Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

10/11/2007

Halloween VI: The curse of Michael Myers

4d813b851d98e14cffddcc8b706e5627.jpg
 
ad29aff492588dbd035066d91c74f50f.jpg

Nous avions laissé Jamie Lloyd petite et un Michael Myers s’évadant de la prison de Haddon Field avec l’aide d’un homme habillé tout de noir. Six ans après, c’est Jamie qui s’échappe, un bébé dans les bras, d’une secte vénérant Myers comme le mal absolu, incarnation du dieu Thorn. Une des membres de celle-ci, prise de remords paiera d’ailleurs sa participation à l’évasion en se retrouvant cloutée au mur par le monstre au masque laiteux.

Scénaristiquement on a donc légitiment un peu peur dès le départ mais il faut bien avouer que la suite nous offre quelques agréables surprises.

On commence donc par une course poursuite entre le boogeyman et Jamie tentant de sauver la progéniture ultime des Strode. Myers est dans la nature et c’est tout Haddonfield qui vit dans le mythe et la terreur.

Première agréable surprise c’est la présence de Donald Pleasence dans sa dernière interprétation du célèbre docteur Loomis. Emouvant donc de le retrouver, dernier acteur survivant du premier opus.

La deuxième surprise c’est la qualité retrouvée de la photographie grâce à un très joli jeu de lumières (très beaux contre-jours) et des prises de vues étudiées. Le montage est nerveux et accentue la tension existante au même titre que les effets sonores retentissants.

Enfin, le gore réapparaît tout doucement dans les années 90 et avec lui Halloween à travers des scènes pimentées sans doute pour concurrencer l’imposant succès des Scream. Le sang gicle et les plans larges des mises à mort captivent terriblement à l’image de cette explosion de tête d’un Bradford English, sorte de Bill Clinton grossi.

Pour les passionnés de la série, Joe Chappelle a l’ingénieuse idée de nous représenter des anciens personnages de 78 noyant parfois nos mémoires de nombreuses références mais offrant ainsi un bel hommage de la saga originale.

Quant à Michael, il est égal à lui-même, la chevelure rock’n roll, robotique, froid, mécanique et sans pitié possédant même sa marque de fabrique tatouée à son bras et inspirée de la mythologie celtique. Il devient le bras armé d’une secte dont il n’a que faire et dont il va se débarrasser très vite.

En conclusion, Halloween IV n’est pas une daube comme n’importe quelle énième suite  lourde et vide de sens. A défaut d’un scénario solide, on retrouve ici une qualité de filmage qui avait disparue au cinquième épisode en plus d’une mise en scène efficace, nerveuse, tendue annonçant déjà le retour de la noirceur et du gore des années 2000.

Ma note : 7/10

00:25 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : halloween 6, horreur, gore

Les commentaires sont fermés.