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14/09/2007

The Exorcism of Emily Rose: critique

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Les films traitant de la possession ne sont pas légion dans le cinéma d’horreur, surtout en comparaison avec les films de zombie, de monstres ou de boogeymen. Bien sûr, il y a la saga très inégale des Exorcistes dont le premier opus est et restera le chef d’œuvre absolu de très longues années encore.

Et puis il y a ce film sorti en 2005 et réalisé par Scott Derrickson : The Exorcism of Emily Rose qui cartonna littéralement aux USA mais un peu moins chez nous. Allez savoir pourquoi…

Oh le film n’arrive pas à la hauteur de son illustre prédécesseur mais il n’en dégage pas moins une impression réussie de fascination.

Emily Rose (remarquablement interprété par Jennifer Carpenter) est une charmante jeune fille issue d’une famille chrétienne intégriste qui décide d’entreprendre des études universitaires. Commence alors une série d’évènements surnaturels rencontrés pas la jeune fille et qui allant crescendo attirent l’attention d’un prêtre. Celui-ci déclare que la jeune fille est alors possédée et tente de la guérir par des moyens uniquement spirituels à la grande inquiétude des médecins. Quelques temps plus tard la jeune fille décède et un procès théologique très médiatique où s’affrontent la Science et la Religion commence alors…

(Très) librement inspiré de l’histoire vraie d’Anneliese Michel le film nous offre des scènes de possession extrêmement marquantes et terriblement effrayantes donnant ainsi au film une atmosphère tendue et très inquiétante. On est loin du maquillage monstrueux de Linda « Regan » Blair, le réalisateur préférant les effets sonores, une gestuelle étrange où le réalisme des scènes fait froid dans le dos.

Malheureusement ce même réalisateur s’emmêle un peu les pinceaux et choisit étrangement le film de procès au film d’horreur comme s’il voulait jouer sur deux tableaux. Le (télé)spectateur qui s’attendait sans doute au vu de la bande annonce à un film d’horreur classique se retrouvait alors comme berné. Et c’est là que c’est dommage car les scènes de procès sont certes bien menées mais longues, très longues. Et l’adrénaline qui vous noyait les veines au début du film retombe très vite et donc on ne peut s’empêcher de ressentir comme un sentiment de tromperie quant à la marchandise proposée. Néanmoins ce film est pour ma part une très belle œuvre, terriblement angoissante et qui nous tente d’en connaître un peu plus sur la possession démoniaque et notamment cette histoire vraie d’Anneliese Michel, jeune allemande qui mourut tragiquement dans les années 70 après avoir été l’objet d’étude de nombreux prêtres et scientifiques. Si vous souhaitez en savoir plus c’est ici.

Ma note : 6/10

00:05 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : emily rose, horreur, gore

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