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17/10/2008

Gillian Anderson

Le retour en avant plan du sequel X-files nous offre la possibilité d’admirer à nouveau une des plus flamboyantes actrices rousses du cinéma américain à savoir Gillian Anderson. La plus belle femme du monde 1996 selon le magasine FHM est connue pour sa jeunesse punk et son rôle de Dana Scully de 1993 à 2002. Grande actrice de théâtre elle fut multi récompensée durant sa carrière pour ses rôles télévisés.

5fc8857feb60e9d93aaf50db91b97ff0.jpgaf224ff49d150b07e2dcb1541f05eac0.jpg3b1a7624f3ccaa56d8c14fb38152d104.jpg

14/06/2008

Pin-up

 

Jenna dewan 

 Christina ricci

Leonor Watling

Olivia Bonamy

http://www.hartmann-marcel.com/marcelhartmann/celebrities/1/1/293/olivia_bonamy.html

Laura Ramsey!!!!

Laurie Holden

 Jessica Stroup

Hillary Swank 

 

Mylène jampanoï 

Amy Smart

Rhoda mitchell

 

Caroline Néron

Paula Patton

 

 

Shannyn Sossamon

 

Shannyn Sossamon ou jennifer tilly

Liv tyler 

Caroline munro 

 L'équipe des nanas de Death Proof

Leelee Sobieski

Navi Rawat

 

Marisa Coughlan

 

 

20/05/2008

Season of the Witch

a474c819ea291410c6c1862e8546d63a.jpgJoan Mitchell, bourgeoise d’entre-deux âges, délaissée par son mari et malheureuse dans sa vie, est victime de cauchemars récurrents et étranges. Attirée par la sorcellerie elle s’adonne alors à des rituels de magie noire afin de changer et pimenter son quotidien fade de mère au foyer incomprise. Jusqu’où est-elle prête à aller ?

Quatre ans après son retentissant Night of the Living Dead (1968), George A. Romero continue donc de provoquer la société américaine à travers une nouvelle oeuvre qui dépeint une bourgeoisie américaine engluée dans un way of life conservateur et ses brebis galeuses rendues avides de sensations fortes.

Joan, sorte de Mrs Robinson (Le Lauréat vous vous souvenez ?) en moins sexy interprétée par Jan White, représente cette victime sociétale, aux illusions perdues, qui décide d’aller à la découverte de cette nouvelle jeune génération post soixante-huitarde désoeuvrée, plus ouverte, plus libérale en transgressant le sacro-saint mariage avec ni plus, ni moins que le compagnon de sa fille. Enième pied de nez à cette Eglise que le natif de Pittsburgh aime tant choquer.

Avec Season of the Witch, Romero reproduit les caractéristiques premières de son cinéma : bouleverser le quotidien réaliste de ses héros en les confrontant à des éléments d’horreur et de fantastique. Un changement surréaliste à sens unique et sans retour que va vivre Joan à travers des crimes salvateurs et cathartiques. Baignée dans une atmosphère à la fois onirique, mystique et de bacchanale, l’œuvre nous fait irrémédiablement penser à Rosemary’s Baby avec ces costumes aux couleurs très prononcées, ces maquillages à outrance mais aussi et surtout via ces personnages de femmes victimes d’un establishment américain machiste et réac qui les oblige à affronter la médiocrité de leur quotidien en se plongeant naïvement dans des expériences occultes et mystiques au risque de paraître ridicules.

Film subversif donc dans son propos mais hélas terriblement ennuyante dans son ensemble. En cause, des acteurs plus que moyens, des scènes d’une longueur navrante, une mise en scène laborieuse et une tension inexistante, un comble en définitive quand on sait qui se cache derrière la caméra. Un film qui, grâce à son scénario très exploitable, mériterait une seconde chance via une réadaptation plus énergique.

5/10 

10:57 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (2)

17/05/2008

Devil Doll (1964)

2150721fa3da977ffea8ea1388a0bcc8.jpgUn couple fortuné, Mark English et Marianne Horn, assistent au spectacle du ventriloque et hypnotiseur Vorelli et de sa poupée Hugo. Durant la représentation, le public, complètement éberlué,  voit la poupée se lever et remercier celui-ci sans aucune assistance de son maître. Sous le charme, le couple invite Vorelli pour une représentation chez eux. C’est à ce moment que Marianne Horn devient victime par envoûtement de l’hypnotiseur et tombe amoureuse de celui-ci. English décide alors de mener son enquête et découvre le passé effrayant de Vorelli.

Deuxième long-métrage seulement pour Lindsay Shonteff qui se lance pour l’occasion dans le film d’horreur en reprenant le thème de la poupée vivante, un an après le magistral épisode de la Quatrième Dimension Living Doll (1963) avec Telly Savalas. Un sujet porteur donc à l’époque, un artifice percutant que celui de ces marionnettes qui peuplent l’histoire des films d’horreur en passant par Chucky et jusqu’au très récent Silence Dead de James Wan.

Un artifice car il canalise l’attention du spectateur sur les traits énigmatiques, voire effrayants, d’une poupée forcément statique mais qui prend vie soudainement à l’écran par un simple déplacement de la tête ou de ses yeux sans vie. Ces zooms sur le visage du mannequin devenant gros plans qui s’attardent longuement dans l’attente d’un geste, d’un tressautement de paupières entretiennent un suspens captivant. Shonteff l’a très bien compris et en use quelques fois avec son Hugo aux cheveux hirsutes, au nez retroussé et aux grands yeux inquiétants, victime de la méchanceté de son maître qui jouit d’un ascendant malsain.

Malheureusement un artifice cache souvent une faiblesse générale. Plutôt que de développer de manière plus approfondie son personnage de carton, le réalisateur développe en parallèle une histoire d’envoûtement et de transposition d’âmes qui en fera sourire, ou pire, bâiller plus d’un. Faute de goût que ne fit heureusement pas Sarafian avec son Living Doll, préférant rester concentré sur son huit clos et sa poupée démoniaque en jouant également beaucoup sur la suggestion au contraire d’un Hugo filmé entrain de se mouvoir (joué par la minuscule Sadie Corre) et frapper du couteau. Des écarts scénaristiques préjudiciables donc au suspens pourtant présent mais trop occasionnel.

Cependant, jamais la Poupée diabolique ne sombre dans le ridicule grâce en partie à une photographie soignée et à la prestation de Bryant Haliday convainquant en hypnotiseur/ventriloque redoutable. Seuls, l’interprétation maniérée d’Yvonne Romain, agaçante en bourgeoise sainte-nitouche (un peu de chair que diable !), et un scénario trop disparate empêchent ce film d’être une parfaite réussite. Mais une fois encore, l’inquiétante apparence de la poupée sauve l’ensemble et nous offre au final un film agréable à regarder même si à choisir préférez le fabuleux Living Doll.

5/10 

12:55 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0)

16/05/2008

Angel's Heart (1987)

a94d6f0fc7e81cfbd1fe506aa00995e2.jpgHarry Angel est un détective privé engagé par un homme étrange s’appelant Louis Cyphre pour retrouver dans le New Orleans Johnny Favourite, un guitariste disparu sans laisser de trace. Mais au cours de son enquête les meurtres atroces et les menaces se succèdent autour d’Angel semblant le désigner comme l’unique responsable d’une série de drames qui le dépassent.

Quand Alan Parker décide en 1987 de s’attaquer au roman d’horreur signé William Hjortsberg, trois ans après Birdy, et surtout neuf ans après Midnight Express, les critiques ainsi que son public s’étonnent de voir ce réalisateur jusque là plutôt engagé aborder un genre classé aux antipodes de son cinéma plus consensuel. Pour son pari, il s’attache les services du bad boy de l’époque Mickey Rourke, véritable sex-symbol de la décennie depuis son clippesque Neuf semaines ½ et le déjà culte Robert De Niro tout juste sorti du tournage de The Mission et déjà encensé dixit les Bananarama.

Mais Angel’s Heart c’est d’abord et avant tout un film d’atmosphère, celle du bayou, de la Nouvelle Orléans, du jazz et de la magie noire, le tout merveilleusement transposé via une photographie signée Michael Seresin déjà de la partie pour les deux films précités. Les prises de vues très léchées et très clip MTV, en vogue à la fin des années 80, offrent une œuvre très visuelle mais aussi très sensuelle où la sueur, la poussière, la chaleur de soleil aride du Dixieland sans oublier l’odeur du sang semblent comme émaner de la pellicule.

Le film n’a pas vieilli, sans doute le gage d’une réussite, Parker parvenant à reproduire une nouvelle fois ses talents de la mise en scène et de sa direction d’acteurs. Quant à Rourke, il ne s’écarte pas trop de son éternelle image de dandy pervers de fin de soirée et est plutôt convainquant dans le rôle de ce détective manipulé en proie à des cauchemars étranges. Face à lui un De Niro, sobre pour une fois et terriblement inquiétant et démoniaque malgré le peu de scènes où il est présent ce qui en fait le seul manquement au film en vérité.

Car Angel’s Heart est au bout du compte un très bel hommage à une multitude de genres comme le polar noir des années 50, le fantastique, l’horreur et même le porno soft avec sa scène hot (enfin pas de quoi faire une attaque non plus hein…), véritable argument de vente à l’époque pour attirer un public quelque peu sevré les derniers temps.

L’œuvre d’un réalisateur talentueux qui osa s’écarter de son étiquette pour se faire plaisir et nous offrir un film au scénario un peu complexe, parsemé de quelques images gore mais surtout à l’ambiance étrange et envoûtante comme la très sexy Lisa Bonet toute en transe et petite jupe d’été. C’est déjà pas une raison de le revoir ça ?

 Ma cote: 6/10

15/05/2008

Zombie Honeymoon

dbf9d9f9666a343e379936bcf826c452.jpgUn couple, fraîchement marié et plein d’avenir, vit le parfait amour et fourmille de projets jusqu’au jour où, sur une plage déserte, le mari se fait mordre par un zombie sorti de la mer. Commence alors une rapide transformation qui voit Danny, garçon paisible, se transformer en zombie et obligé de chercher crescendo de la chaire fraîche tous les jours…

Petit film indépendant sans prétention, Zombie Honeymoon est un énième film de zombie abordé cette fois-ci sous un angle différent qui corrobore cyniquement l’adage l’amour plus fort que la mort. Une contamination, une mort lente et une transformation hideuse viennent mettre au défit les sentiments très forts d’une Denise qui voit son univers s’écrouler. Devenant complice tacite de ses meurtres, elle se retrouve confrontée à l’horreur pure.

Jouant sur le côté dramatique de la situation, le réalisateur David Gebroe nous offre donc une œuvre émouvante tout en n’oubliant pas les effets choc et gore inhérents au thème. À l’instar de La Mouche de Cronenberg (mais sans pour autant rivaliser), on assiste à une situation de non-retour, un aller simple vers l’enfer à deux, jusqu’à ce que la mort les sépare. Ou quand l’être aimé devient monstre. Un sujet ambigu bien maîtrisé par le réalisateur malgré des erreurs techniques comme un son aussi pourri que l’ami Danny et un cadrage affreux.

L’essentiel de la réussite de ce film sympa repose sur les délicates épaules de Tracy Coogan, actrice malheureusement inconnue au regard de ses qualités d’interprétation.

Pour le reste, Zombie Honeymoon est un film indie réussi, à l’atmosphère dérangeante et dramatique. Un film bien écrit qui possède quelques scènes bien gore et qui se laisse regarder avec madame si vous lui vendez ça comme un Dirty Dancing d’un autre genre… Oups…

Ma cote: 6/10 

13/05/2008

Death Wish (1974)

9751b9737b47840d6d38b8530b485522.jpgPaul Kirsey (Charles Bronson), architecte new-yorkais ayant autrefois combattu en Corée, apprend le décès de son épouse et le viol de sa fille toutes deux agressées dans leur appartement. Abattu et confronté à l’impuissance, celui-ci se réfugié dans le travail. En visite dans l’Arizona pour un client il se laisse séduire par le radicalisme ambiant et le port d’arme ostentatoire d’une population qui promeut au quotidien le droit à l’autodéfense. Transformé mentalement et de retour à New York, Kirsey décide de passer à l’ultime étape : la vengeance… 

Habitué jusque là aux comédies et aux drames, Michael Winner aborde un virage à 180 degrés début des années 70 avec des films plus musclés comme The Stone Killer (1973) et ce Death Wish en 1974. Un film qui s’inscrit alors dans la lignée d’autres œuvres très dérangeantes des seventies comme La Dernière maison sur la gauche (1972), Orange Mécanique (1971), Black Christmas (1974) ou encore Deliverance (1972) qui confrontaient le spectateur de l’époque à la crudité des faits divers de façon réaliste et humiliante. Un cinéma trash, voire un sous-genre, qui se voulait le reflet d’une société de plus en plus en proie à l’ultra violence, qu’elle soit urbaine ou rurale, et comme une réponse radicale à cette image d’innocence accolée à une libération des mœurs soixante-huitarde souvent mal interprétée et mal ressentie par une certaine Amérique virile et plus conservatrice.

Pour surmonter la douleur et l’impuissance, la victime d’alors organise une vengeance implacable et souvent cruelle vis-à-vis de ses bourreaux quand elle ne prend tout simplement pas l’allure d’un justicier bien décidé à défendre sa peau (et celle de la veuve et de l’orphelin) qu’il soit hors-la-loi (Death Wish) ou assermenté (Inspecteur Harry).

Paul Kirsey, lui a choisi sa voie et devient donc ce nouveau justicier qui s’arroge le droit d’agir et de tuer comme à la bonne époque du Far West et de sa Ruée vers l’or. Un passage à l’acte qui est également sujet à une des plus vieilles controverses du cinéma de genre et qui divise encore et toujours sur la question du vigilantisme.

Logiquement, si on part du principe que pour le cinéma de genre, le but est de justement tout aborder sans restriction, il est clair que ce type de films a sa place parmi les autres. Un homme, effondré par la perte de sa femme et le viol de sa propre fille décide de passer à l’acte et de se venger. Une histoire qui, si elle prête à discussion, est crédible, terriblement commune et donc exploitable à l’écran comme n’importe quelle autre histoire tragique ou non. C’est la justification de l’acte et sa « normalisation » dans les faits qui seraient dangereuses et inconcevables. Grave erreur que Joël Schumacher commit cependant en 1996, transgressant dans son film Le droit de tuer cette frontière de l’éthique en absolvant le vengeur de son crime d’autojustice et justifiant ainsi la loi du Talion.

Quant à l’œuvre en elle-même elle ne sort pas du lot. Un classicisme visuel sans faille et des interprétations peu convaincantes rendent le film parfois captivant à défaut d’être passionnant. Charles Bronson excelle certainement en hors-la-loi, l’arme à la main, mais fait inévitablement défaut quand il s’agit d’émouvoir et de partager sa douleur avec le spectateur. La scène choc d’ouverture avec le meurtre et le viol absolument répugnants et très marquants est au final la seule qui sorte du lot.

Un Justicier dans la ville, se définit depuis 1974 comme LA référence du sous-genre vigilante sans pour autant être une œuvre de qualité cinématographique. Un film contesté et contestable qui possède néanmoins le mérite d’ouvrir le débat. On regrettera cependant des suites de piètre qualité, fascisantes et désormais plus défendables…

 Ma cote: 6/10

12/05/2008

Erica Durance

Vous vous réveillez avec la gueule de bois (trop de soleil c’est trop de rosé bordel…) et vous avez du mal à chercher une pin-up pour illustrer votre page du lundi ? Et ben vous allez sur la filmo de Uwe Boll et en matière de poulettes il s’y connaît le bougre. Erica Durance (House of the Dead) fait partie de ces nanas à la carrière « exotique » ayant tourné dans des séries au succès relatif et attendant LE rôle qui ne viendra jamais…

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09/05/2008

Petrified (2006)

f2c9044fdac85b69a8e94b3e72fc815e.jpgUne momie extraterrestre (tant qu’à faire…) échappée dans la nature, oblige un membre du FBI à se réfugier dans une clinique spécialisée dans la recherche de la vie éternelle en se servant pour cela de cobayes humains et plus précisément des lesbiennes nymphomanes. Pétrifiant ses victimes de son regard ténébreux (comme ça fait Cartland une fois écrit), la momie parvient à entrer dans l’établissement…

Producteur de 237 films erotico-porno soft-horreur et réalisateur de 32 navets, Charles Band a décidé, depuis longtemps maintenant, de se faire connaître via une galerie impressionnante de Z dans le seul but de faire du fric rapidement et non dans un objectif créatif et visionnaire.

Paradoxalement, Band arrive à faire pire que du Z ce qui le place en tête des plus mauvais réalisateurs de la planète. Là où certains de ces navets sympathiques arrivent encore à nous faire sourire ou frémir du slibard, chez Band force est de reconnaître que rien de tout cela n’arrive. Seule éclaircie au tableau pour ce Petrified: le format moyen métrage qui abrège notre calvaire après une heure.

Les nanas ont été engagées au marché de Poufland, les acteurs sont pire comédiens encore que le plus mauvais des performeurs du X (au moins, eux, ils assurent) et la mise en scène ressemble plus au canular d’étudiant tout juste post-pubère.

Malgré un maquillage sympa sur pellicule, la momie est à mourir…d’ennui. Son don de pétrification ne rivalisant même pas avec celui réalisé en 1981 pour Le (kitschissime) choc des Titans.

Etonnant donc au final de voir cette sortie DVD aussi accessible et commercialement plébiscitée sur les sites du genre et autres.

Ma cote: 0/10

08/05/2008

Sheitan (2006)

52f9683519d55207d129f281fa6e8d4c.jpgBagarre en discothèque, vol dans une station service et rallye nocturne à fond la caisse dans les rues de Paris, Bart et sa p’tite bande terminent leur virée en pleine campagne, invités par leur amie Eve à séjourner quelques temps dans la maison de ses parents. Là, ils font la connaissance de Joseph, paysan bourru et gardien de la propriété, quelque peu (beaucoup) simplet au regard fou et inquiétant qui leur présente le restant de sa famille lourdingue.

L’histoire et le décor sont plantés, place donc aux vacances à Bourrinland. À ma gauche, les Parigos de la banlieue, petites frappes s’exprimant dans un verlan absconse, au poing facile et la queue à la place du cerveau. À ma droite, Joseph, Jeanne, Maurice, Gilou, Bébert tous issus d’une famille de consanguins aux allures suspectes et dérangeantes. Deux mondes, deux extrêmes vont s’affronter dans cette histoire délirante total portnawak au final renversant.

Kim Chapiron, le réal, s’était déjà fait remarquer en créant avec Romain Gavras en 1995 le collectif Kourtrajme qui regroupe une série d’artistes issus du domaine audiovisuel comme des acteurs, graphistes, chanteurs, réalisateurs de clips etc. Parmi ceux-ci Vincent Cassel et Mathieu Kassovitz pour les plus connus. Un collectif qui produit des œuvres trash, déjantées et transgressives comme Sheitan justement.

Une œuvre allant crescendo dans le nihilisme le plus total grâce à un Cassel démoniaque mais aussi une équipe d’acteurs amateurs qui assurent complètement dans cette histoire aux consonances Chainsaw (1974), Deliverance (1972) sans oublier Calvaire (2004). Sheitan s’inscrit donc dans cette nouvelle mouvance underground qui sévit en France depuis ces cinq dernières années avec des films totalement barjes comme Frontière(s), A l’intérieur ou le prochain Martyrs de Laugier. Des œuvres qui revendiquent foncièrement une liberté totale, un cinéma contestataire qui n’a d’autre ambition que de réveiller les consciences éteintes par un conformisme cinématographique frileux et convenu qui noie tout sur son passage dans les salles.

Mais Sheitan ce n’est pas que ça. Bénéficiant d’une photographie soignée, le film offre des scènes amenées à devenir cultes au fil du temps comme celle de la baignade, malsaine et comme irréelle, ou encore celle dévoilant la sœur de Joseph, surprenante et hilarante à la fois. Certes, le film est loin d’être un chef d’œuvre pour autant et souffre de quelques défauts comme une mise en scène parfois brouillonne et des scènes inutiles mais il faut reconnaître que l’ensemble reste percutant et contient quelques twists frapadingues bien sentis.

Une énième fois on mettra aux prises les citadins et les rednecks provinciaux dans une caricature facile et fatigante à la longue. Mais pour une fois personne ne sort vainqueur de cette joute grotesque et sociale qui pourrait ressembler à du Fellini (toute proportion gardée hein) par son côté clownesque et grossièrement peint.

Sheitan ne plaira pas à tout le monde et créera la polémique longtemps encore mais il a le mérite de ne jamais se prendre au sérieux et de sombrer dans l’hommage facile et naïf. Un film qui comporte son propre univers et qui, à l’instar de son Joseph, crache et éructe son besoin de reconnaissance dans un pays qui décidément semble plus réfractaire que ses voisins européens au cinéma de genre trash et lourdingue.

Ma cote: 7/10