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25/10/2007

The Texas Chainsaw Massacre: The Beginning

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Avec la barbarie brute s’accompagne souvent la boucherie sans nom et sans pitié. Cela tombe plutôt bien avec cette famille Hewitt complètement barje, victime de la crise économique suite à la fermeture de l’abattoir local seul moyen d’embauche dans cette région de rednecks texans. Pour survivre il faut manger par tous les moyens et tous les moyens sont bons. Thomas – Leatherface – Hewitt va s’en charger sous la houlette d’un chef de famille (Sheriff Hoyt) sadique et sanguinaire.

Quatre jeunes en vacances pour oublier les horreurs de la guerre du Vietnam se retrouvent malheureusement piégés par cette famille Hewitt et doivent servir à alimenter le garde-manger de ces cannibales en herbe.

Là où Jonathan Liebesman avait complètement raté sa première œuvre (Darkness Falls), il réussit ici à installer une atmosphère extrêmement lourde, poisseuse voire unique ses dernières années à part bien sûr le maître Rob Zombie. Vous voilà entraînés dans une boucherie barbare souvent immonde, insoutenable. Même le très réussi remake du chef d’œuvre de Tobe Hooper (le Nispel), pourtant déjà très fort, n’arrive pas à une telle démonstration de gore.

The Texas Chainsaw Massacre : The Beginning est aux rednecks ce que Hostel est aux riches distingués. Ici pas de Rugerro Deodato découpant avec raffinement son repas du soir sous des airs de Vivaldi laissant sa victime décharnée.
Non ici c’est à la tronçonneuse et au couteau de boucher que Leatherface prépare le repas du soir. Le tout dans un décor "craspeque" et nauséeux et aux tons jaune et gris sombre comme pour rappeler la poussière du Texas et le côté froid du métal hurlant.

Aucune vision ne nous est épargnée et seuls les plans astucieusement cadrés sur les popotins gracieux de nos Scream Queens permettent de souffler un peu entre les horreurs dévoilées.

Etrangement, le rôle principal n’est pas trop Leatherface (malgré sa taille immense et son gabarit « chabalien ») mais plutôt le sheriff Hoyt, terriblement inquiétant, sans pitié et remarquablement interprété par R. Lee Hermey.

Si le film est peut-être esthétiquement moins réussi que le Nispel force est de constater néanmoins que ces deux œuvres rendent de véritables hommages très réussis à l’œuvre unique de Tobe Hooper. Le scénario signé Sheldon Turner semble respecter à merveille l’univers abject de Hooper.

Si le gore vous intéresse vous retrouverez ici le stade ultime du cinéma à gros budget et devrait vous faire passer un grand moment… de frissons !!

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