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31/05/2007

Zombie

8cdbc2219666e202fc0dbbfa2b844c7f.jpgAprès les vampires, Cinegore revient aujourd’hui sur un autre personnage culte du film d’épouvante j’ai parlé du Zombie. Comment ce personnage aussi pourri de l’intérieur et aussi lent puisse effrayer à ce point ? Pourtant depuis déjà 1919 et le film Le cabinet du docteur Caligari de Robert Wiene le zombie fait partie de la galerie des monstres à Hollywood. Il arrive toujours à nous surprendre et il arrive toujours à rogner un orteil, un pied et voire avec un peu de chance la jambe entière. Par magie, par action chimique ou encore par virus il arrive toujours à sortir de terre comme une taupe mais il est franchement plus con que la taupe. C’est qu’il ne se déterre pas avec de nombreux atouts notre zombie. Si les vers ne l’ont pas trop grignoté, s’il ne fut pas écrasé sous un trois tonnes, ou s’il ne fut pas victime de mme Bobbitt notre homme ressort comme neuf. Enfin presque parce qu’il faut dire qu’il est un peu moisi et qu’il manque cruellement d’huile de bras. Il grince pas mal des articulations et le cerveau lui est coulé par le nez depuis longtemps. C’est dire comme il ne risque pas d’emballer les minettes fraîchement domiciliées au cimetière du coin. Bref Zombie n’a (plus) rien pour lui mais il a une qualité… il est coriace ! De faibles réminiscences traversent encore sa gelée grise et il se souvient qu’en meute on est moins crétin et que les supermarchés regorgent de viande fraîche à poils, à plumes ou en jeans. En plus il adore jouer à cache-cache à la grande joie des enfants et des blondes éplorées qui crient si fort mais qu’ils n’entendent plus, les oreilles bouchées de terre. Sa morsure en plus d’être infectieuse (ben oui imaginez) est mortelle à court terme. C’est le dilemme de la victime. Se faire bouffer jusqu’à l’orteil par Freddy Mercury ou bien se faire sauter la cervelle au riotgun. Si vous choisissez la première option sachez que vous passerez de la belle couleur laiteuse au bleuté ridé comme une vieille pomme avec des cernes abyssales et des yeux aux pupilles dilatées. Vous mettrez vos bras en avant, cherchant je ne sais quelle sortie, et pousserez des borborygmes à hurler… de rire !

A tous les coups il faut viser la tête pour stopper un zombie. Pourquoi la tête ? Allez savoir… La littérature manque cruellement en ce qui concerne l’histoire de ce personnage.

Cinegore vous présente son Top 5 des meilleurs films de Zombie avant de revenir demain sur le maître du genre j’ai nommé Georges A. Romero.

c3efbd68c28e5faa3d20bee992c9a0c6.jpegLa Nuit des Morts Vivants (1968) de George A. Romero

Ce film en noir et blanc et réalisé avec un budget ridicule reste cependant la référence absolue. Le premier film d’une trilogie consacrée aux zombies par Romero. Si le gore et les effets spéciaux ne sont pas exceptionnels c’est surtout l’atmosphère étrange de ce film qui rend celui-ci captivant. Réalisé comme un épisode de Twilight Zone on se rend compte très vite que les mauvais ne sont pas ceux d’en face qui recherchent de la chaire fraîche mais les voisins prêts à tout pour survivre y compris tuer. La question du racisme est également sous-jacente à travers les péripéties du héros noir. Le film est remarquable et le noir et blanc accentue la tension captivante de ce petit chef d’œuvre.

Ma note : 8/10

 

 

8c78d9b46f6e04cd717763ca375de652.jpgZombie: le crépuscule des morts-vivants (1978) de George A. Romero

 J’ai visionné ce film pour la première fois il y a 25 ans. Je fus terrifié et il resta marqué dans ma mémoire très longtemps. Ayant acheté le DVD pour le partager avec ma moitié, curieuse pour le coup, et m’y replonger je fus néanmoins quelque peu déçu. Le film, tout culte qu’il soit, a quand même méchamment vieilli. Certes les scènes choc ont gardé leur impact visuel mais la réalisation souffre désormais de la concurrence actuelle. Plongé dans le contexte des années 70 ce film avait tout pour choquer et terrifier une société américaine découvrant les « joies » de la consommation et les prémices de la pensée conservatrice. Comparé à Chainsaw, Zombie n’aura pas réussi à garder cette fascination que nous avons en redécouvrant le film culte de Hooper pourtant plus ancien encore. Il reste un film témoin d’un grand réalisateur (Romero) à (re)découvrir dans cette optique.

Ma note: 6/10


 

dd1efcf197a34c4eb454444d45ce98fe.jpg28 days later (2003) de Danny Boyle 

 

Allier le cinéma d’horreur aux satires sociales pour un film relève de la gageure que seul un Danny Boyle au meilleur de sa forme aurait pu réaliser. Grâce à des prises de vues sublimes, des musiques à contretemps, un montage judicieusement rythmé le réalisateur britannique porte merveilleusement à l’écran un scénario déroutant. Avec une première partie où le héros découvre un Londres totalement déserté (rien que cela le film vaut le détour), une deuxième sous forme de road movie en taxi so british et enfin une dernière partie plongé dans un pamphlet anti-militariste le script est original et ne ressemble en rien aux traditionnels films de Zombies ou de contaminés par un virus. A la fois tendre, noir et effrayant ce 28 days after est un bijou tant il est beau et bien écrit. Une tension permanente accentuée par des accélérés. Même si on se doute de l’attaque imminente d’un contaminé on est à chaque fois surpris, berné. Danny Boyle n’a décidément pas son pareil pour apposer sa griffe reconnaissable parmi d’autres. Il réussit ici un film prenant, visuellement superbe avec des clins d’yeux évidents et sympatiques vers Zombie de Romero, L’armée des 12 singes de Gilliam ou d’autres encore.

Ma note: 9/10


da1a354ce69f5f65b046c2a917c3a95f.jpgLand of Dead (2005) de George A. Romero

Et revoici Romero aux commandes pour un énième film sur les zombies. Nous sommes cette fois-ci dans le futur avec des zombies plus malins (si, si) et plus organisés. On y retrouve un Denis Hooper enfin moins cabotin en protecteur des nantis et une Asia Argento toujours aussi sexy sans vouloir en avoir l’air. Les scènes gores sont très impressionnantes et remarquablement réalisées et les zombies sont pour une fois très effrayants au point d’en oublier leur crétinisme d’outre-tombe. Personnellement c’est LE film de zombie qui m’a le plus impressionné. Génialissime !

Ma note: 9/10

 

 

f15c73171951d8d7f81d464135dc2a08.jpgShaun of the dead (2004) de Edgard Wright

Cette petite perle d’humour so british pour rendre hommage à ce film hilarant du début jusqu’à la fin. Chaque scène est propice à un humour décalé à travers des scénarios extrêmement bien ficelés. Le gore et la tension ne sont pas oubliées mais il est vrai qu’on attend plus la prochaine vanne plutôt que la prochaine décapitation. La scène la plus hilarante de Shaun of the Dead est sans conteste quand nos héros imitent la démarche du zombie pour éviter ceux-ci en chasse de chaire fraîche. Cette perle est un somptueux hommage aux films de Romero et c’est l’occasion de finir sur une touche d’humour…

Ma note: 8/10

 


 

30/05/2007

L'invasion Bobo

48024cd814ad2521f6a0efbdec379f45.jpgC’est dans la quiétude dominicale et sous un soleil radieux qu’Uni Stl s’est réveillé ce matin là sous les coups de marteaux rageurs. Les paupières des habitants endormis se sont soulevées à l’unisson laissant place au regard perplexe de l’individu qui ne sait plus qui il est ni où il est. Tous ils se sont approchés de la fenêtre pour admirer le travail d’étranges personnages aux allures de lutin clouant frénétiquement des pancartes sur les poteaux d’éclairage public. Sans doute espérant l’arrivée d’un cirque à la place du village les habitants se sont empressés de s’habiller et sont sortis lire ce qu’ils espéraient être l’annonce qui les rendrait joyeux la semaine entière. Mais leur désenchantement fut à la hauteur de leur incrédulité quand ils découvrirent que non seulement aucun cirque ne viendrait s’installer dans le village mais qu’ils étaient qualifiés de meurtriers par une association hongroise de lutte contre la taxidermie. Le mécontentement devint marée lente et décidée, la marée devint vague et la vague devint tsunami. Les habitants vinrent en masse à l’hôtel de ville et se regroupèrent autour de leur maire.

Déjà les interrogations devinrent injures face à cette agression venue de nulle part. C’est alors qu’on entendit les moteurs de cinq 4x4 volumineux et rutilants s’arrêter à l’autre bout de la place. De drôles de personnes descendirent de ces cinq vaisseaux et vinrent se tenir en face de nous la pancarte à la main et criant leur slogan : « Assassins ! Assassins ! Vous avez du sang sur les mains ! ». Dans un réflexe général on regarda nos mains croyant presque apercevoir la couleur écarlate avant de reporter notre regard vers ces drôles d’énergumènes à la miné décidée et le menton en avant. Ils portaient des couleurs éclatantes offrant un véritable arc-en-ciel chaleureux et carnavalesque. Ils portaient des vêtements bouffants, des étoles précieuses et des coiffures soigneusement et délicatement négligées. Certains portaient des appareils photos numériques  et n’hésitaient pas à nous prendre en photos. Nous avions l’impression d’être au zoo sauf que c’est nous qui étions derrière les barreaux. Le maire s’enquit de l’objet de cette manifestation spontanée. Il reçut une salve d’arguments contre la taxidermie pratiquée honteusement, scandaleusement, horriblement ettoutenment à Uni Stl. Il fallait que cela cesse au nom de Gaia, terre mère de tous et de tout. Chaque phrase était accompagnée d’une levée du menton et d’un murmure approbateur du groupuscule des militants. On vit certains tenter d’éviter de marcher dans la bouse des vaches d’Abigael alors que d’autres chassaient les taons intempestifs qui n’existaient décidément que dans ces coins de bouseux. « Bobos » lâcha Attila notre voisin dans un silence annonciateur à peine chahuté par quelques rires tendus.

C’est à cet instant que Mozes prit la liberté de démarrer sa tronçonneuse et très vite nous nous joignirent à lui. Nos Bobos comprirent très vite. Abandonnant leurs pancartes dans une panique générale, se percutant la tête mutuellement et sautant dans leurs 4x4 assoiffés il démarrèrent et s’enfuirent, poursuivi par un Mozes, la tronçonneuse bien levée et courant à une vitesse jamais égalée de mémoire des anciens d’Uni Stl. Nous étions pliés de rire, ne sachant plus reprendre notre souffle et imitant nos lutins dans leur fuite.

Quelques temps plus tard nous avions déjà oublié cet épisode noyés que nous étions par le travail, étouffés par la chaleur écrasante du soleil de juillet et heureux de passer nos soirées à la rivière. C’est Mozes qui, indirectement, nous rappela ce grand moment lors d’un barbecue organisé chez lui. Car tapis dans l’obscurité, posé sur son socle, une statue semblait garder l’entrée de son atelier de taxidermie. Avec sa paire de pantalons bouffants, son étole vermillon, sa coiffure soigneusement négligée et son gsm à l’oreille, un Bobo nous dévisageait de son regard sans vie mais rendu expressif par la main de l’artiste. D’abords stupéfaits par la qualité du travail nous fûmes vite inquiets de l’origine de cette œuvre n’osant le demander à Mozes et préférant se focaliser sur ce merveilleux barbecue qui lui aussi nous tracassa mais pour d’autres raisons…

29/05/2007

The Grudge

02de9819545bbee1be023520fa8cff8c.jpgVoilà un des films les plus effrayants de ces dernières années. Je défie quiconque me disant qu’il n’a pas sursauté sur ce film. Tout est mis en place pour nous faire passer un délicieux moment d’épouvante. Plongés dans un pays qu’ils ne connaissent pas et ne comprenant pas la langue de celui-ci, des étrangers (américains) décèdent les uns après les autres dans une maison maudite hantée par des fantômes effrayant au possible. On a peur et c’est bien le but non ? Mais longtemps après la vision du film on cogite encore tant l’impression laissée par ce film dérange et vous incite à regarder deux fois en dessous de votre lit avant de vous endormir. Sarah Michelle Gellar étonne dans un rôle à l’opposé de ses téléfilms gnan-gnan. Ce film confirme ce personnage de la jeune-fille-aux-longs-cheveux-noirs et à la démarche-saccadée-zombie devenu culte dans la filmographie asiatico-américaine du film d’épouvante. Ce petit chef d’œuvre préfigure une suite que l’on espère aussi bonne. Quel délice que ce film !!!

Ma note: 9/10

Gore sliclez 

00:45 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : horreur, the grudge

28/05/2007

La plus belle oeuvre d'Argento

2e77db60d7812cc3b78f8509e26157a7.jpgAsia est née à Rome en 1975. Elle est la fille unique du réalisateur italien de films d'horreur Dario Argento. Très jeune, elle est marquée par cet héritage cinématographique et joue dans plusieurs films de son père comme "Le Syndrome de Stendhal" ou "Le Fantôme de l'Opéra". Ces films lui valent une très grande popularité en Italie. En 1994, elle se fait connaître en France en jouant dans "La Reine Margot" aux côtés d'Isabelle Adjani
Sa carrière commence aussi de l'autre côté de l'Atlantique avec des films aussi différents que "New Rose Hotel" d'Abel Ferrara ou "XXX", une superproduction avec Vin Diesel.

Asia s'essaye aussi à la réalisation et à l'écriture avec "Scarlet Diva", portrait d'une star déjantée largement inspiré par sa propre vie. Et en 2005 sort "Le Livre de Jérémie", adaptation d'un roman, où elle joue le rôle très dur d'une mère qui se prostitue.

 

efee39cd08835b6b246792359b068915.jpgfc311e1302e367b5e5fde0f6188f3ab6.jpg353714485855b0aca4fe4184671b1171.jpgb504f57e7efba15f59675133374448eb.jpg

27/05/2007

La DVDthèque idéale et pas chère (suite)

Comment acheter pas cher ?

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Avant de se lancer dans l’achat d’un DVD (même en promo) dans un commerce  il est conseillé de prospecter et comparer sur Internet afin de savoir si celui-ci n’y est pas moins cher. Pour cela trois sites incontournables :

 

e-bay 

Plus besoin de présenter ce site connu mondialement où vous pourrez consulter les mises en vente des DVD à des prix souvent abordables. Mais même ici il est conseillé d’acheter malin. En effet, avant de vous lancer dans une vente aux enchères il serait judicieux de suivre les petits conseils suivants : 

-         Comparez toujours avec les autres sites de vente en ligne (voir plus bas) afin de connaître le prix maximum (frais d’envoi compris) à mettre sans vous faire avoir.

-         Vérifiez bien le profil du vendeur pour ne pas avoir de déconvenue.

-         Inutile également d’enchérir trop vite. Attendez la dernière minute (si vous avez la possibilité d’être derrière votre PC à ce moment-là) avant de mettre votre enchère maximum sinon vous vous lancer dans une bataille de surenchères qui ne fera que gonfler le prix de départ. N’hésitez pas à vous servir de l’horloge Windows et vingt secondes avant l’heure finale enchérissez ! Souvent cela suffit à remporter la mise.

-         Sauf DVD rare une bonne enchère se situe en dessous de 10€.

-         Paiements par virements bancaires, PayPal ou cartes de crédit.

 

Amazon

Ce site est français et donc malheureusement vous devrez payer les frais d’envoi qui sont conséquents. Mais l’avantage c’est que les prix offerts sont très concurrentiels et les occasions de très bonne qualité. Voici pour ce site quelques conseils également : 

-         Le prix total du DVD NEUF acheté directement chez Amazon est le prix + TVA (21%) + 5€ de frais d’envoi.

-         Il est conseillé de voir les occasions offertes. Souvent il existe des DVD d’occasion neufs ou vendus en très bon état. Ici pas de TVA et les frais d’envoi sont de 4€ seulement. Compte tenu du prix très bas, ces frais d’envois ajoutés ne changent pas l’avantage que vous ferez en comparaison avec les magasins en Belgique. Le paiement est sécurisé car effectué via le site amazon.fr.

-         N’hésitez pas à envoyer un mail au vendeur d’occasions afin que celui confirme bien s’il possède encore ou non le DVD. Quelques fois ils oublient de le retirer des listes en ligne.

-         Les paiements s’effectuent par carte de crédit.

 

DVDFolies

Voici un site belge qui m'a été conseillé par Allan. En effet, celui-ci propose un catalogue très complet à des prix tout à fait abordables. De plus les frais d'envoi pour la France comme le Belgique sont de 2,5€.  Franchement je vous le conseille. De plus les délais sont entre 24 et 48h. Que dire mieux?

 

Priceminister

Autre site de vente en ligne il offre les mêmes avantages qu’Amazon avec quelques différences cependant.

-         Ici pas de produits neufs rien que de l’occasion.

-         Les frais d’expédition sont plus importants car il faut compter 5,9€ de frais d’envoi auxquels vous devez rajouter 0,61€ de supplément pour le suivi. Certes cela augmente fortement le prix mais les prix de vente sont parfois tellement bas que le total reste encore très appréciables par rapport à ce que l’on trouve dans les commerces.

-         Les paiements se font par cartes de crédit.

 
Proxis
 
Ce site belge n’a malheureusement rien de comparable aux sites français. Les prix sont scandaleusement chers et le catalogue francophone très peu fourni. Quoiqu’il en soit il arrive parfois de trouver des DVD moins chers. Mais les délais de livraison sont lents et les mises à jours sur le site plutôt rares ce qui occasionne souvent des problèmes de remboursement quand l’objet n’est plus de stock. 

Bien sûr ne négligez pas les brocantes et les concours en ligne qui sont nombreux.

Bons achats !

26/05/2007

Ma DVDthèque idéale...

La nuit des morts vivants (1968) de George A. Romero

Straw Dogs (1971) de Sam Peckinpah

La dernière maison sur la gauche (1972) de Wes Craven

Délivrance (1972) de John Boorman

L’exorciste (1973) de William Friedkin

Massacre à la tronçonneuse (1974) de Tobe Hooper

Frissons (1975) de David Cronenberg

Rabid (1977) de David Cronenberg

Halloween: la nuit des masques (1978) de John Carpenter

Day of the wooman – I Spit on your Graves (1978) de Meir Zarchi

Zombie (Dawn of the Dead) (1978) de George A. Romero

Maniac (1980) de William Lustig

Vendredi 13 (1980) de Sean Cunnigham

Le Loup Garou de Londres (1981) de John Landis

Evil Dead (1982) de Sam Raimi

Christine (1983) de John Carpenter

Re-Animator (1985) de Stuart Gordon

Les Griffes de la Nuit (1985) de Wes Craven

Street Trash (1987) de Jim Muro

Bad Taste (1987) de Peter Jackson

Brain Dead (1992) de Peter Jackson

Dracula (1992) de Bram Stocker

La Secte sans nom (1999) de Jaume Balaguero

Dog Soldiers (2001) de Neil Marshall

28 days after (2002) de Danny Boyle

Dark Water (2002) de Hideo Nakata

The Ring (2002) de Gore Verbinsky

Haute Tension (2003) d’Alexandre Aja

Wrong Turn (2003) de Rob Schmidt

The Grudge (2004) de Takashi Shimizu

Saw (2004) de James Wan

The Descent (2005) de Neil Marshall

Severance (2005) de Christopher Smith

Hostel (2005) d’Eli Roth

Ils (2005) de Xavier Palud et David Moreau

Devil’s Rejects (2005) de Rob Zombie

La colline a des yeux (2006) d’Alexandre Aja

25/05/2007

Le Top 5 du Loup Garou

Pour terminer ce dossier Loup Garou de la semaine, Cinegore vous présente son Top 5 des films traitant du monstre. Une liste chronologique qui est loin d’être exhaustive mais qui rend hommage à ces cinq films qui ont marqué l’histoire du cinéma d’épouvante.

bf48a1d76acb8b286c48cf869c85ed1e.jpgThe Wolf Man (1941) de George Waggner avec Claude Reins. L'atmosphère onirique et les décors sophistiqués, associés à une musique lancinante, font de ce Loup Garou un chef-d'oeuvre du genre qui reste une référence dans l'histoire du cinéma.

 
 

6cbb2508b482ecf08457f8bda9e66f65.jpgHurlements (The Howling), 1981 de Joe Dante avec Dee Wallace. Ce film a plutôt mal vieilli mais reste un incontournable en raison des scènes très bien réussies de transformation qui devaient inspirer Le Loup Garou de Londres. En cadeau voici la scène de la transformation...


 

81d98279246e7d99a22356ef207b817e.jpgAn American Werewolf in London (Le Loup Garou de Londres), 1981 de John Landis avec notamment Griffin Dunne. Les techniques cinématographiques de plus en plus performantes permettent d’offrir au spectateur la première métamorphose complète d’un personnage en Loup Garou. Alliant humour et effets spéciaux saisissants, John Landis nous offre ce qui reste encore à ce jour un must du genre.



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 Ginger Snaps de John Fawcett. En 2000, sortait dans les salles ce film étrange avec Emily Perkins à l’affiche. Etrange car celui-ci débute comme un éternel film d’ados mais prend une tournure inquiétante au fil des minutes. La transformation est ici très lente, prend le temps du film comme pour alourdir encore plus une atmosphère déjà très tendue. Quelques scènes gore au tableau…
 

 

 

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Dog Soldiers (2001) du génialissime Neil Marshall Dont la critique se trouve déjà sur Cinegore (voir critiques). Certainement le film de Loups Garous le mieux réussi de nos jours mais aussi le plus angoissant et le plus gore. Un chef d’œuvre absolu !

 

 

24/05/2007

Dossier Loup Garou

Aujourd’hui mi-homme, mi-bête 

ee6fdade64d9f819bfa7b83a6b3b10bd.jpgSelon la légende, lors des nuits de pleine Lune, l’humain loup-garou, se transforme en un loup énorme avec des sens surdéveloppés et acquiert les caractères attribués à cet animal : puissance musculaire, agilité, ruse et férocité. Il chasse et attaque sans merci ses victimes pour les dévorer, ne contrôlant plus ses faits et gestes, et pouvant tuer de nombreuses victimes en une seule nuit. Les gens se sont mis à chasser les loups, s’en protégeant avec de l’eau bénite et les tuant avec une balle en argent. 

Selon ces mêmes légendes, les loups-garous souffrent de la même répulsion que les vampires pour les choses sacrées et étaient, de même, considérés comme créatures du Diable. Ils se répandaient par morsures, et la malédiction commençait dès la première pleine lune après morsure, et revenait à chaque pleine lune, sans que la victime ne puisse faire autre chose que subir sa malédiction ou mourir.

De même, selon la légende, les humains loup-garous pouvaient conserver quelques caractéristiques, telles une modification de leur voix et de leurs yeux, des sourcils se rejoignant au-dessus du nez, des ongles légèrement rougeâtres, le majeur un peu plus long, les oreilles implantées un peu plus bas et en arrière de la tête, et de façon générale un peu plus de poils sur les mains, les pieds et dans le dos.

Le loup-garou peut donc être un homme vivant métamorphosé, mais il peut aussi être un corps qui sort de la tombe sous la forme d'un loup, variété connue sous le nom de loup-garou fantôme. On croyait par là que le corps métamorphosé était celui d'une âme damnée qui ne trouvait pas le repos dans sa tombe.

- Le Lycanthrope ne se transformant qu’à la pleine lune, il suffit de l’enfermer durant cette période dans une cage ou une cellule solidement fermée et cadenassée.
- Une fois la transformation effectuée, le lycanthrope voit ses forces décuplées, la seule arme efficace pour le tuer est un pistolet ou mieux un fusil à balles d’argent, si possible bénites.

- L’exorcisme reste une autre façon de chasser l’esprit démoniaque qui a pris possession du corps du malheureux maudit et ainsi peut-être de sauver sa vie.
 
Pour survivre à coup sûr, il faut le toucher en plein cœur et la balle doit y rester. Si vous pouvez y parvenir avec une lance ou un pieu (il faut transpercer son cœur), il faut que la lame soit entièrement en argent et bénie au nom du saint des chasseurs. Pour le garder sans danger, il faut une cage en argent (bénie elle aussi). L’argent béni lui provoque des brûlures qu’il déteste et qu’il ne supporte pas; il ne touchera pas les barreaux de sa cage bien longtemps, si elle lui résiste, il devient plus furieux, ce qui lui donne encore plus de force…

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23/05/2007

Dossier Loup Garou

Cette semaine Cinegore présente un dossier consacré à la créature qui inspira bon nombre de réalisateurs et qui reste encore à ce jour terriblement attrayante j’ai parlé du Loup Garou. Son cri déchirant une nuit de pleine lune, sa cruelle et douloureuse transformation physique et ses yeux sans fonds nous remplissent d’un effroi atavique qui remonte à cette époque pas si éloignée où les anciens vivaient parmi les loups.

887e51f894298eb64241ec6d14437e6c.jpgAujourd’hui l’histoire du mythe

C’est essentiellement à partir du XVe siècle, que le mythe du loup garou se transforma en superstition religieuse. On fit état de philtres et d’onguents magiques ainsi que de pactes avec le Diable. La rigueur des hivers à la fin du Moyen Âge et au début de l’époque moderne, la crainte du loup, encore très présent dans les forêts d’Europe au XVe et au XVIe siècle, peuvent expliquer l’épidémie  de loups-garous qui se produit à cette époque.

Au XVIe siècle, une véritable psychose règne dans les campagnes. Plus de 30 000 procès sont organisés et de nombreuses personnes sont ainsi exécutées car accusées de se transformer en loup. Mais, dans la plupart de ces procès, il y a effectivement des meurtres à caractère cannibale de commis. A l’époque, nul ne doute de l’existence des loups-garous dans lesquels on voit la manifestation du diable.

 L’un des plus célèbres procès se déroule en Franche-Comté en 1574. On y juge Gilles Garnier, accusé d’avoir tué plusieurs personnes, dont des enfants, et de les avoir dévorées après s’être transformé en loup. Le Loup garou attaque, fin septembre, au lieu-dit des gorges entre Amange et Châtenois une fillette d'une dizaine d'années et après "l'avoir occise tant avec ses mains et dents... l'avoir dépoillée et mangé portion de la chair de ses cuysses et bras et non content en avoir porté portion à sa femme". Quelques deux mois plus tard, c'est le bois de la Ruppe, entre Authume et Châtenois, qui sera le décor de l'enlèvement d'une nouvelle fillette "qu'il étrangla et meurtri de cinq playes avec ses mains en intention de la manger". A peine quelques jours s'écoulent et ce qui sera son dernier délit concerne "un enfant masle de dix ans entre Gredisans et Menotey en une vigne et avoir mangé de la chair des cuysses, des jambes et ventre". La fréquence des délits s'accélère, le périmètre d'intervention se réduit. Sans nul doute, le Loup-garou est là, proche des villages, dans la forêt de la Serre. Très vite les soupçons se portent sur Gilles Garnier qui vit là, avec sa famille, à l'ermitage Saint-Bonnot distant d'à peine quelques centaines de mètres du village d'Amange. L’endroit est très isolé et sans doute que la famille survit grâce au braconnage et au bûcheronnage. Les suspicions sont trop fortes. Sans qu'il fût surpris, en flagrant délit, Gilles Garnier est arrêté fin décembre dans sa vieille maison et conduit à Dole où, s'il est reconnu coupable, il sera jugé. Gilles Garnier avouera rapidement tous les faits, même des délits antérieurs et similaires, notamment le jour de la Saint Barthélemy, un vendredi ! La cour souveraine de Dole rendit son verdict le 18 janvier 1574 "l'an mil cinq cent soixante quatorze. « En cause de messire Héry Camus, docteur en doit, conseiller du Roi notre Sire, en sa cour souveraine du parlement de Dole, et son Procureur général demandeur en matière d'homicide sur les personnes de plusieurs enfants, dévorement de leur chair sous forme de Loup-garou et autres crimes et délits, d'une part. Et d'autre part, Gilles Garnier, défendeur, natif de Lyon, détenu prisonnier en la conciergerie de Dole; Ledit défendeur étant ermite près d'Amange, et n'avant pas de quoi sustenter sa famille, tomba en sorcellerie. Ainsi, étant en forme de Loup garou, ledit défendeur Gilles Garnier prit de nombreux enfants d'environ six à douze ans et les tua et occis tant avec ses mains semblant pattes qu'avec ses dents. La cour condamne Gilles Garnier, par arrêt, à être aujourd'hui conduit et traîné à l'envers sur une claie par le Maître exécuteur de la haute justice, depuis la conciergerie jusqu'au tertre de ce lieu, et y être brûlé tout vif, et son corps réduit en cendres, le condamnant en outre aux dépens et frais de justice. Donné et prononcé judiciairement à Dole en ladite Cour, le dix-huitième jour du mois de janvier l'an mil cinq cent soixante quatorze".

Toujours au XVIe siècle,quelques années plus tard, dans une autre localité, des paysans découvrirent le corps sanglant et horriblement mutilé d'un jeune garçon de quinze ans. Deux loups, qui s'acharnaient sur le cadavre, s'enfuirent dans les taillis quand les hommes s'approchèrent. En poursuivant les bêtes sauvages, ils tombèrent sur un homme à demi nu accroupi dans les buissons.

La créature avait un aspect bestial avec sa barbe, ses cheveux longs et ses ongles immenses auxquels étaient encore accrochés des lambeaux de chair sanguinolents. L'homme s'appelait Jacques Rollet. C'était un simple d'esprit un peu cannibale : il était en train de déchiqueter le corps du jeune garçon. Il est certain que Rollet se prenait pour un loup et que, sous l'emprise de cette folie, il avait tué et dévoré plusieurs personnes. Il fut condamné à mort.

Enfin, lors du XXe siècle, plusieurs affaires ont été liées au mythe du loup-garou : l’affaire de la « bête de Sarlat », en Dordogne, jamais élucidée ; l’affaire de la « bête de Senonges » dans les Vosges qui en 1994 égorgea plus de 80 animaux ; l’affaire de la « bête du Valais », en Suisse, jamais élucidée ; l’affaire de la « bête de Noth », en Suisse, jamais élucidée ; en 1925, la population d'Uttenheim (bas Rhin) soutint un garde champêtre, accusé d'avoir tué un enfant qui s'était transformé en loup garou !!
Un cantonnier de Saint André de Briouze, se constitua prisonnier en 1948, après avoir tué un sorcier jeteur de sorts et loup garou. Très récemment, le journal Courrier international du 6 novembre 2003 - n° 679, rapporte ces témoignages insolites tenus devant le tribunal criminel de Lausanne (Suisse) où un homme est poursuivi pour avoir massacré son épouse à coups de couteau : « J’ai vu ses canines pousser. Elles dégageaient une odeur étrange. Comme celle d’un loup-garou ». L’accusé a conservé « un contact avec la réalité », indiqua de son côté l’expert psychiatrique.

 

22/05/2007

La nuit Corvinus

6ab38acb1aa07614df6066be550136c5.jpgLa légende raconte qu’au 5ème siècle de notre ère, un homme du nom d’Alexander Corvinus, survécu à un terrible virus qui ravagea son village et fit de lui le premier immortel. Des années plus tard, son épouse, Helena, donna naissance à deux garçons dont l’un, Marcus fut mordu par une chauve-souris et devint un vampire et l’autre, William, mordu par un loup, devint un lycan ou loup garou. Les deux lignées maléfiques virent le jour.

Depuis, de la proche Transylvanie jusqu’à nos sombres forêts, la légende perdure et passe au travers du rationalisme technologique de notre monde. On a surpris il y a quelques temps encore des villageois affrontant le froid nocturne et creusant la terre gelée pour déterrer le cadavre d’un parent et lui planter un pieux en plein cœur pour conjurer définitivement le sort. D’autres encore accrochent aux devantures des maisons des gousses d’ail pour éloigner les suceurs de sang et d’autres enfin qui ne chassent qu’avec des balles en argent histoire de ne pas devenir gibier eux-mêmes. A chaque nuit de pleine lune, les rues deviennent désertes et les volets se referment précipitamment après un dernier signe de croix. Uni Stl ne déroge pas à la règle.

Chaque année, à la même époque, le village organise la Nuit Corvinus durant laquelle nous devons tous nous déguiser soit en vampires soit en lycans. Les costumes les plus fous rivalisent soit de beauté soit de réalisme ou encore d’humour. Au matin de ce jour tant attendu une chèvre est donnée en offrande aux créatures maléfiques de la forêt. Attachée au tronc d’un arbre elle attend alors son sort. Souvent elle finit dans l’enclos d’un habitant vivant dans le besoin et chapardeur occasionnel, tout le monde approuvant cette solidarité déguisée. Mais cette année rien de tel.

Alors que le bal costumé organisé dans la salle paroissiale du village battait son plein, un enfant apeuré et terrorisé entra dans la salle en criant : « Au loup ! Au loup ! ». Nous appréciâmes tous à l’unisson cette remarquable entrée en scène et applaudissions cet enfant venu pimenter cette soirée qui sombrait tout doucement dans la beuverie insouciante. Mais devant les larmes réelles du garçon nous commençâmes à émettre des doutes et à émerger de notre anesthésie. Celui-ci nous raconta alors que la chèvre n’était plus attachée et que seule la corde arrachée était restée. Armés de lampes en tous genres nous partîmes nous en rendre comptes et dûmes  bien avouer notre incrédulité face à ce mystère. Du sang fut néanmoins découvert dans les fougères environnantes et le sort de la pauvre chèvre ne faisait plus aucun doute. Nous frissonnâmes d’effroi et nous nous serrâmes inconsciemment plus près les uns des autres. C’est alors que je remarquai que nous portions tous encore nos costumes et devions offrir un spectacle pour le moins pittoresque aux animaux diurnes.

Abigael choisit alors son moment pour nous offrir un rot des plus tonitruants accompagné d’une odeur insoutenable, animale, métallique comme le sang. Tous nous aperçûmes alors un spectacle effrayant et envoûtant ne pouvant dégager notre regard ailleurs que sur la silhouette géante d’Abigael. Son costume de Lycan était vraiment splendide. Le poil était superbe et long, les pattes d’une finesse délicate et la gueule d’une laideur absolument attirante. Mais plus encore que ses dents longues et tachées écarlate c’est son regard qui imposât le silence parmi nous. Froid, lointain, ancien et dénué de cette tendresse débile que nous avions l’habitude de voir chez Abigael. Il se pourlécha les babines et sembla sourire de nous voir blêmir au fil des minutes. Le maire du village décida au grand soulagement des habitants qu’il était temps de rentrer et nous rentrâmes au pas rapide ne regardant jamais derrière nous où se trouvait Abigael. Quand celui-ci accélérait l’allure c’est tout le village, tel un troupeau de brebis, qui pressait le rythme et quand il s’arrêtait parfois pour se gratter le cou les habitants jetaient très furtivement un œil de côté, trébuchant dans les racines et jetant des cris hystériques semant derrière eux pantoufles, fausses dents de vampires en plastique ou encore masques poilus. Le clou de cette nuit mémorable fut ce hurlement déchirant jeté à la pleine lune et se répercutant sur les flancs montagneux de Transylvanie. Enfin, nous nous engouffrâmes dans la salle paroissiale non sans quelques coups de poing, coups de masque ou encore quelques coups de crocs en plastique. Nous fûmes tous sains et saufs ! Seul Abigael manquait au rendez-vous. Dans les rues désertes d’Uni Stl on pouvait entendre un loup… roter !