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23/11/2007

La maison de l'horreur

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En 1999, William Malone décide de se relancer dans la réalisation d’un long-métrage. Cantonné depuis un certain temps aux épisodes de série télé (Freddy’s Nightmares, Tales from the Crypt ou encore Sleepwalkers), celui-ci reçoit un budget digne des grandes productions américaines et un casting de rêve.

Le spitch d’abord avec cette histoire d’hôpital psychiatrique Art Déco construit sur un éperon rocheux soufflé par le vent et dans lequel un docteur fou, Benjamin Vannacutt, et son équipe pratiquent des traitements pour le moins ignobles sur les patients. Ceux-ci se rebellent et créent un véritable massacre qui précipitera l’établissement vers sa fin. Jusqu’au jour où une soixantaine d’années plus tard, Stephen H. Price (Geoffrey Rush aussi fou que l’homonyme Vincent Price ?), propriétaire d’un parc d’attractions à fortes sensations, décide de le rouvrir pour organiser un concours original : le premier qui survit dans la demeure jusqu’au lendemain empoche plusieurs millions de dollars.

Une bande de jeunes arrivistes se retrouvent ainsi coincés avec parmi eux la ravissante Ali Larter, première agréable surprise du film.

Il est important de résumer cette première partie de film car tout est là et… restera là.

8ce1753c138f20a12cffa309fc58842e.jpgLe film s’annonce donc sous les meilleurs auspices avec ce savant fou interprété par… et oui Jeffrey Combs ( super dossier sur lui dans le dernier Mad Movies du mois!!) le célèbre acteur qui incarna les docteurs zinzin de From Beyond, Re-Animator ou encore Castle Freak Là on se dit que c’est parti pour du grand délire !! D’autant plus que les scènes d’ouverture, tant au parc d’attractions qu’à l’hôpital avec la scène de rébellion sanglante nous laissent raisonnablement espérer 1h30 de réjouissances.

Et ben non ! Ce ne sont pas les sourires et les jolies courbes de Famke Janssen, Ali Larter ou encore Bridgette Wilson qui vont permettre au film de ne pas sombrer dans le grand-guignolesque.

On était pourtant prévenu en voyant dans le overview le nom de Rob White déjà auteur de 13 Fantômes. Et vous savez quoi ? Et ben ça se voit !

House on Haunted Hill (1999) navigue dans les mêmes inspirations qu’un 13 Fantômes, un Vaisseau de l’Angoisse ou encore Hantise c’est-à-dire de la surenchère visuelle au détriment du bon série B délirant, gore, subversif voire jouissif. Les effets spéciaux sont évidement superbes puisque ce sont eux les véritables héros du film au détriment des acteurs noyés dans un scénario quelque peu indigeste. Avouez que quand vous réunissez un casting aussi alléchant que celui précité c’est franchement un comble. La preuve ? Notre délirant Jeffrey Combs disparaît tout simplement de l’histoire à notre grand désespoir. A la place nous avons une accélération dans la seconde partie du film menée tambour battant et à grands renforts de cris, de musique tonitruante et d’effets spéciaux déferlants en masse et de façon grotesque nous amenant à une overdose agaçante. Non, non, non et non ! Quel gâchis !

Certes le film se laisse regarder les 2/3 du temps mais un conseil préparez vous au pire pour le final…

Ma note: 6/10 

Commentaires

Hey, c'est un chef d'oeuvre ce film!!!

Et la musique, la reprise de Marilyn Manson, ca reste un must!

Écrit par : Max | 23/11/2007

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