Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

19/09/2007

« Plus la scène est sanglante et horrible, plus le moment est jouissif pour le téléspectateur ! »

0b25279b537ccfb1d22f6122c044f347.jpg

Si comme beaucoup d’aficionados du film d’horreur vous êtes victimes des remarques désobligeantes de vos amis, parents, copines ou autres voici une étude américaine très sérieuse qui devrait pouvoir vous rassurer quelque peu. En effet, deux scientifiques, Eduardo Andrade et Joël Cohen (aucun lien de parenté avec le réalisateur célèbre), se sont penchés sur l’attraction que nous ressentons parfois (et pour ma part souvent) pour les films d’horreur.

Personnellement, je préfère ces films pour les émotions ressenties un peu comme dans les montagnes russes. On passe par toutes les couleurs et j’adore ça !

Mais pour ces chercheurs de l’université de Californie à Berkeley, toutes les études menées sur le sujet omettent une chose : le fait qu’on puisse émettre des sentiments positifs et négatifs à la fois. « Ceux qui regardent les films d’horreur sont vraiment heureux d’être malheureux », résument les deux scientifiques. Ben tiens !

« Plus la scène est sanglante et horrible, plus le moment est jouissif pour le téléspectateur ! ». Ah là oui !

Les auteurs de cette étude ont donc démontré qu'à l'intérieur d'un cadre suffisamment protecteur (canapé du salon, bras du petit ami, cinéma avec des copains, etc.), on peut réellement éprouver du plaisir à avoir peur ! Dans un environnement familier ou public, les amateurs de films d'horreur ne craindraient pas d'être des victimes et savoureraient leur moment de cinéma. Pour arriver à de telles conclusions, les chercheurs ont utilisé une nouvelle méthodologie qui traque la peur et le plaisir, qui pourrait s'appliquer à d'autres expériences qui impliquent le goût du risque, comme les sports extrêmes.

db9e005ffe4b542ca5b991aaeebfecea.jpg3ab852873ac7524a98d177d6ea071c01.jpgAndrade, Eduardo B. and Joel B. Cohen (2007), “On the Consumption of Negative Feelings”, Journal of Consumer Research, 34 (October), 283-300

Horreur.pdf

Les commentaires sont fermés.