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14/11/2007

Décès d'Ira Levin, auteur de Rosemary's Baby

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L'écrivain américain Ira Levin, l'auteur du thriller Rosemary's Baby réalisé par le metteur en scène Roman Polanski en 1968, est décédé ce lundi 13/11 de causes naturelles à l'âge de 78 ans, a annoncé mardi le New York Times.

 
a0609e338f95cbd6d492807f1adb5a12.jpgJe me souviens très bien de ce roman new-yorkais palpitant de bout en bout racontant l’histoire d’un couple qui emménage dans un nouvel appartement appelé le Dakota Building du Manhattan's Upper West Side. Pour l’anecdote c’est justement devant ce building qu’allait décéder John Lennon. Si tout se passe admirablement bien les premiers temps tout semble changer après la rencontre de leurs drôles de voisins. Viol démoniaque, hallucinations, fantôme, paranoïa et culte satanique sont au programme. Une tension allant crescendo pour terminer sur un rebondissement hallucinant.

Mia Farrow, en plein divorce avec Sinatra, y est tout simplement excellente en jeune épouse naïve prenant conscience qu’elle est manipulée. Son mari interprété par un John Cassavetes abandonnant brièvement la réalisation pour le coup est lui aussi convainquant. Son envoûtement, son ensorcellement progressif se lit très bien dans son interprétation agressive et autoritaire.

L’occasion également de revoir l’actrice Ruth Gordon abandonnée aux seconds rôles marquants dans les années 70 : Kojak, Columbo mais surtout, surtout son rôle de Ma Boggs dans Every Which Way but Loose aux côtés de Clint Eastwood. Souvenez-vous de ses jurons et de ses majeurs dressés. Aaah les seventies !!

Quant au film de Polanski c’est un pure produit de la « magic touch » seventies avec les couleurs criardes, le grain pelliculaire un peu flou et la sonorisation symptomatique de l’époque. La lancinante et troublante berceuse qu’on entend de temps en temps dans le film est en partie chantée par Mia Farrow elle-même.

Les scènes oniriques du film sur le bateau d’Onassis ou encore la scène de viol avec le diable sont des moments forts du film.

En conclusion on peut dire que l’adaptation cinématographique de Polanski fut très réussie même si on peut regretter un manque d’audace dans le final. Une œuvre devenue majeure dans la cinématographie fantastique, un must, un incontournable.

Ma note: 8/10 

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