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01/11/2007

The Hoste: le plus grand film de monstre jamais réalisé !

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2c48b7a2f30dac2149de6e8d7d7c6420.jpgLe plus grand film de monstre jamais réalisé ! La jaquette annonce la couleur et met directement la pression. Ben oui si vous annoncez ce film à vos amis comme un chef d’œuvre encensé par la critique et multi récompensé dans les festivals vous avez intérêt à ce que ce soit le cas.

The Hoste (Gwoemul, 2006), grand gagnant du dernier BIFF, réalisé par le Coréen Joon-ho Bong raconte l’histoire d’un monstre aquatique né à la suite de déchets radioactifs déversés dans la rivière principale de la ville. Une jeune fille est enlevée par celui-ci et « conservée » dans une sorte de garde-manger du monstre alors que sa famille est bien décidée à la sauver de là…

Le début du film rassure très vite car on se retrouve vite dans le bain grâce une course-poursuite avec le monstre le long du fleuve. Celle-ci est superbement bien réussie et se déroule avec un tel réalisme qu’on a l’impression d’être témoin d’un évènement sans précédent grâce à une mise en scène sans faille.

Ce monstre se tapit comme un animal de l’ombre, comme une araignée. Ses moyens de locomotion sont inquiétants. Visuellement on a rien vu d’aussi réaliste, d’aussi dégoûtant depuis Alien et c’est peu dire. On pense d’ailleurs à ces Aliens tapis dans l’obscurité et se dépliant lentement…

La force du film réside dans le fait que la plupart des scènes fortes se déroulent en extérieur avec des panoramas ou des plans larges très impressionnants et qui requièrent une grande maîtrise sous peine de passer à côté de l’effet d’ensemble. Le monstre est énorme et possède une tête qui est un véritable énigme durant tout le film pour deviner où sont les yeux, la bouche ou encore les dents mais bon…

Comme dans tout bon film asiatique la poésie est souvent présente et vient à point pour souffler un peu.

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Mais il y a un hic malheureusement… Une fois la scène d’ouverture passée le réalisateur nous trimballe alors dans des scènes mortes où les protagonistes se perdent dans des dialogues inutiles et où la volonté de changer de genre, passant de l’horreur à la comédie, fait retomber l’adrénaline comme un soufflet rendant difficile à faire redémarrer à chaque fois la machine à frissons. Les comédiens ne sont pas tous à la hauteur mis à part la petite Ah-Sung Ko adorable et fragile. On assiste à du Ken Loach, du Tarantino sans y voir à aucun moment de l’intérêt. Dommage pour le rythme et l’œuvre en générale.

Amateurs de gore passez votre chemin car ici pas de corps démembrés et de tripailles à tout va. Les scènes d’action suffisent en elles-mêmes.

Il n’empêche l’œuvre est éblouissante, poétique, visuellement impeccable et les scènes du monstre vous laisse scotché à chaque fois. Vraiment dommage ces temps morts incompréhensibles…

Ma note: 7/10 

00:05 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : The hoste, horreur, gore

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