11/2007

Day of the Dead

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Une ville abandonnée, des zombies marchant dans les rues désertes, un crocodile sort d’un zoo libre comme l’air. Une scène d’apocalypse très romérienne qui donne très vite la couleur. Les morts-vivants ont envahi un monde désolé, incarnation de l’enfer désormais terrestre, véritable punition du créateur.

Day of the Dead (1985) est le troisième film de zombies de Romero juste après Night of The Living Dead et Dawn of the Dead et juste avant Land of the Dead et Diary of the Dead. Bref que des Dead! Ben oui!

Une poignée de scientifiques rescapés et isolés dans une base souterraine à l’abri des zombies, protégés par des militaires un peu trop zélés, expérimentent sur des zombies cobayes différentes possibilités pour trouver LA solution qui permettrait d’éradiquer la planète de ce mal.

 Mais les deux communautés se détestent cordialement et la tension monte jusqu’à devenir explosive.

Si dans les deux premières œuvres de Romero on assiste à des rescapés assiégés et tentant de survivre on a ici un film prétexte pour en connaître plus sur les morts-vivants et ce pour la première fois. Bien sûr on a toujours les coups de gueule antimilitaristes traditionnels du génial réalisateur d’origine italienne. Les soldats sont des brutes sanguinaires pris au piège ici dans un scénario subtil où leur humanité est mise en doute par rapport à certains zombies.

En effet, un savant fou, sorte de docteur Frankenstein pratiquant dans un labo où résident des cadavres charcutés placés sous électrodes, étudie les réactions comportementales du zombie, persuadé que la solution viendra de sa resocialisation. Et c’est ici qu’on a droit aux plus belles scènes du film où un mort-vivant (Sherman Howard) réapprend par ses souvenirs antérieurs et sous la houlette du professeur à téléphoner, à se raser, à utiliser un revolver ou encore à faire le salut militaire. C’est marrant tout en étant effrayant grâce au travail remarquable de Tom Savini et son équipe. A noter que c’est ce même zombie intelligent qui se servira d’un revolver pour descendre le fumier nazi du film ! Jouissif et joli clin d’oeil.

On assistera aussi à la première amputation d’un contaminé dans le but d’éradiquer la montée du virus. Il fallait y penser Romero l’a fait !

Pour une fois l’œuvre de Romero se termine sur une note de fraîcheur et d’exotisme qui jure avec l’obscurité underground du film. Le tout agrémenté d’une musique d’ascenseur de John Harrison tendant au ridicule avec les années.

Romero nous livre avec ce film une œuvre très originale, flirtant avec la série B, innovant avec le monde des zombies et utilisant des contre-emplois judicieux et audacieux. C’est pour ma part mon film préféré du maître à cause de ce graphisme et cette audace dans les scènes de victuailles et de tripailles. La photographie y est superbe tout comme l’idée d’implanter le décor dans le sous-sol. Cette tension permanente causée par d’un côté des machines à tuer militaires et d’un autre côté les zombies nous rappelle délicieusement le 28 Days After de Danny Boyle.

Quant au gore inutile de vous dire qu’ici vous êtes au royaume du sang et des tripes.

Romero c’est un peu comme avec le cinéma asiatique : ce que vous avez toujours voulu voir de plus osé et fou Romero vous l’offre sur pellicule.

Une œuvre plus méconnue de Romero mais qui pourtant doit absolument se trouver dans une dvdthèque du parfait petit collectionneur.

Ma note: 9/10 

27/11/2007

The Splat Pack

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Cette semaine le sondage Cinegore vous demande de choisir le réalisateur de films d’horreur actuel que vous préférez. Parmi ceux cités nombreux sont ceux qui font partie de la nouvelle vague des années 2000 appelée The Splat Pack.

Ce terme, choisi en référence au célèbre Rat Pack des années 50 (la bande des copains Dean Martin, Frank Sinatra ou encore Sammy Davis Jr.), désigne ces jeunes réalisateurs actuels qui cartonnent au box-office américain et qui sont à la base du renouveau du film d’horreur.

Un article paru dans le Time du 22 octobre 2006 signé Rebecca Winters Keegan lance pour la première fois cette appellation d’origine contrôlée pour désigner ainsi ces petits génies que sont Alexandre Aja, Darren Lynn Bousman, James Wan, Neil Marshall, Rob Zombie et autres adeptes du genre.

Leur point commun ? L’utilisation de l’ultra réalisme dans leur film afin d’exacerber encore plus la violence, le sadisme et l’agressivité dont a besoin une partie de la société actuelle.

Pour comprendre cela il faut remonter presque trente ans en arrière, dans les années 70, quand le cinéma d’horreur était alors une réaction violente face aux bouleversements politiques et sociaux des Etats-Unis. Le pays est en guerre (Vietnam) et connaît les effets sociologiques de l’après Woodstock. Afin de donner la possibilité aux américains de crier leur révolte on leur donne en pâture du film d’horreur hautement subversif voire extrêmement dérangeant comme Chainsaw, La dernière Maison sur la gauche ou encore L’Ultimo treno della note.

Les années 80 et 90 signent alors une très longue parenthèse dans le cinéma d’horreur avec des films plus conventionnels et donc moins contestataires. L’humour et la caricature n’hésitent pas à prendre le dessus sur le craspeque et le gore au grand détriment du frisson garanti. Pour les aficionados ce sera la disette avec des films hautement soporifiques comme « Souviens-toi l’été dernier », les « Scream » et autres « Urban Legend ».

Heureusement, après cette longue traversée du désert, la tendance s'inverse avec l'arrivée des productions asiatiques comme The Ring et Dark Water qui nous abreuvent d'horreur début des années 2000.

Et puis survient SAW en 2004 et avec lui la nouvelle conception du film d’horreur vue par James Wan.

La porte est désormais ouverte et s’engouffre alors une série de jeunes réalisateurs biberonnés aux films cultes des années 70 apportant leur propre touche, souvent géniale. Comme il y a trente ans, les Etats-Unis connaissent à nouveaux la guerre (Irak) et un certain conservatisme qui confèrent inévitablement un renouveau du film de genre.

Combien de temps cela durera ? Difficile à dire car déjà on aperçoit un léger essoufflement des films de torture (Captivity) mais quoiqu’il en soit cette période faste du nouveau millénaire marquera déjà l’histoire du cinéma d’horreur et ce à notre plus grand  plaisir. Gageons et espérons qu’il en sera encore ainsi de nombreuses années encore…

Si vous souhaitez lire l'interview du Time : Splat Pack.pdf.

26/11/2007

Jenna Jameson

Jenna Jameson, blonde ( ?) de 33 ans à (très) forte poitrine ayant une multitude de récompenses pour plusieurs films adultes (chic hein ?) et ayant dernièrement attaqué le cinéma d’horreur avec des films comme Horrorween (j’adore ce titre ) et Zombie strippers. A vous…

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25/11/2007

Trailer de Mother of Tears

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Voici enfin le trailer officiel de Mother of Tears de Dario Argento avec sa fille Asia. Décidément après la réédition de Suspiria qui fait beaucoup de bruit il faut croire que notre Dario refait la une de l’actualité du film d’horreur à notre grand bonheur évidement…

Cliquez sur la photo pour accéder à la bande annonce…

24/11/2007

Sondage de la semaine

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Le sondage « Etes-vous pour ou contre un remake de Vendredi 13 ? » a donné les résultats suivants : 77,8% OUI et 22,2% NON. Nous verrons si c’était ou non une bonne idée… Merci pour vos votes !!

Pour cette semaine un nouveau sondage (colonne de droite) : quel est le meilleur réalisateur de film d’horreur actuel ? Un choix non exhaustif de 10 réalisateurs vous est proposé. N’hésitez pas à me faire part ainsi de vos goûts cela me ferait énormément plaisir et puis je me sentirai moins seul sur la planète Gore.

Nouvelles de REC

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Deux nouveaux clips flippants ainsi que quelques photos viennent à nouveau de débarquer pour le film REC. Assurément ce film sera la grosse sortie du début d’année 2008 car le ton est donné… Et puis Balaguero quand même !!

 Cliquez sur chacune des photos pour avoir les extraits!

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00:05 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : REC, gore, horreur

23/11/2007

La maison de l'horreur

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En 1999, William Malone décide de se relancer dans la réalisation d’un long-métrage. Cantonné depuis un certain temps aux épisodes de série télé (Freddy’s Nightmares, Tales from the Crypt ou encore Sleepwalkers), celui-ci reçoit un budget digne des grandes productions américaines et un casting de rêve.

Le spitch d’abord avec cette histoire d’hôpital psychiatrique Art Déco construit sur un éperon rocheux soufflé par le vent et dans lequel un docteur fou, Benjamin Vannacutt, et son équipe pratiquent des traitements pour le moins ignobles sur les patients. Ceux-ci se rebellent et créent un véritable massacre qui précipitera l’établissement vers sa fin. Jusqu’au jour où une soixantaine d’années plus tard, Stephen H. Price (Geoffrey Rush aussi fou que l’homonyme Vincent Price ?), propriétaire d’un parc d’attractions à fortes sensations, décide de le rouvrir pour organiser un concours original : le premier qui survit dans la demeure jusqu’au lendemain empoche plusieurs millions de dollars.

Une bande de jeunes arrivistes se retrouvent ainsi coincés avec parmi eux la ravissante Ali Larter, première agréable surprise du film.

Il est important de résumer cette première partie de film car tout est là et… restera là.

8ce1753c138f20a12cffa309fc58842e.jpgLe film s’annonce donc sous les meilleurs auspices avec ce savant fou interprété par… et oui Jeffrey Combs ( super dossier sur lui dans le dernier Mad Movies du mois!!) le célèbre acteur qui incarna les docteurs zinzin de From Beyond, Re-Animator ou encore Castle Freak Là on se dit que c’est parti pour du grand délire !! D’autant plus que les scènes d’ouverture, tant au parc d’attractions qu’à l’hôpital avec la scène de rébellion sanglante nous laissent raisonnablement espérer 1h30 de réjouissances.

Et ben non ! Ce ne sont pas les sourires et les jolies courbes de Famke Janssen, Ali Larter ou encore Bridgette Wilson qui vont permettre au film de ne pas sombrer dans le grand-guignolesque.

On était pourtant prévenu en voyant dans le overview le nom de Rob White déjà auteur de 13 Fantômes. Et vous savez quoi ? Et ben ça se voit !

House on Haunted Hill (1999) navigue dans les mêmes inspirations qu’un 13 Fantômes, un Vaisseau de l’Angoisse ou encore Hantise c’est-à-dire de la surenchère visuelle au détriment du bon série B délirant, gore, subversif voire jouissif. Les effets spéciaux sont évidement superbes puisque ce sont eux les véritables héros du film au détriment des acteurs noyés dans un scénario quelque peu indigeste. Avouez que quand vous réunissez un casting aussi alléchant que celui précité c’est franchement un comble. La preuve ? Notre délirant Jeffrey Combs disparaît tout simplement de l’histoire à notre grand désespoir. A la place nous avons une accélération dans la seconde partie du film menée tambour battant et à grands renforts de cris, de musique tonitruante et d’effets spéciaux déferlants en masse et de façon grotesque nous amenant à une overdose agaçante. Non, non, non et non ! Quel gâchis !

Certes le film se laisse regarder les 2/3 du temps mais un conseil préparez vous au pire pour le final…

Ma note: 6/10 

22/11/2007

Remake de La dernière Maison sur la Gauche!!

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Attention voici l’ineptie de la semaine. Je ne reviendrai pas une énième fois sur la longue, trop longue liste des remakes qui, chaque jour, se succèdent au rythme des news. La dernière info donc concerne le remake de « La dernière maison sur la gauche ». Aïe ! Ouïe ! Bardaf c’est l’embardée me direz-vous ! Et bien oui ! Osons imaginer un seul instant que ce film hautement subversif, le seul pour lequel Wes Craven a réellement eu les c…soit le sujet d’un remake. Impossible hein ? A moins, hé là je saute de joie, qu’un nouveau Rob Zombie œuvre depuis. Ce nastie extrêmement dérangeant compte tenu de sa barbarie mysoginique et de sa morale subversive serait tourné en Afrique et dirigé par Dennis Iliadis auteur d’un film lesbien ( Hardcore?!) grec et basé sur un scénario retravaillé par l’inconnu Adam Alleca. Comment retranscrire un tel scénario seventies dans notre cinéma actuel polissé et mortellement bien pensant ?

Quel pari audacieux de la part d’un Wes Craven décidément en panne d’imagination et devenu fainéant avec le temps. Mais bon le roi dollar…